24 Heures du Mans 2003
Les 24 Heures du Mans 2003 sont la 71e édition de l'épreuve et se déroulent les 14 et sur le circuit des 24 Heures.
| Sport | Endurance automobile |
|---|---|
| Organisateur(s) | Automobile Club de l'Ouest |
| Édition | 71e |
| Lieu(x) |
Le Mans |
| Date | et |
| Participants | 49 |
| Affluence | 220 000 spectateurs |
| Site(s) | Circuit des 24 Heures |
| Site web officiel | www.24h-lemans.com |
| Tenant du titre |
|
|---|---|
| Vainqueur |
|
| Deuxième |
|
| Troisième |
|
En difficulté lors des deux dernières éditions face aux Audi R8, Bentley apporte une toute nouvelle Speed 8. Le groupe Volkswagen, détenant les deux marques, préfère retirer le Joest Racing et Audi Sport tout en laissant l'exploitation des R8 aux écuries privées et aux filiales japonaise, britannique et américaine de l'équipe. La marque britannique trouve donc une opposition bien plus faible en 2003, là où les Courage, Dome et Panoz ne joueront que les seconds rôles. Ces derniers animant l'épreuve, surtout en fin de course, qui voit un duel entre Jean-Marc Gounon et Gunnar Jeanette, rejoint par Jan Lammers, qui n'a dès le début, finalement pas résisté longtemps face aux Audi au volant de sa Dome S101. La course voit donc la domination sans partage des deux Bentley Speed 8 qui réalisent le doublé. La no 7, pilotée par Rinaldo Capello, Tom Kristensen et Guy Smith, l'emporte devant la voiture sœur, la no 8 de Mark Blundell, David Brabham et Johnny Herbert. La marque britannique, bat finalement Audi et ses redoutables R8, victorieuses lors des trois dernières éditions et remporte son sixième succès dans la Sarthe, le premier depuis 1930. Après avoir obtenu sa première pole position lors des essais qualificatifs, Tom Kristensen gagne la course pour la cinquième fois, et égale Derek Bell, tout en dépassant Yannick Dalmas et Henri Pescarolo au nombre de victoires au classement général. Le Danois n'est plus qu'à une victoire de Jacky Ickx. Il est en outre le premier pilote de l'histoire à l'emporter quatre fois consécutivement.
En catégorie LMP 675, la Reynard 2KQ-LM de Noël del Bello Racing s'impose avec Jean-Luc Maury-Laribière, Christophe Pillon et Didier André, pour la deuxième année consécutive ; dans une catégorie où la victoire s'est jouée sur la fiabilité des concurrents. C'est la troisième victoire consécutive pour la Reynard à moteur Volkswagen Lehmann. En LM GTS, la Ferrari 550 GTS Maranello pilotée par Tomáš Enge, Peter Kox et Jamie Davies, et exploitée par Veloqx Prodrive Racing, remporte son duel face à Corvette Racing, qui se retrouve deuxième à dix tours. La seconde Chevrolet Corvette C5-R complète le podium des LM GTS. Ferrari remporte sa première victoire dans une catégorie de grand tourisme pour la première fois depuis 1981, et la vingt-deuxième en tout. En LM GT, la domination des Porsche 911 GT3 RS (996) est totale, elles monopolisent les six premières places. C'est la voiture d'Alex Job Racing qui franchit la ligne en vainqueur, aux mains de Sascha Maassen, Emmanuel Collard et Lucas Luhr. En retrait à la régulière, seule la Ferrari 360 Modena GT no 95 a mené brièvement, la nuit, lorsque les Porsche étaient en difficulté avec leurs systèmes de refroidissement ; avant de renoncer sur casse moteur.
Contexte avant la course
modifierÉvolution du règlement
modifierRèglement technique
modifierAlors que Rinaldo Capello avait roulé sous la barre des 3 min 30 s en 2002 lors des qualifications, l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) a souhaité abaisser la puissance de toutes les voitures de chaque catégorie, de 10 %. En 2003, les châssis en fibre de carbone, sont désormais autorisés en LM GTS, mais seule la Pagani Zonda GR en est doté[1].
Règlement sportif
modifierEn 2003, les pilotes qui ont participé aux trois dernières éditions, sont désormais « agréés », les autres, débutants, devront participer aux essais. En outre, deux des trois pilotes, devront avoir pris part aux essais. Pour l'ACO, il s'agit surtout d'empêcher certains pilotes de rouler juste pour faire de la communication, et de remettre le sport en exergue[1].
Liste des engagés
modifierEn 2003, l'ACO reçoit soixante-douze dossiers de demande d'engagement. Le comité de sélection a sélectionné vingt-cinq prototypes et vingt-cinq voitures de grand tourisme, respectant une parité entre les deux types de voitures. Ainsi que six suppléants. Vingt-deux constructeurs, dont huit Porsche le plus représenté, et sept Ferrari. Il faut remonter à 1974, pour voir autant de voitures représentées par la marque italienne. En prototype, LMP 900 et LMP 675 confondues, Courage Compétition est le mieux représenté, avec quatre voitures, soit un de plus que Dome et Audi[1].
Plusieurs constructeurs n'ont jamais participé aux 24 Heures du Mans, et doivent faire leurs débuts en 2003, c'est le cas de Pagani, Durango, DBA, Norma ou JPX en tant que motoriste[1]. Concernant les équipages, Werner Lupberger remplace Bryan Herta qui avait pourtant participé aux essais préliminaires sur la Reynard no 14[6]. Initialement, David Hallyday et Philippe Alliot étaient annoncés à bord du prototype italien, mais ce sont finalement deux pilotes sarthois qui sont inscrits, à savoir Jean-Bernard Bouvet et Sylvain Boulay[7]. Johnny Dumfries, présent lors des essais préliminaires est remplacé par Casper Elgaard à bord de la DBA no 26[8].
Présentation des concurrents et évolutions des voitures
modifierCatégorie LMP 900
modifierLa plus forte opposition à Bentley : Les Audi R8 privées
modifierAlors que les éditions 2001 et 2002 sont perdues face à Audi, le groupe Volkswagen espère cette fois que Bentley gagnera dans la Sarthe. Pour privilégier la marque britannique, la décision est prise de ne laisser l'exploitation des Audi R8, uniquement aux filiales américaine, japonaise et britannique[9].
Chez Audi Sport Japan Team Goh, on utilise le châssis 602 de l'Audi R8 utilisé en 2002 par Audi Sport. Seija Ara et rejoint par Jan Magnussen, qui pilotait l'an dernier pour Panoz, et par Marco Werner, troisième en 2002[10]. Présent aux 24 Heures du Mans 1999 et 2001, le Champion Racing effectue son retour dans la classique mancelle. L'équipe américaine a bien faillit remporter les 12 Heures de Sebring plus tôt cette année, mais a dû s'incliner dans les derniers tours face au Joest Racing. Le châssis 505 engagée cette année, était celui de Laurent Aïello, Rinaldo Capello et Christian Pescatori en 2001, mais évolué tant sur le plan des organes mécanique que celui de l'aérodynamique. JJ Lehto, Emanuele Pirro, Stefan Johansson sont titularisés à son volant. Ils comptent cinq victoires à eux trois aux 24 Heures du Mans[11].
La troisième R8 engagée est celle d'Audi Sport UK. Le châssis 603 est celui ayant terminé à troisième place l'an passé. L'équipe reste sur une sixième place à Sebring en mars. Mika Salo, qui vient d'arrêter sa carrière en Formule 1 et a quitté Toyota, est titularisé aux côtés de Perry McCarthy et Frank Biela. En ce qui concerne l'organisation de l'équipe, elle est similaire à celle des deux autres voitures, à savoir que l'ingénieur moteur est employé par Audi, alors que le reste de l'effectif est britannique. Une partie provient de Arena International Motorsport, qui avait engagé une Audi R8 en 2001. Après les essais préliminaires du 4 mai, l'écurie britannique ira également se tester sur le circuit Paul-Ricard. Répartis sur plusieurs jours, ils permettront de d'affiner les réglages[12].
Les Bentley Speed 8, grandes favorites de l'épreuve
modifierLes Bentley Speed 8 sont profondément revues. Le moteur est dorénavant doté d'une injection électronique et le cockpit plus étroit. Le but est de « gommer » la perte de puissance de 10 % qui est imposée par la réglementation[13]. Mais c'est aussi le cas des effectifs de l'équipe ; beaucoup de personnel provient cette année de Joest Racing, alors que les années précédentes, les cadres de l'écurie étaient pour la plupart issus d'Apex Motorsport, l'équipe de Richard Loyd. Ralf Jüttner est directeur voiture, Jo Hausner, ingénieur voiture, Stefan Dreyner et ingénieur moteur, Thomas Loistch est chef mécanicien. À noter que les chaussures des pilotes proviennent également d'Allemagne, puisque faites sur mesures par Axel Himer à Baden-Baden. Mais John Wickham reste finalement patron du Team Bentley. La no 7 sera pilotée par Tom Kristensen, vainqueur à quatre reprises (en 1997, 2000, 2001 et 2002) avec Joest Racing, Rinaldo Capello, deux fois deuxième lors des deux dernières éditions et Guy Smith, déjà pensionnaire de Bentley en 2001[14].
Sur la no 8, l'équipe fera confiance à David Brabham, Johnny Herbert et Mark Blundell. Chez la plupart des concurrents, les réglages sont identiques lorsque ou très similaires lorsque les deux voitures engagées sont les mêmes modèles, néanmoins, chez Bentley, on peut facilement voir des différences aérodynamiques entre la no 7 et la no 8. L'équipage de pilote de la no 8 est plus britannique, à l'image des autres cadres, comme Allastair McQueen, ancien de chez Tom Walkinshaw Racing, qui est accompagné de Lee White, chef mécanicien et Paul Thomas, ingénieur voiture[15].
Riley & Scott, à la recherche de son premier bon résultat au Mans
modifierRiley & Scott, engage une Mk IIIC évoluée par rapport à l'année précédente. Le moteur V8 Ford précédemment utilisé, le même que celui installé dans les Panoz LMP-1 Roadster-S, est largement revu par Robert Yates, préparateur en NASCAR. Les modifications se poursuivront également entre les essais préliminaires et le week-end de course. Les pneumatiques sont désormais les mêmes que ceux utilisés par Audi et Bentley. L'équipe est à la recherche d'un meilleur résultat au Mans, alors qu'elle avait terminé deuxième à Daytona et troisième à Sebring en 2002. En 2003, c'est la vingt-cinquième place qui est obtenue cette année à Sebring. Jim Matthews également propriétaire de l'équipe, rempile avec Marc Goossens. Quant à Christophe Tinseau, il prendra un sixième départ, car libéré de son contrat avec Cadillac qui s'est retiré[16].
Les Dome de Kondo Racing et Racing for Holland
modifierLa Dome S101 de Kondo Racing, est un châssis construit en automne 2002, il permet de recevoir le moteur V8 Mugen, bien différent de celui installé dans la Panoz de l'équipe MBD, vue en 2002. De plus, la voiture bénéficie des évolutions aérodynamiques des S101 de Racing for Holland. Chamberlain s'occupe de la maintenance de la voiture, mais six japonais en provenance de Mugen s'occupent du moteur[17]. À chaque édition, depuis trois ans, l'équipe de Jan Lammers se présente aux 24 Heures du Mans avec une voiture assez évoluée. Même si le châssis de la no 15 est celui ayant porté le no 16 en 2002, la Dome S101 a de nouvelles prises d'air et avec Ian Foley, ingénieur et ancien de chez Lotus en Formule 1, Lammers a développé avec lui un système de changement de vitesse au volant. À bord de la Dome, Jan Lammers et John Bosch, ont remporté la manche du Lausitzring en FIA Sportscar. Les deux hommes sont rejoints par Andy Wallace, vainqueur en 1988 sur Jaguar XJR-9[18]. Sur la no 16, on retrouve le vainqueur du Grand Prix de Macao de Formule 3 2002, Tristan Gommendy, dont ce sera la première participation[19]. Beppe Gabbiani et Felipe Ortiz, complètent l'équipage[20].
Des Panoz qui ont peu évoluées par rapport à 2002
modifierChez Panoz, les LMP01 sont presque identiques à celles vues l'an passé. Sur la no 11, l'équipage est quant à lui composé de Gunnar Jeannette, Olivier Beretta en provenance d'Oreca et Max Papis, qui attend de rouler l'année prochaine en ChampCar. L'équipage s'est classé cinquième à Sebring[21]. Sur la no 12, on retrouve Scott Maxwell et deux débutants aux 24 Heures, David Saelens et Benjamin Leuenberger, tous deux neuvième à Sebring[22].
Les Courage de Courage Compétition et Pescarolo Sport
modifierChez Courage Compétition, qui a effectué son retour l'an passé, une seule C60 est engagée. Elle est équipée d'un moteur V10 Judd. Il s'agit du même châssis que celui utilisé en 2002. Du côté des pilotes, Jean-Marc Gounon remplace Boris Derichebourg, victime d'un accident spectaculaire à Pau en championnat de France FFSA GT[19],[23]. Elle est également la seule équipe présente à ne pas avoir disputée de course en American Le Mans Series cette saison, ni même en FIA Sportscar. Stéphane Grégoire et Jonathan Cochet, complète l'équipage[24]. Chez Pescarolo Sport, les Courage ont peu évolué en trois ans, en revanche côté sponsor, PlayStation vient renforcer une équipe dont le partenariat avec Peugeot fête ses trois ans[25].
Team Nasamax, une écurie qui engage une voiture alimentée au bio-carburant
modifierEn 1980 déjà, une Porsche, engagée par Thierry Perrier, était alimentée par du carburant fait à base d'alcool de betterave, 48 % d'éthanol et 52 % d'essence, et était au départ des 24 Heures du Mans. Cette année, Team Nasamax exploite une Reynard 01Q-Cosworth qui utilise un bio-carburant élaboré à partir d'alcool de maïs[19],[26]. Le châssis utilisé, est celui de Redman-Bright, en FIA Sportscar 2001. En course, à Sebring, la voiture abandonne rapidement. Brian Herta qui pilote la voiture aux essais préliminaires, sera finalement remplacé par Werner Lupberger. Romain Dumas et Robbie Sterling seront également présent au volant de la Reynard[6].
La Lister Storm LMP, l'une des nouveautés du plateau
modifierVincent Vosse remplace Jean-Denis Delétraz à bord de la Lister Storm LMP[26].
Catégorie LMP 675
modifierÀ dix-huit ans et onze mois, Hayanari Shimoda est le plus jeune pilote au départ[23].
Catégorie LM GTS
modifierChez Corvette Racing, le choix des numéros permet de fêter quelques dates importantes pour la marque, le no 50 rappelle l'anniversaire des cinquante ans de la Chevrolet Corvette. Quant au no 53, il fait référence à la naissance de la première Corvette le [27]. Larbre Compétition devait aligner plusieurs Chrysler Viper GTS-R dans la Sarthe, mais une seule sera présente. L'équipage sera composé de Christophe Bouchut, Patrice Goueslard et Steve Zacchia. Ce dernier effectuera ses débuts aux 24 Heures du Mans, ce qui n'angoisse pas Jack Leconte, le président et fondateur de l'équipe : « Chez Larbre, nous avons l'habitude de donner leur chance à de jeunes pilotes. C'est nous qui avons fait débuter au Mans les Ortelli, Collard et même Bourdais. Il s'agit donc presque d'une tradition. N'avoir qu'une seule Viper au départ ne pose pas forcément de problème. Nous sommes déjà venus ici avec trois autos et toutes ont abandonné. Le plus ennuyeux, c'est l'organisation de la logistique car il est plus facile de se répartir le travail sur deux autos et on dispose de plus de place pour évoluer »[19].
Chez Scorp, René Metge, renonce à sa participation, pour semble-t-il mieux se concentrer sur le rallye de Cappadoce[28].
Walter Brun est le plus âgé des pilotes à prendre le départ de l'épreuve[23]. Sa première participation remonte à 1971, à bord d'une Porsche 907[28].
