Utilisateur:PrincedeConti/Brouillon
(es) Enriqueta de Borbón y Borbón Parma
Titres
Grande-Duchesse consort de Wadwald
–
(8 ans, 3 mois et 2 jours)
| Prédécesseur | Charlotte de Hohenlohe-Langenbourg |
|---|---|
| Successeur | Ernest de Wadwald(indirectement) |
Princesse héritière de Wadwald
–
(12 ans, 5 mois et 18 jours)
| Prédécesseur | Charlotte de Hohenlohe-Langenbourg |
|---|---|
| Successeur | Victoria de Grèce(indirectement) |
| Nom de naissance | Henriette Marie Charlotte Marguerite Alice Blanche Roberta Thérèse Louise Jeanne Béatrice de Bourbon |
|---|---|
| Naissance |
Pau (France) |
| Décès |
(à 101 ans) Viareggio (Italie) |
| Sépulture | Chapelle royale de Fraü |
| Père | Charles de Bourbon |
| Mère | Marguerite de Parme |
| Conjoint | Oswald XI |
| Enfants |
Marguerite Ire, grande-duchesse de Wadwald Hélène Charlotte Marie Alexandra |
| Religion | Catholicisme |
Henriette de Bourbon (Enriqueta de Borbón y Borbón Parma en espagnol), née le 29 septembre 1872 à Pau en France et morte le 7 janvier 1974 à Viareggio en Italie, est une grande-duchesse consort de Wadwald par son mariage.
Famille
modifierHenriette est le quatrième enfant et la troisième fille du prince Charles de Bourbon, prétendant carliste au trône d’Espagne et légitimiste au trône de France, et de son épouse la princesse Marguerite de Parme.
Par son père elle est la petite-fille de l’infant Jean d’Espagne et de l’archiduchesse Marie-Béatrice d’Autriche-Modène, tandis que par sa mère, Henriette est la petite-fille du duc Charles III de Parme et de la princesse Louise de France.
Le 6 juin 1892, Henriette épouse, à Gräft, le futur Oswald XI de Wadwald (1867-1913), fils du Grand-Duc Louis VIII (1841-1904) et de son épouse la princesse Charlotte de Hohenlohe-Langenbourg (1845-1936).
Du mariage d’Henriette et d’Oswald naissent cinq filles ː
- Marguerite Ire (1894-1991), Grande-Duchesse de Wadwald, qui épouse le prince Ernest de Wadwald (1894-1989) ;
- Marie-Alexandra (1914-2001), princesse de Wadwald, qui s'unit au comte Ferdinand von Baün-Warfield (1910-1999), d'où descendance ;
- Henriette (1935), qui épouse lord Andrew Spencer (1926-1996), d'où descendance ;
- Alice (1938-1945), décédée au camp de Dachau.
- Oswald XII (1915-2009), Grand-Duc de Wadwald, qui épouse la princesse Victoria de Grèce (1915-2006), d'où descendance ;
- Ernest III (1938), Grand-Duc de Wadwald, qui épouse la princesse Jeanne de Bourbon (1940), d'où descendance ;
- Arthur (1940), prince de Wadwald, qui épouse Clementine Spencer-Churchill (1940), d'où descendance ;
- Henriette (1942), princesse de Wadwald, qui épouse Ferdinand, duc de Hauk (1938-2020), d'où descendance ;
- Jacques (1916-1989), prince de Wadwald, qui épouse la princesse Adélaïde Massimo (1920-2013), sans descendance ;
- Olga (1917-1944), princesse de Wadwald, qui épouse le prince Richard de Hesse-Cassel (1901-1969), d'où descendance ;
- Isabelle (1918-2013), princesse de Wadwald, qui épouse le comte Fernando Pagliano (1916-2011), sans descendance.
- Marie-Alexandra (1914-2001), princesse de Wadwald, qui s'unit au comte Ferdinand von Baün-Warfield (1910-1999), d'où descendance ;
- Hélène (1895-1916), princesse de Wadwald, qui s’unit à l’archiduc Maximilien-Eugène d'Autriche (1895-1952) ;
- Marie-Josèphe (1915-1964), archiduchesse d'Autriche, qui épouse Karl von Kloss (1915-1939), d'où descendance ;
- Charles (1915-1987), archiduc d'Autriche, qui épouse Marie-Antoinette Orlandis y Habsbourg (1929-1991), d'où descendance ;
- Charlotte (1898-1986), princesse de Wadwald, qui s’unit au prince Kirill de Bulgarie (1895-1945) ;
- Louise (1925-2017), princesse de Bulgarie, qui épouse le prince Ataúlfo d'Orléans (1913-1974), d'où descendance ;
- Henriette (1932-2020), princesse de Bulgarie, qui épouse le prince Gonzalve de Bourbon (1937-2000), ils divorcent en 1976, d'où descendance ;
- Marie (1900-2001), princesse de Wadwald, qui s’unit au prince Charles de Belgique (1903-1983) ;
- Elisabeth (1924), princesse de Belgique, sans descendance.
- Alexandra (1901-2004), princesse de Wadwald, qui s’unit au prince Ferdinand von Brak puis au roi Georges II des Héllènes.
- Charles (1923-2010), prince de Brak, qui épouse Philippine von Baün (1928), d'où descendance ;
- Léopold (1925), prince de Brak, qui épouse Alice Oreille (1923-2023), d'où descendance ;
- André (1927 - 2024), prince de Brak, sans descendance.
- Marguerite (1933), princesse de Brak, qui épouse le prince William de Gloucester (1941-1972), d'où descendance ;
Biographie
modifierFille de Prétendant
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La princesse Henriette voit le jour à Pau le 29 septembre 1872. Son père, le duc de Madrid, Don Carlos de Bourbon, et sa mère, la princesse Marguerite de Parme, sont déjà parents de trois enfants. Charles et Marguerite forment un couple uni, tant au niveau sentimental que politique.
