Le tour de potier à main, appelé te-rokuro (手ろくろ, tour à main?) est un tour de potier japonais actionné à la main, grâce à l'utilisation d'une baguette manipulée avec les mains.

Histoire

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Selon Herbert Sanders, le tour de potier primitif était, en Orient, constitué d'un support circulaire en paille tressée que le potier faisait tourner à la main. Au Japon, ce type de tour est connu sous le nom de rokuro. L'apparition du te-rokuro, ou tour à main, marque une évolution de ce dispositif vers un mécanisme plus élaboré[1.1].

Caractéristiques

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À l'origine, l'axe du te-rokuro, réalisé en bois d'oranger sauvage, était fiché directement dans le sol. Son extrémité supérieure, taillée en cône, s'emboîtait dans une cavité conique aménagée sous le plateau du tour. Ce plateau, en bois épais et de forme circulaire, comportait plusieurs trous profonds disposés près de sa périphérie. Le potier y introduisait un manche en bois afin de mettre le plateau en rotation et d'atteindre la vitesse souhaitée[1.1].

L'usure progressive de la tête conique de l'axe entraîna plusieurs modifications du dispositif. La cavité conique du plateau fut remplacée par un coussinet de porcelaine en forme de coupe, dans lequel venait s'insérer l'extrémité de l'axe. Celui-ci fut ensuite muni d'un tube de fer recevant un embout en bois d'oranger. Cette amélioration permettait d'ajuster la hauteur du plateau selon les besoins du potier. En revanche, le graissage du coussinet posait un problème : l'huile ou la graisse s'écoulait le long de l'axe, rendant difficile le maintien d'une rotation régulière. Cette difficulté conduisit à une nouvelle évolution du tour[1.1].

Le modèle plus récent utilise une tige de fer ou d'acier d'environ 3 cm de diamètre. Son extrémité supérieure se termine par une coupelle conique inversée contenant de l'huile ou de la graisse. Au centre de cette coupelle est fixé un embout de fer coiffé d'un petit cylindre de bois, sur lequel repose l'axe du tour. Afin de stabiliser l'ensemble, l'axe est maintenu dans une pierre ou un bloc de ciment et traverse deux blocs de bois fixés au plateau. L'un de ces blocs comporte un trou carré traversé par l'axe, tandis que l'autre possède un trou rond de 40 cm de profondeur appelé hakki, servant au réglage de la position de l'axe[1.1].

Utilisation

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Le plateau du te-rokuro est toujours mis en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre. Après son lancement, son importante masse lui permet de conserver longtemps son mouvement. Il tourne rapidement, ce qui rend ce type de tour particulièrement adapté aux pièces hautement symétriques. Contrairement au tour à pied, le potier n'a pas besoin de maintenir le mouvement pendant le façonnage[1.1].

Au début de la fabrication de la porcelaine au Japon, le te-rokuro était utilisé uniquement dans les régions de Kyoto, Seto et Nagoya. À Kutani et à Arita, le tour à pied était employé[1.1].

Le te-rokuro est un instrument délicatement équilibré. Sanders indique qu'il est principalement utilisé pour la réalisation de petites pièces fines, telles que les tasses à thé, les bols à riz et les bols destinés à la cérémonie du thé[1.1].

Outils utilisés

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Le mawashibō (回し棒?) est un bâton qui sert, avec un tour de potier de type te rokuro, à faire tourner le tour[2.1],[3].

Galerie

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Voir aussi

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Références

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  1. Dr Herbert H. SANDERS et Kenkichi TOMIMOTO, Connaître et réaliser la céramique The World of Japanese Ceramics »], vol. 1, Japon, Office du Livre Dessain et Tolra, , 251 p.
    1. 1 2 3 4 5 6 7 Page 42 et 43
  2. (zh-TW) United States War Department, Japanese-English Technical Terms Dictionary, U.S. Government Printing Office, (lire en ligne)
    1. Page 23
  3. (en-US) « Mawashibō Stick | ToMuCo - Tokyo Museum Collection » (consulté le )