Victor Van Hove

peintre et sculpteur belge

Victor Van Hove, né à Renaix, le et mort à Koekelberg le , est un sculpteur et un peintre belge.

Victor Van Hove
Portrait de Victor Van Hove par Edouard De Latour (1860), Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
KoekelbergVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Lieux de travail

Biographie

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Famille

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Victor (Victor François Guillaume) Van Hove, né à Renaix le , est le fils d'Eugène Désiré Van Hove (1800-1851), rentier, et de Marie Antoinette Van de Kerkhove d'Hallebast (1794). Le , il épouse à Saint-Germain-en-Laye Anne Caroline Ernestine Marie de Heusch, née à Bois-le-Duc le [1].

Formation

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Victor Van Hove suit les cours de peinture de Louis Gallait et ceux de sculpture de Louis Jehotte à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il se perfectionne dans l'atelier de Louis-Eugène Simonis, puis dans l'atelier de François Rude à Paris[2],[3].

Carrière

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Esclave nègre après la bastonnade (1854) par Victor Van Hove.
Fontaine de Brouckère, dont les plans sont signés par Henri Beyaert et Victor Van Hove (1866).

Victor Van Hove commence à exposer au Salon de Paris de 1853 Désespoir d'Ariane, une statue en plâtre. Il expose ensuite, de 1864 à 1869, à six Salons de Paris et obtient une médaille de 3e classe en peinture[4].

Lors de l'Exposition universelle de 1855 organisée à Paris, où il réside, Victor Van Hove obtient une médaille d'or pour sa statue Esclave nègre après la bastonnade, une œuvre majeure, inspirée par ses lectures, comme La Case de l'oncle Tom, également exposée au Salon de Bruxelles de 1860 qui lui vaut d'être élevé au grade de chevalier de l'ordre de Léopold[5].

En 1866, il signe, avec Henri Beyaert, les plans de la Fontaine de Brouckère, monument bruxellois érigé Porte de Namur, en hommage à Charles de Brouckère, bourgmestre de la ville de 1848 à 1860.

Progressivement, l'artiste abandonne l'académisme au profit du réalisme. Il renonce à la sculpture pour se consacrer exclusivement à la peinture. Son atelier de sculpture est mis en vente publique à Bruxelles en 1863. Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique acquièrent lors de cette dispersion Esclave nègre après la bastonnade. Présent à l'Exposition universelle de 1873 à Vienne, il y obtient une médaille d'or en peinture[6]. Lors de l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880, il expose Jeunes filles hollandaises allant à l'église, appartenant au Musée des Beaux-Arts de Liège[7]. À l'Exposition universelle de 1885 à Anvers, il envoie Ophélia. L'année suivante, il envoie La Zélandaise à l'exposition jubilaire des arts à Berlin[8].

Victor Van Hove, atteint par une maladie cardiaque, meurt à l'âge de 64 ans, avenue de la Liberté no 33 à Koekelberg, le [9].

Caractéristiques

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Jeunes filles hollandaises allant à l'église, Musée des beaux-arts de Liège.
Portrait de femme (1872), Musée des Beaux-Arts de Gand.

Victor Van Hove commence, en 1853, sa carrière artistique comme sculpteur, puis, après 1863, il se consacre exclusivement à la peinture de genre et de portrait[2].

Le réalisme qu'adoptent ses sculptures est parfois mal perçu par la critique. En 1857, le quotidien L'Indépendance belge publie un article défavorable « Il y a trois ans, M. Victor Van Hove, introduisant le réalisme dans le domaine de la statuaire, exposait un esclave nègre expirant sous le fouet. Nous avions dit ce que nous pensions de cette aberration de goût. Le même artiste a fait un pas de plus dans la voie de l'erreur. Nous renonçons à donner une idée de l'œuvre monstrueuse qu'il vient d'offrir au public sous le titre de L'Avarice. Tour ce qu'on pourrait imaginer de plus hideux comme aspect et, en même temps de plus incorrect comme forme, n'approcherait pas de l'être sans sexe et sans âge, qui couvert de haillons, est assis sur un coffre-fort et compte des écus. Le même M. van Hove a exposé un Enfant jouant avec un chat. L'enfant ne se distingue point par la pureté des contours, mais il y a du naturel dans sa pose, de la justesse dans son expression et dans son mouvement. Un buste de jeune fille, très bien modelé, est incontestablement ce que M. Van Hove a de mieux au salon[10] ».

Parmi ses œuvres peintes, souvent inspirées de types de la Hollande, Le Dimanche d'une jeune fille protestante en Hollande, exposée au Salon de Paris de 1864, recueille l'avis favorable du quotidien L'Indépendance belge : « C'est une peinture très poétique. Que faire le dimanche pour obéir à la rigidité des mœurs ? Hélas, lire la bible, au lieu d'aller s'épanouir dans les prairies et les bocages. La jeune Hollandaise, armée de ses tortillons aux tempes est assise contre un mur. […] La physionomie rêveuse est pleine de charme. Van Hove qui a commencé par être un sculpteur énergique est aujourd'hui un peintre très distingué. Il a exposé aussi un portrait de femme, bien dessiné, bien modelé dans son caractère[11] ».