Henriette voit le jour au début de la troisième guerre carliste. Ses parents auraient préféré qu’elle fût un fils plutôt qu’une fille, plus à même de pouvoir hériter si son frère aîné Jacques venait à mourir.
Le baptême de la jeune princesse se déroule alors dans l’église Saint-Jacques de Pau. Son parrain est son grand-oncle le comte de Chambord, Henri de France, qui lui donne son nom. Sa marraine est sa tante paternelle, la duchesse de San Jaime, Marie-des-Neiges de Bragance.

Une éducation française
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Henriette est élevée par sa mère dans un grand respect et un amour de la France. Henriette grandie donc entourée de gouvernantes françaises, de plus la jeune fille et sa fratrie effectue de nombreux voyages à Paris ou à Frohsdorf pour rendre visite au Comte et à la Comtesse de Chambord.
Si elle est peu proche de ses grands-parents paternelles, Henriette est très proche de son grand-oncle et parrain, le comte de Chambord. La petite fille aime tant son oncle que sa mère n’hésite pas à la laisser durant de longues périodes sous la garde du prince.
En France, Henriette grandit dans une atmosphère aimante. Mais cette dernière est mise à mal par la séparation de ses parents en 1878. La jeune fille suit alors, avec sa fratrie, sa mère a Viareggio en Italie. Henriette est alors très proche de son frère Jacques ainsi que de ses sœurs Blanche, Elvire, Béatrice et Alice.
Henriette est réputée comme étant la plus belle fille du couple princier. Malgré son menton quelque peu fuyant, ses grands yeux bleus et ses longs cheveux blonds vénitien lui donnait l’air d’un ange. Sa haute stature (1m72), sa grâce et son port altier l’avait fait connaître de nombreux prétendants tel que le tsarévitch Nicholas de Russie où le roi Ferdinand Ier de Bulgarie (qui épousas finalement la cousine germaine d’Henriette, Marie-Louise de Parme).
Rencontre et fiançailles avec le prince héritier de Wadwald
modifierEn 1890, le prince Oswald de Wadwald a 19 ans et il est déclaré majeur par le gouvernement. Peut de temps après il entame une tournée des Cours européennes. Cette dernière le mène en Suède puis au Danemark, au Royaume-Uni, en France puis en Espagne avant de revenir vers l’Italie, l’Allemagne et enfin la Russie. Pour conclure ce voyage, Oswald se rend à Vienne où il demeure durant 2 semaines.
Lors de ce séjour dans la capitale austro-hongroise, le prince héritier croise la jeune Henriette et sa mère venues rendre visite à la sœur d’Henriette, Blanche, déjà épouse de l’archiduc Léopold-Salvator. Oswald retrouve la princesse qu’il avait déjà rencontré au Palais de Castille, résidence de la reine Isabelle II d’Espagne en exil à Paris, quelque temps plus tôt.
Rapidement, les deux jeunes gens tombent amoureux et se fiancent en secret car le gouvernement wadwaldien n’a pas encore donné son accord. Enfin, après avoir reçu l'approbation du Grand-duc Louis VIII, le couple pus annoncer de manière officielle leur fiançailles, le 3 juillet 1891. Cependant leur relation est vue d’un mauvais œil par la mère d’Oswald, la Grande-duchesse Charlotte. En effet, originaire d’Allemagne, la mère du prince est alors profondément anti-française. Ainsi la Grande-duchesse aurait préférée que son fils épouse une des sœurs du Kaiser. Mais, malgré les difficultés, Oswald et Henriette se fiancent et leur mariage est programmé pour juin 1892.
Grande-Duchesse héritière de Wadwald
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Le 06 juin 1892, Henriette et Oswald s’unissent à Gräft. Les témoins du mariage civils sont le frère et l’oncle d’Henriette, Jacques et Alphonse de Bourbon, tandis que ceux d’Oswald sont son père le Grand-duc Louis et son cousin germain le prince Frederik. Les témoins du mariage religieux d’Henriette sont son oncle le duc de San Jaime ainsi que son oncle le duc de Parme. Ceux d’Oswald sont son frère le prince Ernst et son cousin par alliance le Kaiser Guillaume II.
Le mariage qui constitue le premier événement international depuis la fin de Guerre Austro-Prussienne, est très populaire parmi la population. Cependant une chose fait frémir le père d’Henriette, sous la pression du gouvernement, elle est forcée de désavouer la politique paternelle et de prêter allégeance au roi Alphonse XIII d’Espagne, rival de son père. Uniquement reconnue comme « Fille de France » et non plus comme « Infante d’Espagne » comme auparavant, le duc de Madrid prend cela pour une trahison. A l’étranger, le mariage suscite bien moins d’enthousiasme. Ainsi la Prusse s’inquiète qu’une princesse française épouse l’héritier d’un État vassale, de plus la France n’apprécie pas le titre de « Fille de France » officiellement reconnue par le gouvernement. En fin de compte, seul l’Espagne et la Russie semblent réellement se réjouir du mariage.
Il n’empêche qu’à Gräft le mariage est célébrée avec faste. La Colonnade de la Victoire est spécialement illuminée et un feu d’artifice est tirée sur la Place Oswald Ier. Les époux étant alliés à la plupart des dynasties européennes, les festivités réunissent à Gräft de nombreux représentants de toutes les Maisons souveraines d’Europe : l’impératrice d’Allemagne (cousine germaine du marié), le prince de Galles (cousin du marié), le duc de Parme (oncle de la mariée), l’archiduc héritier d’Autriche-Hongrie (cousin de la mariée), le tsarévitch (ami du marié) et sa fiancée (amie de la mariée et cousine du marié) y sont les invités d’honneurs.
