Éric Morain
Éric Morain, né en 1970 à Paris, est un avocat et essayiste français.
| Naissance | Paris |
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Avocat, essayiste |
| Période d'activité |
depuis 1997 |
| A travaillé pour |
Arche (depuis 2023) |
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Pénaliste au barreau de Paris de 1997 à 2022, il intervient dans de nombreux procès médiatisés, le plus souvent comme conseil de parties civiles : affaires de traite des êtres humains et de pédocriminalité, procès d'attentats aux côtés de la FENVAC, dossiers de cyberharcèlement. Il obtient en 2018 la libération de Michel Cardon, alors le plus ancien détenu de France.
Il est parallèlement connu pour la défense juridique des vignerons produisant du vin naturel, qu'il assiste dans leurs contentieux avec l'INAO et l'administration. La Revue du vin de France le désigne à ce titre personnalité de l'année en janvier 2021.
Il quitte le barreau fin 2022 et devient en janvier 2023 directeur adjoint des risques juridiques et de la responsabilité sociétale du groupe immobilier Arche. Il est l'auteur de deux essais, Plaidoyer pour le vin naturel (2019) et Il était un avocat (2026).
Biographie
modifierOrigines et formation
modifierÉric Morain naît en 1970 dans une famille de la moyenne bourgeoisie parisienne ; son père exerce dans la publicité et sa mère dans l'informatique[1].
Inscrit en première année de sciences économiques à l'université Paris II-Assas, il découvre le droit à la faveur d'un emploi étudiant de classement dans un cabinet spécialisé en droit immobilier[1]. Il obtient en 1995 un DEA d'histoire du droit et des idées politiques. Titulaire du CAPA en 1996, il prête serment et s'inscrit au barreau de Paris en 1997[2].
Carrière au barreau
modifierIl débute au cabinet de Jean-Marc Varaut, dont il devient associé en 2001, puis rejoint en 2004 le cabinet Carbonnier-Lamaze-Rasle[2],[3], où il crée le département pénal. À partir de 2005, il enseigne la procédure pénale, puis la pratique du droit de la presse, à l'École de formation du barreau de Paris, et intervient auprès des auditeurs de justice de l'École nationale de la magistrature à Bordeaux[4]. En 2000, il est le 9e secrétaire de la Conférence du stage du barreau de Paris[5],[2].
Actif sur les réseaux sociaux, il figure en 2019, aux côtés de Maître Eolas et de Maître Mô, dans une sélection d'avocats à suivre sur Twitter établie par le site Carrières-Juridiques[6], ainsi que dans la liste des « 30 avocats les plus puissants de France » du magazine GQ[7].
Départ du barreau et reconversion
modifierLe 26 août 2022, Éric Morain annonce quitter la profession d'avocat à la fin de l'année[8],[9]. Il plaide une dernière fois le 1er décembre 2022[10].
En janvier 2023, il devient directeur adjoint des risques juridiques et de la responsabilité sociétale des entreprises du groupe Arche[11],[12], groupe immobilier qui représente environ 10 % du marché français de l'ancien[13].
Installé en Touraine[14], il publie le 5 février 2026 Il était un avocat. Récits de justice et d'injustices, recueil de vingt récits tirés de sa carrière, dédié au juge Renaud Van Ruymbeke[15]. À cette occasion, il revient sur les affaires qui ont marqué son parcours, dont l'affaire Clearstream, qu'il décrit comme le tournant de sa carrière, et le procès de l'assassinat du père Jacques Hamel, déterminant dans sa décision d'arrêter[16].
Affaires judiciaires
modifierÉric Morain intervient dans de nombreux procès ayant reçu une large couverture médiatique, le plus souvent comme conseil de parties civiles.
Traite des êtres humains et pédocriminalité
modifierEn 1999, il défend Henriette Siliadin dans un procès reconnu comme l'un des premiers traitant d'esclavage moderne en France[17].
