Vigeois

commune française du département de la Corrèze

Vigeois (Visoas en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Vigeois
Vigeois
Abbatiale Saint-Pierre.
Blason de Vigeois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Uzerche
Maire
Mandat
Jean-Paul Comby
2026-2032
Code postal 19410
Code commune 19285
Démographie
Gentilé Vigeoyeux - Vigeoyeuses[1].
Population
municipale
1 300 hab. (2023 en évolution de +8,79 % par rapport à 2017)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 49″ nord, 1° 31′ 05″ est
Altitude Min. 227 m
Max. 452 m
Superficie 43,25 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Uzerche
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Allassac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Vigeois
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Vigeois
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Vigeois
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Vigeois
Liens
Site web www.vigeois.fr

Géographie

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Situation et description

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Vigeois est une petite ville à l'aspect rural en grande partie de la Communauté de communes du pays d'Uzerche (Uzerche), située dans la partie occidentale du département de la Corrèze.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Espartignac, Estivaux, Orgnac-sur-Vézère, Perpezac-le-Noir, Troche, Les Trois-Saints et Uzerche.

Puits dans le village.

Commune située entre Uzerche et Allassac, sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon. Elle est arrosée par la Vézère et ses deux affluents, le Brézou en rive gauche et la Loyre qui borde la commune à l'ouest, ainsi que par le ruisseau de Pont Lagorce, principal affluent du Brézou.

Accès par Autoroute A20 sortie no 45 et par le rail à la gare de Vigeois.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 144 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Uzerche à km à vol d'oiseau[8], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 097,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie

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Le territoire communal est traversé par la Vézère, un affluent de la Dordogne.

Voies de communication

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Urbanisme

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Typologie

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Au , Vigeois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Uzerche, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,4 %), zones agricoles hétérogènes (36,9 %), forêts (20,6 %), zones urbanisées (1,3 %), cultures permanentes (0,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[16].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Vigeois est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Vézère, le Brézou et la Loyre. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994 et 1999[19],[17].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Vigeois.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[20]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 17 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 775 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 174 sont en aléa moyen ou fort, soit 22 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].

Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée[22].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2019, par des mouvements de terrain en 1999 et par des glissements de terrain en 1994[17].

Risques technologiques

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Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[23].

La commune est en outre située en aval du barrage de Monceaux la Virolle, un ouvrage de classe A[Note 3] situé en Corrèze et disposant d'une retenue de 20,5 millions de mètres cubes[25]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[26].

Toponymie

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Histoire

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Vigeois a eu pour prieur Geoffroy du Breuil, plus connu sous le nom de Geoffroy de Vigeois. Ce dernier est resté célèbre pour avoir laissé une Chronique portant sur le Limousin médiéval et les premières Croisades. Vigeois s'honore d'avoir accueilli le peintre et écrivain Henri Cueco (1929-2017). Pendant la Seconde Guerre mondiale, Louis Godefroy, participe à la mise sur pied de plans d'ensemble organisant des opérations sur Vigeois puis Donzenac.

Occupations anciennes et haut Moyen Âge

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Des traces d'occupation antérieures au bourg médiéval ont été mises en évidence autour de l'actuelle église Saint-Pierre. Une intervention archéologique menée à l'occasion de travaux d'assainissement a révélé des niveaux gallo-romains du Ier siècle, recoupés ultérieurement par des sépultures. La même opération a mis au jour une nécropole utilisée entre le VIIe siècle et la fin du XIVe siècle, dont les tombes les plus anciennes sont constituées de sarcophages en calcaire. Leur disposition témoigne de l'existence d'un édifice antérieur à l'église romane actuelle. Des caissons maçonnés des XIIe et XIVe siècles et une fosse destinée à la fonte d'une cloche aux XIIIe et XIVe siècles ont également été identifiés[27].

La tradition documentaire fait remonter la présence d'un établissement religieux à Vigeois au VIe siècle, à partir du manuscrit dit du Testament de saint Yrieix, qui mentionne le site vers 572. L'origine exacte du monastère demeure toutefois incertaine ; les données archéologiques confirment en revanche l'existence d'un lieu cultuel et funéraire durant le haut Moyen Âge[28],[29].

