Vosne-romanée (AOC)
Un vosne-romanée[n 2] (prononcé : [von ʁɔmane], « vône-romané »)[4] est un vin rouge français d'appellation d'origine contrôlée produit sur une partie des communes de Vosne-Romanée et de Flagey-Echézeaux en Côte-d'Or. Il s'agit d'une des appellations communales du vignoble de la côte de Nuits, située entre l'aire de production du vougeot au nord-est et du nuits-saint-georges au sud.
| Vosne-romanée | |
Le village de Vosne-Romanée et son vignoble. | |
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP |
|---|---|
| Reconnue depuis | 1936 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Bourgogne |
| Sous-région(s) | vignoble de la côte de Nuits |
| Localisation | Côte-d'Or |
| Climat | océanique dégradé, à tendance continentale |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 890 heures (à Dijon-Longvic)[1] |
| Sol | argilo-calcaire |
| Superficie totale | 158,3 hectares, dont 59,6 ha en 1er cru |
| Superficie plantée | 146,63 ha, dont 55,59 en 1er cru (en 2023)[2] |
| Cépages dominants | pinot noir N[n 1] |
| Vins produits | rouges |
| Production | 7 504 hectolitres, dont 2 719 hl en 1er cru (en 2023)[2] |
| Pieds à l'hectare | minimum 9 000 pieds/ha[3] |
| Rendement moyen à l'hectare | 51 hl/ha (en 2023)[2] |
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|
L'appellation vosne-romanée comprend 14 climats classés comme premiers crus, qui produisent 36 % du volume de la production de l'appellation (en 2023)[2]. Son aire d'appellation comprend par ailleurs les climats de huit grands crus, dont la Romanée-Conti.
Histoire
modifierNaissance du vignoble
modifierLe début de la culture de la vigne le long de la côte d'Or est difficile à dater, faute de preuves. Selon les auteurs, cela remonterait à la période romaine (la thèse la plus tardive mentionne le IIIe siècle de notre ère)[5] ou à celle des Gaulois (au IIe siècle avant notre ère[6], voire dès le VIe siècle[7]). Les seules certitudes concernent d'une part la consommation de vin par l'élite celte (de grandes quantités de débris d'amphores ayant été retrouvés) et d'autre part l'existence de la viticulture à partir de la fin du Ier siècle (fouilles de Gevrey-Chambertin en 2008-2009, en plaine)[8].
En 639, le lieu se nommait « Vaona »[9]. Durant le Moyen Âge, le christianisme favorise l'extension de la vigne par la création de domaines viticoles par les institutions ecclésiastiques[10]. Ce qui va devenir plus tard la Romanée-Conti est créée en 1232 par les moines cisterciens de l'abbaye de Cîteaux[11]. La Romanée-Saint-Vivant rappelle le souvenir des bénédictins de l'abbaye Saint-Vivant de Vergy (une dépendance de l'abbaye de Cluny).
Vers 1349, lorsque l’on découvre le gamay, nouveau cépage, les réactions de mécontentement se multiplient : le nouveau plant, très productif, risque en effet de compromettre la qualité des vins de Bourgogne[12]. En 1395, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi décida d’améliorer la qualité des vins et interdit la culture du gamay au profit du pinot noir dans ses terres[13]. Cet ordre, renouvelé plusieurs fois ce qui fait douter de son efficacité, n'empêche pas le gamay et d'autres cépages d'être massivement cultivés, notamment en-dehors des meilleures parcelles du coteau, produisant des vins de consommation courante. Au XVe siècle, l'actuelle Romanée-Conti est reprise par les moines de Saint-Vivant. En 1422, d'après les archives, les vendanges eurent lieu en côte de Nuits au mois d'août[14]. À la mort de Charles le Téméraire, le vignoble de Bourgogne fut rattaché au royaume de France, sous le règne de Louis XI.
Période moderne
modifierÀ la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle, la façon de faire le vin rouge évolue vers des cuvaisons plus longues, des vins plus colorés et corpulents, les élevages s'allongent, d'où des mises en vente qui se décalent de novembre jusqu'à février. En 1700, l'intendant Ferrand[n 3] rédigea un Mémoire de la Bourgogne pour l'instruction du dauphin Louis (qui avait le titre de duc de Bourgogne ; c'est le petit-fils de Louis XIV et le père de Louis XV), indiquant que dans le duché les vins les meilleurs provenaient des « vignobles [qui] approchent de Nuits et de Beaune »[15].
La feuille de Dole-Auxonne (publiée en 1762) de la carte de Cassini indique que le vignoble de Vosne couvre alors le coteau, du sommet jusqu'à la route de Beaune à Dijon, de la dépression où coule le ruisseau de la Bornue (aujourd'hui canalisé) jusqu'à celle de la Vouge et le clos de Vougeot, sans s'étaler dans la plaine vers Flagey et Gilly, ni sur les pelouses sèches de l'arrière-côte[16]. En 1760, Louis-François de Bourbon-Conti, 6e prince de Conti[n 4], achète le climat de la Romanée (la future Romanée-Conti).