Il est avocat des neuf parties civiles au procès de l'École en bateau, qui aboutit à la condamnation de Léonide Kameneff pour viols et agressions sexuelles sur mineur de moins de quinze ans[18]. Sa plaidoirie est publiée en 2020 dans l'anthologie de Matthieu Aron Les Grandes Plaidoiries des ténors du barreau[19].
Terrorisme
modifierAvocat de la FENVAC, il défend des victimes du terrorisme dans les procès des attentats de Nice[20], de Magnanville et de Saint-Étienne-du-Rouvray[21].
Au procès de l'assassinat du père Jacques Hamel, tenu à Paris en février et mars 2022 devant la cour d'assises spéciale, il représente des parties civiles et souligne publiquement les « moments de grâce » de l'audience[22].
Violences sexuelles et cyberharcèlement
modifierIl défend plusieurs femmes victimes de violences sexuelles, dont « Christelle », deuxième femme à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan. Il définit ainsi son rôle : « je ne suis pas là pour faire pleurnicher sur ma cliente, mais pour être l'empêcheur de mentir en rond »[1],[23].
Il plaide aussi dans plusieurs dossiers de cyberharcèlement. Le 6 juillet 2018, il représente devant le tribunal correctionnel de Paris la journaliste Nadia Daam et l'ancienne actrice pornographique Nikita Bellucci au procès de leurs harceleurs, et voit dans les condamnations prononcées « un jugement qui va marquer les esprits »[24]. Il compte parmi ses clientes la secrétaire d'État Marlène Schiappa[25],[26].
En mars 2020, il est l'avocat de la chanteuse Hoshi lorsque celle-ci dépose plainte auprès du parquet de Paris pour harcèlement moral et sexuel « en meute », menaces de mort et de viol, injures aggravées et provocation à la haine, après une vague de propos lesbophobes en ligne. Il déclare alors que « le but de cette plainte, c'est à la fois d'y mettre fin, mais aussi d'identifier les auteurs »[27],[28].
Dans l'affaire de la Ligue du LOL, révélée en février 2019, il est l'avocat de la journaliste Iris Gaudin, l'une des cibles du groupe. Il soutient que le harcèlement en meute, réprimé depuis la loi du 3 août 2018, est caractérisé, les auteurs se connaissant et les cibles étant les mêmes[29]. L'enquête ouverte par le parquet de Paris est classée sans suite en février 2022, les faits étant pour l'essentiel prescrits[30].
La même année, il obtient pour des actrices le retrait de vidéos diffusées par le site pornographique Jacquie et Michel, dont il conteste le montage juridique : « on ne peut pas céder son image d'une manière totale et infinie », et « il y a une forme d'emprise de ceux qui savent face à celles qui ne savent pas ; en droit ça s'appelle un abus de confiance »[31].
En 2021, il assiste la négociante en vins Fleur Godart et la caviste belge Sandrine Goeyvaerts, qui portent plainte pour injures publiques, diffamation et injures sexistes publiques après la parution, en novembre 2020 dans une revue spécialisée, d'une caricature qu'elles jugent sexiste. La plainte n'aboutit pas devant les tribunaux[32].
Affaires militaires
modifierEn 2001, Éric Morain met en place un système de commissions d'office auprès du tribunal aux armées de Paris[4]. Il intervient ensuite dans plusieurs dossiers mettant en cause des membres de la Légion étrangère, tantôt en défense, tantôt pour des parties civiles.
En 2009, il assiste Ramesh Kumar Gurung, légionnaire népalais déclaré déserteur après une tuberculose contractée à l'issue de son instruction, dont les papiers ont été confisqués et le compte bancaire bloqué. Il obtient le déblocage du compte puis la régularisation de sa situation, estimant que « ce sont ces soldats là qui donnent leur vie pour la France, et on les traite de manière indigne »[33].