Le monastère et le bourg médiéval

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L'histoire du monastère devient mieux documentée à partir du XIe siècle, notamment grâce à son cartulaire. Après la ruine de l'établissement dans la seconde moitié du siècle, la communauté se rapproche de l'abbaye Saint-Martial de Limoges, qui lui fournit un abbé en 1082 et exerce ensuite son autorité spirituelle sur Vigeois pendant plusieurs générations[29]. L'essentiel des parties romanes conservées de l'abbatiale est attribué au XIIe siècle[30].

Le XIIe siècle correspond à une période de développement du monastère. Son cartulaire conserve environ 350 actes de donation concernant notamment des églises, des terres, des rentes, des étangs, des moulins et des vignes. Le religieux Geoffroi de Breuil, dit Geoffroy de Vigeois, moine de Saint-Martial puis prieur de Vigeois, y rédige à la fin du siècle sa Chronique, importante source narrative pour l'histoire du Limousin et de l'Aquitaine médiévale[31],[32].

Le bourg s'est développé autour du monastère et du franchissement de la Vézère. Le vieux pont, d'origine médiévale, reliait les secteurs du Bas-Limousin aux territoires situés vers la Montagne limousine. Les abords de la rivière accueillaient plusieurs activités utilisant la force hydraulique, avec notamment des moulins à farine, une scierie et une papeterie[31].

De la fin du Moyen Âge à la Révolution

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Le monastère connaît plusieurs périodes de destruction. Les troubles de la guerre de Cent Ans affectent l'établissement et, en 1489, l'évêque de Limoges ordonne la reconstruction de l'église. Les guerres de Religion entraînent de nouvelles dégradations, touchant notamment le décor sculpté, la nef et le cloître[29],[31]. Un incendie survenu en 1705 accélère le déclin de la communauté monastique. En 1745, l'abbaye est rattachée au séminaire des ordinands de Limoges[31].

À la Révolution française, la vie monastique disparaît définitivement. Une partie des bâtiments conventuels est vendue comme biens nationaux tandis que l'ancienne abbatiale devient l'église paroissiale. La majeure partie des constructions monastiques disparaît progressivement ; le puits de l'ancien cloître constitue l'un des rares vestiges conservés de cet ensemble[31].

Transformations du XIXe siècle

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Au XIXe siècle, Vigeois conserve une fonction de bourg de services et d'échanges pour la campagne environnante. Le nombre de foires passe de trois en 1821 à douze en 1834. La commune bénéficie également d'une institution hospitalière créée grâce au legs de Jean Commaignat, originaire de Vigeois : un établissement d'une capacité d'une vingtaine de lits ouvre en 1841 et remplit à la fois les fonctions d'hôpital et d'hospice. Il est transféré en décembre 1912 dans un nouvel édifice, à l'origine de l'actuel établissement d'hébergement pour personnes âgées Jean-Commaignat[31].

L'abbatiale connaît parallèlement une importante campagne de restauration. Sa nef, disparue depuis plusieurs siècles, est reconstruite dans un style néo-roman entre 1866 et 1868. L'église Saint-Pierre est ensuite classée au titre des monuments historiques par arrêté du 12 juillet 1886[30].

La construction de la ligne ferroviaire reliant Limoges à Brive par Uzerche constitue une transformation majeure de la fin du siècle. Les travaux, commencés en 1885, nécessitent dans le secteur de Vigeois cinq tunnels, trois ponts et de nombreux murs de soutènement. Dans le contexte de ce chantier, la population communale passe de 2 550 habitants en 1881 à 4 073 en 1886, avec l'arrivée de nombreux ouvriers et commerçants. La ligne, longue de 97 kilomètres et exploitée par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, est inaugurée le 1er juillet 1893. L'aménagement de la gare transforme profondément la rive gauche de la Vézère et entraîne la disparition d'une partie des anciens moulins situés dans ce secteur[31].