En 1778, Claude Courtépée et Edme Beguillet font l'éloge des vins de « Vone ou Vosne » : « Tête des vins de Bourgogne renommés dans toute l'Europe. Les climats les plus distingués (car il n'y a point de vins communs à Vône), sont sur le côteau au dessus de l'Eglise ; la Romanée de 4 journaux au Prince de Conti ; la Romanée de St. Vivant à ce Prieuré & à différens Particuliers ; le Richebourg très-étendu à plusieurs Propriétaires ; le clos des Varoilles de 4 journaux à M. Jacquinot de Chasan : d'un autre côté la grande Rue dont 3 journaux en une pièce, à M. Lami de Samerey ; la Tache, dont 4 journaux & demi en une pièce, à M. le Président de Bevy[n 5], & le reste à d'autres ; le Malconsort esserté vers 1612, les Echesaux & les Beaumont, au finage de Flagey. M. Jaquinot de Richemont est le 1er qui ait fait connoître la supériorité du vin de Vône sur les autres du Nuyton, vers 1680 »[17].
Période contemporaine
modifierDurant la Révolution française, les différentes propriétés aristocratiques et ecclésiastiques furent déclarées biens nationaux, saisies et progressivement vendues au profit de l'État.
XIXe siècle
modifierEn 1816, André Jullien met dans sa « première classe » la Romanée-Conti, le Richebourg, la « Romanée-de-Saint-Vivant » et la Tâche ; les autres vins de la commune de Vosne figurent en « deuxième classe » : « Vosne, à trois quarts de lieue de Nuits. Les vins de ce vignoble sont en général les plus fins et les plus délicats de la côte Nuitonne. Les premières cuvées, après celles de la Romanée-Conti, de Richebourg et de la Tâche, qui figurent dans la première classe, sont celles dites les Echezeaux et la Grande-Rue ; elles suivent immédiatement et différent peu en qualité des vins de la Tâche et de la Romanée-de-Saint-Vivant. Les autres vignes, connues sous le nom de premières cuvées, suivent de près les deux que je viens de nommer »[18]. En 1831, il est indiqué que « Vosnes » compte un total de 152 hectares et 25,1 ares plantés de noiriens (le pinot noir), mais aussi 54 ha et 84,8 ares de gamays (produisant du vin ordinaire, à l'est de la route) ; de même pour Flagey-lez-Gilly avec d'une part 66 ha et 34,15 ares de noiriens, d'autre part 20 ha et 84,95 ares de gamays[19]. Dans les décennies 1830 et 1840, la pyrale se multiplie et ses chenilles dévorent les feuilles de la vigne. Elle est suivie à partir de 1850 d'une maladie cryptogamique, l'oïdium[20], un champignon qui se développe sur les feuilles : les viticulteurs luttent contre lui depuis 1854 en aspergeant les vignes de soufre utilisé contre fongicide (soufrage).
En 1855, Jules Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier proposent un classement plus précis, mentionnant que « les vins de Flagey se rapprochent sous tous les rapports des vins de Vosne, avec lesquels ils sont confondus par le commerce aussi bien que par les amateurs » :
- sur Flagey-lez-Gilly :
- en « tête de cuvée » : les Grands-Eschezeaux (9 ha et 14,45 a) ;
- en « première cuvée » : En Orveau (9 ha et 92,1 a), les Poulaillères (6 ha et 80 a), les Murs-du-Clos, les Eschezeaux-du-Dessus (3 ha et 55,3 a), les Achausses (3 ha et 43,82 a), les Cruots (3 ha et 28,95 a), les Champs-Traversins (3 ha et 58 a), les Rouges-du-Bas (3 ha) et les Beaux-Monts-Bas (5 ha et 69,75 a) ;
- en « deuxième cuvée » : clos Saint-Denis (un ha et 80,25 a), les treux (4 ha et 89,3 a), les Quartiers-de-Nuits (2 ha et 58,4 a) et les Violettes (un ha et 36,25 a) ;
- en « troisième cuvée » : les Portefeuilles (un ha et 36,7 a) ;
- sur Vosne :
- en « tête de cuvée » : Romanée-Conti (un ha et 83,5 a), les Richebourg (4 ha et 93,45 a), la Tache (un ha et 40,5 a) et la Romanée (83,45 a) ;
- en « première cuvée » : Romanée-Saint-Vivant (9 ha et 54,3 a), les Gaudichots (5 ha et 79,65 a), les Malconsorts (5 ha et 94,65 a), la Grande-Rue (un ha et 32,95 a), les Varoilles-sous-Richebourg (3 ha et 6 a), les Beaux-Monts (2 ha et 42,3 a), Combe-Brulée (un ha et 62,25 a), Aux Brulées (3 ha et 88 a) et les Suchots (16 ha et 12,1 a) ;
- en « deuxième cuvée » : Aux Chaumes (7 ha et 32,25 a), les Reignots (un ha et 66,95 a), les Hautes et Basses-Maizières (5 ha et 5,35 a), Clos-Réas (2 ha et 16,15 a) et Aux Réas (9 ha et 68,8 a) ;
- en « troisième cuvée » : Aux Raviottes, Au-dessus de la Rivière, les Jacquines, Parantoix, Aux Petits-Monts, Bossières, Aux Champs-Perdrix, Aux Genevrières, Aux Communes, Champ-Goudin, Vigneux, Aux Ormes et Aux Jachées ;
- en « quatrième cuvée » : Aux Saules, la Folie, Près-de-la-Folie, la Croix-Blanche, etc.[21].

