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Modèle:Infobox Personnage de fiction
Le terme « waifu », déformation de l'anglais wife (« épouse »), désigne dans la culture otaku et les communautés de fans d'anime et de manga un personnage féminin de fiction pour lequel une personne éprouve un attachement affectif, romantique ou sexuel durable. Son pendant masculin est le « husbando », de l'anglais husband (« mari »). Le mot relève du jargon des fans : il n'est pas employé par les locuteurs natifs japonais, qui utilisent plutôt le terme tsuma, et s'inscrit plus largement dans les phénomènes des relations parasociales avec des personnages de fiction, ou fictophilie.[1]
Le terme « waifu », déformation de l'anglais wife (« épouse »), désigne dans la culture otaku et les communautés de fans d'animation japonaise et de mangas un personnage féminin de fiction pour lequel une personne éprouve un attachement affectif, romantique ou sexuel durable. Son équivalent masculin est le « husbando », de l'anglais husband (« mari »). Le mot est un terme de jargon des fans eux même : il n'est pas employé par les locuteurs natifs japonais qui utilisent plutôt le terme tsuma (妻 prononcé en japonais [t͡sɯma].) Il s'inscrit plus largement dans les phénomènes de relations parasociales avec des personnages de fiction, ou fictophilie[2].
Définition et étymologie
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Contrairement à la « waifu » qui désigne exclusivement un personnage de fiction de genre féminin ou rapporté au féminin, la fictophilie n'est pas limitée à un genre spécifique ni à la culture otaku et désigne de manière générale l'attirance qu'une personne ressent pour un personnage de fiction.
La recherche académique propose de conceptualiser ce type de relations sous le terme générique de « fictophilie », qui agrège les différents termes proches et utilisés en et hors de la communauté : « fictosexualité » et « fictoromance ». Ces termes désignent en fait un même phénomène qui partagent une caractéristique centrale : le fait pour une personne de ressentir un sentiment intense et durable d'amour ou de désir romantique et/ou sexuel pour un personnage de fiction. La fictophilie n'est pas reconnue comme trouble mental ni par l'Organisation Mondiale de la Santé dans son catalogue CIM-11, ni par l'Association Américaine de Psychiatrie dans le catalogue du DSM-5. Les travaux de recherche menés jusqu'à aujourd'hui n'indiquent aucunement qu'il y aurait une pathologie ou un trouble mental associé à ce type de para-relation[3].
Plusieurs académiciens soulignent par ailleurs que la recherche manque « de manière évidente des études en profondeur au sujet des relations parasociales avec des personnages de fiction et de la fictophilie »[3].
L'interrogation qui existe au sujet de l'ontologie de ces relations est discutée à partir d'un modèle d'abord inventé pour décrire les interactions parasociales avec des célébrités et des stars : l'indice CWS pour Celebrity Worship Scale ou « indice de vénération des célébrités ». Si la vénération d'une star n'est pas identique à une relation avec une personne de fiction, l'echelle de mesure peut tout de meme servir à décrire les relation fictophiles.
De nombreux parametres permettent de les caracteriser mais trois niveaux d'engagements dans la relation constituent les etapes principales : le premier ordre ou Divertissement-Social est la forme la plus répandue de la relation parasociale ou la figure de médias sert comme le nom l'indique au divertissement et à la conversation sociale. Le deuxieme ordre ou Intense-Personnel constitue un investissement plus intime dans la relation qui prend un aspect affectif significatif. La personne éprouve de l'empathie et une connexion directe envers la personnalité fictive ou célébre. Enfin le troisieme ordre ou Borderline-Pathologique est la forme la plus extrême de l'attachement parasocial, caractérisée par des comportements incontrôlables et une rupture sociale. Les fantasmes et les pulsions prennent alors le pas sur la réalité et des croyances irrationnelles apparaissent sur les engagements réciproques de la personnalité [4].
Usages et culture
modifierStigmatisation sociale
modifierperspective académique
modifierMéthodes et objets de recherche
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Une autre étude sur les relations parasociales a été limitée aux articles de revues comportant un comité de lecture et publiées en anglais entre janvier 2000 et juillet 2025 [1]. Les sources de données explorées incluent ScienceDirect, PubMed, Scopus et Google Scholar [1]. Les critères recherchés étaient les études qui enquête spécifiquement a propos des ---- A TRADUIRE ---- Japanese anime as the medium for PSR formation, including PSI processes relevant to PSR development ---- A TRADUIRE ---- et des études empiriques évaluant directement les relations parasociales avec des personnages d'animation japonaise[1].
Ces analyses des communautés de fan d'animation japonaise et de mangas se produisent dans un cadre constructiviste : les recherches reconaissent que l'expérience et la perspective personnelle des individus soit subjective et variée, ce qui les rapprochent d'une expérience analogue à une expérience sociale individuelle classique[3]. Ces dispositifs sont qualifiés d'exploratoire dans le champ relativement inexploré des relations parasociales avec les personnages d'anime [3].