En fait, les hôtes et leurs suites sont tellement nombreux dans la petite capitale que le Grand-duc ne peut tous les loger dans son Palais. Il doit donc demander à certains membres de la haute-société de recevoir des invités chez eux. De la même façon, le souverain est obligé d'emprunter les chevaux et les calèches de ses sujets afin de pouvoir transporter tous les visiteurs durant les festivités. Il doit enfin faire exécuter en toute hâte des dizaines de livrées supplémentaires afin d'en revêtir les laquais mis au service des invités.
Vie à Gräft
modifierDans la capitale wadwaldienne, le couple s’installe dans une aile du Palais Grand-ducal mais ne tardent pas à montrer une volonté d’indépendance. Le couple emménage donc en novembre 1892 au sein du Palais de Marbre, situé non loin du Palais Grand-ducal. Le couple princier choisis également d’investir le château de Fraü situé à une centaine de kilomètres de la capitale. La vie est calme à Gräft est la princesse, très vive et enjouée s’y ennuie. Après avoir obtenue de son beau-père la permission d’assister à des représentations, Henriette se rend deux fois par semaine au théâtre ou à l’opéra. Cependant la vie reste ennuyante dans cette capitale un peu provinciale.
La princesse et son époux qui passent leur voyage de noces en Angleterre[N 1] puis en Grèce et enfin en Russie[N 2] ramène de nombreux cadeaux et meubles que la jeune épouse disposera dans ses diverses résidences. Surtout, Henriette ne tarde pas à mettre au monde une importante progéniture. Marguerite en 1894, Hélène en 1895, Charlotte en 1898, Marie en 1900 et enfin Alexandra en 1901. Cependant le couple ne parvient pas à donner naissance à un fils, seul héritier possible selon la Constitution.
Mort de sa mère
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Le 29 janvier 1893 la duchesse de Madrid meurt à Viareggio en Italie. C’est un coup dur pour la fratrie et notamment pour Henriette qui ne reçoit aucun soutient de son père. Une fois l’inhumation faite, Henriette apprend avec effroi que sa cousine germaine et confidente, Marie-Louise, va épouser le prince Ferdinand de Bulgarie, homme qu’Henriette déteste depuis une brouille. Henriette assiste néanmoins à leur mariage à la — Villa Borbone (it) —. Elle y apparaît très parée, son père en est très satisfait[N 3].
La princesse fait preuve d’élégance dans son nouveau pays et ses toilettes sont complimentés lors des voyages d’Etat. Henriette a une prédominance pour les perles et reçoit chaque année, pour son anniversaire, un nouvelle perle. Son beau-père lui offre un diadème d’émeraude représentant des trèfles, symbole du pays.
Après le mariage de sa cousine Marie-Louise puis après le décès de cette dernière en 1899, Henriette devient très proche d’une cousine éloignée de son époux, la tsarine Alexandra Feodorovna de Russie. Les deux femmes sont très proches et passent les mois de Juin et Juillet ensemble avec leurs familles.
Grande-Duchesse de Wadwald
modifierLe beau-père d’Henriette meurt le 24 novembre 1904 après une longue agonie de près de trois mois. Son cancer de la gorge ayant finis par l’emporter, il est inhumé en la Nécropole Royale de Fraü.
Oswald et Henriette, toujours très unis, se font couronner Grand-duc et Grand-duchesse le 20 Mai 1905, en la Basilique Saint-Oswald de Gräft. La cérémonie est fastueuse mais Henriette ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine mélancolie, ses sœurs Elvire et Alice n’ayant pas été invitées des suites de leurs vies mouvementées. Henriette reçoit néanmoins avec faste son frère qui reçoit l’ordre de la Salamandre[N 4], et sa sœur qui reçoit quand à elle l’ordre de la Grande-duchesse Elisabeth[N 5].
La nouvelle grande-duchesse reprend la suite de sa belle-mère comme directrice de la Croix-rouge, de plus Henriette s’investît grandement dans les travaux caritatifs et est souvent vu dans les hôpitaux lors de l’épidémie de tuberculose qui frappe le pays en décembre 1904.
L’arrivée au pouvoir d’un souverain catholique ayant une épouse franco-espagnol et ayant effectué une partie de sa formation militaire en France inquiète le gouvernement allemand. En effet la cause indépendantiste reçoit un large écho dans la population du Grand-duché. Ainsi même si la famille grand-ducal est officiellement neutre, la grande-duchesse n’hésite pas à paraître régulièrement à Paris, en compagnie de ses filles ou de son frère.
Crise de 1905
modifierHenriette visite régulièrement son frère Jacques en Russie où elle retrouve régulièrement l’impératrice. La Grande-duchesse cherche à faire épouser à son frère l’une des cousines de son époux. Cependant ces diverses tentatives restent infructueuses. Cependant un problème persiste dans le couple, après 13 ans de mariage, le couple n’a toujours pas de fils, et même si Henriette n’as que 33 ans, elle ne se sent plus capable d’avoir une nouvelle grossesse. Ainsi, le pays appliquant la Loi Salique, l’héritier du trône est l’oncle d’Oswald, Ernst, puis vient ensuite son fils le prince Frederik, marié depuis 1893 à la grande-duchesse Catherine Vladimirovna de Russie.
Ainsi le gouvernement alors en place, de centre droite, refuse de proposer une loi abolissant la Loi Salique. Cette décision du gouvernement bloque le pays qui menace alors de sombrer dans la guerre civile. Cependant le Président du Conseil finit par démissionner en juin 1905. Son successeur, Frederik von Gök était le chef du parti conservateur. Souhaitant ardemment une alliance avec la France, il accepta de porter l’abrogation jusqu’à l’hémicycle. Enfin la loi fut officiellement abrogée le 29 Octobre 1905 a l’unanimité.