Catégorie LM GT
modifierEssais préliminaires
modifier| Pos. | Classe | N° | Équipe | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | LM GTP | 7 | 3 min 34 s 820 | |
| 2 | LMP 900 | 5 | 3 min 38 s 385 | |
| 3 | LM GTP | 8 | 3 min 38 s 769 | |
| 4 | LMP 900 | 10 | 3 min 39 s 016 | |
| 5 | LMP 900 | 6 | 3 min 39 s 077 | |
| 6 | LMP 900 | 15 | 3 min 41 s 535 | |
| 7 | LMP 900 | 4 | 3 min 41 s 856 | |
| 8 | LMP 900 | 16 | 3 min 42 s 185 | |
| 9 | LMP 900 | 18 | 3 min 42 s 485 | |
| 10 | LMP 900 | 13 | 3 min 42 s 535 | |
| 11 | LMP 900 | 11 | 3 min 44 s 694 | |
| 12 | LMP 900 | 9 | 3 min 44 s 748 | |
| 13 | LMP 900 | 17 | 3 min 46 s 987 | |
| 14 | LMP 675 | 26 | 3 min 47 s 708 | |
| 15 | LMP 900 | 12 | 3 min 48 s 546 | |
| 16 | LMP 900 | 20 | 3 min 48 s 983 | |
| 17 | LMP 900 | 22 | 3 min 53 s 805 | |
| 18 | LMP 900 | 19 | 3 min 55 s 589 | |
| 19 | LM GTS | 88 | 3 min 57 s 180 | |
| 20 | LMP 900 | 14 | 3 min 57 s 180 | |
| 21 | LMP 675 | 29 | 3 min 57 s 760 | |
| 22 | LMP 675 | 27 | 3 min 58 s 044 | |
| 23 | LM GTS | 80 | 3 min 58 s 185 | |
| 24 | LM GTS | 72 | 3 min 58 s 785 | |
| 25 | LM GTS | 50 | 3 min 58 s 895 | |
| 26 | LM GTS | 66 | 3 min 59 s 071 | |
| 27 | LMP 675 | 24 | 3 min 59 s 370 | |
| 28 | LMP 675 | 31 | 4 min 0 s 022 | |
| 29 | LM GTS | 86 | 4 min 0 s 896 | |
| 30 | LM GTS | 53 | 4 min 1 s 727 | |
| 31 | LMP 900 | 21 | 4 min 3 s 192 | |
| 32 | LM GTS | 65 | 4 min 3 s 432 | |
| 33 | LM GTS | 64 | 4 min 6 s 089 | |
| 34 | LM GT | 81 | 4 min 8 s 636 | |
| 35 | LM GTS | 67 | 4 min 8 s 908 | |
| 36 | LM GTS | 61 | 4 min 11 s 273 | |
| 37 | LM GT | 93 | 4 min 11 s 316 | |
| 38 | LM GT | 87 | 4 min 13 s 447 | |
| 39 | LM GT | 94 | 4 min 13 s 583 | |
| 40 | LM GT | 78 | 4 min 16 s 004 | |
| 41 | LM GT | 95 | 4 min 16 s 777 | |
| 42 | LM GT | 75 | 4 min 17 s 105 | |
| 43 | LMP2 | 70 | 4 min 17 s 798 | |
| 44 | LM GT | 83 | 4 min 17 s 821 | |
| 45 | LM GT | 85 | 4 min 18 s 232 | |
| 46 | LMP 675 | 23 | 4 min 20 s 097 | |
| 47 | LM GT | 77 | 4 min 20 s 834 | |
| 48 | LMP 675 | 25 | 4 min 20 s 858 | |
| 49 | LM GT | 84 | 4 min 20 s 867 | |
| 50 | LM GT | 74 | 4 min 20 s 889 | |
| 51 | LM GTS | 68 | 4 min 21 s 135 | |
| 52 | LM GT | 82 | 4 min 22 s 232 | |
| 53 | LM GT | 79 | 4 min 22 s 856 | |
| 54 | LM GT | 99 | 4 min 28 s 749 | |
| 55 | LM GT | 91 | 4 min 32 s 681 | |
| 56 | LM GT | 92 | 4 min 42 s 521 |
Le 4 mai, ont lieu les essais préliminaires. Deux séances sont organisées, la première entre 9 h et 13 h, la seconde a lieu de 14 h à 18 h[30]. Lors de ses essais, trente mille spectateurs sont présents[29].
À bord de la Bentley no 7, Rinaldo Capello est victime d'un problème de suspension arrière. Il s'arrête dans les Hunaudières vers 11 h 50. Malgré ce contre-temps, il pointe en tête en 3 min 38 s 886. Quant à Mark Blundell sur la no 8, il subit une crevaison au virage d'Indianapolis. La no 8 se hissera au deuxième rang à l'heure de la pause, en 3 min 38 s 935. Peu avant 16 h, Tom Kristensen améliore en 3 min 34 s 820. En 2002, à titre de comparaison, Capello avait tourné en 3 min 30 s 296[32]. Dans le clan Audi, celle d'Audi Sport Japan Team Goh s'en sort le mieux, avec temps de 3 min 38 s 385, obtenu par Jan Magnussen, un chrono à trois secondes et demie derrière Kristensen, et six dixièmes de seconde devant Frank Biela[33].

La Lister Storm LMP ne rencontre aucun problème majeur durant la journée, elle tourne régulièrement autour de la quinzième position. Nathan Kinch débute sur le circuit des 24 Heures, à son volant. Quant à Jamie Campbell-Walter, il signe son meilleur temps en 3 min 54 s 229 mi-journée, puis parvient à descendre en 3 min 48 s 983[32]. Derrière les voitures du groupe Volkswagen, et alors qu'elle est victime d'une crevaison le matin, c'est la Dome S101 no 15 de Jan Lammers qui s'en sort le mieux, en 3 min 41 s 535. Elle est sixième[32]. La Norma d'Edouard Sezionale est à la peine en performance, Lucas Lasserre ne peut faire mieux que 4 min 3 s 192. La Reynard du Team Nasamax, qui roule avec du bioéthanol obtient le vingtième temps des essais[19]. Un problème de boîte de vitesses va mettre un terme à la journée de l'équipe britannique, qui n'aura pas fait mieux que 3 min 57 s 472. Chez Durango, la performance n'est clairement pas une priorité, puisque Michele Rugolo roule pour la première fois sur le circuit, alors que Sylvain Boulay et Jean-Bernard Bouvet découvre la voiture. La voiture sera dix-huitième en fin de journée, une place devant la meilleure LM GTS[34].

En LMP 675, Le moteur de la Welter Racing WR LM2003 met trois heures à démarrer. À la mi-journée, avec un temps de 4 min 38 s 674, la voiture se classe au cinquante-quatrième rang. La WR est ensuite victime d'une casse moteur ; elle reprend la piste à 16 h 17. Stéphane Daoudi améliore en 4 min 20 s 858, mais la WR reste dernière de la catégorie. Sur la Courage C65, des coupures incessantes ont gêné l'équipe qui devait en plus faire qualifier tous ses pilotes. Elle se classe vingt-huitième du classement général à l'issue de la journée, en 4 min 0 s 022. C'est la DBA de John Nielsen qui sort en tête des LMP 675. D'abord en 3 min 58 s 229, le Danois parviendra à descendre en 3 min 47 s 708. Avec une quatorzième place au classement général, elle se retrouve au milieu des LMP 900, bien loin devant ses adversaires de catégorie. Mais avec quarante-neuf tours bouclés, elle reste l'une des voitures les moins assidues en piste[35].
Après plusieurs ennuis de fiabilité, la Pagani Zonda GR se retrouve plusieurs fois dans les bacs à graviers. Notamment au virage du Tertre Rouge, au milieu de l'après-midi. À la mi-journée, l'italienne est trente-deuxième. Elle ne fera pas mieux que 4 min 11 s 273, un temps quinze secondes plus lent que la meilleure Ferrari. Quant à la meilleure Chevrolet Corvette, elle est parvenue à tourner en 3 min 58 s 895[33].
À bord de la Porsche no 93 d'Alex Job Racing, Michael Petersen sort de la piste à vingt minutes de la fin au niveau des virages Porsche, sur la partie extérieure. L'avant droit est endommagé. Cet accident permet à la Porsche de The Racer's Group de rester en première position du LM GT[33]. En proie à des problèmes de joints de culasse, les deux TVR Tuscan T400R ne quittent pas les deux dernières places de la journée, avec un meilleur temps en 4 min 32 s 681[34].
Essais qualificatifs
modifier| Pos. | Classe | N° | Équipe | Pilote | Temps | Grille |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | LM GTP | 7 | 3 min 32 s 843 | 1 | ||
| 2 | LM GTP | 8 | 3 min 35 s 098 | 2 | ||
| 3 | LMP 900 | 10 | 3 min 35 s 745 | 3 | ||
| 4 | LMP 900 | 15 | 3 min 36 s 156 | 4 | ||
| 5 | LMP 900 | 5 | 3 min 36 s 418 | 5 | ||
| 6 | LMP 900 | 6 | 3 min 36 s 857 | 6 | ||
| 7 | LMP 900 | 4 | 3 min 37 s 476 | 7 | ||
| 8 | LMP 900 | 16 | 3 min 38 s 058 | 8 | ||
| 9 | LMP 900 | 13 | 3 min 40 s 400 | 9 | ||
| 10 | LMP 900 | 11 | 3 min 40 s 766 | 10 | ||
| 11 | LMP 900 | 17 | 3 min 40 s 839 | 11 | ||
| 12 | LMP 900 | 9 | 3 min 41 s 608 | 12 | ||
| 13 | LMP 900 | 18 | 3 min 43 s 151 | 13 | ||
| 14 | LMP 900 | 20 | 3 min 43 s 857 | N-p. | ||
| 15 | LMP 900 | 12 | 3 min 43 s 924 | 14 | ||
| 16 | LMP 675 | 26 | 3 min 44 s 333 | 15 | ||
| 17 | LMP 675 | 27 | 3 min 46 s 404 | 16 | ||
| 18 | LMP 675 | 31 | 3 min 51 s 550 | 17 | ||
| 19 | LMP 900 | 19 | 3 min 52 s 194 | 18 | ||
| 20 | LM GTS | 88 | 3 min 53 s 278 | 19 | ||
| 21 | LMP 900 | 14 | 3 min 54 s 320 | 20 | ||
| 22 | LM GTS | 80 | 3 min 54 s 725 | 21 | ||
| 23 | LMP 675 | 29 | 3 min 55 s 234 | 22 | ||
| 24 | LM GTS | 50 | 3 min 55 s 613 | 23 | ||
| 25 | LM GTS | 72 | 3 min 56 s 216 | 24 | ||
| 26 | LM GTS | 53 | 3 min 58 s 941 | 25 | ||
| 27 | LMP 675 | 24 | 3 min 59 s 477 | 26 | ||
| 28 | LM GTS | 64 | 4 min 1 s 163 | 27 | ||
| 29 | LM GTS | 66 | 4 min 1 s 331 | 28 | ||
| 30 | LM GTS | 86 | 4 min 1 s 927 | 29 | ||
| 31 | LMP 675 | 23 | 4 min 2 s 753 | 30 | ||
| 32 | LM GTS | 61 | 4 min 4 s 437 | 31 | ||
| 33 | LM GTS | 68 | 4 min 4 s 822 | 32 | ||
| 34 | LM GT | 93 | 4 min 6 s 984 | 33 | ||
| 35 | LM GT | 81 | 4 min 7 s 028 | 34 | ||
| 36 | LMP 900 | 21 | 4 min 8 s 081 | 48 | ||
| 37 | LM GT | 87 | 4 min 8 s 913 | 35 | ||
| 38 | LM GT | 78 | 4 min 11 s 623 | 36 | ||
| 39 | LM GT | 94 | 4 min 11 s 865 | 37 | ||
| 40 | LM GT | 77 | 4 min 13 s 104 | 38 | ||
| 41 | LMP 675 | 25 | 4 min 14 s 785 | 49 | ||
| 42 | LM GT | 95 | 4 min 15 s 342 | 39 | ||
| 43 | LM GT | 83 | 4 min 16 s 792 | 40 | ||
| 44 | LM GT | 92 | 4 min 16 s 872 | 41 | ||
| 45 | LMP2 | 70 | 4 min 17 s 138 | 42 | ||
| 46 | LM GT | 75 | 4 min 18 s 579 | 43 | ||
| 47 | LM GT | 85 | 4 min 18 s 887 | 44 | ||
| 48 | LM GT | 99 | 4 min 20 s 245 | 45 | ||
| 49 | LM GT | 91 | 4 min 20 s 288 | 46 | ||
| 50 | LM GT | 84 | 4 min 26 s 499 | 47 |
Les essais qualificatifs ont lieu les mercredi 11 juin et jeudi 12 juin 2003. Les deux séances de quatre heures chacune, ont lieu le soir, pour se dérouler en deux parties, de jour, puis de nuit[29].
Première séance, le mercredi 11 juin
modifier
Tom Kristensen (Bentley no 7) signe le meilleur temps en première partie de séance. Puis, à 21 h, Johnny Herbert (Bentley no 8) améliore et reprend la première place pour 251 millièmes de seconde. La première Audi n'est qu'à 2 s 418. Lors de la reprise de la séance, Kristensen s'élance, puis améliore dès ses deux premiers tours lancés. À 22 h 11, il signe temps en 3 min 32 s 843[23], à une moyenne de 230,874 km/h. Encore provisoire à cet instant, ce temps permettra à l'équipage de la Bentley no 7 de signer la pole position de l'édition 2003[40]. Malgré quatre victoires aux 24 Heures du Mans, Kristensen obtient sa première pole[41]. Les deux Bentley n'ont pas connu d'ennui majeur, si ce n'est un tête-à-queue du Danois qui a dû éviter un retardataire plus lent[42]. La seconde Bentley est reléguée à deux secondes et demie. David Brabham s'en veut de ne pas avoir tiré le meilleur de sa voiture à l'issue de la séance du mercredi soir et ce d'autant que la voiture lui semblera plus lente le jeudi soir[41]. Au volant de l'Audi R8 no 10, Frank Biela rencontre des problèmes de freins[41]. Ce dernier est devancé par Kristensen de trois secondes et demie[13]. En LMP 900, les quatre premiers se tiennent en 615 millièmes[43]. Les Panoz signent le meilleur temps dès la première séance, notamment grâce à Scott Maxwell et Olivier Beretta. Le Monégasque améliore de 3 s 928 par rapport aux essais de mai[40]. Jan Lammers (Dome no 15) se retrouve immobilisé à la première chicane de la ligne droite des Hunaudières, après un problème de contact électrique. Après 22 h, il parvient néanmoins à se hisser au milieu des Audi[43].
Chez Lister Storm, Jamie Campbell-Walter et Nathan Kinch ne connaissent pas encore bien la piste et Vincent Vosse doit apprendre à piloter un prototype à cockpit ouvert. Il signe un temps de 3 min 43 s 857, qui le place au vingt-troisième rang. Soit cinq secondes de mieux qu'au essais préliminaires. Mais au bout de deux heures, un problème sur la boîte de vitesses vient enrayer le tableau de marche de l'équipe, qui doit donc s'en remettre à la séance du lendemain[26].
La Courage C60 de Pescarolo Sport est la seule LMP 900 à tourner plus vite qu'en 2002. Jean-Christophe Boullion signe un 3 min 40 s 839, ce qui le mène à soixante-treize millièmes de la Panoz no 11. Éric Hélary, quant à lui, est retardé à cause de mauvais réglages d'électronique, il se retrouve alors lancé dans le trafic, et ne peut faire mieux que 3 min 43 s 151 peu avant 21 h[44]. Chez Courage Compétition, Jean-Marc Gounon est gêné par un étonnant problème avec le fond plat de la voiture, et ne peut rivaliser avec les Courage de Pescarolo[45].
Chez Norma, des ennuis de transmission empêche l'équipe de refaire des temps similaires à ceux du mois de mai. Une bague sur l'arbre primaire contraint l'équipe à changer la boîte de vitesses. Du temps précieux est de nouveau perdu lorsque la séance est interrompue à cause de la Pilbeam. La voiture française se retrouvera finalement à 32 s 336 de la Bentley no 7[44]. La Reynard à moteur Cosworth est en proie à des soucis de boîte. Le problème est que le constructeur de châssis britannique a fait faillite, trouver une pièce détachée est donc plus compliqué. Werner Lupberger reprend la piste, mais il fait nuit[46].