Caractéristiques de la fictophilie
modifierL'analyse thématique de discussions en ligne fait émerger cinq traits récurrents de la fictophilie : le « paradoxe fictophile » (les personnes concernées ne confondent pas fiction et réalité, mais l'inaccessibilité du personnage génère un inconfort) ; la stigmatisation ; les comportements associés (fanfiction, dessin, achats de produits dérivés) ; le lien fréquent avec l'asexualité ; et les « stimuli supranormaux » (les personnages sont perçus comme plus parfaits et plus « sûrs » que des partenaires humains
L'analyse thématique fait émerger plusieurs thèmes fondamentaux de la fictophilie : le paradoxe fictophilique, la stigmatisation des individus fictophiles, les comportements spécifiques à la fictophilie, l'asexualité des personnes fictophiles et enfin le stimuli fictophile supernormal.
Schmid et Klimmt (2011) ont du adapter leur méthode lors d'une enquête sur les différences culturelles dans les relations parasociales avec le personnage de Harry Potter, afin de tenir compte de cette circonstance particulière (manque d'homologue humain, relation avec une personne fictive, parasociabilité etc.) [2].
Les travaux soulignent que ces relations mélangent souvent les genres comme la fantasy et la science fiction avec des thémes culturels, séduisant une audience assez large de fans d'oeuvres de fiction[1].
Pratiques et communauté
modifierAu-delà de la consommation de l'œuvre, les relations parasociales avec les personnages d'animation japonaise sont souvent les sujets volontaires ou non d'une identification d'une certaine sous-culture. Certains participants aux études déclarent ainsi que ce ou ces personnages ne sont pas juste une imagination: « elles / ils sont plus que de la simple fiction: elles / ils font partie de qui je suis » [3]. ils déclarent aussi ressentir une connexion profonde avec le milieu des amateurs d'animation japonaise grâce à ces personnages [3] et disent « C'est comme si nous parlions le même langage en parlant de ces personnages » [3]. Ces témoignages soulignent le rôle important des relations parasociales dans l'amélioration du sentiment d'appartenance à une communauté culturelle, [3] et interrogent également sur le rôle des médias dans la création d'un sentiment d'appartenance et dans la formation de communeautés[3]. L'identification à cette sous culture invite a explorer comment les relations parasociales contribuent à l'identification des personnes à la sous-culture des anime japonais et du manga [3].
Plus pragmatiquement, certains auteurs notent que dans les contextes éducatifs les relations parasociales améliorent la motivation, la compréhension et la mémorisation grâce aux connexions émotionnelles avec les éducateurs ou les personnages à l'écran, via des mécanismes d'attention et d'imitation[1]. Plus généralement, elles sont décrites comme pouvant créer des espaces de non jugement ou la résilience peut se construire de manière sécurisante à travers des interactions personalisées.[1].
Réception sociale et labellisation
modifierLes personnes qui entretiennent une relation avec un personnage de fiction peuvent faire l'objet d'une stigmatisation. Une étude menée auprès d'étudiants indonésiens suggère que ce préjugé ne vise pas tant la relation fictionnelle elle-même que la sous-culture anime dans son ensemble : avoir un « waifu » est associé à l'étiquette de « weeaboo », elle-même connotée négativement.[5]
Voir aussi
modifierNotes et références
modifier- ↑ (en) Daniel Hermawan et Rendi Marciu, « Japanese Literature Students` Perspective on Weeaboo Who has an Imaginary Couple Waifu/Husbando », Lingua Cultura, vol. 18, no 1, , p. 107–115 (ISSN 2460-710X, DOI 10.21512/lc.v18i1.10434, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Daniel Hermawan et Rendi Marciu, « Japanese Literature Students` Perspective on Weeaboo Who has an Imaginary Couple Waifu/Husbando », Lingua Cultura, vol. 18, no 1, , p. 107–115 (ISSN 2460-710X, DOI 10.21512/lc.v18i1.10434, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Veli-Matti Karhulahti et Tanja Välisalo, « Fictosexuality, Fictoromance, and Fictophilia: A Qualitative Study of Love and Desire for Fictional Characters », Frontiers in Psychology, vol. 11, (ISSN 1664-1078, PMID 33510665, PMCID 7835123, DOI 10.3389/fpsyg.2020.575427, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Lynn E. McCutcheon, Rense Lange et James Houran, « Conceptualization and measurement of celebrity worship », British Journal of Psychology, vol. 93, no 1, , p. 67–87 (ISSN 2044-8295, DOI 10.1348/000712602162454, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Daniel Hermawan et Rendi Marciu, « Japanese Literature Students` Perspective on Weeaboo Who has an Imaginary Couple Waifu/Husbando », Lingua Cultura, vol. 18, no 1, , p. 107–115 (ISSN 2460-710X, DOI 10.21512/lc.v18i1.10434, lire en ligne, consulté le )
Bibliographie
modifier- Factors influencing anime-generated parasocial relationships: a systematic review, [1]
- (en) « Fictosexuality, Fictoromance, and Fictophilia: A Qualitative Study of Love and Desire for Fictional Characters », Frontiers in Psychology, [2][7]
- (en) « Going Beyond the Screen: Exploring Parasocial Relationships with Anime Characters Amongst the Anime Community », International Journal for Multidisciplinary Research (IJFMR), vol. 6, no 2, [3]
- (en) « The Role of AI Waifu Characters in Supporting Weaboos with Posttraumatic Relationship Syndrome (PTRS) », Sinergi International Journal of Psychology, {{Article}} : paramètre «
date» manquant [4]
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