Cette nouvelle fut le début d’une crise entre le gouvernement wadwaldien et le gouvernement allemand qui ne reconnaissait pas la loi. Après 2 mois d’incertitude, le Kaiser reconnut finalement que la princesse Marguerite était l’héritière incontestée du Grand-Duché. En contrepartie la Prusse occupa pendant 3 ans le port militaire de Hauk.
Années heureuses
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L’année suivante fut une source de joie dans la famille Grande-ducale. En effet Henriette se rendit en Espagne pour la troisième fois de sa vie, afin d’y assister au mariage du roi Alphonse XIII avec la princesse Victoire-Eugénie de Battenberg, petite-fille de la reine Victoria. Ce séjour marqueras profondément Henriette qui reviendras occasionnellement en Espagne par la suite.
Durant l’été 1906, la famille Grande-Ducale se rend en Crimée au Palais de Livadia. Là, Henriette et l’impératrice passe leurs journées ensemble, puis, sur l’invitation de la Grande-duchesse, son frère Jacques arrive au Palais. Henriette a en effet depuis longtemps, la volonté de marier son frère. La Grande-duchesse lui présenta alors une des cousines de son mari, la princesse Élisabeth (fille du prince Frederik), alors âgée de 23 ans. Seulement la jeune femme ne s’intéressa pas à Jacques et préféré épouser un prince médiatisé. Mais Henriette ne baissa pas les bras et présenta ensuite Jacques à sa belle-sœur, la princesse Théodora, alors âgée de 31 ans et toujours célibataire. Jacques et la princesse sympathisèrent. Théodora était une femme d’un naturel gai et bienveillant. Ses parents avaient tentés de la marier a l’archiduc héritier Rudolf d’Autriche mais cela n’avait pas eu lieu.
Jacques et Théodora se fiancèrent le 4 février 1907 au Château de Frohsdorf. Bien que la reine douairière d’Espagne, Marie-Christine d’Autriche, ai officiellement dit qu’elle considérerai cela comme une insulte, les fiançailles eurent lieu. Cependant le gouvernement wadwaldien émis le souhait que Don Jaime renonce à ses prétentions au trône espagnol. Afin de résoudre la crise, le Grand-duc Oswald déclara alors que son futur beau-frère ne serait pas reconnu comme autre que le prince Jaime de Bourbon à Wadwald.
Enfin, le couple pu s’unir le 28 juillet 1907 au Château de Frohsdorf, dans une cérémonie intime. Le couple n’eut qu’un enfant, une petite fille, Isabelle, qui naquit en mars 1908. Mais cette naissance laissa la princesse Théodora très affaiblie. Afin de se rétablir, la Grande-duchesse emmena sa belle-sœur au château de Fraü. Malheureusement Théodora ne s’en remit jamais totalement et mourut à Fraü en novembre 1909. Cette mort fut la suite d’une série de mort qui frappa la Grande-duchesse.

Mort en série
modifierUne série de drame débuta le 18 juillet 1909 lorsque le père d’Henriette, à qui elle ne parlait presque plus, rendu l’âme. Lors de l’inhumation qui eu lieu le 22 juillet, Henriette fut soutenue par ses sœurs. En effet Henriette regrettait de ne pas s’être vraiment réconcilié avec son paternel.
L’année suivante, l’oncle de son époux, le prince Frederik, mourut à l’âge de 63 ans dans un accident de chasse. Le lendemain des funérailles, la princesse Luisa, nièce du Grand-duc, mourut d’une péritonite à l’âge de 9 ans. Ainsi s’acheva cette hécatombe.
La même année, Henriette et son époux représente Wadwald au couronnement du roi George V du Royaume-Uni. Henriette y rencontre la reine de Portugal Amélie d’Orléans avec qui elle s’entend très bien malgré la querelle historique des deux branches. Henriette sympathise également avec la reine Marie de Teck ainsi qu’avec le prince héréditaire de Monaco, futur Louis II.
Grande-Duchesse Douairière de Wadwald
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Henriette devient veuve le 26 février 1913 lorsque son époux le Grand-duc Oswald meurt accidentellement. La famille royale, alors en vacances à Fraü, rentrent immédiatement à Graft. Le lendemain, la princesse Marguerite, fille aînée d’Henriette et nouvelle souveraine prononce son discours d’intronisation devant le Parlement.
Ses filles se marient peu à peu, Marguerite épouse son cousin le prince Ernest de Wadwald en 1913 tandis qu’Hélène devient archiduchesse en épousant Maximilien-Eugène d’Autriche en 1914. Charlotte épouse le prince Kirill de Bulgarie en 1919, Marie épouse quant à elle le prince Charles de Belgique en 1921. Enfin, Alexandre épouse le prince Ferdinand von Brak en 1923. Bientôt grand-mère de près de 14 petits-enfants, nés entre 1914 et 1933. Très proche de ses petits-enfants, Henriette s’investît dans le travail caritatif et dans l’art. Elle préside en effet de nombreuses associations culturelles à travers tout le pays.