Dans la catégorie LM GTS, alors que Corvette Racing est la référence depuis deux ans, l'équipe Prodrive est venue rebattre les cartes dans cette catégorie où l'opposition est un peu faible. En quelques minutes, Tomáš Enge signe d'abord un tour en 3 min 57 s 544. De quoi inquiéter Franck Fréon et ses coéquipiers, qui ne semblent avoir trouvé son plus sérieux adversaire. Oliver Gavin parvient tout de même à repasser devant la Ferrari en 3 min 55 s 613. Après quelques réglages et ajustements aérodynamiques, Enge repart et un 3 min 53 s 278[47]. La Ferrari de Tomáš Enge devance la Chevrolet Corvette C5-R no 50 de deux secondes et signe le meilleur temps en catégorie LM GTS[48]. Les deux autres Ferrari 550 GTS Maranello suivent, puis on retrouve la seconde Corvette, moins bien réglée, en cinquième position, à 5 s 663 de meilleure Ferrari[40]. La Pagani ne fait que deux tours de piste, à cause d'une fuite d'huile au niveau de l'embrayage[46]. La Viper no 86 obtient un temps de 4 min 5 s 193 lors de cette séance[49].
En LMP 675, la DBA de John Nielsen est la plus rapide. Sa plus proche rivale, la MG-Lola no 27 est à 8 s 879[40]. Quant à la Courage C65 no 31, elle est troisième à l'issue de cette séance, mais à 10 s 670 de la DBA de tête[44]. La Pilbeam MP91 est victime d'un problème qui la contraint à s'arrêter à Arnage. Une nappe s'étant répandue, la séance est neutralisée sous drapeau rouge[44]. La Welter Racing no 24 doit composer avec un équipage encore débutant. Si Olivier Porta parvient à descendre sous la barre des quatre minutes, Gavin Pickering, ne peut faire mieux que 4 min 9 s 977[44]. La WR no 25 rencontre des problèmes de circulation d'huile, mais Stéphane Daoudi va tout de même boucler un tour en 4 min 14 s 785. Chez Intersport Racing, la MG-Lola EX257 ne boucle que huit tours, à cause de différents problèmes de fiabilité. Jon Field est le seul s'être fait attribuer un temps[43].
Deuxième séance, le jeudi 12 juin
modifierLors de la séance du jeudi, malgré des conditions plus fraiches et plus rapides, Tom Kristensen est gêné par le trafic des retardataires et ne parvient pas à améliorer son temps. Son premier tour de piste se termine à trois dixièmes de seconde de son temps de pole. Et alors qu'il arrive aux virages Porsche, il est ralenti par d'autres concurrents sur lesquels il arrive et est à neuf dixième du temps de mercredi[41].
Johnny Herbert améliore le meilleur temps de la voiture no 8 en 3 min 35 s 098. Mais les trois pilotes ne sont pas pleinement satisfaits du comportement de leur voiture. Pour cette raison, Mark Blundell effectue un tour en 3 min 36 s en pleine obscurité. Frank Biela (Audi no 10) gagne 1 s 3 par rapport à son temps de mercredi, mais l'Allemand n'e satisfait pas du résultat : « Je suis allé trop vite dans mon tour de sortie des stands et j'ai perdu de l'adhérence en fin de tour rapide ». Jan Lammers, part fort dès le début de la séance et devance les trois Audi, mais Biela améliore à la fin et replace la Dome S101 no 15 en quatrième position, deuxième des LMP 900[43]. Pour la deuxième fois en trois éditions le Néerlandais se qualifie en deuxième ligne sur la grille : « C'était un bon tour. Je suis content car en trois ans avec Dome, notre pire résultat a été une cinquième place »[41]. Au volant de Dome la no 16, Tristan Gommendy obtient la huitième place. Quant à la Dome du Kondo Racing, elle sera douzième aux mains d'Ukyo Katayama, en 3 min 41 s 608. Jan Magnussen est cinquième, à 673 millièmes de Biela. JJ Letho est relégué à 1 s 112[43].
Le jeudi, Panoz se contente de faire du rodage, mais Beretta s'approche à soixante millièmes de son meilleur temps de la veille, et Maxwell à quarante-six millièmes[40]. Lors de cette séance, les Courage de Pescarolo Sport n'améliorent pas, Henri Pescarolo préférant ne pas risquer d'endommager les voitures avant la course[44]. À bord de la Courage no 13, Jean-Marc Gounon va donc pouvoir se replacer devant Pescarolo Sport, avec un temps de 3 min 40 s 400, en septième position des LMP 900[45].
Après la séance du mercredi gâchée par un problème de démarreur et une casse moteur, la Riley & Scott Mk III C, aux mains de Marc Goossens, réalise un temps de 3 min 37 s 476, synonyme d'une septième place au classement général[45]. Lors de cette séance, la Norma est en proie à un problème indéterminé. L'équipe concentre ses investigations autour de l'aileron, des suspensions, du moteur, ou encore des rapports de boîte de vitesses. Finalement, c'est un délaminage de la lame avant qui est en cause, il occasionnait des vibrations à haute vitesse. Il ne reste plus beaucoup de temps pour faire un bon chrono et la Norma reste la seule LMP 900 à ne pas parvenir à descendre sous la barre des quatre minutes[44]. Sur la Reynard de Team Nasamax, il est impossible de descendre sous les 3 min 50 s comme annoncé. Seule la Norma la succède au classement des LMP 900[46]. La Durango ne rencontra pas d'incident majeur, et Jean-Bernard Bouvet obtient un temps de 3 min 52 s 194[46].
Alors qu'elle avait signé un quatorzième temps, lors de la première séance, la Lister Storm LMP avec Jamie Campbell-Walter au volant, sort de la piste après la passerelle Dunlop, dans la descente, où après avoir glissé à haute vitesse, en partie sur du gazon, il ne peut éviter le rail, qu'il tape violemment par l'arrière et latéralement. Campbell-Walter est indemne, mais la voiture est très endommagée, notamment les portes-moyeux, le châssis et le moteur. L'équipe est contrainte de déclarer forfait pour la course[50],[51], ce qui sera officiel le vendredi matin[52], en raison d'un manque de pièces détachées[53],[46],[26].

En LMP 675, la MG-Lola d'Intersport Racing doit d'abord faire qualifier Duncan Dayton et Rick Sutherland. Après quoi, Jon Field signe un temps en 3 min 46 s 404, cinq secondes devant la Courage, et à 2 s 071 de la DBA[43]. Cette dernière partira bien en pole position. Elle se retrouve notamment devant trois LMP 900 débutantes, la Reynard à moteur Cosworth, la Durango, ainsi que la Norma. Presque toutes les LMP 675, sont reléguées à plus de dix secondes, même quinze pour la meilleure Welter Racing[40]. La Courage no 31 s'est néanmoins rapprochée, puisqu'elle pointe désormais à 7 s 217 de la DBA, grâce à Philippe Alliot en 3 min 51 s 550. La Pilbeam se retrouvera quant à elle, à 18 s 420 de la DBA, non loin de la Welter Racing WR LM2003[44]. Cette dernière a des problèmes avec son moteur et Bastien Brière n'améliore pas le temps obtenu le mercredi[43]. La Welter Racing no 25 et la Norma no 21 sont repêchées et repositionnées en fin de grille pour ne pas avoir réalisé le temps minimal imposé lors des essais qualificatifs[29].
En catégorie LM GTS, les deux Ferrari de Prodrive ont été les plus assidues en piste sur l'ensemble des deux séances en couvrant quatre-vingt-quinze (pour la no 88) et quatre-vingt-quatorze tours chacune[36],[23], permettant notamment de s'attarder sur les calculs de consommation et de confirmer la fiabilité des voitures[54]. La no 80 réussit finalement à se hisser au deuxième rang, devant les Corvette, et à 1 s 447 de la voiture sœur[40]. Les Saleen S7-R de Graham Nash Motorsport et de Konrad Motorsport se tiennent dans un mouchoir de poche, avec un temps de 4 min 1 s 163 pour Thomas Erdos et 4 min 1 s 331 pour Franz Konrad qui est cette fois devancée par le brésilien. À bord de la Pagani, Mike Hezemans se retrouve immobilisé sur le circuit. Néanmoins, il va parvenir à devancer l'une des Viper. Ralenti à cause des problèmes de fiabilité, le temps de 11 min 7 s 578 d'Anthony Kumpen à bord l'Italienne, lui vaut la clémence des commissaires pour qu'il puisse prendre le départ de la course. David Hart, handicapé par sa grande taille, signe un temps en 4 min 17 s 883 à son volant[46]. La Pagani n'aura couvert que vingt-quatre tours, soit le plus faible nombre de tours[23]. À cause d'un problème d'injection, la Viper no 86 ne prend la piste qu'après 22 h. Christophe Bouchut parvient à faire un temps de 4 min 1 s 927, mais les Chevrolet Corvette et Ferrari sont bien en dessous des quatre minutes au tour[49].

Dans la catégorie LM GT, les Porsche 911 GT3 RS mènent largement devant les Ferrari 360 Modena GT. La meilleure Ferrari, la no 94, n'est qu'à quatre seconde des deux meilleures Porsche. La no 95 est à 8 s 358, et la no 70 à 10 s 154. Une TVR Tuscan T400R parvient même à s'intercaler entre les Modena. Tout n'est pas parfait pour les Porsche lors de cette séance. L'une d'elles va même subir un début d'incendie dans les Hunaudières. L'intervention des commissaires limite les dégâts de la no 75. Et Ian Khan peut s'extraire à temps. Il semblerait que ce sinistre soit dû à un défaut de fabrication sur des pastilles de sablage. C'est le temps du mercredi qui qualifiera cette Porsche au onzième rang de la catégorie, avant-dernière des Porsche. Robin Liddell effectue un tout droit à la première chicane des Hunaudières, en conséquence, des débris sont sur la piste et les commissaires doivent les retirer. Moins d'une minute plus tard, c'est la Porsche de T2M Motorsport qui fait un tête-à-queue dans les Hunaudières aux mains de Roland Bervillé[23], après une crevaison. Des dégâts sont à déplorer et la séance va être interrompue pour la seconde fois. Douze minutes plus tard, la séance reprend, sauf pour la Porsche no 84 dont le châssis est touché, et qui sera réparée dans un garage près du Mans[46].
Au volant de la Spyker, Tom Coronel signe son meilleur temps en 4 min 18 s 887, soit 1 s 082 de mieux que le temps de Peter Kox lors de l'édition précédente. Une Ferrari, une Porsche et une TVR se retrouve derrière l'équipe néerlandaise. Pour les TVR, les qualifications se passent sans encombre. Vingt-six secondes sont gagnées par rapports aux essais préliminaires[49].
Warm-up et cérémonies d'avant-course
modifierLa séance du warm-up a lieu sous un ciel gris. À bord de la Bentley no 8, Johnny Herbert boucle un tour à trois dixièmes de son propre temps de qualification[41]. Plusieurs voitures rencontrent des problèmes de fiabilité durant le warm-up. C'est le cas de la Courage-Judd avec un problème de pression d'huile, de la Reynard-Cosworth pour laquelle les mécaniciens ont dû procéder au changement de son moteur, de la Spyker qui a un problème électrique, et de la Dome no 9 qui a une fuite d'huile[51]. Deux voitures améliorent leur temps d'essais qualificatifs : la Durango qui gagne 835 millièmes et la Welter Racing WR LM2003 qui est plus rapide d'1 s 973[55].
Avant le départ de la course, et alors que des gouttes tombent, plusieurs Bentley cabriolet d'époque défilent à l'occasion des festivités d'avant-course. Ce petit contingent célèbre les quatre-vingt ans de la première apparition d'une Bentley au Mans[56].
Course
modifierDéroulement de l'épreuve
modifierPremière heure : Les deux Bentley se détachent
modifier
Le tour de mise en grille s'effectue sous la pluie. Alors que la piste a séchée, le départ est donné par Don Panoz[19], sous le soleil qui est de retour[56], et qui s'accompagne d'une remontée de la température, qui oscille entre 27 °C et 33 °C selon les sources[51],[57]. La Welter Racing de Stéphane Daoudi rencontre un problème de sélection de rapport, peu de temps avant le départ, ce qui le contraint à s'élancer des stands[58],[59],[57]. Dans le même temps, sur la piste, Rinaldo Capello (Bentley no 7) est alerte et creuse déjà l'écart, comme Henri Pescarolo en 1974. Jan Magnussen (Audi no 5) dépasse Frank Biela (Audi no 10). À la fin du premier tour, les deux Bentley caracolent en tête et commencent déjà à s'échapper[51],[56]. Quand à Jan Lammers (Dome no 15), il retient les trois Audi dans un premier temps[51],[60], suivent Marc Goossens (Riley & Scott no 4) et Tristan Gommendy (Dome no 16). Olivier Beretta (Panoz no 11) est quant à lui un peu plus loin du peloton. On retrouve ensuite Jonathan Cochet (Courage no 13), Jean-Christophe Boullion, Éric Hélary, Scott Maxwell (Panoz no 12) et Hayanari Shimoda. La Corvette no 50 d'Oliver Gavin s'arrête aux stands dés la fin du premier tour (16 h 4)[61],[54], déjà touchée par des ennuis électroniques. Un changement de boitier électronique[62] sous le capot, lui permet de repartir rapidement[58]. À 16 h 8, Lammers est dépassé par Magnussen. Quatre minutes plus tard, au quatrième tour, toutes les Audi passent la Dome[51], qui retrouve sixième après les dépassements de Seiji Ara, Biela et Letho[57]. Gommendy et Goossens se rapprochent eux aussi fortement du néerlandais qui semble être dans un moment difficile[59]. Au même instant, la Reynard à moteur Cosworth est annoncée au ralenti à cause d'un problème de commande de boîte de vitesses[26]. La Pagani est à son stand pour vingt-quatre minutes, et Gavin s'arrête de nouveau[63], cette fois à cause d'un problème de câble d'accélérateur[62] ; les deux voitures sont maintenant dernières des LM GTS[55]. 16 h 12 : La Reynard no 14 rejoint son stand à cause d'un problème de sélection de rapport[51],[64].

À 16 h 22, les Bentley remontent dans le trafic. La Panoz de Maxwell touche le sol, ce qui le contraint à s'arrêter aux stands. Gommendy dépasse Goosens et parvient à suivre le rythme de la Dome de Lammers. Bouillon dépasse Jonathan Cochet, et Shimoda est devant Hélary[63]. À 16 h 30 : Les deux Bentley ont vingt-cinq secondes d'avance sur les trois Audi ; suivent les deux Dome à quinze secondes des Audi, puis on retrouve les Panoz et les Courage. Une minute plus tard, la Courage no 31 est la première voiture à s'arrêter pour un ravitaillement[62]. 16 h 36-16 h 37 : Au dixième tour, Johnny Herbert (Bentley no 8) double Capello. Puis, le Britannique rentre aux stands pour un ravitaillement. Quand à la Bentley no 7, elle ravitaille à 16 h 43[51]. À 16 h 45, Magnussen et Capello s'arrêtent à leur tour. Biela se retrouve alors aux commandes de la course[57]. Ce dernier ne mène l'épreuve que quatre minutes, car il s'arrête au tour suivant, laissant JJ Lehto (Audi no 6) aux commandes. Dans le même temps, en catégorie LMP 675, la MG-Lola prend la première place à la DBA qui doit changer sa batterie[63],[51]. La Reynard no 29 ne se laisse pas distancer, mais Hayanari Shimoda conserve le meilleur tour en course pour seulement dix-sept millièmes en LMP 675[65]. Vers 16 h 48, l'Audi est toujours en tête[57].

À 16 h 52-16 h 53, alors que quatorze tours ont été parcourus, l'Audi de Champion Racing s'arrête à son tour, Capello est devant Herbert et Magnussen. Lehto ressort, puis prend la quatrième place à Biela. Les deux Bentley reprennent la tête[57]. À 16 h 56-16 h 57, la TVR Tuscan T400R[51] no 91 de Richard Stanton (ou Rob Barff[65]) sort de la piste au virage du karting et tape le mur à l'arrière[57] droit. Selon le pilote, à cause d'un contact avec un prototype, la suspension arrière a cassé. Stanton tente de repartir, mais malgré ses efforts qui durent près de trois heures, il n'y parviendra pas[65]. La Spyker quant à elle, perd une roue dans la voie des stands (16 h 59)[51],[66],[57]. À la fin de la première heure, la Ferrari 550 GTS Maranello de Peter Kox est en tête de la catégorie LM GTS, alors qu'en LM GT, les Porsche se livrent une bataille acharnée : Alex Job Racing, Orbit Racing, The Racer's Group et PK Sport, sont aux coude à coude depuis le départ[63].