En 1861, le Comité d'agriculture de l'arrondissement de Beaune, préparant l'Exposition universelle de 1862, refait le classement, en trois catégories :
- à Vosne :
- 1re classe : Aux Brulées (3 hectares et 87,7 ares), les Beaux-Monts (2 ha et 43,3 a), hauts des Suchots (6 ha), Romanée-St-Vivant (9 ha et 54,3 a), le bas des Petits-Monts, les Verroilles ou Richebourg (3 ha et 5,95 a), les Richebourg (4 ha et 93,45 a), la Romanée-Conti (un ha et 80,5 a), la Romanée (83,45 a), le bas d'Aux Reignots, les Gaudichots (5 ha et 79,65 a), la Grande Rue (un ha et 32,95 a), la Tâche (un ha et 40,05 a), aux Malconsorts (5 ha et 94,65 a) ;
- 2e classe : Hauts-Beaux-Monts (3 ha et 80,5 a), la Combe-Brulée (4 ha et 62,25 a), bas des Suchots (7 ha), Hautes-Maizières (2 ha et 64,3 a), Derrière le Four (un ha et 0,65 a), la Croix-Rameau (63,35 a), la majorité des Petits-Monts (3 ha et 70,75 a), Cros Parantoux (un ha et 0,15 a), le haut d'Aux Reignots (un ha et 67,95 a), le haut des Damaudes, Au-dessus des Malconsorts (un ha et 7,5 a), les Chaumes (7 ha et 25,3 a), clos des Réas (2 ha et 15,75 a), aux Réas (9 ha et 78,55 a), une partie des Jacquines, le haut des Raviolles ;
- 3e classe : Vigneux (3 ha et 58,9 a), Basses-Maizières (2 ha et 39,35 a), les Chalandins (4 ha et 59,75 a), aux Ormes (4 ha et 82,35 a), Bossières (2 ha et 8,7 a), aux Jachères (un ha et 58,75 a), aux Saules (2 ha et 24,15 a), Pré-de-la-Folie (3 ha et 96,8 a), Champs-Gondins (2 ha et 34,6 a), la Colombière (4 ha et 30,65 a), aux Communes (7 ha et 34,55 a), aux Genaivrières (2 ha et 91,4 a), Village de Vosne (3 ha et 17,3 a), les Barreaux (4 ha et 68,75 a), Champs-de-Perdrix (4 ha et 13,25 a), le bas des Damaudes (2 ha et 47,45 a), une partie d'Aux Réas, l'autre partie des Jacquines (3 ha et 52,35 a), le bas des Raviolles (5 ha et 98,3 a), la Croix-Blanche (3 ha et 75,45 a), le Dessus de la Rivière (4 ha et 40,15 a) et la Fontaine de Vosne (2 ha et 77,75 a) :
- à Flagey-les-Gilly :
- 1re classe : haut d'En Orveaux, les Grands-Echezeaux (9 ha et 14,45 a), nord des Treux (4 ha et 89,3 a), clos Saint-Denis (un ha et 80,25 a), les Cruots ou Vignes Blanches (3 ha et 28,95 a), partie des Beaux Monts-Bas (5 ha et 49,75 a), les Rouges-du-Bas (3 ha et 99,55 a), Champs-Traversins (3 ha et 58 a), les Poulaillières (5 ha et 21,2 a), Echezeaux du Dessus (3 ha et 55,3 a), les Loachausses (3 ha et 75,45 a) ;
- 2e classe : les Rouges de Dessus (2 ha et 50,95 a), bas d'En Orveaux (9 ha et 72,1 a), sud des Treux, partie des Beaux Monts-Bas, Beaux Monts-Hauts (un ha et 57,5 a), une parcelle des Rouges-du-Bas, Maizières-Hautes (un ha et 43,15 a), les Quartiers-de-Nuits (2 ha et 58,4 a) ;
- 3e classe : les Violettes (un ha et 36,25 a), les Portefeuilles ou Murailles-du-Clos (un ha et 87,7 a), les Chalandins (3 ha et 17,5 a) et Maizières-Basses (2 ha et 49,65 a)[23]. En 1866, la commune de Vosne obtient le droit de rajouter le nom de son cru le plus réputé pour devenir Vosne-Romanée. En 1886, Flagey-les-Gilly fait de même avec le sien, devenant Flagey-Echézeaux.

Le millésime 1865 a donné des vins aux teneurs naturelles en sucres très élevées et des vendanges assez précoces[14]. En 1866, la commune de Vosne obtient l'autorisation de rajouter à son nom celui d'un de ses crus, devenant Vosne-Romanée[24]. En 1869, la Romanée-Conti est reprise par un négociant, Jacques-Marie Duvault-Blochet, ancêtre du propriétaire actuel, Aubert de Villaine[11]. Durant la guerre franco-allemande de 1870, le village est incendié le en marge de la bataille de Nuits, ne laissant debout que le château du XVIIIe siècle et une maison du XVIe siècle[25]. Puis arrive le phylloxéra, un puceron venu d'Amérique du Nord, qui touche la Côte-d'Or à partir de 1878 (repéré à Meursault, puis la même année au jardin botanique de Dijon et à Norges-la-Ville), se répandant ensuite, entraînant à terme la mort de la totalité des vignes. La seule parade trouvée fut de replanter avec greffage sur des pieds américains, autorisé en Bourgogne à partir de 1887[26]. En 1878, une nouvelle maladie cryptogamique, le mildiou, est identifiée dans le Bordelais, venant elle-aussi d'Amérique du Nord et contaminant rapidement tous les vignobles européens ; le traitement avec du sulfate de cuivre (la bouillie bordelaise) est proposé en 1885. Enfin, en 1886, c'est au tour du black rot (la pourriture noire) d'arriver[27], traité au fongicide. La crise phylloxérique transforme le vignoble : le provignage est abandonné, les plantations sont faites en rangs avec désormais un palissage sur fils de fer, et non plus en foule sur piquets[28], d'où une densité plus faible, et la possibilité d'y faire passer un cheval (pour traiter et labourer).