La 1re Guerre Mondiale
modifierLe 29 juillet 1914, sa fille la Grande-duchesse Marguerite déclare la guerre à la Prusse et déclenche la Guerre d’Indépendance. Ce coup d’éclat du trône wadwaldien n’empêche pas les allemands d’envahir l’île en Août. La famille grand-ducale se réfugie alors dans le nord de Wadwald, sur la petite-île de Sörm. Cependant la population ne tarde pas à se soulever, provoquant le départ des Allemands en décembre 1914. De plus l’aide officielle de la France, de la Russie et de la Grande-Bretagne profite au Grand-Duché qui obtient finalement son indépendance le 5 septembre 1916. La Grande-duchesse Marguerite déclare dès le lendemain la guerre à l’Empire Allemand. Malheureusement, l’archiduchesse Hélène meurt le 23 novembre 1916 laissant la Famille grand-ducale, en deuil.
Alors que la Guerre dure depuis près de 2 ans, la Famille Grand-ducal devient très populaire en raison du courage de la grande-duchesse et de l’engagement de son époux au sein de l’armée. Henriette s’investît alors avec engagement dans les hôpitaux et les journaux relatent souvent son courage, elle n’hésite en effet pas à assister aux opérations et suit une formation d’infirmière, de même que ses filles encore célibataire.
La Guerre semble se prolonger lorsque la Révolution Allemande du 9 novembre 1918 semble mettre un terme au conflit. Enfin le 11 novembre 1918 l’Allemagne capitule et Wadwald en sort affirmé. Bien que le pays n’acquiert pas d’agrandissement territorial, il s’allie avec la France et le Royaume-Uni. De plus, durant la Guerre, Wadwald avait quittée l’Union économique allemande pour rejoindre celle Suédoise. Un référendum est alors organisée, 87% des voix sont en faveur de la souveraine.
Cependant Henriette reste le membre le plus appréciée et ce jusqu’en 1929. La Grande-Duchesse douairière à la joie de réconcilier la Bulgarie et Wadwald par le mariage du prince Kirill avec la princesse Charlotte dès 1919. Le mariage se déroule à Gräft et le couple s’installe tout d’abord dans la capitale Wadwaldienne avant de partir à Cobourg en 1923.
Entre-deux-guerres
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Dès les années 1920, la Grande-duchesse Marguerite choisit d’industrialiser le pays et lance, avec le soutien du premier ministre, une politique industrielle forte. Henriette représente sa fille lors du mariage de son cousin germain le prince Félix de Bourbon-Parme avec la Grande-duchesse Charlotte de Luxembourg, en 1919.
La même année, Henriette reçoit la Rose d’Or du pape Benoît XV. Alors âgée de 47 ans, Henriette est toujours une très belle femme, elle vieillit par ailleurs très bien. La myopie qu’elle développe avec le temps lui donne un regard flou qui charme d’autant plus les visiteurs. Elle garde toute sa majesté que Marcel Proust qualifieras de « joyeux de la couronne ». Le peintre Philip de László qui feras son portrait en 1893 puis en 1921 écriras que « La Grande-Duchesse est une femme d’une grande stature et d’une remarquable beauté. Elle est l’une des rares souveraines à dégager un air de majesté qui vous impressionne, ses beaux yeux sont d’un bleus profonds, elle est la Vénus retrouvée. »
Henriette héberge sa sœur Blanche et sa famille durant l’hiver. Ainsi Blanche et ses enfants passe-t-il les mois de Novembre, Décembre et Janvier auprès de la Famille Grand-ducale de Wadwald, au château de Wadwald. Ce vieux château avait été construit au XIIIème siècle par les premiers membres puissants de la dynastie. Restaurée durant la Renaissance puis légèrement remanié sous le règne du Grand-duc Louis VIII, le château à acquis la possibilité d’accueillir une centaine d’invités.
La Grande-duchesse douairière Charlotte se rapproche d’Henriette pour se partager les présidences d’œuvres caritatives, de plus en plus nombreuses à travers le pays. De plus, Henriette, grande amatrice de musique et notamment d’opéra, est choisit par le Comité National de Musique pour présider l’association. Cette dernière est la propriétaire d’un terrain dans le centre de la capitale où ils décident de faire bâtir un théâtre. Inauguré par Henriette le 29 septembre 1923, le théâtre est conçue dans un style art-déco avec la capacité d’accueillir 530 personnes. Véritable fenêtre du savoir-faire wadwaldien, le théâtre national devient un lieu très fréquenté par la haute société wadwaldienne. Henriette et les autres membres de la famille grand-ducale se rendent au moins une fois par semaine pour y voir une représentation. De plus, Henriette et sa fille Marguerite reçoivent tout les ans les demoiselles, noms données aux débutantes. Ces demoiselles sont des jeunes filles de 18 ans provenant de l’aristocratie et de la bourgeoisie (tirés au sort pour les jeunes filles de la petite bourgeoisie). Le nombre de candidates ne doit pas excéder le nombre de 400. Ainsi chaque année, près d’une centaine de jeune fille de la petite bourgeoisie sont présentées à Henriette.
Cherchant à moderniser la monarchie, la Grande-Duchesse Marguerite promeut le droit de vote pour les femmes, ces dernières l’obtiennent finalement en 1926.
Henriette s’occupe beaucoup de ses petits-enfants et se rend fréquemment en Bulgarie et en Allemagne pour les visiter. Elle les invitent également souvent à Gräft au Palais de Marbre qu’elle a réinvestit après 1913. Henriette y a fait refaire la chapelle, désormais de style art-déco, ainsi que ses appartements où elle a fait installer l’eau courante. En effet le bâtiment avait été relégué au second rang en 1904 et de nombreux travaux avait dû être entrepris, notamment après la fin de la Guerre en 1918.