À la fin de l'heure, les deux Bentley ne sont séparées que de deux secondes, mais avec une minute d'avance sur les trois Audi, deux minutes sur les deux Dome-Judd et 2 min 15 s sur la Riley & Scott. Plus loin encore, on retrouve la première Panoz à 2 min 28 s, tous juste derrière, les deux Courage-Peugeot 2 min 30 s, elles mêmes séparées de trente secondes. À trois minutes des Bentley, on retrouve la Courage-Judd[59]. Les Bentley ont imprimé un rythme plus rapide de trois à quatre secondes par tour plus rapide que leur concurrents[67], dés la première heure[60]. Parmi les voitures débutantes dans la Sarthe, la Durango, quinzième, devance la Dome-Mugen, la Norma et la Reynard de Nasamax[68]. En LM GT, alors qu'elle a effectué quatorze tours, la Porsche d'Alex Job Racing mène de six secondes devant celle d'Orbit Racing, et de huit devant celle de The Racer's Group[51]. Le PK Sport est dans le coup, mais les Ferrari 360 Modena GT sont plus loin[65].
En LM GTS, chez Corvette Racing, Oliver Gavin a perdu un temps précieux. Entre les problèmes de câble d'accélérateur et de boîtier électronique, il ne reste plus que la no 53 qui soit en mesure de menacer les Ferrari de Prodrive. Franck Fréon qui s'apprête à prendre son premier relais, va devoir augmenter son rythme et ne plus se contenter de faire une course d'attente. Néanmoins, après les premiers ravitaillement, la Corvette va tout de même descendre de la deuxième à la quatrième place, et va y rester pendant trois heures[68].
Deuxième heure : Franck Biela, en panne d'essence
modifier17 h : Au général, les deux Bentley ont bouclé seize tours et roulent ensemble (la no 7 devant la no 8) ; six dixièmes de secondes les séparent[57]. Puis suivent respectivement : Les Audi no 5, à un tour, la no 6 à 1 s 118 et la no 10 à 5 s 503[57] ; les Dome no 15 puis no 16, la Riley & Scott no 4 est huitième, puis on retrouve la Panoz no 11 au neuvième rang, puis la Courage no 17 complète le top dix. En LMP 675, La MG-Lola no 27 a fait quatorze tours et mène de seize secondes devant la Courage no 31 ; la Reynard no 29 est troisième. Dans la catégorie LM GTS, après quatorze tours également, la Ferrari no 88 est en tête, suivie de la Corvette no 53 dont l'écart oscille entre 1 min 10 s[54] et 1 min 15 s, et de la Ferrari no 72 à 1 min 19 s. La seconde Ferrari de Prodrive est quatrième, à 1 min 27 s[51].

17 h 2 : La Reynard no 14 rejoint de nouveau son stand à cause de sa boîte[51]. 17 h 4, La Ferrari 360 Modena GT de JMB Racing perd du temps à son stand pour remettre en place un extracteur partiellement détaché. La Ferrari 550 Maranello de XL Racing rencontre des problèmes électriques. À 17 h 8-17 h 10, la Pagani Zonda GR est dans son stand, à cause d'une fuite d'huile[51], et ne repartira pas, la boîte de vitesses étant cassée[69],[57]. Au même instant, la chaine de distribution de la Courage no 31 de Philippe Alliot lâche, il est au ralenti. L'intervention va durer plusieurs heures (entre 4 h et 5 h 44 suivant les sources)[51]. Le moteur V6 est retiré du châssis et la culasse doit être changée, car tout un rang de cylindres est endommagé. La voiture sera dernière du classement général à la fin de l'opération. Au même instant, les Courage C60 occupent les septième, huitième et neuvième place. Celle motorisée par Judd étant intercalée entre les moteurs Peugeot[70]. Chez Team Nasamax, les mécaniciens s'affaire pour changer les câbles de la commande de boîte défectueux. 17 h 20 : Herbert dépasse Capello dans le vingt-et-unième tour[57]. 17 h 25 : La Pilbeam est dans son garage pour réparer sa boîte de vitesses. L'intervention durera 2 h 41. La Spyker est également à son stand, les mécanicien effectuent une vérification des amortisseurs et de la direction. Peu après, Herbert s'arrête pour laisser sa place à David Brabham. L'Australien repart troisième. À 17 h 27-17 h 29, au niveau du virage d'Indianapolis[67] et à l'entrée d'Arnage, Goossens sort de la piste, après plusieurs figures et tête-à-queue, mais ne touche rien[57]. Il repart et mais devra tout de même s'arrêter aux stands pour changer son fond plat et son capot arrière arraché, à cause de la crevaison du pneu arrière gauche, qui a occasionné de nombreux dégâts sur la carrosserie[71]. Huitième au moment de l'incident[51], il sera vingt-et-unième au classement général à la fin de la deuxième heure[63]. 17 h 34 : Tom Kristensen prend le volant de la Bentley no 7, tandis que la Bentley no 8 de Brabham est contrainte de s'arrêter car le repose tête du pilote est mal fixé ; quarante secondes sont perdues[60]. Magnussen mène donc la course un tour durant, puis laisse sa place à Marco Werner[72]. 17 h 38 : La Dome no 16 s'arrête pour nettoyer ses prises d'air ; elle perd un tour dans l'opération[51]. Une minute plus tard, Christophe Tinseau peut repartir à bord de la Riley & Scott ; il est vingt-quatrième[71]. 17 h 48 : La Dome no 9 a des problèmes de pression d'huile, alors que la batterie de la DBA no 26 fait encore des siennes[51].
Durant la deuxième heure, la Ferrari 550 GTS Maranello de Luc Alphand Aventures se retrouve deuxième en LM GTS, derrière la no 88 de Kox-Davies-Enge, mais devant la no 80. La Corvette de Fellows-Fréon-O'Connell est troisième, à moins d'une minute. Quand à la seconde Corvette, elle ne rattrappe pas son retard du début de course, et se contente de dépasser la Ferrari 550 Maranello, mais inscrite, elle, en LM GT[71].

17 h 49-17 h 50 : Alors que les concurrents de tête sont dans leur vingt-neuvième tour, Audi prend beaucoup de risque en arrêtant tardivement la no 6 de Lehto pour son deuxième ravitaillement. Pour Biela, la situation est différente, alors qu'il doit rentrer à son stand, il se retrouve du côté gauche et effectue un dépassement sur une Panoz, mais gêné, il ne peut s'introduire dans l'entrée qui se trouve elle, du côté droit de la piste. L'allemand effectue alors un tour supplémentaire, qui sera celui de trop, et donc le dernier[53]. Il tombe en panne d'essence à Indianapolis[72] après avoir bien ralenti depuis Mulsanne[73] après avoir essayé non sans mal de donner des coups de volant pour faire circuler l'essence. Même si à 18 h 10, il parvient à repartir, en trente-cinquième position et à six tours de la tête, mais deux minutes plus tard, s'arrête de nouveau un peu plus loin[57], après dans la longue courbe gauche qui suit Arnage[67], à trois kilomètre des stands[70]. Il est contraint à l'abandon[13]. En réalité Audi tente coûte que coûte de retarder au maximum les ravitaillements en essence, et tente de jouer la carte de la consommation[53]. Audi Sport UK a donc peut-être tenter de faire quinze tours au lieu de quatorze. L'Audi de Champion Racing roule d'ailleurs avec un réglage moteur différent qui lui permet d'en faire quatorze[74]et d'avoir une conduite plus économe[70]. De surcroit, les Bentley se révéleront capable d'effectuer des triples relaies avec le même train de pneumatiques[53],[60].
À 18 h, Kritsensen devance Brabham d'un écart qui oscille entre trente-six et quarante secondes. Les Audi R8 de Champion Racing et de Team Goh sont maintenant à plus d'une minute, respectivement 1 min 4 s 138 et 1 min 18 s 406. À 3 min 27 s suit la Dome no 15, soit presque un tour, quand à la Panoz et les Courage, elles sont désormais à un tour. La Durango, douzième, est à deux tours[51]. En LMP 675, alors que la DBA avait mené la course pendant cinquante minutes environ, la Reynard de Noël del Bello Racing est en tête[72]. Mais les trois voitures qui ont successivement mené la catégorie sont toujours dans le même tour, puisque la DBA n'est qu'à 1 min 45 s, elle-même suivie par la MG-Lola à vingt-et-une secondes[70].
Troisième heure : Problème de freins pour Stéphane Sarazin et figures pour la Dome de Beppe Gabbiani
modifier18 h 8 : La Ferrari 360 Modena GT no 94 de Risi Competizione est dans garage à cause d'un problème moteur[71]. Au même instant, au niveau de la passerelle Dunlop, Beppe Gabbiani (Dome no 16) part en tête-à-queue devant la voiture sœur de Lammers. Trois minutes après, au virage du karting, Gavin Pickering (WR LMP01 no 24) effectue une figure similaire et manque de peu l'accrochage avec l'autre WR (la no 25 de Bastien Brière)[51]. À 18 h 9, Letho, alors troisième, effectue un arrêt plus tôt que prévu, en raison d'une crevaison lente. Stefan Johansson le relaie, mais l'Audi de Team Goh a repris la troisième position. Frank Biela qui était en panne d'essence a pu parcourir 600 mètres, mais l'Audi s'immobilise un peu après la sortie du virage d'Arnage. L'abandon sera officiel à 18 h 39 et Mika Salo n'aura pas eu le temps de piloter en course. À 18 h 23, les mécaniciens de la MG-Lola s'affaire pour réparer le fond plat. La DBA s'arrête au même instant de manière prolongée. 18 h 29 : Gabbiani se fait encore remarquer et s'accroche avec la Chevrolet Corvette C5-R no 50[51]. Au même instant, Brabham (Bentley no 8) et Werner (Audi no 5) bataillent pour la deuxième place. Le chassé-croisé arrive à son terme lorsque l'Allemand s'arrête à son stand. 18 h 34 : La Norma M2000-02 sort de la piste à la chicane PlayStation après une crevaison à l'arrière gauche ; elle repart au ralenti. Lasserre, Sezionale et Roussel perdent vingt-cinq minutes dans cette mésaventure. L'équipage français sera quarantième au moment de reprendre la piste, seule la Reynard-Cosworth sera derrière au classement des LMP 900. Le prototype britannique n'a bouclé que quatorze tours en trois heures. Après son immobilisation de douze minutes à Mulsanne, la voiture de Nasamax a pu repartir et rejoindre son garage, mais les ennuis de moteur et de boîte la desendre dans les dernières places, non loin de la Pibeam[75]. 18 h 49-18 h 55 : Stéphane Sarrazin (Courage no 17) s'arrête à son stand pour un changement d'étrier de frein avant droit[13]. L'intervention dure 11 min 6 s et il perd dix-sept minute en tout, pour se retrouver onzième[72],[51]. Quand elle reprend la piste, elle est seizième, à cinq tours des Bentley, à deux tours des Audi, et à vingt-quatre secondes de la première Panoz. La Courage de Gounon-Cochet-Grégoire a également pu passer entre-temps[75].
Dans la troisième heure de course, la Chrysler Viper de Larbre Compétition se fait dépasser par les deux Saleen. Elle parvient encore à contenir la Corvette retardée, mais seulement pour une heure. Quand à la seconde Viper, elle est encore plus en retrait. En trois ans, les Viper GTS-R ne sont plus aussi dominatrices que par le passé. Quand aux Saleen, elle se suivent dans le même tour ; celle d'Erdos-Newton-Chaves, précède la seconde Saleen et ne rencontre pour l'instant aucun problème. Dans l'heure suivante, des ennuis électriques vont venir malmener l'Américaine. Au classement général, la Panoz Beretta-Papis-Jeannette roule sans encombre, à la sixième place, derrière la Dome de Lammers ; elle conservera cette position toute la nuit. En amont du classement, l'Audi R8 japonaise se fait prendre un tour par les Bentley qui roulent trois secondes plus vite. En fin d'heure, l'Audi no 5 est à dix-neuf seconde de la no 6. En LM GT, sans rencontrer les problèmes mécaniques du début de saison, la dernière TVR encore en course est sixième. Elle talonnée par la Porsche de Seikel Motorsport, qui est à quarante secondes. Quand à Ferrari, si le constructeur italien domine en LM GTS, la situation est plus compliquée en LM GT avec des Modena bien en retrait[76].
La Durango reste installée en douzième position, elle devance des concurrents qui l'avait battu lors des essais. Néanmoins, la Riley & Scott et la Courage de Jean-Christophe Bouillon se rapprochent peu à peu. Les problèmes viendront dans les heures suivantes, avec deux petites sorties de piste et des soucis d'éclairages[75].
Quatrième heure : Première intervention de la voiture de sécurité, à cause d'une flaque d'huile
modifier
À 19 h, après quarante huit tours, la Bentley no 7 de Capello mène devant la no 8 (quarante-sept tours). Elle devance l'Audi no 5 qui est à 1 min 14 s 562 et Audi no 6 à 1 min 33 s 648. La Dome no 15 est à deux tours[57]. En LMP 675, les ennuis de la DBA et de la MG-Lola, permettent à la Welter Racing de Pickering-Porta-Terada d'être deuxième[77]. En LM GTS, la Corvette no 53 s'est fait prendre un tour par la Ferrari de tête (Enge, Davis et Kox)[47].
19 h 3 : Les problèmes continuent pour Gabbiani, il s'accroche avec la Ferrari de Johnny Mowlem[51], à la suite de quoi, il rentre pour changer de capot arrière. Si Gommendy était parvenu à rester dans le rythme de Lammers sur la voiture sœur, Gabbiani a bien réduit tout ces efforts à néant. La Dome no 16 a dorénavant perdu trois places et un tour[68]. 19 h 6 : Emmanuel Collard (Porsche no 93), en tête des LM GT depuis le début de la course, doit s'arrêter pour une petite intervention sur la boîte de vitesses. Il perd entre quatre et sept minutes[51]. The Racer's Group prend les rênes de la catégorie. La DBA quant à elle, effectue un stop & go à cause d'une vitesse excessive dans la voie des stands. 19 h 20 : Abandon officiel pour la TVR no 91. 19 h 22 : La Ferrari no 94 est toujours à son garage, les mécaniciens cherche du côté de l'injection, longtemps après avoir tenté de diagnostiqué le problème au niveau du refroidissement et de l'allumage. Finalement, ils démontent l'embrayage et parviennent à identifier la source du mal : Un capteur de vilebrequin est défectueux. La voiture se retrouve en fond de classement, 43e[78].

De l'huile sur la piste provoque une première neutralisation à 19 h 35-19 h 36. Après une douzaine de minutes (onze, douze ou treize selon les sources)[79], à la reprise sous drapeau vert[51], la Bentley no 8 sera pointée à 2 min 17 s de la voiture sœur. 19 h 41 : La Dome no 16 s'arrête pour un long moment à son garage, l'alternateur doit être changé et la transmission arrière droite. Trente-huit minutes seront nécessaires. La voiture va plongée de la dixième place à la vingt-sixième. Elle se retrouve même au trente-neuvième rang à 20 h 35, à neuf tours des Bentley et six tours de la Dome no 15[79]. La Norma s'immobilise également pour une demi-heure, c'est le démarreur qui sera à remplacer. La Dome no 9 rencontre des ennuis de pression d'huile. Cinq minutes avant la fin de la quatrième heure, Fabio Babini (Ferrari no 70) fait une excursion dans bac à graviers. La Chrysler Viper GTS-R no 68 fait changer sa boîte, tandis que sur celle de Larbre Compétition, ce sont les freins qui donnent des signes de faiblesse. La Riley & Scott no 4 réintègre le top 10 à 20 h, alors que la Dome no 9 va devoir réparer sa transmission. Dans la catégorie LM GTS, les Ferrari 550 GTS Maranello occupent les trois premières places, devant les Chevrolet Corvette C5-R officielles, entre lesquelles s'intercalent la Saleen S7-R de Konrad Motorsport[78]. Cette dernière est plus performante qu'en 2002, puisqu'elle n'est plus pénalisée en poids et en puissance par la réglementation[80]. Pour la Viper no 68, se sont peut-être les excursions hors-piste qui ont fragilisé la boîte, dont l'opération de remplacement est en cours à 19 h 55[51],[62]. Elle sera dernière de la catégorie jusqu'à 23 h[68]. À noter que la Ferrari d'Alphand-Dor-Policand s'est fait dépasser par la seconde Ferrari de Prodrive. Ces dernières sont quatorzièmes au classement général, dans le même tour que la Courage de Sarrazin-Boullion-Lagorce, la Durango et la Riley & Scott[79].
