Youssef Badr

magistrat français

Youssef Badr, né le à Levallois-Perret[1], est un magistrat français, porte-parole du ministère de la Justice de 2017 à 2019[1].

Youssef Badr
En .
Fonctions
Coordonnateur de formation
École nationale de la magistrature
depuis le
Porte-parole du ministère de la Justice
-
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Youssef BadrVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École nationale de la magistrature (-)
Université Sorbonne-Paris-Nord (diplôme universitaire de technologie en carrières juridiques (d))Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Tribunal de grande instance de Paris (d) (-)
Tribunal de grande instance de Bobigny (d) (-)
Tribunal de grande instance de Meaux (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sport
Maître
Dany Cohen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Jeunesse et formation

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Né d'une mère femme de ménage et un père ouvrier dans le bâtiment, immigrés marocains arrivés en France à la fin des années 1970, Youssef Badr est l'avant-dernier d’une fratrie de cinq enfants[1]. Enfant, il se voyait avocat et rêvait d'étudier en école de commerce[1].

Youssef Badr est titulaire d'un diplôme universitaire de technologie en carrières juridiques obtenu à la faculté de Villetaneuse[1]. Après un premier échec à l'oral, il réussit le concours d'entrée à l'École nationale de la magistrature en et est nommé auditeur de justice en 2008[1].

Carrière

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À sa sortie de l'École nationale de la magistrature en 2010, Youssef Badr commence sa carrière comme substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Meaux[2].

En , il rejoint le parquet du tribunal de grande instance de Bobigny[3] en tant que référent sur les violences conjugales, puis intègre la division des affaires criminelles et de la délinquance organisée[1].

En , il est nommé substitut près le tribunal de grande instance de Paris[4], où il passe quelques mois à la section P12 (comparutions immédiates) avant d'intégrer la juridiction inter-régionale spécialisée[1].

En , Youssef Badr est nommé premier substitut à l'administration publique centrale et devient le porte-parole du Ministère de la justice sous Nicole Belloubet lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, poste qu'il occupe pendant deux années[5],[6].

Il quitte le poste de porte-parole de la Chancellerie le [7] pour être détaché auprès de l'École nationale de la magistrature en tant que coordonnateur de formation au pôle « communication judiciaire »[8],[9], poste qu’il occupe durant trois années.

En , il intègre le groupe de travail présidé par Élisabeth Guigou consacré à la présomption d'innocence. Le rapport est remis au ministre de la Justice le .

En , il est nommé premier vice-président adjoint au tribunal judiciaire de Bobigny[10].

Le , Youssef Badr est décoré chevalier de l’Ordre national du mérite[11].

En juin 2026, suite à la condamnation de six mois avec sursis d'Erik Tegnér, directeur du magazine de d'extrême droite identitaire Frontières, par le tribunal correctionnel de Bobigny en raison du « risque causé à autrui » à travers la divulgation d’informations personnelles concernant des avocats habitués au contentieux des étrangers, et leur lieu d’exercice, Youssef Badr fait l'objet d'attaques racistes et de menaces qui sont condamnées par le ministre de la justice Gérald Darmanin. Il porte plainte et doit annuler une rencontre universitaire pour ne pas « exposer les étudiants à un risque ». Selon Libération, Youssef Badr a été médiatisé avec la publication de son essai Pour une justice aux 1 000 visages, présenté comme un « plaidoyer pour l’égalité des chances dans le système scolaire. »[12].

Activité associative

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Youssef Badr parraine des étudiants des différents IUT de Seine-Saint-Denis depuis 2018. Il a été le parrain d’honneur de l’association « La Grande famille » qui parraine chaque année plusieurs étudiants issus de ces IUT (Bobigny, Villetaneuse et Saint-Denis)[13].

Avec d'autres personnes, il contribue à la création en de « la Courte Echelle », association destinée à lutter contre le décrochage universitaire[14].

Multiculturalisme

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Il est présenté par Marianne comme « un juge médiatique qui ne cache pas ses engagements politiques valorisant le multiculturalisme » et a accordé en 2024 un entretien au média qatari AJ+ appartenant au groupe Al Jazeera Media Network[15].

Filmographie

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  • 2009 : Permis de juger de Sarah Lebas. Youssef Badr apparaît et témoigne alors qu'il est en formation à l'École nationale de la magistrature[16].
  • 2016 : Un procureur sur la ville de Cyril Denvers. Youssef Badr apparaît dans le premier épisode de la série, consacré au tribunal de Bobigny.
  • 2019 : Rendre la justice de Robert Salis. Youssef Badr témoigne aux côtés d'une vingtaine de magistrats[17].

Ouvrages

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Contributions

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  • "Brèves réflexions sur la justice face aux réseaux sociaux", in Laurent Gamet (dir.) et Christophe André (dir.) (préf. Robert Badinter), Mélanges en l'honneur de Dany Cohen - Etats de droits, Paris, Dalloz, (ISBN 978-2-247-22394-7)[18].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Julie Brafman, « Youssef Badr, équilibrer la balance », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. ↑ Décret du 9 juillet 2010 portant nomination (magistrature)
  3. ↑ Décret du 20 juillet 2012 portant nomination (magistrature)
  4. ↑ Décret du 23 décembre 2015 portant nomination (magistrature)
  5. ↑ Décret du 4 décembre 2017 portant nomination (magistrature)
  6. ↑ Fadwa Miadi, « Youssef Badr, faites entrer le procureur », sur lecourrierdelatlas, (consulté le ).
  7. ↑ Julie Brafman, « Youssef Badr, équilibrer la balance », sur Libération (consulté le )
  8. ↑ Décret du 6 septembre 2019 portant détachement (magistrature)
  9. ↑ « Youssef Badr, le magistrat qui vient de loin », sur www.franceinter.fr, (consulté le ).
  10. ↑ https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046040531?init=true&page=1&query=Youssef+Badr&searchField=ALL&tab_selection=all
  11. ↑ legifrance, « Décret du 15 janvier 2025 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite » Accès libre, sur www.legifrance.gouv.fr, jorf n°0015 du 18 janvier 2025
  12. ↑ Sascha Garcia et AFP, Menacé depuis la condamnation du média identitaire «Frontières», le juge Youssef Badr annule une rencontre avec des étudiants à Reims, liberation.fr, 22 juin 2026
  13. ↑ « Youssef Badr, magistrat : « Je suis convaincu d’être un miraculé » », sur Le Monde,
  14. ↑ « Youssef Badr : « On peut être un excellent magistrat et n’avoir jamais mis les pieds au théâtre » », sur Le Monde
  15. ↑ Rachel Binhas, Après la condamnation du magazine de droite identitaire "Frontières", la crainte d'une "jurisprudence Tegnér", Marianne, 24 juin 2026
  16. ↑ « PERMIS DE JUGER », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. ↑ « Portrait de Youssef Badr », sur Rendrelajustice.com, (consulté le ).
  18. ↑ Mélanges en l'honneur de Dany Cohen - États de droits (ISBN 978-2-247-22394-7, lire en ligne)

Voir aussi

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