La soeur d’Henriette, Elvire, meurt à Paris d’un cancer en 1929. A peine âgée de 58 ans, la princesse qui avait défrayée la chronique en s’enfuyant avec un peintre mariée puis en lui donnant trois enfants, s’éteint dans la capitale française. Henriette assiste à ses funérailles qui se déroule à Viareggio. L’année suivante, Henriette à la joie de voir sa nièce Isabelle se marier avec un lointain cousin, le prince Victor von Gök, fils de l’ancien premier ministre Frederik Von Gök. Le couple auras trois enfants dont l’ainée, Jeanne, sera la filleule d’Henriette. Malheureusement, l’Infant Don Jaime, frère d’Henriette et père d’Isabelle, rend l’âme en 1931 à Paris.
Le petit-fils d’Henriette et héritier du trône, Oswald, épouse la princesse Victoria de Grèce, le 1er mai 1936 lors d’une somptueuse cérémonie qui regroupe une centaine de têtes couronnées, de princes et princesses et d’ambassadeurs. La mariée est la fille du prince André de Grèce et de Danemark et de la princesse Alice de Battenberg. Comme pour le mariage d’Henriette, près de 50 ans plus tôt, Gräft est en fête. Le couple ne tarderas pas à donner naissance à trois enfants, les princes Ernest et Arthur en 1938 et 1940 ainsi que la princesse Henriette en 1942. La Grande-duchesse douairière devenue arrière-grand-mère à 66 ans passe beaucoup de temps avec ses arrière-petits-enfants.
Lors des festivités encadrant le mariage du grand-duc héritier Oswald et de la princesse Victoria, la princesse Alexandra, dernière fille d’Henriette, rencontre le roi George II de Grèce. Ce dernier, tout juste divorcé, semble être attiré par la princesse de 35 ans. Alexandra est alors veuve du prince Ferdinand von Brak depuis 1932, est mère de trois enfants. Le couple tombe amoureux et se fiance dès le 10 avril 1936. Ils s’unissent le 10 août de la même année et Alexandra devient reine consort des Hellènes.
La Grande-Duchesse Charlotte meurt le 14 octobre 1936 à l’âge de 91 ans. Ses funérailles ont lieu dans la Cathédrale Sainte-Bernadette de Gill, près du château de Wadwald ou elle est décédée. Cette mort laisse Henriette dans une certaine tristesse tout au long du mois de novembre.
Seconde Guerre Mondiale
modifierAlors que le pays connaît une véritable expansion économique, le gouvernement choisis de se rapprocher des gouvernements français et britannique dans le but de prévenir une potentiel attaque allemande sur les navires marchands wadwaldien. Malheureusement pour la petite île, l’Allemagne envahie à la Pologne le 1er Septembre 1939. Aussitôt, le gouvernement de Franz Parken envoie à Adolf Hitler un message dénonçant le coup de force. La réponse du Führer est sanglante. En effet, dès le 3 Septembre, le chef de l’Allemagne nazi envoie un message au gouvernement wadwaldien, lui offrant la possibilité de rester neutre, ou sinon, d’être annexé. La Grande-Duchesse Marguerite et sa famille prépare alors en cachette leur départ prévu pour le lendemain. Henriette, déguisée en femme de chambre s’enfuit donc à bord d’un petit bateau qui l’emmène, avec ses petits-enfants, en Suède, pays neutre. Durant sa fuite, Henriette emmène avec elle une centaine d'enfants juifs qu'elles sauveras ainsi de la mort, elle les pensionneras jusqu'à sa mort en 1974[N 6].
Dès le lendemain du départ, le 5 Septembre l’Allemagne envahie Wadwald et le gouvernement se réfugie en Suède puis en Angleterre ou la famille grand-ducale arrive le 10 Septembre. Marguerite et Ernest vivent dans l’ambassade avec une partie du gouvernement tandis que le grand-duc-héritier et sa famille vivent avec Henriette au Château de Windsor. C’est un moment très difficile pour la Grande-Duchesse douairière qui passe néanmoins beaucoup de temps à mettre en oeuvre son travail d’infirmière durant la Guerre. De plus, Henriette soutient la Grande-Duchesse héritière Victoria qui est alors en proie à une dépression. La Guerre est par ailleurs un moment de retrouvaille pour Henriette qui revoie sa fille Marie, elle aussi exilée. Cependant, le fait que sa fille Charlotte vive en Bulgarie, alliée de l’Allemagne cause beaucoup d’anxiété à Henriette qui essaye de communiquer avec sa fille bien que cela soit très difficile. De même, bien que sa fille Alexandra se soit elle aussi réfugiée à Londres avec son époux George n’empêchent pas Henriette d’angoisser, notamment à cause du mariage de sa petite-fille avec un prince allemand affilié au parti nazi depuis 1933.
Le reste de la Guerre se passe relativement normalement même si Henriette s’inquiète grandement pour ses sœurs Blanche, Alice et Béatrice qui vivent à l’époque en Italie avec certains de leurs enfants. La tante et marraine d’Henriette, Marie-des-Neiges de Bragance meurt à Vienne en 1941. Cependant, à cause du conflit, Henriette ne peut assister aux funérailles et elle doit rester à Londres.
Fin de la guerre et retour à la paix
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Vers l’été 1944 l’Allemagne nazi perd de nombreux territoires en France, en Italie et en Russie. Rapidement, une révolte populaire à Gräft rend l’indépendance possible. Aussi, dès le mois d’août, la famille grand-ducal cherche à rentrer dans le pays. C’est chose faite lorsqu’Henriette et sa fille revienne le Septembre 1944 à Gräft, exactement 5 ans après en être partie. La population est en liesse et fête le retour des membres les plus aimées de la famille. Cependant, lors de leurs absences, les allemands ont pillés une partie des demeures de la couronne et même si les châteaux de Fraü et de Wadwald n’ont que très peu été endommagés, le Palais Grand-ducal et le Palais de Marbre nécessite de nombreux travaux. De plus, Henriette et sa fille se rendent bien vite compte qu’elles avaient bien fait d’emporter leurs bijoux personnels ainsi que ceux de la couronne lors de leur fuite. En effet les allemands ont volés un bon nombre d’oeuvres d’arts et de mobiliers, en partie récupérés par la suite.