XXe siècle
modifierEn 1909, la « Coopérative de production et de vente de Vosne-Romanée » est fondée[29], ce qui va initier d'autres créations en Côte-d'Or (Chambolle puis Morey-Saint-Denis et Brochon ouvrent les leurs en 1911, Gevrey et Nuits en 1912, Pommard en 1920, Marsannay-la-Côte en 1929 et Orches en 1957)[30]. Le mildiou provoqua un désastre considérable en 1910.
Les noms des différents climats de Vosne étant vendeurs, ils sont parfois revendiqués pour des vins produits avec des raisins ayant poussé dans le voisinage. En application de la loi du , la délimitation des aires de production est confiée à la justice[31]. En conséquence, l'arrêt du tribunal civil de Beaune du , puis celui de la cour d'appel de Dijon du , condamnent Étienne Camuzet (qui était maire de Vosne-Romanée de 1900 à 1929 et député de 1902 à 1932), pour avoir déclaré les vins de son climat « Les Chaumes » (84,36 hl de la récolte 1919 et 83 hl de 1920) sous le nom « de la Montagne et de la Romanée-Conti », créant ainsi une confusion avec la Romanée-Conti (les plaignants étaient Chambon et Gaudin de Villaine)[32].
L'appellation d'origine contrôlée (AOC) « Vosne-Romanée » fut créée par décret du [33], en même temps (les deux décrets sont distincts, mais de la même date) que les appellations « Romanée-Saint-Vivant, Richebourg, Romanée-Conti, Romanée et La Tâche ». La mention « premier cru » est autorisée provisoirement à partir de 1943[34].
Au début des années 1940, la Romanée-Conti demeurait le seul vignoble bourguignon à posséder encore des vignes d'avant le phylloxéra (des vignes francs de pied, pas greffés), mais les ceps âgés ne produisaient plus guère de vin ; c'est pourquoi en 1945, ce vignoble fut entièrement replanté (ainsi pas de récolte entre 1946 et 1951)[11]. Apparition de l'enjambeur dans les années 1960-1970, qui remplacent le cheval. Les techniques en viticulture et œnologie ont bien évolué depuis 50 ans (vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique…). La définition de l'AOC évolue, par les décrets du (les vins des Échezeaux et Grands-Échezeaux peuvent être déclassés en vosne-romanée premier cru), du (le rendement maximum passe à 40 hl/ha), du et du . En 1989, l'extension de la Romanée-Saint-Vivant au lieu-dit « La Croix-Rameau » est refusé[35].
XXIe siècle
modifierAvec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance, des vendanges très précoces qui ne s'étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d'après les archives[14]. Le cahier des charges de l'appellation a été modifié en octobre 2009[36], en novembre 2011[37] et en décembre 2024[3].
Étymologie
modifierLe nom de l'appellation est celui du village éponyme. Il a varié durant le Moyen Âge : en 630 in pago Belnensi […] villa que Vaona dicitur (« dans le pays de Beaune… le village que l'on appelle Vaona », dans la chronique de Bèze, folio 25 verso), en 1131 Veone (La Bussière, H 526), en 1180 Voona (Cîteaux, H 494), en 1231 apud Voonem (Saint-Vivant, H 700), en 1276 Woone, en 1333 « Vohonne », avant de se fixer en 1508 sur « Vosne » avec une variante « Vosnes » en 1657[38]. Le mot celtique vidu signifie un bois, complété du suffixe -ana pour désigné un lieu[39].
Par le décret impérial (sous Napoléon III) du , la commune de Vosne est autorisée à rajouter le nom de son cru le plus prestigieux, la Romanée (qui est nommée Romanée-Conti depuis 1794 ; le climat voisin de la Romanée s'appelait « Aux Échanges » avant 1827)[40], à son propre nom, devenant ainsi « Vosne-Romanée »[24].
Vignoble
modifierAire d'appellation
modifier| Images externes | |
| Carte de l'aire d'appellation du vosne-romanée, indiquant les différents climats | |
| Cartes cadastrales de l'appellation | |
| Orthophotos du parcellaire de l'AOC | |
Le vignoble produisant le vosne-romanée est situé sur les communes de Vosne-Romanée et de Flagey-Echézeaux en Côte-d'Or.
La surface totale classée dans l'aire d'appellation est de 158 hectares et 38,41 ares (y compris 24 ha & 92,1 ares sur Flagey-Echézeaux, mais sans compter les surfaces classées en grand cru), dont 59 ha et 60,97 ares en premier cru[41]. En 2023, la superficie en production était de 146,63 hectares dont 91,04 ha sont classés en appellation village et 55,59 ha en premier cru[2]. Sa production représente alors 7 504 hl, dont 4 785 hl en appellation village et 2 719 hl avec une dénomination premier cru[2].