XXe siècle et Seconde Guerre mondiale

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Au début du XXe siècle, l'utilisation de la Vézère participe à la modernisation du bourg. À partir de 1907, une petite installation hydroélectrique aménagée au moulin de Jargassou permet une distribution progressive de l'électricité à Vigeois, puis vers des localités voisines. Le même site accueille ensuite une activité de cardage et de filature entre 1926 et 1958[31].

La Première Guerre mondiale marque durablement la commune : le monument aux morts, érigé en 1924, commémore notamment les 135 hommes de Vigeois morts durant le conflit[31].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Vigeois accueille des réfugiés évacués de la Moselle ; un bâtiment provisoire est aménagé à leur intention en 1940 à proximité du champ de foire[31]. En novembre 1943, Marie-Rose Bouchemousse, originaire de la commune, est nommée maire par l'administration préfectorale. Elle devient ainsi la première femme à exercer officiellement les fonctions de maire d'une commune de France métropolitaine, avant que les Françaises n'obtiennent le droit de vote et d'éligibilité en avril 1944[33].

En 1944, le secteur de Vigeois est également concerné par les actions de la Résistance intérieure française. Le responsable des Francs-tireurs et partisans français Louis Godefroy participe à l'élaboration de plans d'opérations concernant Vigeois et Donzenac. Du 8 au 12 juin 1944, les FTPF et d'autres unités des Forces françaises de l'intérieur multiplient en Corrèze et dans le Lot les actions de harcèlement contre la division SS « Das Reich » lors de sa remontée vers le front de Normandie[34].

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Adolphe Durand PCF  
1947 1959 Louis Chastre    
mars 1959 mars 1989 Francis Rougerie PCF Conseiller général du canton de Vigeois
(1964-1988)
mars 1989 mars 2001 Jean Chastre PS Instituteur
mars 2001 mars 2008 Albert Chassaing apparenté UMP Agriculteur
mars 2008 mars 2014 Anne-Marie Tixier DVG[35] Pharmacienne
mars 2014 En cours Jean-Paul Comby[36]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale

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Dans son palmarès 2024, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune[37].

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39]. En 2023, la commune comptait 1 300 habitants[Note 4], en évolution de +8,79 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0932 0412 1012 3492 5042 5372 5082 3882 518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5622 5192 5172 3812 5432 5504 0733 2662 986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8352 7982 5592 3332 3732 2802 0182 0411 715
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 6821 4971 3461 3401 2101 1911 1851 1181 233
2015 2020 2023 - - - - - -
1 2141 2851 300------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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La commune relève de l'académie de Limoges.