Bientôt rejointe par le reste de la famille Grand-ducal, le gouvernement organise des élections et un référendum qui approuvent la politique et la dynastie à près de 95% des voix. Le retour est donc triomphale et le pouvoir ne tarde pas à célébrer ce retour à la démocratie dès le 29 Septembre, jour de l’anniversaire d’Henriette et de sa fille la Grande-Duchesse Marguerite. Le cortège qui les emmènes en voiture découverte du Palais Grand-ducal jusqu’à la Colonnade de la Victoire comprends bien sûr la dynastie régnante mais également le gouvernement et notamment le premier ministre ainsi que les soeurs d’Henriette et leurs familles respectives. Les festivités se clotures par l’apparition sur le balcon du palais, de la famille Grand-ducal, accompagnés du gouvernement et des ambassadeurs britanniques, français et américains (l’ambassadeur soviétique n’a pas souhaité venir sur le balcon). Le moment est donc à la fête et à la joie.
La vie reprend rapidement son cours et Henriette s'installe au château de Wadwald dont elle fait sa résidence principale en décembre 1944. Malgré le retour de la paix à Wadwald, de nombreux pays reste en guerre dont la Bulgarie d'où la princesse Charlotte, fille d'Henriette, s'est enfuie avec ses enfants en 1944. Charlotte et ses filles arrivent à Gräft le 20 janvier 1945 et quelques semaines plus tard, le 01 février, l'époux de Charlotte, le prince Kyrill de Bulgarie est exécuté par les communistes. Puis, rapidement, les Monarchies Bulgares, Yougoslaves et Italienne s'effondrent.
Lorsque la guerre se termine le 2 septembre 1945, la Grande-Duchesse douairière s'envole pour Viareggio ou elle retrouve sa sœur Blanche, alors âgée de 77 ans. Henriette lui propose de venir la rejoindre mais Blanche refuse et les deux sœurs se quittent vers le milieu du mois d'octobre. Puis, Henriette rend visite à ses sœurs Alice et Béatrice. Finalement, ce qu'il reste de la fratrie se retrouve avec leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants respectifs au château de Wadwald pour passer les fêtes de fin d'année ensemble.
Henriette décide d'accueillir ses sœurs et leurs enfants etc... pour toute les fêtes, ainsi l'anniversaire de Béatrice est célébrée à Wadwald en mars 1946. Mais pour la Grande-Duchesse douairière qui reste très proche de sa famille, c'est difficile de les savoir aussi loin. Ainsi elle leur rend régulièrement visite et rend également visite au comte et à la comtesse de Barcelone au Portugal ainsi qu'à la reine Victoire-Eugénie d'Espagne en Suisse ou encore au prince Xavier de Bourbon-Parme (son cousin germain) en France.
Après une longue période de travaux, Henriette se réinstalle au Palais de Marbre en 1950. Cependant, elle choisis de n'y demeurée que 6 mois dans l'année. En effet, après la guerre elle choisis de passer la fin d'année au château de Wadwald et l'été à celui de Fraü, de plus elle achète le petit manoir de Güne à 10km de la capitale. Finalement, elle cède le Palais de Marbre à son petit-fils le Grand-Duc héritier et à sa famille en 1953. Elle déménage alors au Manoir de Güne qui devient dès lors sa résidence principale. Bien qu'ayant fêter son 80ème anniversaire en 1952, Henriette continue de s'investir dans les œuvres caritatives et préside près de 83 associations à sa mort. Son important travail la maintient dans le cœur des wadwaldiens qui l'apprécient beaucoup.
A partir de l'année 1956, Henriette choisit de passer quelques semaines par ans, en été, dans la demeure de sa mère, à Viareggio, alors occupée par sa nièce l'archiduchesse Immaculata. De plus, Henriette qui avait sauvé une centaine de juifs en 1939, obtient le Prix Nobel de la Paix en 1955 puis le titre de Juste parmi les Nations à titre posthume en 1982. Cette première récompense lui donne une vigueur et elle s'acharne alors à travailler pour l'acceptation la plus totale des juifs sur l'île. Personnalité très appréciée par la population judaïque, Henriette devient également "adulée"[N 7] par les prostituée après avoir œuvrée et mise en place un secours d'urgence à ces « Papillons de nuit » avec l'aide de la Croix-Rouge.

Fin de vie et mort
modifierToujours très appréciée par les membres de la royauté européennes, Henriette qui est déjà la marraine de la princesse Irène de Grèce devient également celle de nombreux princes et princesses, principalement liée aux Bourbons. Parmi ses filleuls ont comptent ː
- La princesse Irène de Grèce et de Danemark (1942) ;
- La Grande-Duchesse de Wadwald, née Jeanne de Bourbon (1940) ;
- Le prince Charles de Bourbon-Siciles, duc de Calabre (1938) ;
- La princesse Benedikte de Danemark (1944) ;
- Le Grand-Duc héritier de Wadwald (1964).
- etc...
Mais, l'âge se faisant ressentir, Henriette commence à refuser de nombreuses demandes de présidences d'associations, gardant les 83 qu'elles avaient déjà auparavant. Cependant, bien que sa santé soit très bonne, elle souffre de diabète et d'arthrose à partir des années 1960. Elle assiste néanmoins au mariage de Juan-Carlos d'Espagne et de Sophie de Grèce en 1962 puis l'année suivante à celui de son arrière-petit-fils l'actuel Grand-Duc de Wadwald avec la princesse Jeanne de Bourbon[N 8] ainsi qu'à celui du roi Constantin II de Grèce avec la princesse Anne-Marie de Danemark en 1964 ou encore à celui du prince Alphonse de Bourbon avec Carmen Martinez-Bordiu en 1972.