Climats en grand cru
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Le vignoble abrite huit appellations grands crus qui sont parmi les plus réputées et les plus chères du vignoble de Bourgogne. Leur production moyenne est de 900 hl par an sur 27,11 hectares :
- sur Flagey-Echézeaux :
- échezeaux (37,69 hectares) ;
- grands-échezeaux (9,14 hectares) ;
- sur Vosne-Romanée :
- richebourg (8,03 hectares[42]) ;
- romanée-saint-vivant (8,71 hectares[42]) ;
- la-romanée (0,84 hectare[42]) – en monopole ;
- romanée-conti (1,63 hectare)[43] – en monopole ;
- la-grande-rue (1,65 hectare[42]) – en monopole ;
- la-tâche (6,06 hectares[42]) – en monopole.
Fait rare en Bourgogne, quatre de ces grands crus sont des monopoles (un seul propriétaire). Les autres (Échezeaux, Grands-Échezeaux, Romanée-Saint-Vivant et Richebourg) sont, comme la plupart des grands crus de Bourgogne, divisés entre plusieurs propriétaires.
Climats en 1er cru
modifierLe nom de l'appellation sur les déclarations comme sur l'étiquette peut être suivi du nom du climat (lieux-dits)[n 6] sur lequel le vin a été produit.
Plusieurs de ces climats sont classés comme premiers crus, à condition de respecter les critères spécifiques fixés par le cahier des charges pour l'ensemble de ces climats. Pour eux, l'étiquette peut porter juste après le nom de l'appellation la mention soit « premier cru », soit premier cru suivi du nom d'un des climats, en caractères de la même taille que ceux du nom de l'appellation. Quatorze climats bénéficient de l'appellation vosne-romanée complétée par une des dénominations premiers crus, dont onze sur la commune de Vosne-Romanée, deux sur la commune de Flagey-Echézeaux et un à cheval sur les deux communes :
- commune de Vosne-Romanée :
- Au-Dessus des Malconsorts ;
- Aux Brûlées (« Aux Brûlées » et une partie de « La Combe Brûlée ») ;
- Aux Malconsorts ;
- Aux Raignots ;
- Clos des Réas (en quasi-totalité) ;
- Cros Parantoux ;
- La Croix Rameau ;
- Les Chaumes (en quasi-totalité) ;
- Les Gaudichots (quelques parcelles sur « Les Gaudichots ou la Tâche ») ;
- Les Petits Monts ;
- Les Suchots ;
- commune de Flagey-Echézeaux :
- En Orveaux (en partie) ;
- Les Rouges (une partie de « Les Rouges du Dessus ») ;
- sur les deux communes :
- Les Beaux Monts (regroupant « Les Beaux Monts Hauts » et « Les Beaux-Monts Bas » sur Flagey, ainsi que « Les Hauts Beaux Monts » et « Les Beaux Monts » sur Vosne)[3].
Autres lieux-dits
modifierD'autres lieux-dits cadastrés peuvent figurer sur l'étiquette, mais en caractères de taille moitié moindre que ceux du nom de l'appellation :
- Au-Dessus de la Rivière ;
- Aux Champs Perdrix ;
- Aux Communes ;
- Aux Genaivrières ;
- Aux Jachées ;
- Aux Ormes ;
- Aux Raviolles ;
- Aux Réas ;
- Aux Saules ;
- Bossières ;
- Champs Goudins ;
- La Colombière ;
- La Croix Blanche ;
- La Montagne ;
- Le Pré de la Folie ;
- Les Barreaux ;
- Les Beaux Monts Hauts Rougeots ;
- Les Chalandins ;
- Les Damaudes ;
- Les Jacquines ;
- Les Violettes ;
- Maizières Basses ;
- Maizières Hautes ;
- Porte-Feuilles ou Murailles du Clos ;
- Vigneux ;
- Village[4].
Géologie et orographie
modifierSols calcaires mêlés à des marnes argileuses, sols profond d'une dizaine de centimètres à 1 mètre. Exposé au levant.
Climatologie
modifierLe climat bourguignon est un climat tempéré océanique à légère tendance continentale ; l'ensoleillement annuel a été de 1 890 heures (moyenne 1991-2020 à Dijon-Longvic)[1]. Comme ailleurs, le changement climatique est notable, avec des températures en hausse et des précipitations tombant plus souvent lors d'évènements météorologiques brutaux.
La station météorologique de Marsannay-la-Côte (à 280 mètres d'altitude, à la sortie sud de la commune : 47° 16′ 00″ N, 4° 59′ 12″ E)[44], quelques kilomètres plus au nord, est représentative du climat au bas du coteau viticole.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 5,7 | 7,7 | 12,6 | 16,4 | 20,6 | 24,7 | 27,1 | 26,7 | 22 | 16,1 | 9,8 | 6,3 | 16,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 2,8 | 4 | 7,8 | 11,1 | 15,2 | 19,1 | 21,3 | 20,8 | 16,6 | 11,8 | 6,6 | 3,5 | 11,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −0,1 | 0,2 | 3,1 | 5,9 | 9,9 | 13,5 | 15,5 | 15 | 11,2 | 7,6 | 3,4 | 0,6 | 7,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec gel | 16,7 | 14,4 | 6,5 | 1,3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 6,3 | 14,2 | 60,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 66,8 | 53,8 | 55,9 | 60,4 | 75,3 | 70,5 | 65 | 61 | 60,9 | 75 | 84,1 | 74,3 | 803 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Encépagement
modifierLe cahier des charges de l'appellation autorise pour faire du vosne-romanée le pinot noir N[n 1] comme cépage principal, ainsi que le chardonnay B, le pinot blanc B et le pinot gris G comme « cépages accessoires » (limités à 15 % de l'encépagement)[3].