Déjà retardée par une excursion dans le bac à graviers à la passerelle Dunlop, la Porsche de PK Sport va également devoir s'arrêter pour changer de radiateur. Vingt-trois minutes sont nécessaires et sept places sont perdues[80].
Cinquième heure : Les Porsche en souffrance avec leur système de refroidissement
modifierÀ 20 h : La Bentley no 7 de Kristensen a parcourue soixante-trois tours et la no 8 de Mark Blundell un de moins, suivit de l'Audi no 5 de Marco Werner qui est à 1 min 1 s 437 de la no 8. L'Audi no 6 a fait soixante-et-un tours, alors que la Dome no 15 est à un tour de la no 6[57]. La Panoz no 11 est sixième à trois tours des Bentley, les Courage no 13 et no 18 sont septième et huitième à quatre tours, la seconde Panoz est neuvième à cinq tours, et la Riley & Scott ferme le top dix, à six tours des meneurs. Enfin, la Courage no 17 est onzième[77]. En catégorie LM GTS, La Ferrari no 88 a fait cinquante-sept tours, les no 80 et no 72 complète le podium provisoire à un tour. La première Corvette, la no 53, est à deux tours[80]. En LMP 675, c'est la Reynard no 29 qui mène après cinquante-six tours, devant la MG-Lola no 27 reléguée à trois tours, puis la la Welter Racing no 24 est troisième à quatre tours. En LM GT, la Porsche no 81 est en tête après cinquante-trois tours, devant la no 93 à un tour. La no 77 est troisième[51].
20 h 32 : La Porsche 911 GT3 RS (996) no 81 va perdre 1 h 33 pour changer d'embrayage[81]. À la fin de l'intervention, la Porsche est quarante-deuxième au classement générale, à vingt-deux tours[77]. Au même instant Alex Job Racing prend la tête de la catégorie LM GT devant Team Taisan. 20 h 33 : La Dome no 9 reprend la piste après un remplacement de sa transmission à l'arrière droite[82],[83]. 20 h 36 : Le capot avant de l'Audi du Team Goh est remplacée[56],[83]. 20 h 52 : La Porsche d'Orbit Racing est quatrième en LM GT, derrière la Ferrari no 95, mais doit s'arrêter pour un changement de radiateur[84]. Onze minutes sont perdues[82]. À 20 h 54, la Pilbeam rencontre des problèmes d'électronique, elle s'arrête sur la piste. 21 h : L'écart est de 2 min 23 s entre les deux Bentley. À un tour, on retrouve deux Audi, séparées de 35 s. Suivent ensuite la Dome no 16, ainsi que les deux Panoz encadrant les Courage no 13 et no 18. Dans la catégorie LM GTS, La Ferrari no 80 mène la danse pour vingt secondes (ou dix-neuf) devant la voiture sœur[78]. Après ce changement, no 88 ne quittera plus la première place[77].
En LMP 675, la MG-Lola repasse la Welter Racing no 24, qui est maintenant menacée par la DBA de Nielsen. Les Bentley confirment l'enchainement de triple relais. Le meilleur tour en course de la no 7 n'est que trente-cinq millièmes de secondes inférieur à celui de la no 8[77].
Sixième heure : L'Audi de Champion Racing troisième
modifier
21 h : Après soixante-dix-huit tours, la Bentley no 7 mène de 2 min 23 s 289 sur la no 8. L'Audi no 5 est à un tour, elle est suivie de la no 6 à 35 s 679. La Dome no 15 est à deux tours des Audi[57]. Les arrêts aux stands de routine se suivent[82]. Avant même que le soleil ne se couche, les Dome, les Panoz, les Courage de Pescarolo Sport sont déjà à un tour des Bentley[13].
21 h 1 : La Durango, quatorzième, est en proie des ennuis d'éclairage. 21 h 13 : La Welter Racing no 24 s'arrête et perd entre cinq[85] et huit minutes[82]. 21 h 25 : Le différentiel de la Spyker est en panne, Tom Coronel sort de la voiture pour la pousser à l'entrée des stands, mais les commissaires voient cette manœuvre d'un mauvais œil et lui interdit de le faire[57]. Après que sa voiture ait refroidi, les mécaniciens peuvent enfin venir la pousser. Après une demi-heure d'effort, la Spyker est dans son garage. L'embrayage va être remplacé au bout d'une heure[81]. À 21 h 31, la TVR no 92 s'arrête un long moment à cause d'une fuite sur le pont. Au même moment, en LMP 675, La Reynard no 29 a un ennui de suspension à l'arrière, qui lui coûte sept minutes[82],[85], ce qui permet à la MG-Lola de mener. 21 h 52 : La Saleen no 66 change de boîte de vitesses et perd trente-six minutes. La Spyker en fait de même et perdra plus d'une heure dans l'opération[82],[86]. 21 h 58 : Cochet s'aperçoit que ses phares ne fonctionnent plus lorsqu'il part des stands. Il s'arrête dans la voie de décélération. Il résout le problème rapidement et repart en piste ; il reste en septième position. L'Audi de Champion Racing prend la troisième place à celle de Team Goh qui a dû changer l'un de ses rétroviseurs[57]. Dans la catégorie LM GTS, La Ferrari no 88 a pu prendre le meilleur sur sa sœur d'écurie[36]. En LM GT, en fin d'heure, la Porsche no 81 est remontée et accuse un retard de dix-neuf tour[77].
Septième heure : Remontée de Johnny Herbert
modifier22 h : La Bentley no 7 a bouclé quatre-vingt quatorze tours, la no 8 est à un tour, suivie des Audi no 6, à 1 min 53 s 292 puis no 5 à 2 min 25 s 534. À quatre tours, on retrouve la Dome no 15[57]. En cinquième position, la Panoz no 11 est dans le même tour que la Japonaise. Les Courage no 13 et no 18, sont respectivement, septième et huitième, à cinq boucles de la tête de course, tout comme la Panoz no 11, neuvième. La Riley & Scott est dixième, à six tours. 22 h 12 : La Dome no 9 change de batterie. Deux minutes plus tard, la MG-Lola fait un tête à queue au niveau de la chicane Playstation et repart sans encombre[82]. Les deux Panoz ne connaissent aucun problème de fiabilité à ce stade de l'épreuve, celle de Maxwell-Sealens-Lueunberger, est neuvième depuis 19 h et se tient à distance de la Riley & Scott, tout restant au contact de la Courage-Judd[81].
La Pilbeam no 23 abandonne sur bris de moteur[57] à 22 h 20. Dix minutes plus tard, Johnny Herbert remonte sur la Bentley no 8 de Guy Smith. Il n'est plus qu'à 1 min 23 s de ce dernier. Puis, il s'arrête à son stand deux tours plus tard, et Rinaldo Capello le relaie. Au même moment, la Porsche de T2M Motorsport est aux stands. Le radiateur fuit, à la suite d'une excursion dans un bas à sable, de Patrick Bourdais. 22 h 55 : Le moteur de la Courage no 31 a été entièrement réparé après un arrêt qui a duré 5 h 44. David Hallyday repart en piste à son bord[87]. 23 h : Trente-trois secondes séparent désormais les deux Bentley. La Reynard no 29 reprend la tête de la catégorie LMP675. Quand à la Norma, elle rentre à son garage pour une longue réparation[36] sur le moteur[85].
Au volant de l'Audi no 6, Emanuele Pirro tourne régulièrement en 3 min 40 s, ce qui lui permet de se maintenir en troisième position[57]. Il réalise même le meilleur tour en course de la no 6 en 3 min 39 s 887, mais en 3 min 36 s, les Bentley creusent l'écart[88].
Huitième heure : Une Saleen abandonne, et un tour d'écart en fin d'heure entre les deux Bentley
modifier23 h : Après cent dix tours, la Bentley no 7 est première, suivie de la no 8 à 33 s 025 ; l'Audi no 6 est à un tour, l'Audi no 5 à 41 s 453 de la no 6, quand à la Dome no 15, elle est à trois tours des Audi[57]. Depuis 21 h, La Courage-Peugeot d'Ayari-Hélary-Minassian est à cinq tours des Bentley et à quatre tours des Audi[81]. À 23 h 2, on remplace le capot arrière de la Durango[82].
23 h 5 : La Ferrari no 80 part en tête-à-queue à la chicane PlayStation, et se retrouve dans la bac à graviers[82]. Sept minutes plus tard, c'est la Saleen pilotée par Walter Brun qui sort à la chicane Dunlop. Elle est immobilisée dans le bac, la transmission a lâché. L'équipe officialisera l'abandon peu de temps avant minuit. La Saleen est en réalité entré en contact avec la Viper de Luis Marques. Si ce dernier a pu repartir, la Saleen n'a fait que quelques hectomètres avant de s'arrêter définitivement. 23 h 25 : On change le capot de la Panoz no 12, quatre minutes sont perdues[82]. À 23 h 30 : David Hallyday passe dans la bac[89] à la Dunlop. L'intervention des commissaire de piste est nécessaire pour que la Courage C65 en ressorte[87] ; puis c'est au tour de Luc Alphand (Ferrari no 72) d'en faire de même au même endroit peu avant minuit[82]. 23 h 50 : La MG-Lola EX257 no 27 abandonne sur casse moteur[90],[36]. Pour Intersport Racing, c'est le même résultat qu'en 2001 et 2002. En LMP 675, Noël del Bello Racing se retrouve donc face à la Welter Racing no 25[91]. Une minute plus tard, Nicolas Minassian (Courage no 18) voit son pneu arrière gauche crever, alors qu'il est dans la ligne droite des Hunaudières. Il rentre à son stand et passe de la septième à la neuvième place[92].
La Bentley no 8 use plus ses pneus que la no 7, et consomme plus de carburant ; les ravitaillement sont également plus longs. À tel point qu'à la fin de l'heure, la no 8 se retrouve à un tour de la no 7[87].
Neuvième heure : Abandon de la Norma et sortie de piste de la Riley & Scott
modifierÀ minuit, la Bentley no 7 à un tour d'avance sur la no 8[87], et deux tours sur les Audi. Les deux prototype britannique affiche une moyenne de 215 km/h depuis le départ[88]. En LMP 675, la Welter Racing de Pickering-Terada-Porta est deuxième, à la même position qu'à 19 h, et à distance égale du premier (Reyard-Lehmann) et du troisième (la seconde WR) de la catégorie. L'équipage va conserver cette position jusqu'à la mi-course, malgré une commande de boîte de vitesses qui va leur faire défaut, et ce, dés l'heure suivante[93].
0 h 9 : La DBA4 03S doit changer de démarreur, elle perdra plus d'une heure à son stand[82]. Alors qu'elle était parvenue à reprendre la troisième place à la Welter Racing, cette réparation va la faire redescendre à la quatrième place, dans une catégorie, où cinq voitures sont encore en état de fonctionnement. La DBA ne fait donc que trois tours en deux heures et la Reynard Lehmann de tête en aura quatorze d'avance à 1 h. Même les WR seront cinq et huit tours devant Elgaard-Shimoda-Nielsen[91]. 0 h 12 : Lammers (Dome no 15) subit une crevaison à l'arrière gauche[82], la voiture part dans le bac à graviers à Arnage. Il repart sans dommage et rentre aux stands pour changer sa roue. La Panoz de Beretta-Jeannette-Papis est maintenant revenue dans le même tour que la Japonaise. Mais cette dernière est rapidement de retour en piste avec un rythme rapide lui permettent de conserver la cinquième place face au prototype américain[94]. À 0 h 17, la Norma est de nouveau au garage, une fuite d'huile est un problème de puissance moteur alertent Patrice Roussel[91],[85]. 0 h 27-0 h 28 : Les mécaniciens de la Chevrolet Corvette no 53 opèrent un changement d'alternateur[82],[54] et de boîte de vitesses[62]. Les espoirs de victoire en catégorie LM GTS s'amenuisent fortement. Après vingt-et-une minutes d'intervention, la voiture américaine passe de la quatorzième place du général, à la dix-neuvième. Gavin-Collins-Pilgrim se retrouve donc à quatre tours de la Ferrari de tête. La seconde Corvette la dépasse et Christophe Bouchut (Dodge Viper no 86) en profite pour se rapprocher pour n'être plus qu'à un tour de la no 53[88]. À 0 h 39, la Norma no 21 abandonne sur casse moteur après avoir tenté de rouler avec deux cylindres seulement. 0 h 53 : Jim Matthews qui évolue à bord de la Riley & Scott no 4, tape le rail au virage d'Arnage. Il repart au ralenti et rentre au stand pour changer : Capots avant et arrière, crash box, fond plat et aileron arrière[82]. Dans un premier temps, et ce, malgré dix-sept à vingt minutes de perdues, l'Américaine ne descendra que d'une seule position, cédant sa place à la Courage no 17. Mais il perd bientôt une position de plus face à la Panoz de Scott Maxwell, et se retrouve menacer par la Courage no 18[94]. La no 31, qui est dans son garage, ne repartira plus, la distribution du moteur JPX est cassée[92],[89],[62].
Dixième heure : Lutte en LMP 900, derrière les favoris
modifierÀ 1 h du matin, alors qu'elle a bouclé cent quarante-deux tours, la Bentley no 7 mène d'un tour devant la no 8. On retrouve l'Audi no 6 deux tours plus loin, suivie de la no 5. La Dome no 15 est à sept tours, tout comme la Panoz no 11, sixième. En septième position, la Courage no 13 est à huit tours et la Panoz no 12 à neuf. Dans le même tour, la Courage no 18 précède la Riley & Scott no 4, qui ferme le top dix. En LMP 675, La Reynard no 29 (cent vingt-trois tours) est première, avec cinq tours d'avance sur la WR no 24 et neuf sur la no 25. En LM GTS, la Ferrari no 88 mène (cent vingt-neuf tours), devant la no 80, deux tours derrière. La Ferrari no 72 est à trois tours et la Corvette no 50 à quatre boucles. Dans la catégorie LM GT, la Porsche no 93 a fait cent vingt-et-un tours et devance la no 77 d'un tour, et la Ferrari no 95 de deux[82].

1 h 5 : Lammers (Dome no 15) et Beretta (Panoz no 11) se disputent la cinquième place du classement général. Mais le Monégasque subit une crevaison à l'arrière gauche. La Courage no 13 en profite pour se rapprocher de Lammers. Ces trois voitures ne se lâcheront plus jusqu'à la ligne d'arrivée. 1 h 22 : Dans la catégorie LM GT, les Porsche 911 GT3 RS (996) rencontrent des problèmes de refroidissement. Celle d'Alex Job Racing également, le radiateur est percée. Son changement fait perdre vingt-deux minutes à Lucas Luhr, Sascha Maassen et Emmanuel Collard, qui redescendent à la cinquième place. La Porsche no 77 de Team Taisan récupère la première position[95],[84]. En conséquence de ces contre-temps les Ferrari 360 Modena GT reviennent, et la no 95 se retrouve deuxième[96],[97].
1 h 31 : La Welter Racing no 25 n'est pas épargnée non plus par les ennuis de refroidissement, le radiateur doit être changé car il est fissuré[98],[85]. Quarante minutes sont perdues[82]. Sur la no 24, la commande de boîte de vitesses est en panne. Douze minutes sont perdues. Sept minutes plus tard, la boîte de vitesses doit être remplacée sur la Ferrari de JMB Racing. L'opération durera plus de deux heures et l'italienne sera à vingt tours de la Porsche première des LM GT[95],[62],[82]. En catégorie LMP 900, l'Audi de Team Goh doit effectuer un changement de triangle de suspension. Elle sera à trois tours de l'Audi de Champion Racing, lorsqu'elle ressortira des stands. 1 h 43 : C'est l'équipe PK Sport qui doit faire changer le radiateur de sa Porsche. De retour en piste, la voiture sera victime d'une crevaison peu de temps après. 2 h : Deux minutes séparent désormais les deux Bentley de Tom Kristensen, en tête et David Brabham, deuxième[96].