Sa sœur Béatrice meurt au Palais Massimo alle Colonne à Rome en 1961, ce décès affecte profondément Henriette qui se rend à ses funérailles à Viareggio.
Henriette fait une chute en septembre 1972 et se casse la cheville puis, elle se brise la hanche en tombant de cheval en avril 1973. Elle décède finalement le 7 janvier 1974 à la Villa Borbone de Viareggio lors d'une visite qu'elle rendait à sa sœur Alice. Ses funérailles qui se tiennent au sein de la Cathédrale Saint-Oswald de Gräft sont grandioses et réunissent près de 2000 invités dont une centaines de têtes couronnées. Ses obsèques, retransmises à la télévision sont regardés par près d'un million de personnes à travers le monde. Henriette qui meurt à l'âge de 101 est inhumée au sein de la Nécropole Royale de Fraü. Elle était la doyenne des têtes couronnées, elle est actuellement la 4ème personne à avoir vécue le plus longtemps en étant membre d'une famille royale[1].
Titulature et Honneurs
modifierTitulature
modifier- 29 septembre 1872 - 1 juin 1892 : Son Altesse Royale l’Infante Henriette de Bourbon, Fille de France.
- 1 juin 1892 - 6 juin 1892 : Son Altesse Royale la princesse Henriette de Bourbon, Fille de France.
- 6 juin 1892 - 24 novembre 1904 : Son Altesse Royale la Grande-Duchesse héritière.
- 24 novembre 1904 - 26 février 1913 : Son Altesse Royale la Grande-Duchesse.
- 26 février 1913 - 7 janvier 1974 : Son Altesse Royale la Grande-Duchesse Henriette.
Honneurs
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Dame puis Grand maître de l’Ordre de la Grande-Duchesse Elisabeth (1892 puis 1904).
Dame de l’Ordre de la Salamandre (1892).
Dame de l’Ordre de la Croix étoilée (
Empire d'Autriche, 1889).
Dame de l’Ordre royal de Sainte-Isabelle de Portugal (
Royaume de Portugal, 1910).
Dame de l’Ordre de la reine Marie-Louise (
Royaume d'Espagne, 1892).
Dame de l’Ordre de Sainte-Elisabeth (
Royaume de Bavière, 1880).
Dame d’Honneur de l’Ordre de Thérèse (
Royaume de Bavière, 1880).
Dame de l’Ordre de Sainte-Catherine (
Empire russe, 1892).
Dame de l’Ordre souverain de Malte (
Malte, 1910).
Dame grand-croix de l’Ordre de la Légion d’Honneur (
France, 1919).
Dame grand-croix de l’Ordre du Sauveur (
Royaume de Grèce, 1936).
Dame de l’Ordre des Saintes-Olga-et-Sophie (
Royaume de Grèce, 1936).
Dame de l'Ordre de la Jarretière (
Royaume-Uni, 1945).
Médaille du Couronnement de George V et de Mary de Teck (
Royaume-Uni, 1911).
Médaille du Couronnement de George VI et d’Elizabeth Bowes-Lyon (
Royaume-Uni, 1937).
Médaille du Couronnement d’Elizabeth II (
Royaume-Uni, 1953).
Dame de l’Ordre de Louise (
Royaume de Prusse, 1892).- Prix Nobel de la Paix (1955).
- Juste parmi les Nations (à titre posthume, 1982).
Notes et Références
modifierNotes
modifier- ↑ La reine Victoria, grand-tante d'Oswald, décrie Henriette dans une lettre à sa fille l'impératrice Victoria ː
« Heureusement pour Horo, elle est très belle, elle est charmante, gentille, pleine d’esprit, intelligente et vraiment aimable, même si son menton est un peu fuyant, elle a de splendides yeux bleus. J'ai de plus ouï dire qu'elle s'entendait très bien avec Sunny même si ses relations avec Lolotte sont très mauvaises mais vous la connaissez, elle déteste la France. »
- ↑ L'impératrice Maria Feodorovna écrit à son fils Nicolas ː
« Leo et Nacha sont venus nous rendre visite après leur mariage. Tu connais Leo, il était très fière de nous présenter sa belle conquête, et qu'elle est belle en effet ǃ Toi qui a refusé de l'épouser, tu te retrouverai bien bête en la voyant car elle est fort aimable et gentille avec de grands yeux bleus très expressif. »
- ↑ Un journaliste du New York Times décriras Henriette ː
« La Grande-Duchesse héritière de Wadwald était également présente, elle portait par dessus ses cheveux d'or, un diadème de brillants en forme de trèfle à quatre feuilles tout à fait exquis. Des boucles d'oreilles du même style et un collier de brillants a trois rangs finissaient de compléter ce décor magique. »
- ↑ Créé en 1742 par le Grand-duc Arnolf, l'Ordre de la Salamandre est la plus haute distinction du pays.
- ↑ Plus haute distinction féminine du pays, l'Ordre des dames nobles de la grande-Duchesse Elisabeth est semblable à l'ordre espagnol de la reine Marie-Louise.
- ↑ Certaines pensions sont toujours payées aujourd'hui.
- ↑ Mot du premier ministre de l'époque.
- ↑ Ce mariage feras dire à Henriette « Nous portons chances aux princesses en exil ici » (en effet, sur 4 générations, 3 princesses étaient en exil au moment de leurs fiançailles et 2 lors de leur mariage).
Références
modifier- ↑ « Longest Lived European Royals », sur www.royaltymonarchy.com (consulté le )