La même année, il défend un caporal roumain mis en examen pour « actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner » après le décès du légionnaire slovaque Josef Tvarusko, mort à Djibouti le 5 mai 2008 au cours d'un exercice, officiellement d'un coup de chaleur. Son client est placé sous contrôle judiciaire alors que le lieutenant mis en cause est incarcéré, ce qui, selon l'avocat, « illustre la hiérarchie des responsabilités » ; il juge la qualification des faits « excessive » et les témoignages « confus »[34]. Les faits sont requalifiés en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ; le procès s'ouvre à Paris le 17 septembre 2015[35] et se solde le 25 septembre par quatre condamnations avec sursis[36].
Il défend aussi Josafa De Mora Pereira, légionnaire brésilien du 2e régiment étranger d'infanterie mis en examen pour le meurtre de quatre personnes à Abéché, au Tchad, le 7 avril 2009. Celui-ci impute son geste aux brimades subies depuis son arrivée dans le pays[37]. Il meurt à l'hôpital le 31 août 2011 sans avoir été jugé, ce qui éteint l'action publique[38].
Il représente, comme partie civile, un légionnaire slovaque de 23 ans mutilé le 12 janvier 2008 au camp de Frasselli, en Corse, par un sergent instructeur qui a tiré à bout portant des balles à blanc entre ses jambes pour le punir d'une désobéissance. Éric Morain met en cause le délai de plus de deux mois mis par la hiérarchie à signaler les faits au procureur : « La hiérarchie a attendu deux mois pour dénoncer les faits. Pourquoi, puisqu'il s'agit d'un "événement grave", comme indiqué dans les rapports ? »[39]. La chambre militaire du tribunal correctionnel de Bastia condamne le sous-officier à quatre ans de prison dont deux ferme, peine dont l'avocat estime qu'elle « prend la juste mesure de la faute »[40].
Droit de la presse et liberté d'expression
modifierIl intervient en appel puis devant la Cour de cassation aux côtés de l'avocat blogueur Maître Eolas, poursuivi en injure publique par l'Institut pour la justice pour un message publié sur Twitter en 2011. La chambre criminelle casse le 8 janvier 2019, sans renvoi, les condamnations prononcées en première instance et en appel, jugeant que les propos « exprimaient l'opinion de leur auteur sur un mode satirique et potache » et « n'excédaient pas les limites admissibles de la liberté d'expression dans un pays démocratique »[41],[42]. Éric Morain déclare être « monté sur le dossier » à la demande du défendeur[16].
Affaires politiques et financières
modifierEn 2016, il défend Agnès Saal, ancienne présidente de l'INA et du Centre Pompidou, poursuivie pour détournement de fonds publics après la révélation de ses frais de taxi. Deux comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité aboutissent, le 11 avril 2016 à Créteil, à 150 jours-amende de 30 euros, puis le 15 avril à Paris à trois mois de prison avec sursis et 3 000 euros d'amende. L'avocat y voit « une juste peine » et « la fin d'un long calvaire » pour sa cliente, tout en regrettant que « l'on ait maintenu deux procédures »[43],[44].
Lors de l'affaire Clearstream, il est l'avocat du général Philippe Rondot, qu'il assiste pendant ses 140 heures d'auditions[45].
Il défend Philippe Briand, ancien président de l'association de financement de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, au procès de l'affaire Bygmalion qui se tient en mai et juin 2021 devant le tribunal correctionnel de Paris[32],[46]. Il est également l'avocat du publicitaire Arnaud de la Villesbrunne, mis en examen le 5 juin 2021 dans le volet du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, le même jour que Mimi Marchand[47].
En septembre 2022, il assiste un ancien fonctionnaire de la DCRI mis en examen dans l'affaire dite de l'espionnage au PSG, dans laquelle plusieurs personnes sont soupçonnées d'avoir fait chanter le président du club, Nasser Al-Khelaïfi[48].