Il est constitué de petites grappes denses, en forme de cône de pin[46] composées de grains ovoïdes, de couleur bleu sombre[46]. C'est un cépage délicat, qui est sensible aux principales maladies et en particulier au mildiou, au rougeot parasitaire, à la pourriture grise (sur grappes et sur feuilles), et au cicadelles[47]. Ce cépage, qui nécessite des ébourgeonnages soignés, a tendance à produire un nombre important de grapillons[47]. Il profite pleinement du cycle végétatif pour mûrir en première époque. Le potentiel d'accumulation des sucres est élevé pour une acidité juste moyenne et parfois insuffisante à maturité. Les vins sont assez puissant, riches, colorés, de garde[48]. Ils sont moyennement tanniques en général.
Méthodes culturales
modifierTravail manuel
modifierCe travail commence par la taille, en « Guyot simple », avec une baguette de cinq à huit yeux et un courson d'un à trois yeux[49]. Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations. Puis vient le pliage des baguettes. Éventuellement, après le pliage des baguettes, une plantation de nouvelles greffes est réalisée. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements[49]. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. La vendange en vert est pratiquée de plus en plus dans cette appellation. Cette opération est faite dans le but de réguler les rendements et surtout d'augmenter la qualité des raisins restants[49]. Pour finir avec le travail manuel à la vigne, se réalise l'étape importante des vendanges.
Travail mécanique
modifierL'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments, réalisé lorsque les sarments sont tirés et mis au milieu du rang ; de trous faits à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants, en vue de planter des greffes au printemps ; de labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes ; de désherbage fait chimiquement pour tuer les mauvaises herbes ; de plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.) et certains insectes (eudémis et cochylis)[49] ; de plusieurs rognages consistant à reciper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage ; de vendanges mécaniques, réalisées avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.
Rendements
modifierLe rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 50 hectolitres par hectare. Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 58 hl/ha. Les premiers crus sont quant à eux limités respectivement à 48 et 56 hl/ha[3].
Vins
modifierLes vins produits sur l'aire d'appellation du vosne-romanée peuvent être repliés[n 7] en appellations bourgogne côte-d'or, bourgogne ou coteaux-bourguignons.
Volumes
modifierLes données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes, sont[2] :
| Année | vosne-romanée (village) | vosne-romanée 1er cru | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2022 | 93 | 4 327 | 46 | 53 | 2 350 | 44 |
| 2023 | 91 | 4 785 | 53 | 56 | 2 719 | 49 |
| 2024 | 92 | 1 621 | 18 | 53 | 1 049 | 20 |
Jusqu'en 2022, le service des Douanes publiait les données pour chaque 1er cru séparément, ce qui a nécessité d'en masquer les valeurs pour deux climats (Cros Parantoux et Clos des Réas), trop modestes. Les données de 2022 sont dès lors probablement légèrement sous-estimées.
Le millésime 2024 a des rendements faibles à cause des aléas climatiques[50].
Titre alcoométrique volumique
modifierGastronomie
modifierLa robe est d'un rubis pur. Au nez, les arômes évoquent la fraise, la framboise, la myrtille, le cassis, le cuir. La bouche est tannique, puissante, veloutée.
S'accorde bien avec de la viande rouge, du gibier à plumes, de la volaille rôtie, du fromage fort...
Se sert entre 14 et 16 °C. Un vosne-romanée se garde entre cinq et quinze ans.
Économie
modifierStructure des exploitations
modifierIl existe des domaines de tailles différentes. Ces domaines mettent tout ou une partie de leurs propres vins en bouteilles et s'occupent aussi de le vendre. Les autres, ainsi que ceux qui ne vendent pas tous leurs vins en bouteilles, les vendent aux maisons de négoce.
Les maisons de négoce achètent leurs vins, en général, en vin fait (vin fini) mais parfois en raisin ou en moût[51]. Elles achètent aux domaines et passent par un courtier en vin qui sert d'intermédiaire moyennant une commission de l'ordre de 2 % à la charge de l'acheteur.
Commercialisation
modifierLa commercialisation de cette appellation se fait par divers canaux de vente : dans les caveaux des viticulteurs, dans les boutiques des négociants, chez un exportateur, ou dans les cafés, hôtels et restaurants (CHR).
Producteurs de l'appellation
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- ↑ François-Antoine Ferrand (1657-1731), fut l'intendant de la généralité de Bourgogne de janvier 1694 à juin 1705.
- ↑ La maison de Conti (de Conty, village de Picardie) est la branche cadette de la maison de Condé, elle-même cadette de celle de Bourbon : elle fait donc partie de la famille royale ; l'aîné a le rang de prince du sang, avec le qualificatif d'altesse sérénissime. Louis-François de Bourbon-Conti meurt en 1776, laissant le titre à son fils Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti, 7e et dernier prince de Conti, mort en 1814.
- ↑ Louis-Philibert-Joseph Joly de Bévy (1736-1822) est le président d'une des chambres du parlement de Bourgogne à partir de 1777.
- ↑ Une carte détaillée des différents climats du vignoble de Bourgogne est disponible sur le site https://bourgogne-maps.fr/ ; une carte moins complète (sans les climats des appellations régionales) est consultable à l'adresse https://www.climats-bourgogne.com/fr/carte_14.html
- ↑ Repli : commercialisation d'un vin bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée sous une appellation plus générale à laquelle il peut prétendre ; cf. « directive INAO-DIR-2019-02 » [PDF], sur inao.gouv.fr, .