Médias

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Économie

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Culture et patrimoine

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Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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  • Geoffroi de Breuil, dit Geoffroy de Vigeois (vers 1140-vers 1184), est un moine bénédictin et chroniqueur du XIIe siècle. Reçu moine à l'abbaye Saint-Martial de Limoges en 1160, il est nommé prieur du monastère Saint-Pierre de Vigeois en 1178 et exerce cette fonction jusqu'aux environs de 1184. Il rédige à Vigeois sa Chronique, importante source narrative pour l'histoire du Limousin et de l'Aquitaine médiévale[44],[45].
  • Loys Guyon de la Nauche (vers 1527-1617), médecin, polygraphe et conseiller du roi, s'établit en Limousin après avoir notamment vécu à Paris. Il réside habituellement au château de La Nauche, situé à proximité de Vigeois, et prend le nom de cette terre. Ses Diverses Leçons, publiées au début du XVIIe siècle, rassemblent de nombreuses observations historiques, médicales et sociales, dont plusieurs concernent le Limousin[46].
  • Jean Commaignat, originaire de Vigeois, fait fortune à Paris. En 1834, il lègue à sa commune natale plusieurs bâtiments ainsi qu'une rente destinée à la création et au fonctionnement d'un hôpital. L'établissement ouvre en 1841 avec une capacité de seize à vingt lits et remplit par la suite également les fonctions d'hospice et d'école communale de filles. Son nom est conservé par l'actuel EHPAD Jean-Commaignat de Vigeois[47].
  • Charles Joseph Dorothée Pouch-Lafarge (1811-1840), maître de forges né à Vigeois le 31 mai 1811, épouse en secondes noces en 1839 Marie-Fortunée Capelle. Il meurt en janvier 1840 au Glandier, quelques mois après leur mariage. Marie Lafarge est poursuivie pour l'empoisonnement de son mari et condamnée en septembre 1840 par la cour d'assises de la Corrèze. L'affaire Lafarge, l'un des procès criminels français les plus médiatisés du XIXe siècle, donne lieu à de nombreux ouvrages et adaptations cinématographiques[48].
  • Ludovic de Colleville (1855-1918), né à Vigeois le 13 août 1855, est un administrateur, essayiste et traducteur français. Après avoir exercé dans l'administration préfectorale, il devient notamment haut fonctionnaire au Saint-Siège. Auteur de nombreux travaux historiques et politiques, il traduit également en français plusieurs œuvres de l'écrivain norvégien Henrik Ibsen[49],[50].
  • Marie-Rose Bouchemousse (1889-1966), née à Vigeois le 10 mai 1889, est une enseignante, agrégée de lettres, docteure en philosophie, journaliste et militante catholique. En novembre 1943, après la démission de Jules Lardet, elle est nommée maire de Vigeois par l'administration préfectorale et devient la première femme à exercer les fonctions de maire d'une commune de France métropolitaine, avant l'obtention du droit de vote et d'éligibilité des Françaises en 1944[52]. En juin 1944, lors de l'arrivée à Vigeois d'éléments allemands de la division SS « Das Reich », elle intervient auprès des officiers, accompagnée de son adjoint et du curé du village ; les troupes quittent ensuite la commune[53]. Elle exerce auparavant des responsabilités importantes au sein de la Fédération nationale catholique et de France catholique, où elle publie notamment sous le pseudonyme de Jean Mora[54].
  • Henri Cueco (1929-2017), peintre et écrivain français associé à la figuration narrative, est né à Uzerche. Avec son épouse Marinette Cueco, il est durablement attaché à Vigeois, où le couple séjourne et travaille plusieurs mois par an dans sa propriété du village du Pouget. Une œuvre d'Henri Cueco représentant un taureau est conservée dans la salle des mariages de la mairie de Vigeois[55].
  • Marinette Cueco (1934-2023), née Andrée Laval à Argentat, est une artiste plasticienne connue pour ses œuvres réalisées à partir de végétaux et de minéraux. Elle partage avec Henri Cueco la propriété du Pouget à Vigeois, où elle séjourne et travaille plusieurs mois par an. Le territoire vigeoyeux et sa végétation constituent également des lieux de collecte pour certaines de ses créations et de ses herbiers[55],[56].

Héraldique

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Blason de Vigeois Blason
Fascé d'argent et de gueules, les fasces d'argent chargées chacune de trois mouchetures d'hermine de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Animations

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  • Fête votive annuelle (du vendredi au mardi, autour du premier dimanche d’août)
  • Vide-grenier (le dimanche suivant la fête votive annuelle)
  • Fête de la pomme et du boudin (le )

Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[24].
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références

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  1. Les gentilés de Corrèze
  2. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Vigeois et Uzerche », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Uzerche », sur la commune d'Uzerche - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  10. « Station Météo-France « Uzerche », sur la commune d'Uzerche - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  12. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  13. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Uzerche », sur insee.fr (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. 1 2 3 « Les risques près de chez moi - commune de Vigeois », sur Géorisques (consulté le )
  18. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  19. « Dossier départemental des risques majeurs de la Corrèze », sur www.correze.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque inondation.
  20. « Dossier départemental des risques majeurs de la Corrèze », sur www.correze.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  21. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  22. « Risque de feu de forêt près de chez moi, sur la commune de Vigeois », sur Géorisques (consulté le )
  23. « Dossier départemental des risques majeurs de la Corrèze », sur www.correze.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  24. Article R214-112 du code de l’environnement
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Voir aussi

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