Libération de Michel Cardon
modifierEn août 2016, alors qu'il est en vacances en Corse, il découvre dans La Voix du Nord un article consacré à Michel Cardon, alors le plus ancien détenu de France, incarcéré depuis trente-huit ans sans avoir jamais reçu de visite[1],[49]. Il contribue à la médiatisation de son sort en publiant une lettre au détenu[50]. Il formule un recours en grâce auprès du président de la République ; Michel Cardon obtient une libération conditionnelle et sort de prison en juin 2018, après plus de quarante ans de détention[51].
France Inter consacre à ce dossier un épisode d'Affaires sensibles le 25 mai 2026, « Michel Cardon, un prisonnier aux oubliettes »[52].
Procès dit du gaz lacrymogène
modifierIl est l'avocat d'Alexander Samuel, de Josiane Clépier et de Christiane Blondin, poursuivis pour avoir procédé à des prélèvements destinés à documenter la composition des gaz lacrymogènes employés lors des manifestations des gilets jaunes[53]. Il plaide la relaxe ou la dispense de peine, rappelant qu'il « n'existe pas de jurisprudence » et qu'« il y a déjà eu des jugements pour administration de substance, mais jamais sur des prélèvements ». Les trois prévenus sont relaxés en septembre 2022[54].
Succession de Gérard de Villiers
modifierÉric Morain est l'exécuteur testamentaire de l'écrivain Gérard de Villiers, mort en 2013. La veuve de ce dernier conteste les conditions de la succession et accuse l'entourage de l'écrivain d'avoir profité de sa faiblesse pour s'approprier ses biens (bijoux, livres, objets, vin) et vider ses comptes[55]. Elle reproche notamment à Éric Morain d'avoir dérobé des dizaines de caisses de vin et de champagne, ce que celui-ci conteste[56]. L'affaire se conclut par un non-lieu en août 2023[57].
Défense du vin naturel
modifierÉric Morain défend plusieurs vignerons produisant des vins naturels, pour lesquels il obtient plusieurs décisions favorables[32].
Il entre en 2003 au capital d'Omnivore, société de promotion de la « jeune cuisine » fondée par le journaliste Luc Dubanchet. C'est lors des premiers festivals organisés par celle-ci, au Havre puis à Deauville, qu'il découvre le vin nature et rencontre le vigneron angevin Nicolas Réau, dont la cuvée L'Enfant terrible provoque chez lui ce qu'il décrit comme son « chemin de Damas ». Olivier Cousin lui demande ensuite de le représenter, ce qui marque le début de cette activité[58]. Il déclare en 2019 défendre « une centaine de vignerons indépendants », souvent pro bono[58],[32].
Contentieux viticoles
modifierEn juin 2014, il assiste le vigneron angevin Olivier Cousin, poursuivi pour avoir fait figurer la mention « Anjou » sur ses bouchons alors que ses vins étaient commercialisés en vin de France ; la cour d'appel d'Angers le condamne mais le dispense de peine[59],[32].
Il est également l'avocat d'Alexandre Bain, vigneron de Tracy-sur-Loire auquel l'INAO retire en septembre 2015 le droit d'utiliser l'appellation pouilly-fumé[60]. Le 26 mai 2017, le tribunal administratif de Dijon annule ce retrait, jugeant la sanction disproportionnée ; l'avocat y voit « une immense victoire pour tous les viticulteurs producteurs de vins bio et naturels qui se battent chaque jour contre un système absurde et bureaucratique »[61].
En 2019, il défend Sébastien David, vigneron de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, visé par un arrêté préfectoral ordonnant la destruction de 2 078 bouteilles d'une cuvée élevée sans soufre en raison de son taux d'acidité volatile. Le tribunal administratif d'Orléans rejette le 13 mai 2019 le référé-suspension tout en ordonnant un examen rapide au fond[62],[63].