Onzième heure : Les problèmes s'accumulent en LM GT et abandon de la Ferrari no 95 de tête
modifier2 h 3 : Le radiateur de boîte de vitesses, ainsi que l'une des portes de la Porche de Team Taisan doivent être remplacés[86], la Ferrari no 95 se retrouve en tête de la catégorie LM GT. Mais la Ferrari s'arrête et ravitaille à 2 h 11 et en profite pour remettre de l'huile[95]. À 2 h 20, la Reynard no 29, première en LMP 675, fait un tête-à-queue à la passerelle Dunlop. Elle repart difficilement après avoir été immobilisée cinq minutes[82],[85]. 2 h 22 : Chez Nasamax, la Reynard est dans son garage pour remplacement de biellettes de direction et de bougies d'allumage. À 2 h 30 : Peter Kox par en tête-à-queue au volant de la Ferrari no 88[99]. À 2 h 31, Johnny Mowlem (Ferrari no 95) doit s'arrêter sur la bas côté dans la ligne droite des Hunaudières, entre la chicane Playstation et Mulsanne, le moteur est cassé[100],[97],[95]. La Porsche no 87 d'Orbit Racing à pris la tête, mais celle d'Alex Job Racing remonte à un rythme rapide[96]. À bord de la no 87, Marc Lieb qui est sortie sans conséquence au niveau de la passerelle Dunlop vers 2 h, finit sont relais qui aura duré près de trois heure, à 2 h 27[95],[84].
2 h 40 : Arrêt au stand pour la Welter Racing no 24 qui doit changer de radiateur et faire réparer son moteur. Le joint de culasse est notamment remplacé. Ce n'est qu'à 8 h 36 qu'elle reprendra la piste. 2 h 43 : La TVR Tuscan T400R no 92 abandonne sur bris de transmission. 2 h 44 : Intervention de la voiture de sécurité pour nettoyer des traces d'huile sur la piste[82]. 2 h 56 : La Spyker C8 Double 12 R s'arrête à son tour pour effectuer diverses réparations[96]. La Ferrari de XL Racing, ne rencontre aucun incident grave et reste huitième toute la nuit[95].
Douzième heure : Les Porsche dominent de nouveau en LM GT
modifier
3 h 10 : La Reynard de Nasamax rentre aux stands pour effectuer un changement complet de boîte de vitesses et de pont. La voiture ne reprendra la piste qu'à 7 h 12. 3 h 19 : En pleine ligne droite des Hunaudières, la Dome no 16 de Gommendy se soulève ; il sort de la piste à la chicane PlayStation, et perd son capot avant. Il rentre aux stands à la fin du tour après avoir mis entre quinze et trente minutes à ressortir du bac à graviers[82]. La Dome se retrouve ensuite avant-dernière des LMP 900. À 3 h 24, la Porsche no 77 s'arrête à nouveau, cette fois, le fond plat, un feu arrière et l'échappement sont à réparer. Elle descend au cinquième rang de la catégorie LM GT. 3 h 29 : À cause d'un problème d'injection, et d'un changement de bougies, l'Audi no 5 perd dix minutes sur ses adversaires, mais conserve néanmoins la quatrième place. Alors qu'elle avait déjà trois tours de retard sur la no 6, quand elle reprend la piste, la no 5 concède deux tours de plus à l'Audi de Champion Racing. De plus, la Dome de Lammers n'est plus qu'à deux tours[101]. 3 h 31 : La Durango, alors dix-huitième, s'arrête très longtemps (3 h 30-3 h 35) pour effectuer le changement complet du demi train arrière gauche. Un roulement de roue cassé, ou grippé, ralenti d'avantage les mécaniciens[74]. Les mécaniciens en profitent également pour remplacer les freins. À 3 h 38, l'Audi no 5 s'arrête de nouveau à son stand pour une vérification moteur. Les bougies sont remplacées en cinq minutes[82],[83]. Trois minutes plus tard, c'est la Ferrari de XL Racing qui s'arrête pour effectuer des interventions diverses (huile et freins notamment). 3 h 45 : La Porsche de Seikel Motorsport, vainqueur en 2001, abandonne sur bris de boîte de vitesses, David Shep s'immobilisant à Indianapolis. Elle sera la seule Porsche à abandonner lors de cette édition[102],[103]. 3 h 51 : La Ferrari de JMB Racing rentre aux stands en raison d'un problème électronique ; les mécaniciens change un boitier[96]. À 3 h 52, c'est la Dome no 9 qui passe par son stand pour une intervention sur la boite[83], alors que la no 16 s'immobilise un quart d'heure, trois minutes après, pour un nouveau capot avant[82],[64].
Quatrième et cinquième, les Porsche de T2M Motorsport et de Team Taisan vont entamer un duel, qui ne les séparera jamais plus d'un tour, et qui ne s'arrêtera que vers 11 h. En catégorie LMP 675, des sept voitures au départ, il n'en reste plus que quatre[101].
Treizième heure : Sortie de piste de la Ferrari no 80
modifierLa Bentley de Capello, Smith et Kristensen est en tête depuis près de douze heures, alors qu'il n'y a pas eu de changement de position entre les douze premiers au classement général, dans la dernière heure. La no 7 a parcouru cent quatre-vingt neuf tours, soient six de plus que le premier de l'année dernière à mi-course. La no 8 est à un tour. L'Audi no 6 est à deux tours et mène les LMP 900, devant l'Audi no 5 (182 tours), la Dome no 15 (180 tours), la Panoz no 11, puis la Courage no 13 (179 tours), suivies de la Courage no 18 (178 tours), de la Panoz no 12 (177 tours) et de la Courage no 17 (176 tours). En LMP 675, la Reynard no 29 a parcouru cent soixante-deux tours, l'écart est de vingt-trois tours entre les deux premiers. La WR no 24 est cinq tours devant la DBA no 26. En LM GTS, les Ferrari no 88 et no 80 ont respectivement effectué cent soixante-douze et cent soixante-et-onze tours, et mènent de quatre boucles sur Corvette Racing. La Ferrari no 72 est quatrième à cinq tours. Quand à la catégorie LM GT, après cent cinquante-sept tours, les sept premiers sont des Porsche. La no 93 précède la no 87 de huit secondes. Celle de Thierry Perrier, la no 75, est troisième, quatre tours derrière[82]. Cette dernière est pour l'instant parvenue à éviter les ennuis de refroidissement qui ont touché les Porsche. La première Ferrari est huitième[101]. Onze voitures ont abandonné à mi-parcours, soit le même nombre qu'en 1998, 1999 et 2000, mais une de moins qu'en 2002. En 2001, on comptait déjà vingt abandons à ce stade de l'épreuve[104].

4 h 22 : Alors qu'il est deuxième de la catégorie LM GTS, Anthony Davidson sort de la piste à Mulsanne et tape le rail. La Ferrari 550 GTS Maranello no 80 partie en tonneaux[82], abandonne sur le coup. Indemne, le pilote est aussitôt transféré à l'hôpital du circuit pour réaliser un bilan[96],[105]. Davidson souffre de contusions, et on lui descelle un traumatisme crânien. Il est ensuite transféré à centre hospitalier du Mans pour y effectuer un scanner cérébral[106]. La sortie de piste serait due à la rupture du porte moyeu avant[107].
La Chevrolet Corvette no 50 s'installe en deuxième position, mais à trois tour de la Ferrari de tête[107], deux tours devant la Ferrari de Luc Alphand Aventures. À 4 h 31 la Ferrari de JMB Racing rencontre un problème de boîte de vitesses, l'électronique en est à l'origine. 4 h 51 : La Spyker rentre aux stands pour changer de démarreur[96],[108]. Déjà retardée samedi soir, et maintenant après deux très longs arrêts et douze tours accomplis en deux heures, l'objectif de l'équipe néerlandaise, est désormais de rallier l'arrivée, classée. Elle se retrouve en fond de classement avec la seconde Ferrari de Risi Competizione[109]. En LMP 675, la DBA qui a vingt-neuf tours de retard sur la Reynard de tête, reprend la deuxième place aux deux Welter Racing. En LM GTS, la Viper de Christophe Bouchut est sixième, trois tours devant la Saleen de Graham Nash Motorsport[107].
Quatorzième heure : Changement de batterie sur la Bentley no 8
modifier5 h 4 : Johnny Herbert vient de prendre place à bord de la Bentley no 8, il relaye Mark Blundell. Mais il ne parient pas à repartir, la batterie étant défaillante. Les cinq minutes qui seront nécessaires pour la remplacer[82], permettent à la Bentley no 7 de s'emparer définitivement des commandes de l'épreuves. La no 8 se retrouvant désormais à deux tours[98]. 5 h 24 : En LM GTS, La Ferrari de Luc Alphand Aventures prend le meilleur sur la Chevrolet Corvette. Quand à la Riley & Scott, elle perd vingt-cinq à cause de problèmes de boîte[82] qui la fait redescendre à la treizième place, juste devant la Ferrari. 5 h 30-5 h 31 : La Panoz no 12 doit s'arrêter pour réparer sa suspension avant[110],[64], car une attache entre la monocoque et le triangle s'est cassée[111]. À 5 h 46, la fuite d'huile sur la Spyker est résolue, et la voiture néerlandaise reprend la piste, avant dernière du classement général, douze tours devant la Reynard-Cosworth de Nasamax[108].
En LM GT, la Ferrari no 94 est repartie et enchaine treize tours sans problème. Avec les ennuis de la Spyker, l'italienne n'est plus dernière, mais la Modena de JMB Racing est sept tours devant[98].
Quinzième heure : Meilleur tour en course pour Johnny Herbert
modifierLa Panoz de Beretta, Papis et Jeannette est sixième depuis les quatorze dernières heures. Elle est toujours derrière la Dome de Lammers, mais talonnée par la Courage de Gounon, Cochet et Grégoire à une minute[112].
6 h 6-6 h 8 : L'Audi no 6, troisième, est bien remontée sur la Bentley no 8 qui n'est plus qu'à 2 min 13 s. Mais elle doit également s'arrêter pour changer de batterie. Elle en profite également pour changer de freins Cinq minutes sont perdues. 6 h 11 : La Riley & Scott s'arrête encore une fois. Quinze minutes sont nécessaires pour changer l'alternateur et la batterie[83],[82]. 6 h 14 : La Spyker entame un arrêt qui ne se terminera qu'à 8 h 37. 6 h 33 : Ryō Fukuda (Dome no 9) heurte la pile de pneus à Arnage. Il rentre à la fin du tour pour changer son capot avant. 6 h 48 : Pedro Chaves (Saleen S7-R no 64) s'arrête pour changer de batterie. La Chrysler Viper GTS-R de Larbre Compétition lui reprend la cinquième place des LM GTS. À 7 h, le meilleur tour en course, successivement détenu par Rinaldo Capello (Bentley no 7) et Tom Kristensen (Bentley no 7), est repris par Herbert à bord de la Bentley no 8, en 3 min 35 s 682[111].
En LM GTS, la dernière Ferrari de Veloqx Prodrive est en tête. Très régulière, elle ne s'arrête aux stands que pour changer ses pneus et ravitailler. La première Corvette est à quatre tours et la Ferrari d'Alphand, Dor et Policand, à six tours[108].
Seizième heure : Abandon de la Riley & Scott
modifierAlors qu'en LMP 675, les positions semblent figées, en LMP 900, 1 min 30 s sépare le cinquième du septième[113].
7 h 5 : La Saleen no 64 s'arrête à nouveau pour changer batterie et alternateur. 7 h 10 : Changement de boîte de vitesses pour la Chevrolet Corvette no 53, le tout en trente-six minutes. 7 h 24 : La Panoz no 12 rentre aux stands pour y effectuer une réparation de sa transmission. À cause de cette intervention sur la boite qui va durer 1 h 40[64],[82], l'équipage va descendre au vingt-troisième rang, avant dernier en LMP 900, et à cinquante tours des Bentley[110]. 7 h 29 : Casse moteur pour la Riley & Scott[114],[83]. 7 h 40 : La Reynard de Noël del Bello Racing s'arrête pour changer des éléments électroniques, elle reste en tête des LMP 675. Avec vingt-neuf tours d'avance sur la DBA, soit plus de deux heures de retard[113]. 7 h 48 : Alors qu'elle est troisième depuis le début de la course, la Ferrari de Luc Alphand Aventures doit s'arrêter[82] pour réparer la transmission. Le joint de Cardan[62] est remplacé et la Maranello va perdre onze places, ce qui redonne de l'espoir chez Corvette[113]. 8 h : En LM GT, la Porsche no 93 (Alex Job Racing) repasse la no 87 d'Orbit[111] et reprend donc la tête[114].
Dix-septième heure : Abandon de la Reynar de Tam Nasamax sortie de piste de la Dome de Jan Lammers
modifierDans son garage depuis 3 h du matin, la Welter Racing no 24 reprend la piste à 8 h 36. La boîte de vitesses, les joints de culasse, ou le radiateur, ont été remplacés. La voiture accuse un retard qui la menace d'une arrivée non classée[112]. En LM GTS, les problèmes de la Ferrari d'Alphand, Policand, Dor, permettent à Fellows, Fréon et O'Connell de revenir sur le podium, mais avec un retard de douze tours sur la seconde Corvette, deuxième. La Ferrari d'Enge, Kox et Davies, a donc une heure d'avance. La Viper de Larbre Compétition est quatrième, à un tour de la Corvette[110]. En LMP 900, Lehto, Pirro et Johansson sont troisième depuis 22 h, quand à la Reynard-Lehmann, elle mène la catégorie LMP 675 depuis 23 h, et gagne des positions au classement général, pour atteindre la douzième position[115].
8 h 39 : Jan Lammers (Dome no 15) sort de la piste et se retrouve dans le bac à graviers à Indianapolis. Il parvient à repartir au ralenti, et avec un pneu arrière gauche crevé. 8 h 42 : Gunnar Jeannette (Panoz no 11) sort tout droit dans la pile de pneus du virage d'Arnage. Mais il repart sans problème et conserve sa sixième place[110]. Alors qu'il a pu se reposer lors des six dernières heures, Tom Kristensen reprend le volant à 8 h 46 pour relayer Rinaldo Capello. Le relais du danois ne se terminera qu'à 12 h 3[114]. 8 h 58 : La Reynard de Team Nasamax renonce, victime d'un début d'incendie[111],[82],[26]. Depuis la mi-course, le prototype britannique était touché par de nombreux problèmes de fiabilité. La voiture n'a couvert que seize tours en six heures, et les quatre dernières heures ont été perdues pour changer la boîte. Trente minutes après le retour en piste, Werner Lupberger qui a vu de la fumée dans ses rétroviseurs, est contraint de s'arrêter à la chicane PalyStation[115],[64].
Dix-huitième heure : Corvette Racing perd encore du terrain
modifier9 h 4 : JJ Letho vient de reprendre le volant de l'Audi no 6, mais il sort au niveau de la chicane PlayStation[116],[117] et repart sans dommage une minute plus tard[83]. 9 h 11 : La Porsche de Team Taisan doit s'arrêter un long moment à cause d'une surchauffe de son moteur. Celle de PK Sport rentre pour la même raison. 9 h 13 : La Chevrolet Corvette C5-R no 50 doit s'arrêter à son tour pour changer sa boîte de vitesses. Et après avoir perdu entre quarante-huit[82] et cinquante-trois minutes à cause de l'intervention, la deuxième place est conservée de justesse devant la no 53 à l'issue de l'opération, mais la Ferrari de Prodrive rescapée, a maintenant quinze tours d'avance. Les mécaniciens de la Corvette remporteront le prix Escra à l'issue de l'épreuve[111],[117],[62]. La Porsche no 78 rencontre des problèmes de surchauffe et est contrainte de s'arrêter à son stand pour une demi-heure (9 h 32)[86]. À 9 h 50, la Chrysler Viper no 68 est annoncée en panne à Indianapolis. Sept minutes plus tard, la Ferrari no 72 est également en panne un peu après Arnage et rentre à faible vitesse[82],[62].