Sélection

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Sculptures

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  • 1853 : Désespoir d'Ariane, statue en plâtre.
  • 1854 : Esclave nègre après la bastonnade, statue en plâtre.
  • 1857 : L'Avarice, statue en plâtre.
  • 1857 : Enfant jouant avec un chat, groupe en plâtre.
  • 1857 : Melle Amélie Gallait, buste en marbre.
  • 1858 : Ariane abandonnée, statue en marbre.

Peintures

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  • 1863 : Jeune mère allaitant son enfant.
  • 1864 : Le Dimanche d'une jeune fille protestante en Hollande.
  • 1865 : La Complainte nouvelle.
  • 1865 : Le Chemin de l'école.
  • 1866 : La Mère malade.
  • 1867 : Une mère heureuse, Hollande.
  • 1867 : Une femme de contrebandier, côtes de Flandre.
  • 1868 : Toujours seule, femme de marin au long cours, Hollande.
  • 1868 : Après le bain.
  • 1869 : Le Dimanche matin.
  • 1869 : Portrait de Mme Macé-Montrouge.
  • 1875 : Jeunes filles des environs de Dordrecht.

Collections muséales

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  • Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles)[12] :
    • Esclave nègre après la bastonnade, statue couchée en plâtre, format 71 × 230 × 115 cm inventaire no 1521, acquis en 1863 lors de la vente publique de l'atelier du sculpteur à Bruxelles.
    • La Vengeance, statue couchée en plâtre, format 76,5 × 265 × 108 cm inventaire no 1522, acquis en 1863 lors de la vente publique de l'atelier du sculpteur à Bruxelles.
    • Pierre Joseph Redouté (1857), buste en plâtre, format 131,5 × 92 × 51,5 cm inventaire no 1522 don de M. A. Kayser, Saint-Josse-ten-Noode, 1863.
    • Jeunes filles hollandaises, huile sur toile, format 126 × 141 cm inventaire no 3208, acquise en 1891.
    • Portrait du peintre, huile sur toile, format 50 × 34 cm inventaire no 3440, don de M. Émile Leclercq, Bruxelles, 1898.
  • Musée des Beaux-Arts de Gand :
    • Portrait de femme (1872), huile sur toile, format 75,2 × 62 cm inventaire no 1942-B, acquis en 1942 après le transfert de l'Académie de Gand[13].
  • Musée des Beaux-Arts de Liège :
    • Jeunes filles hollandaises se rendant à l'église (1863), huile sur toile, format 168 × 258 cm inventaire no 160[14].
  • Maison communale de Schaerbeek :
    • Ariane abandonnée (1858), statue en marbre, format 56 × 70 × 40 cm inventaire no 20001904[14].
  • Ville de Renaix:
    • Avarice (vers 1860), statue en plâtre, format 165 x 98 x 98 cm inventaire R(s)00004. Don à la ville en 1867[15].

Honneurs

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Références

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  1. « État-civil de Renaix », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. 1 2 Louise Fredericq, « Van Hove, Victor François Guillaume », sur kikirpa.be, (consulté le ).
  3. A. Jacobs, « Victor Van Hove », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  4. « Victor Van Hove », sur salons.musee-orsay.fr, (consulté le ).
  5. Rédaction, « Exposition nationale des beaux-arts », Journal de Bruxelles, no 352, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  6. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1875, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 236 p. (lire en ligne), p. 136.
  7. Catalogue de l'exposition historique de l'art belge 1830-1880, Bruxelles, Félix Callewaert père, , 304 p. (lire en ligne), p. 88.
  8. Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Exposition universelle de 1885, Anvers, Buschmann, , 201 p. (lire en ligne), p. 52.
  9. « État-civil de Koekelberg », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  10. XX, « Le Salon de Bruxelles », L'Indépendance belge, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  11. W. Burger, « Le Salon de Paris », L'Indépendance belge, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  12. « Victor Van Hove », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
  13. « Pêcheurs au clair de lune », sur mskgent.be, (consulté le ).
  14. 1 2 « Victor Van Hove », sur balat.kikirpa.be, (consulté le ).
  15. (nl) « De Gierigheid », sur erfgoedinzicht.be (consulté le ).
  16. 1 2 Lucien Hochsteyn, L'ordre de Léopold : Liste de tous les dignitaires depuis la fondation de l'ordre jusqu'au 31 décembre 1886, Bruxelles, Lucien Hochsteyn, , 221 p. (lire en ligne), p. 212.

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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