Références
modifier- 1 2 « Normales et records 1991-2020 de la station de Dijon-Longvic », sur infoclimat.fr.
- 1 2 3 4 5 6 7 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « VOSNE-ROMANEE » » [PDF], homologué par l'arrêté du et publié au JORF du .
- 1 2 « Vosne-Romanée », sur vins-bourgogne.fr.
- ↑ Roger Dion, Histoire de la vigne et du vin en France, des origines au XIXe siècle, Paris, CNRS Éditions, (1re éd. 1959), 768 p. (ISBN 978-2-271-06952-8).
- ↑ Pierre Forgeot, Origines du vignoble bourguignon, Paris, Presses universitaires de France, , 94 p. (BNF 35172245).
- ↑ Gaston Roupnel, Histoire de la campagne française, Paris, Grasset, (réimpr. 1943, 1955, 1974 et 1984), 432 p. (BNF 31255764).
- ↑ Jean-Pierre Garcia, Sébastien Chevrier, Alexa Dufraisse, Marion Foucher et Ronan Steinmann, « Le vignoble gallo-romain de Gevrey-Chambertin « Au-dessus-de Bergis », Côte-d’Or (Ier-IIe s. ap. J.-C.) : modes de plantation et de conduite de vignes antiques en Bourgogne », Revue archéologique de l'Est, t. 59, no 2, , p. 505-537 (lire en ligne).
- ↑ Hubert Duyker (édition "Fernand Nathan") : Grands vins de Bourgogne (Page 76 : Vosne-Romanée)
- ↑ Jean-François Bazin, Histoire du vin de Bourgogne, Paris, J.-P. Gisserot, coll. « Gisserot-Bourgogne », , 124 p. (ISBN 2-87747-669-3, lire en ligne), p. 12-14.
- 1 2 3 Hubert Duyker, Grands vins de Bourgogne : Chablis, Côte d'Or, Chalonnais, Mâconnais, Beaujolais, Paris, Fernand Nathan, , 199 p. (ISBN 2-09-284-562-4), p. 79.
- ↑ « Histoire du vignoble de Vosne-Romanée », Musée des boissons et de la sommellerie
- ↑ Bazin 2002, p. 21-22.
- 1 2 3 « Le millésime 2003 en Bourgogne », La Revue du vin de France, no 482, , p. 109.
- ↑ François-Antoine Ferrand, Mémoire sur le duché de Bourgogne, 1697 et 1700, 633 et 573 p., vol. I sur Gallica et vol. II sur Gallica. Six exemplaires sont conservés à la bibliothèque municipale de Dijon, sous les cotes ms 724, 725, 726, 792, 1051 et 1064 ; il a été réédité et analysé : Antoine François Ferrand et Daniel Ligou, L'Intendance de Bourgogne à la fin du XVIIe siècle : mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne, Paris, CTHS, , 646 p. (ISBN 2-7355-0127-2).
- ↑ « Carte de Cassini centrée sur Vosne » sur Géoportail.
- ↑ Claude Courtépée et Edme Beguillet, Description historique et topographique du duché de Bourgogne : précédée de l'abrégé historique de cette province, Dijon, chez Causse, 1774-1785, 7 volumes (BNF 30281049), p. 226-227, lire en ligne sur Gallica (tome III).
- ↑ André Jullien, Topographie de tous les vignobles connus, suivie d'une classification générale des vins, Paris, Mme Huzard : L. Colas, , 566 p. (BNF 30667644), p. 108-110, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Denis Morelot, Statistique de la vigne dans le département de la Côte-d'Or, Dijon, Victor Lagier, , 286 p. (BNF 30979367), p. 47, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Bourgogne : Côte de Beaune, Paris, La Revue du vin de France et Le Figaro, coll. « vins de France et du monde », , 96 p. (ISBN 978-2-8105-0065-9), « L'histoire », p. 26.
- ↑ Jules Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier, Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte-d'Or, Paris, Dusacq, , 244 p. (BNF 30753866, lire en ligne), p. 112-115.
- ↑ Casper, Marc et Bonnamas 1861, p. 57. carte au 1/20 000 (réimpression de 1927), lire en ligne sur Gallica.
- ↑ A. Casper et E. Marc (ill. Lucien Bonnamas), Plan statistique des vignobles produisant les grands vins de Bourgogne : classés séparément pour chaque commune de l'arrondissement de Beaune suivant le mérite des produits par les soins du comité d'agriculture de cet arrondissement, Beaune, Ed. Batault-Morot, , 50 p. (BNF 33540009), p. 38-40, lire en ligne sur Gallica.
- 1 2 Décret impérial du , publié au JORF du p. 444, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Hubert Duyker, Grands vins de Bourgogne : Chablis, Côte d'Or, Chalonnais, Mâconnais, Beaujolais, Paris, Fernand Nathan, , 199 p. (ISBN 2-09-284-562-4), p. 76.
- ↑ Alain Huetz de Lemps, « La vigne américaine au secours de l'Europe », Les Cahiers d'Outre-Mer, nos 179-180, , p. 469 (lire en ligne).