Dix-neuvième heure : Batterie défectueuse sur la Dome de Jan Lammers
modifierÀ 10 h, la Bentley no 7 mène après deux cent quatre-vingt quatre tours sur la no 8 qui est à deux tours. L'Audi no 6 est troisième, à un tour de la Bentley no 8. Qu'en à l'Audi no 5, elle est à sept tours de la tête de la course ; la Dome no 15 à treize, la Panoz no 11 à quatorze, suivent ensuite les trois Courage, respectivement la no 13, la no 18 et la no 17, à quatorze, quinze et dix-sept tours. En LM GTS, la Ferrari no 88 est en tête après avoir bouclé deux cent cinquante-neuf tours. Elle précèdent les deux Corvette ; La no 50 à quinze tours et la no 53 à seize. En LMP 675, la Reynard no 29 a fait deux cent quarante-cinq tours et mène de trente-huit tours devant la DBA no 26. Enfin, en LM GT, c'est la Porsche no 93 qui est aux commandes, après deux cent trente-neuf tours, la no 87 est à un tour et la no 75 à sept[82].
À 10 h, alors qu'il est vingt-et-unième du classement général, David Saelens (Panoz no 12) subit l'éclatement de l'un du pneu arrière gauche et tire tout droit à la chicane Michelin. Il tape les pneus, la voiture abandonne sur le coup[82]. Plus qu'une erreur de pilotage c'est un problème technique qui a sûrement affecté la voiture de Saelens, le Belge étant sorti de la piste à trois reprises en dix minutes, à Mulsanne à 9 h 55 et également à la chicane PlayStation peu de temps avant[117],[64]. 10 h 25 : La Bentley no 7 qui vient de ravitailler, se retrouve roues dans roues avec la no 8, mais qui y reléguée à deux tours. Au même moment, la Porsche no 93 de tête doit s'arrêter pour changer d'alternateur. Elle perd huit minutes[82] mais la première place sera conserver en LM GT. 10 h 28-10 h 30 : Jan Lammers (Dome no 15) ne parvient pas à repartir de son emplacement de stand. La batterie est en cause et doit être changée[64]. Onze à douze minutes[82] et trois places vont être perdues. Jean-Marc Gounon (Courage no 13) en profite et se retrouve cinquième, devant Olivier Beretta (Panoz no 11). La C60 d'Hélary, Ayari et Minasian passe la Dome également. Gounon s'arrête au tour suivant pour laisser sa place à Jonathan Cochet[111]. Les quatre voitures se retrouvent donc dans le même tour[117].
10 h 42 : La Porsche d'Orbit Racing n'est plus qu'à 36 s de la Porsche d'Alex Job Racing, mais un radiateur percé, à l'avant gauche, va l'obliger à rentrer aux stands pour le changer et y laisser huit minutes[82],[84]. Lieb, Baron et Hindery, sont à quatre tours des premiers après cette intervention, mais les troisièmes sont à une demi-heure[118]. 10 h 44 : Les soupapes de la WR no 25 cassent, c'est l'abandon[85]. Cinq minutes après, alors qu'elle était aux stands pour une vérification des freins, la Dodge Viper no 68 de Luis Marques s'arrête[111] à Indianpolis, moteur cassé[62]. Il s'agit du quatrième abandon en LM GTS. La Viper venait de reprendre une position et reléguait la Saleen de Graham Nash Motorsport en dernière position de la catégorie. Quand à Enge, Davies et Kox, il possèdent trente tour d'avance[117].
Vingtième heure : Pescarolo Sport perd des places
modifierÀ 11 h, la Porsche de T2M Motorsport s'arrête pour changer son embrayage ; trois heures seront perdues[86]. L'équipage passe de la quatrième place, à l'avant-dernière position de la catégorie LM GT. 11 h 6 : La Dome no 16 rentre aux stands pour réparer sa boîte de vitesses. 11 h 11 : La Chrysler Viper de Larbre Compétition s'arrête pour une intervention sur les freins arrières. L'Américaine n'aura connu aucun autre problème durant cette édition. L'écart avec la Corvette va grimper à sept tours[110],[86]. 11 h 30 : Beppe Gabbiani crêve son pneu avant gauche après un passage dans les graviers[64] à la chicane Michelin ; l'une des ailes est détruite. Deux minutes plus tard, la voiture de sécurité neutralise la course pour que les commissaires de piste puissent retirer les débris et les graviers sur la piste[119]. Après huit ou neuf minutes d'intervention, la course est relancée[111]. À 11 h 36, la Dome no 16 s'arrête à son stand pour changer de capot avant[82],[64].
11 h 47 : Un duel entre Beretta (Panoz no 11) et Cochet (Courage no 13) commence. Le Monégasque prend le meilleur sur le pilote de la Courage, avant la chicane PlayStation. Les deux voitures se quitteront plus jusqu'à la fin de la course. Au même instant, le Reynard no 29 s'arrête aux stands pour une révision rapide. 11 h 58 : Alors qu'il est installé en septième position, Soheil Ayari (Courage no 18) est au ralenti. Il est victime d'une défaillance de la fusée avant gauche et doit s'arrêter au stand. Il perd entre vingt-deux et vingt-cinq minutes[82]. les Français se retrouvent neuvième, à quatre tours de la Courage no 17 et de Lammers (Dome no 15), qui les dépassent. Le néerlandais va même devancer les deux Courage à moteur Peugeot[118]. Dans le même temps, les deux Corvette se sont regroupées alors qu'il reste encore quatre heure de course[111].
Vingt-et-unième heure : Troisième intervention de la voiture de sécurité
modifier12 h 11 : La Ferrari no 72 rentre dans son garage pour changer de nouveau sa transmission. L'intervention va durer 1 h 17 pour remplacer l'embrayage défaillant. 12 h 40 : La Ferrari no 99 pilotée par Gaël Lesoudier en LM GT, subit un début d'incendie[120]. L'abandon sera confirmé à 13 h 37[84]. La voiture de sécurité intervient (12 h 42) pour vingt-huit minutes[121],[82]. La Ferrari 550 Maranello était parvenu à se hisser devant les Ferrari 360 Modena GT[118].
Vingt-deuxième heure : Le chassé-croisé entre la Panoz et la Courage se poursuit
modifier13 h 15 : Alors que atmosphère est apaisé chez Bentley, les mécaniciens, assoupis dans leur siège, ne semblent prêter aucune attention au duel qui se joue entre Stéphan Grégoire (Courage no 13) et Max Papis (Panoz no 11)[119]. Ce dernier dépasse de nouveau la Courage au début de la ligne droite des Hunaudières. 13 h 53 : La Porsche de Perspective Racing doit s'arrêter pour changer son arbre de roue[121], soit une partie de la transmission gauche[86]. Troisième, en LM GT, elle va perdre ses quatre tours d'avance, soient vingt-cinq minutes[82]. La Porsche d'Ida, Nishizawa et Yogo va donc revenir et dépasser la no 75[122].
Vingt-troisième heure : La Saleen de Graham Nash Motorsport s'arrête définitivement
modifier
14 h 39 : Emanuele Pirro (Audi no 6) repart difficilement des stands, le démarreur étant fragilisé. Les mécanicien change la batterie pour qu'il puisse reprendre la piste[121].
À 14 h 50 , alors qu'elle est classée sixième en catégorie LM GTS et vingt-deuxième du classement général, une panne de boîte de vitesses vient ruiner les espoirs de l'équipage de la Saleen no 64. La voiture s'arrête peu après le virage de Mulsanne et avant Indianapolis, et ne parvient pas à repartir, alors qu'il reste 1 h 5 de course. La voiture terminera non classée car elle ne franchira jamais la ligne d'arrivée[123],[124] et l'abandon ne sera jamais officialisé[62]. 14 h 55 : Jean-Marc Gounon rentre pour ravitailler ; il reste au volant de la Courage no 13[121].
Vingt-quatrième heure : Un duel Courage-Panoz de haute intensité et un sixième succès pour Bentley au Mans
modifier
15 h 8 : Jeannette (Panoz no 11) repart des stands, en conservant le volant ; il se retrouve juste derrière la Courage no 13 de Gounon, cinquième. Lammers n'est pas loin derrière[121]. 15 h 10-15 h 12 : La Ferrari de Prodrive en tête des LM GTS, se permet un tout dernière vérification aux stands qui va durer une vingtaine de minutes[84]. Mais l'Italienne a plus d'une heure d'avance, soit seize tours, sur la Chevrolet Corvette, deuxième. Malgré les six tours de perdus, Corvette ne pourra pas inverser la situation[124]. 15 h 13 : La Porsche no 78 de Robin Liddell s'accroche avec la Reynard no 29 en tête des LMP 675 et pilotée par Jean-Luc Maury-Laribière, à la chicane Ford[62],[86]. L'aile avant droite est détruite. Le prototype doit rentrer aux stands pour treize minutes. Cet ultime fait de course n'empêchera pas Noël del Bello Racing de l'emporter à nouveau, avec trente-et-un tours d'avance sur le deuxième[125].
En LMP 900, Gounon a cinq secondes d'avance sur Jeannette. 15 h 17 : Jean-Luc Maury-Laribière (Reynard no 29) s'accroche avec la Porsche de PK Sport. Il peut repartir, mais avec une aile avant détruite. 15 h 18 : Tristan Gommendy (Dome no 16) part dans une série de tête-à-queues dans son freinage au virage d'Indianapolis. Il tape le rail par l'arrière, puis rebondi sur la pile de pneus dans l'échappatoire. Malgré de gros dégâts sur la carrosserie, il parvient à reprendre la piste et rentre aux stands. Malgré cela, la voiture est trop endommagé. On notera le fond plat qui s'est détaché. L'abandon est confirmé[121],[82], c'est le dernier de la course[125]. La sortie de piste de Gommendy est dû à une crevaison, le pilote raconte l'accident : « J'étais lancé à 315 km/h dans le premier droit du S d'Indianapolis, je n'ai même pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. La Dome devenue folle est partie violement taper à droite. Sentant la voiture qui s'envolait, je suis venu taper le rail à 250, pour repartir en tête-à-queue et atterrir finalement dans un... jardin, à 150 mètres du point d'impact ! »[126].
15 h 19-15 h 20 : Alors qu'elle était promise à un podium en LM GT, sur la troisième marche, la Porsche no 77 est aux stands pour réparer une fuite de liquide de refroidissement[86],[121]. Elle repart après douze minutes, mais la no 75 en a profité pour la dépasser et a maintenant un tour d'avance. La Porsche japonaise franchira la ligne d'arrivée première équipe totalement privée[125].

Au même moment, au début des Hunaudières, la Panoz no 11 parvient à dépasser la Courage no 13. Mais avant la fin du tour, Gounon repasse la Panoz. À 15 h 20, Jeanette dépasse de nouveau Gounon. 15 h 32 : Au freinage des Esses du Tertre Rouge, alors qu'il est en pleine attaque, Gounon bloque ses roues, Jeannette garde un bon rythme. À la chicane PlayStation, les deux concurrents arrivent sur la Porsche de Team Taisan, Gounon perd un peu de terrain. Ce dernier s'arrête à vingt minutes du terme de la course, il repart en piste, septième, juste derrière les échappements de Lammers (Dome no 15). Trois minutes plus tard, la Dome s'arrête pour ravitailler, et Jeannette également. L'Américain repart en piste et se retrouve juste devant la Courage, la Dome n'est plus qu'à vingt secondes. Gounon part en sous virage à Indianapolis, et sort trop large, les pneus du Français sont très usés, l'embrayage également[125] et même la boîte de vitesses. À cinq minutes de la fin, Jeannette a 5 s 3 d'avance sur Gounon. Dans l'avant dernier tour, Lammers dépasse Gounon[82],[54], épuisé par ses dix heures de pilotage[121]. Le Néerlandais est sixième avec seize secondes de retard sur la Panoz, soit 864 mètres, quant à Gounon, il est à 1,329 kilomètres[127].
Peu de temps après, Guy Smith, à bord de la Bentley Speed 8 no 7, franchit la ligne d'arrivée et remporte les 24 Heures du Mans 2003[82] devant Audi[121]. Le constructeur britannique réalise un doublé avec la no 8, deuxième[128]. La marque renoue ainsi avec le succès dans la Sarthe, son sixième, pour la première fois depuis soixante-treize ans, la dernière victoire remontant à l'édition 1930[129],[41],[130],[9],[131],[132],[133]. La Ferrari 550 GTS Maranello no 88 de Veloqx Prodrive Racing, pilotée par Tomáš Enge, Jamie Davies et Peter Kox[134] l'emporte en LM GTS, et termine dixième du classement général[135]. Ils devancent Corvette Racing de dix tours. Luc Alphand Aventures termine cinquième[48]. Les deux Corvette terminent dans le même tour et se placent côte à côte sur la ligne d'arrivée à la demande de leur équipe[54] ; cinq mètres les séparent sur la ligne d'arrivée, soit 424 millièmes de seconde[127].
Après avoir franchi la ligne d'arrivée huitième, un début d'incendie affecte la Courage de Boullion, Sarrazin et Lagorce. Les commissaires interviennent rapidement avec leurs extincteurs. La voiture sœur de l'écurie est neuvième, à quatre tours. Pour la première fois pour Pescarolo Sport, les deux voitures sont à l'arrivée[127].