Il intervient aussi dans le contentieux du classement des vins de saint-émilion de 2012, pour le compte du château Croque-Michotte : la justice administrative valide le classement en appel le 12 avril 2019[64], puis de nouveau en mars 2022 après renvoi du Conseil d'État, décision dont il juge la motivation « totalement incompréhensible »[65]. Il suit également le dossier du vigneron girondin Alain Déjean, concerné par l'arrachage de parcelles atteintes de flavescence dorée[66].
En décembre 2020, il défend l'association Alerte aux Toxiques et sa fondatrice Valérie Murat, assignées par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux après la publication d'analyses révélant des résidus de pesticides dans des vins certifiés haute valeur environnementale. Seul face aux avocats de la filière, il qualifie l'action de procédure-bâillon[67]. Le tribunal judiciaire de Libourne condamne l'association le 25 février 2021 à 125 000 euros de dommages et intérêts pour dénigrement de la filière[68], somme dont le paiement conditionne l'examen de l'appel[69].
Mention « vin méthode nature »
modifierÉric Morain fait partie du groupe de travail qui élabore la charte du Syndicat de défense des vins nature'L, créé le 16 juillet 2019[70], et compte parmi les six membres présents à sa première assemblée générale, en septembre 2019[71]. La dénomination « vin méthode nature », assortie d'une charte en douze engagements, est validée par la DGCCRF en mars 2020[72]. En 2021, le syndicat revendique près de 300 adhérents et plus de 400 cuvées labellisées[32].
Prises de position
modifierÉric Morain regrette que les vignerons produisant du vin nature soient le plus souvent exclus des AOC et deviennent des producteurs de « vins orphelins ». Il suggère que « l'Union européenne pourrait imposer d'ici quelques années que le vin, comme tout produit alimentaire, soit tenu de lister les ingrédients qui le composent »[73].
Il déclare reverser l'intégralité des droits d'auteur de son essai Plaidoyer pour le vin naturel à l'association Vendanges Solidaires, qui vient en aide aux artisans vignerons sinistrés[74].
Reconnaissance
modifierEn janvier 2021, La Revue du vin de France le désigne « personnalité de l'année », distinguant son rôle dans la défense des vignerons bios, biodynamistes et « nature »[75].
Activités médiatiques
modifierÀ partir de septembre 2019[76] et jusqu'en avril 2022, Éric Morain tient sur France Inter, dans On va déguster, l'émission dominicale de François-Régis Gaudry, « la chronique de l'avocat gourmet »[77]. Il y traite du vin mais aussi de la défense du camembert au lait cru, son « autre grand combat »[32]. Ses « cinq cuvées coups de cœur » sont publiées par Le Figaro[78].
Il signe plusieurs textes dans la presse juridique, notamment un hommage à Jean-Yves Moyart dans la Gazette du Palais en février 2021[79].
Il critique publiquement le nouveau palais de justice de Paris, conçu par Renzo Piano et ouvert aux Batignolles : il crée en 2018 le mot-dièse « #Branquignolles » pour dénoncer son éloignement du centre[1], et le compare en 2026 à un « Apple store » où juges et avocats ne se croisent plus dans les couloirs[80].
Distinctions
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Chevalier de l'ordre national du Mérite (31 décembre 2020)[81]
Chevalier de l'ordre du Mérite agricole (arrêté du 31 juillet 2021)[82]- Chevalier de la Confrérie du véritable camembert de Normandie (2019)[83]
Publications
modifierOuvrages
modifier- Éric Morain (préf. Sébastien Lapaque), Plaidoyer pour le vin naturel, Paris, Nouriturfu, coll. « Le poing sur la table », , 109 p. (ISBN 978-2-490698-00-4, BNF 45786821)
- Éric Morain, Il était un avocat : Récits de justice et d'injustices, Paris, Les Arènes, , 198 p. (ISBN 979-10-375-1539-1)
Préfaces
modifier- Évelyne Malnic, Le guide des vins zéro pesticides, BBD éditions, , 509 p. (ISBN 979-10-95856-03-0, BNF 45848260) (préface d'Éric Morain)
- Erick Maurel, Portraits de procureurs, t. 1 : Des procureurs épris de liberté, LexisNexis, , 447 p. (ISBN 978-2-7110-3376-8) (préfaces de Dominique Verdeilhan et Éric Morain)
- Jean-Yves Moyart, Le livre de maître Mô, Paris, Les Arènes, , 373 p. (ISBN 979-10-375-0508-8, BNF 46870415)Préfaces de « judge marie », Maître Eolas et Éric Morain ; réédition en poche, Proche, 2024, (ISBN 978-2-493909-57-2).