- ↑ François Delmotte et Olivier Jacquet, « Histoire des maladies de la vigne et de leur impact sur la filière viticole, ses normes et ses pratiques : regards croisés d'un biologiste et d'un historien » [PDF] (12e colloque de la Société française de phytopathologie, « Les Vendanges du Savoir » le 20 mai 2025 à Talence).
- ↑ « Culture de la vigne – Frise chronologique », sur archeologie-vin.inrap.fr (consulté le ).
- ↑ « Les Coopératives Viticoles en Bourgogne », sur nuiton-beaunoy.fr (consulté le ).
- ↑ « Dates de création des caves coopératives », sur cavescooperatives.fr.
- ↑ « Loi du 6 mai 1919 relative à la protection des appellations d'origine », publiée au JORF du .
- ↑ « Arrêt de la Cour d'appel de Dijon du 26 février 1923 », Annales des falsifications et des fraudes, no 177, , p. 377-381 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Décret du 11 septembre 1936 relatif à la définition de l'appellation contrôlée « Vosne-Romanée » », publié au JORF du p. 10234.
- ↑ « décret n° 2639 du 14 octobre 1943 concernant les vins à appellations contrôlées de la Bourgogne », article 9, p. 101 et 104, publié au JO de l'État français (le nom du JORF sous le régime de Vichy) du p. 2818-2820.
- ↑ Éric Vincent, « Les qualités du lieu dans les délimitations des appellations d'origine », Crescetis : revue internationale d'histoire de la vigne et du vin, no 1, (lire en ligne)
- ↑ « Décret n° 2009-1175 du 2 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Corton », « Corton-Charlemagne », « Charlemagne », « Côte de Beaune-Villages », « Chambertin », « Chambertin-Clos de Bèze », « Chapelle-Chambertin », « Charmes-Chambertin », « Griotte-Chambertin », « Latricières-Chambertin », « Mazis-Chambertin », « Mazoyères-Chambertin », « Ruchottes-Chambertin », « Romanée-Saint-Vivant », « Romanée-Conti », « La Romanée », « La Tâche », « Richebourg », « La Grande Rue », « Echezeaux », « Grands-Echezeaux », « Puligny-Montrachet », « Saint-Romain », « Volnay », « Vosne-Romanée » », publié au JORF no 0230 du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « VOSNE-ROMANEE » » [PDF] p. 75-89, homologué par le décret no 2011-1561 du publié au JORF du .
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France, t. 8 : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 516 p. (BNF 37326793), p. 433, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Marie-Hélène Landrieu-Lussigny et Sylvain Pitiot, Climats et lieux-dits des grands vignobles de Bourgogne : Atlas et Histoire des Noms de Lieux, Paris, Éditions de Monza & Éditions du Meurger, , 4e éd. (1re éd. 2012), 418 p. (ISBN 978-2-916231-58-7), p. 416.
- ↑ Landrieu-Lussigny et Pitiot 2025, p. 396-397.
- ↑ Jean-François Bazin, Le vin de Bourgogne, Paris, Dunod, , 263 p. (ISBN 978-2-10-058518-2), p. 246-247.
- 1 2 3 4 5 Site du BIVB : Grand cru de vosne-romanée
- ↑ Le Figaro et La revue du vin de france (2008) : Vins de France et du monde (Bourgogne : Côte de Nuits) : Page 16 (Le vignoble)
- ↑ « 21390001 – MARSANNAY LA COTE – LES CRAIS » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
- ↑ « Fiche 21390001 Marsannay-la-Côte » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr/
- 1 2 Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Pinot noir », p. 12
- 1 2 Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France ENTAV, Éditeur
- ↑ Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Pinot noir », p. 13
- 1 2 3 4 Conduite et gestion de l'exploitation agricole, cours de viticulture du lycée viticole de Beaune (1999-2001). Baccalauréat professionnel option viticulture-œnologie.
- ↑ « Vins de Bourgogne- Une récolte 2024 plus modeste avec des volumes en baisse mais une qualité exceptionnelle - Toute l'actualité de Beaune et du Pays Beaunois gratuite en un 1 clic », sur Info-Beaune.com (consulté le ).
- ↑ Le Figaro et La Revue du Vin de France (2008) : Vins de France et du monde, Bourgogne : Côte de Beaune, (Le négoce), p. 24.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jacky Rigaux, Ode aux grands vins de Bourgogne : Henri Jayer, vigneron à Vosne-Romanée, Clémencey, Terre en vues, coll. « Les clés pour la Bourgogne », (1re éd. 1997), 155 p. (ISBN 978-2-916935-32-4).
- Carte des vins de Vosne-Romanée, Paris, éditions Benoît France, , carte au 1/11 111 de 40 × 30 cm (ISBN 978-2-84354-212-1).
- Édouard Krau, La vérité sur le vin et ses conséquences : sermon prononcé par l'abbé Krau en l'église de Vosne-Romanée le 28 janvier 1939 à l'occasion de la fête de Saint-Vincent, patron des vignerons, sur la demande des Chevaliers du Tastevin, Sainte-Marie, Azalées éd., , 39 p. (ISBN 978-2-36066-057-5).
Liens externes
modifier- « BOURGOGNE MAPS – Atlas interactif des vins de Bourgogne », sur bourgogne-maps.fr.
- « Localisation des climats de l'AOC vosne-romanée » [PDF], sur burgundy-report.com.
- « Vosne-Romanée AOP : modifications de l'aire parcellaire délimitée », sur terroirsdumondeeducation.com (consulté le ).