Sa préface au recueil de Jean-Yves Moyart, alias Maître Mô, avocat lillois et blogueur mort en février 2021, accompagne la réédition de l'ouvrage en septembre 2021[84]. Séduit par l'un des récits du livre, Daniel Auteuil l'adapte au cinéma : le tournage a lieu en octobre 2023[85] et le film est présenté au Festival de Cannes 2024.
Réception critique
modifierIl était un avocat est recensé dans la presse nationale au printemps 2026.
Dans Le Monde, la chroniqueuse judiciaire Pascale Robert-Diard y voit les « précieux souvenirs » d'un « avocat à l'imparfait, [...] avide de retenir son cortège d'émotions »[86]. Marianne estime que l'ouvrage « raconte une justice à hauteur d'homme » et « égratigne une justice qu'il a vu devenir plus technocratique »[80].
Dans Le Figaro, Alban Barthélemy le décrit comme « un ténor du barreau mais aussi un bon vivant » et recueille cette confidence : « la seule chose qui me manque, en dehors des clients, c'est le fait de plaider »[87].
La Nouvelle République[88] et l'hebdomadaire belge Le Vif[89] lui consacrent également des articles à sa parution.
Plaidoyer pour le vin naturel est présenté par Terre de vins comme « un petit livre tonique, signé d'un avocat, [...] rédigé comme une plaidoirie »[90].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Bernadette Sauvaget, « Eric Morain, intuitu personæ », sur Libération, (consulté le ).
- 1 2 3 Site carlara.com, page de présentation d'Éric Morain, consulté le 21 janvier 2020.
- ↑ « Cabinet Carbonnier - Lamaze - Rasle », sur legal500.fr (consulté le ).
- 1 2 « Eric Morain, Associé, Cabinet Carbonnier-Lamaze-Rasle & Associés », sur Le Monde du Droit, (consulté le ).
- ↑ « Eric MORAIN – La Conférence », sur La Conférence des avocats du barreau de Paris (consulté le ).
- ↑ Carrières-Juridiques.com, « Les avocats à suivre sur Twitter », sur Carrières-Juridiques.com, (consulté le ).
- ↑ « Les 30 avocats les plus puissants de France », GQ Magazine, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « «Ce monde de justice qui ne nous écoute plus» : le pénaliste Éric Morain raccroche sa robe d'avocat », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Tomber la robe : un podcast dans les coulisses du métier d'avocat », sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ « "Prenez soin des justiciables" : la dernière plaidoirie d'Eric Morain », sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ « Éric Morain devient directeur juridique adjoint d'Arche immobilier », sur La Lettre des Juristes d'Affaires (consulté le ).
- ↑ « Tours : la holding du groupe Citya devient numéro 1 de l'immobilier », La Nouvelle République, (lire en ligne).
- ↑ « Immobilier : Arche, ce géant méconnu qui pèse 10 % du marché de l'ancien », sur Les Échos, (consulté le ).
- ↑ « Éric Morain », sur Les Arènes (consulté le ).
- ↑ « Il était un avocat », sur Les Arènes, (consulté le ).
- 1 2 Anne-Laure Pineau, « Rendre la robe : le témoignage plein d'amour d'un ex-avocat », sur Actu-Juridique, (consulté le ).
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