Classements intermédiaires
modifier| Position par heure | |||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| N° | Catégorie | 1 h | 2 h | 3 h | 4 h | 5 h | 6 h | 7 h | 8 h | 9 h | 10 h | 11 h | 12 h | 13 h | 14 h | 15 h | 16 h | 17 h | 18 h | 19 h | 20 h | 21 h | 22 h | 23 h | 24 h |
| 7 | LM GTP | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er |
| 8 | LM GTP | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e | 2e |
| 6 | LMP 900 | 4e | 3e | 4e | 4e | 4e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e | 3e |
| 5 | LMP 900 | 3e | 4e | 3e | 3e | 3e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e | 4e |
| 11 | LMP 900 | 9e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 6e | 5e | 5e | 6e | 5e | 5e | 5e |
| 15 | LMP 900 | 6e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 5e | 8e | 8e | 7e | 7e | 7e | 6e |
| 13 | LMP 900 | 12e | 9e | 7e | 7e | 7e | 7e | 8e | 7e | 7e | 7e | 7e | 7e | 7e | 7e | 7e | 7e | 7e | 7e | 6e | 6e | 5e | 6e | 6e | 7e |
| 17 | LMP 900 | 10e | 7e | 11e | 12e | 11e | 11e | 11e | 11e | 11e | 10e | 10e | 10e | 10e | 9e | 9e | 9e | 9e | 9e | 9e | 9e | 8e | 8e | 8e | 8e |
| 18 | LMP 900 | 11e | 8e | 8e | 8e | 8e | 8e | 7e | 9e | 9e | 8e | 8e | 8e | 8e | 8e | 8e | 8e | 8e | 8e | 7e | 7e | 9e | 9e | 9e | 9e |
| 88 | LM GTS | 18e | 13e | 14e | 11e | 13e | 12e | 12e | 12e | 12e | 12e | 12e | 12e | 12e | 10e | 10e | 10e | 10e | 10e | 10e | 10e | 10e | 10e | 10e | 10e |
| 50 | LM GTS | 43e | 32e | 26e | 19e | 18e | 17e | 17e | 17e | 16e | 15e | 14e | 14e | 13e | 12e | 11e | 11e | 11e | 13e | 13e | 12e | 11e | 12e | 11e | 11e |
| 53 | LM GTS | 21e | 20e | 18e | 17e | 15e | 15e | 15e | 14e | 19e | 18e | 17e | 16e | 15e | 15e | 13e | 15e | 14e | 14e | 14e | 11e | 12e | 11e | 12e | 12e |
| 9 | LMP 900 | 17e | 22e | 23e | 20e | 9e | 36e | 34e | 29e | 31e | 28e | 23e | 21e | 23e | 22e | 22e | 20e | 18e | 17e | 16e | 15e | 15e | 15e | 15e | 13e |
| 93 | LM GT | 26e | 25e | 20e | 22e | 22e | 21e | 20e | 20e | 20e | 26e | 24e | 23e | 20e | 21e | 20e | 18e | 16e | 16e | 17e | 17e | 16e | 16e | 16e | 14e |
| 29 | LMP 675 | 19e | 15e | 17e | 16e | 19e | 20e | 18e | 18e | 18e | 17e | 19e | 17e | 17e | 16e | 16e | 13e | 12e | 11e | 12e | 13e | 13e | 14e | 14e | 15e |
| 86 | LM GTS | 24e | 23e | 22e | 24e | 21e | 22e | 23e | 22e | 21e | 21e | 20e | 18e | 18e | 18e | 18e | 16e | 15e | 15e | 15e | 16e | 17e | 17e | 17e | 16e |
| 87 | LM GT | 27e | 34e | 29e | 30e | 26e | 31e | 30e | 31e | 28e | 24e | 22e | 24e | 21e | 20e | 19e | 19e | 17e | 18e | 18e | 18e | 18e | 18e | 18e | 17e |
| 75 | LM GT | 38e | 37e | 33e | 38e | 32e | 33e | 33e | 32e | 29e | 29e | 26e | 25e | 24e | 23e | 23e | 21e | 22e | 22e | 20e | 20e | 19e | 19e | 21e | 18e |
| 77 | LM GT | 33e | 29e | 25e | 23e | 23e | 23e | 22e | 23e | 21e | 20e | 25e | 28e | 27e | 25e | 25e | 24e | 24e | 25e | 23e | 22e | 21e | 21e | 20e | 19e |
| 81 | LM GT | 28e | 26e | 24e | 21e | 37e | 41e | 41e | 39e | 36e | 36e | 33e | 29e | 29e | 27e | 27e | 26e | 26e | 26e | 24e | 23e | 23e | 22e | 22e | 20e |
| 72 | LM GTS | 22e | 16e | 16e | 12e | 16e | 16e | 16e | 15e | 15e | 14e | 15e | 15e | 14e | 14e | 12e | 12e | 19e | 19e | 19e | 19e | 22e | 23e | 23e | 21e |
| 26 | LMP 675 | 20e | 17e | 38e | 35e | 28e | 25e | 24e | 24e | 34e | 34e | 36e | 32e | 31e | 29e | 29e | 28e | 28e | 28e | 26e | 25e | 24e | 24e | 24e | 22e |
| 78 | LM GT | 29e | 42e | 39e | 39e | 36e | 35e | 32e | 36e | 35e | 35e | 35e | 31e | 30e | 28e | 28e | 27e | 27e | 27e | 25e | 26e | 25e | 25e | 25e | 23e |
| 19 | LMP 900 | 15e | 12e | 12e | 14e | 14e | 14e | 14e | 16e | 14e | 19e | 18e | 20e | 28e | 30e | 31e | 30e | 30e | 29e | 27e | 27e | 27e | 26e | 26e | 24e |
| 70 | LM GT | 34e | 38e | 34e | 34e | 30e | 28e | 27e | 27e | 26e | 30e | 34e | 35e | 35e | 32e | 32e | 31e | 31e | 31e | 29e | 28e | 28e | 27e | 27e | 25e |
| 94 | LM GT | 35e | 41e | 42e | 43e | 44e | 44e | 44e | 44e | 41e | 41e | 40e | 38e | 38e | 34e | 33e | 32e | 32e | 32e | 30e | 30e | 30e | 29e | 28e | 26e |
| 84 | LM GT | 41e | 40e | 37e | 37e | 34e | 34e | 37e | 35e | 33e | 32e | 30e | 27e | 26e | 26e | 26e | 25e | 25e | 24e | 22e | 24e | 26e | 28e | 29e | 27e |
| 64 | LM GTS | 32e | 27e | 21e | 28e | 24e | 24e | 25e | 28e | 25e | 23e | 21e | 19e | 19e | 17e | 21e | 22e | 21e | 20e | 21e | 21e | 20e | 20e | 19e | Nc. |
| 24 | LMP 675 | 30e | 28e | 32e | 31e | 27e | 30e | 28e | 26e | 24e | 27e | 27e | 30e | 32e | 32e | 35e | 34e | 34e | 34e | 31e | 31e | 31e | 30e | 30e | Nc. |
| 85 | LM GT | 42e | 43e | 41e | 41e | 39e | 40e | 43e | 42e | 40e | 39e | 39e | 37e | 36e | 36e | 36e | 35e | 35e | 35e | 32e | 32e | 32e | 31e | 31e | Nc. |
| 16 | LMP 900 | 7e | 10e | 10e | 26e | 33e | 27e | 21e | 19e | 17e | 16e | 16e | 22e | 22e | 19e | 17e | 14e | 13e | 12e | 11e | 14e | 14e | 13e | 13e | Abd. |
| 99 | LM GT | 44e | 45e | 43e | 42e | 42e | 42e | 40e | 40e | 37e | 38e | 37e | 34e | 33e | 31e | 30e | 29e | 29e | 30e | 28e | 29e | 29e | Abd. | ||
| 12 | LMP 900 | 13e | 11e | 9e | 9e | 9e | 9e | 9e | 10e | 8e | 9e | 9e | 9e | 9e | 11e | 15e | 17e | 23e | 21e | Abd. | |||||
| 68 | LM GTS | 31e | 30e | 27e | 27e | 40e | 38e | 36e | 34e | 32e | 31e | 29e | 26e | 25e | 24e | 24e | 23e | 20e | 23e | Abd. | |||||
| 25 | LMP 675 | 45e | 39e | 35e | 36e | 35e | 32e | 31e | 33e | 30e | 33e | 32e | 33e | 34e | 35e | 34e | 33e | 33e | 33e | Abd. | |||||
| 14 | LMP 900 | 49e | 48e | 46e | 44e | 43e | 43e | 42e | 41e | 38e | 37e | 38e | 36e | 37e | 37e | 37e | 36e | 36e | 36e | Abd. | |||||
| 4 | LMP 900 | 8e | 21e | 13e | 10e | 10e | 10e | 10e | 8e | 10e | 11e | 11e | 11e | 11e | 13e | 14e | Abd. | ||||||||
| 80 | LM GTS | 23e | 19e | 15e | 13e | 12e | 13e | 13e | 13e | 13e | 13e | 13e | 13e | 16e | Abd. | ||||||||||
| 95 | LM GT | 37e | 33e | 28e | 29e | 25e | 26e | 26e | 25e | 23e | 22e | 28e | Abd. | ||||||||||||
| 83 | LM GT | 36e | 36e | 31e | 32e | 29e | 29e | 29e | 30e | 27e | 25e | 31e | Abd. | ||||||||||||
| 92 | LM GT | 40e | 35e | 30e | 33e | 31e | 36e | 38e | 37e | 39e | 40e | 41e | Abd. | ||||||||||||
| 31 | LMP 675 | 16e | 44e | 44e | 45e | 46e | 46e | 45e | 45e | 42e | 42e | 31e | Abd. | ||||||||||||
| 27 | LMP 675 | 14e | 18e | 36e | 25e | 20e | 18e | 19e | 21e | Abd. | |||||||||||||||
| 66 | LM GTS | 25e | 24e | 19e | 18e | 17e | 19e | 35e | 38e | Abd. | |||||||||||||||
| 21 | LMP 900 | 39e | 31e | 40e | 40e | 41e | 39e | 39e | 43e | Abd. | |||||||||||||||
| 23 | LMP 675 | 47e | 46e | 45e | 46e | 45e | 45e | Abd. | |||||||||||||||||
| 91 | LM GT | 46e | 47e | 47e | Abd. | ||||||||||||||||||||
| 10 | LMP 900 | 5e | 14e | Abd. | |||||||||||||||||||||
| 61 | LM GTS | 48e | Abd. | ||||||||||||||||||||||
Classement final de la course
modifierPole position et meilleur tout en course
modifier- Pole position : Tom Kristensen sur no 7 Team Bentley en 3 min 32 s 843.
- Meilleur tour en course : Johnny Herbert sur no 8 Team Bentley en 3 min 35 s 529 au 236e tour.
Tours en tête
modifier- no 7 Bentley Speed 8 - Team Bentley : 369 (1-8 / 9-12 / 15-21 / 25 / 27-376)
- no 8 Bentley Speed 8 - Team Bentley : 4 (9 / 22-24)
- no 10 Audi R8 - Audi Sport UK : 1 (13)
- no 6 Audi R8 - Champion Racing : 1 (14)
- no 5 Audi R8 - Audi Sport Japan Team Goh : 1 (26)
Analyse d'après-course
modifierCatégories LM GTP et LMP 900
modifierUne domination sans partage de Bentley
modifierLes Bentley remporte l'édition 2003[141], avec une maîtrise absolue[142],[74],[134]. C'est la sixième victoire de Bentley au Mans. Malgré la forte chaleur, la réduction de puissance de 10 % et les trois neutralisations, certes assez courte, n'ont empêché la Bentley victorieuse de battre le record de distance du circuit de 13,650 km, avec 5 146,05 km parcourus en vingt-quatre heures[133]. La différence entre les deux équipages, s'est faite sur des problèmes mineurs, qui ont affecté la no 8 : Crevaison lente, batterie à plat et un appui-tête baladeur dans le cockpit. Hormis cela, la nuit s'est globalement très bien passée dans le camps britannique, deux tours séparant les voitures[13]. Tom Kristensen remporte sa cinquième victoire, la quatrième consécutive, un record[131],[67]. En outre, il s'agit d'une cinquième victoire en sept participations. Il égale Derek Bell, tout en se rapprochant du record de six victoires de Jacky Ickx[9],[132] et dépasse Yannick Dalmas et Henri Pescarolo au palmarès[127]. Le Danois a eu un rôle clé dans cette victoire, mais Rinaldo Capello, souvent deuxième, fait aussi partie de l'équipage vainqueur. Guy Smith, le plus jeune du trio, l'emporte également[143]. La régularité en course des Bentley en 2003, rappelle celle des Audi R8 sur les trois dernières éditions, les organes mécaniques y sont pour ainsi dire très proches ; de quoi assurer le doublé avec la no 8, pilotée par Mark Blundell, David Brabham et Johnny Herbert. De plus, la no 7 n'a passé que trente-et-une minutes à son stand[82]. L'équipage deuxième, a eu un pilotage plus agressif que sur la no 7. La consommation étant plus élevée sur la no 8, ce qui sera visible dés le premier relaie où la no 7 parvint à faire un tour de plus que sa sœur d'écurie. L'écart entre les deux ne cessera de croitre, jusqu'à ce que deux problèmes de batterie finissent par geler définitivement les positions[74].
Mais pour Mike Cotton, cette victoire de Bentley, ne suscite pas autant d'enthousiasme que celle de Jaguar en 1988 : « Je ne crois pas que Bentley soit une marque aussi populaire que Jaguar. Mais surtout, cette équipe Jaguar de 1988 était une véritable armée, galvanisée par Tom Walkinshaw. Il y avait une communion entre l'équipe et les supporters massés en face des stands »[143],[130]. Pour François Hurel, le Tom Walkinshaw Racing et ses Jaguar étaient une équipe essentiellement britannique, qui avait déjà triomphé en championnat d'Europe des voitures de tourisme face à BMW. En Sport-prototype, la marque anglaise s'était confronté à Porsche, et avait remporté les 24 Heures du Mans en mettant fin à une série de sept victoires consécutives du constructeur allemand[130]. Pour plusieurs observateurs, la victoire de Bentley n'est pas non plus une surprise[9], au sein de l'écurie britannique, où beaucoup parlaient allemand[74].
Dans le cas de Bentley, les Allemands sont représentés par Audi, mais ce dernier est en réalité un partenaire, un collaborateur. Pour Hurel, la victoire de Bentley a aussi « manquer d'émotion » et les positions semblaient bien établies depuis le début. L'ironie est d'ailleurs d'avoir vu deux vainqueurs de l'édition 1988 à bord de la Jaguar, Andy Wallace et Jan Lammers, ici en 2003 sur la Dome, avoir pu se confronter aux Audi pendant les trois premiers tours de course, avant que les Audi ne déborde la voiture japonaise[130].
Quand au constructeur allemand, il remporte la victoire en catégorie LMP 900[134], considéré comme anecdotique. Le Champion Racing battant Audi Sport Japan Team Goh, qui a trop multiplié les excursion dans les bacs à graviers[116]. Seule l'Audi R8 d'Audi Sport UK n'a pas terminé la course, à cause d'une panne d'essence[133]. Cette faute, illustre assez bien le fait que l'opposition de 2003 n'était pas la même que lors des deux dernières éditions. En effet, l'équipe usine n'aurait probablement pas fait ce genre d'erreur, qui à un tel niveau, a été jugée un peu ridicule par l'ensemble des observateurs[74],[70],[67],[73]. Par conséquent, l'édition 2003 voit donc la première victoire au classement général d'une voiture de la catégorie LM GTP. Les pneumatiques moins larges imposée aux LM GTP par rapport aux LMP 900 n'y changent finalement rien, Michelin ayant considérablement travaillé sur ce point[53].
Une course animée par Panoz, Dome et Courage
modifierL'animation en course est plutôt à mettre au crédit de Panoz, Dome et Courage[143],[144],[54], dont un duel de grande intensité en dernière heure entre la Panoz no 11 et la Courage no 13[53]. Les trois constructeur n'ont pas pu se mêler à la lutte avec les Audi, seule la Dome no 15, tant en essais, qu'en course, a affiché un potentiel de performance supérieur, lui permettant d'être cinquième à la régulière, pendant un long moment. Après deux crevaisons et une panne de batterie, le prototype japonais est redescendu en septième position. En fin de course, Jan Lammers va d'ailleurs effectuer une remontée sur ses concurrents et finir sixième[145]. Quand à la voiture sœur, elle n'a pas été aussi bien pilotée, multipliant les passages hors-piste, dont une définitive. aux mains de Tristan Gommendy[53]. Le français était le plus à son aise au volant malgré cette sortie de piste. Il pilote durant douze heures pendant la course et signe le huitième meilleur tour (3 min 38 s 058) sur tous les pilotes. Seuls les six pilotes Bentley et le meilleur des Audi, le devancent. Cette performance lui vaut d'être élu meilleur rookie de l'édition 2003[28]. En outre, il remporte le prix Jean Rondeau, qui récompense le meilleur pilote français[146].

La cinquième place est donc finalement revenue à la Panoz de Max Papis, Olivier Beretta et Gunnar Jeannette ; ce dernier parvenant à résister à Jean-Marc Gounon et sa Courage[53], avec une voiture de sept ans d'âge[74]. La voiture française était moins performante que les Dome et les Panoz. Même à motorisation identique, la Dome est parvenue à tourner six secondes plus vite sur son meilleur tour en course que la Courage. Au sein de l'écurie française, il est possible que les réglages aient été différents, de manière à mieux préserver la boîte de vitesses[126]. L'arrêt à cause de phares récalcitrant, et qui a couté deux minutes à la Courage dans la soirée, lui a peut-être fait perdre la cinquième place. Néanmoins le constructeur français place ses voitures au septième, huitième et neuvième rang[147].
Du côtés des équipes privées, le soutient d'un constructeur semble primordial pour espérer se mêler à la lutte. Chez Pescarolo Sport, Peugeot est déjà motoriste, mais le moteur V6 dérivé de la Peugeot 607 reste limité[148], il faudrait 650 ch au lieu des 600 actuels[147]. Quand à Yves Courage, il verrait d'un bon œil l'utilisation d'un moteur Renault. Pour Lammers, l'association de son prototype avec un Mugen-Honda serait un plus. Qu'en à Don Panoz, il ne souhaite plus investir en prototype, avec des voitures ayant plus de sept ans[74]. Le constructeur américain Panoz, quittera la catégorie LMP 900 pour retrouver le grand tourisme la saison suivante[126].
La fiabilité des équipes privées, malgré les températures élevées
modifierMalgré la forte chaleur, plusieurs équipes à petits moyens franchissent la ligne d'arrivée de la course, hormis la Riley & Scott, certes plus performante que les Courage, retardée par une sortie de piste de Jim Matthews, puis définitivement mise hors course à cause d'une casse de son moteur. La Dome-Mugen de Kondo Racing termine treizième après une course anonyme. La Durango termine elle aussi, neuvième en LMP 900, et vingt-quatrième au général ; après avoir perdu plus de quatre heure aux stands, à cause d'une intervention sur un porte moyeu. La voiture italienne termine donc une course de vingt-quatre heures, alors qu'elle a dû mal à finir celles du championnat FIA des voitures de sport, beaucoup plus courtes[124]. En revanche, la Reynard-Cosworth de Team Nasamax, constamment dans les derniers, a du abandonner. Mais c'est plus la commande de boîte de vitesses que le moteur qui a ralentit la voiture britannique, toujours présente au petit matin. Enfin, la Norma, qui n'avait jamais été aussi loin, a du renoncer sur casse moteur[126]. La Dome-Mugen no 9 parvient à terminer treizième malgré de grosses interventions sur les suspensions, la transmission et la batterie. Le moteur a néanmoins été fiable[93].
Fin de l'engagement de Bentley, une catégorie prototype peu garnie
modifierBentley a annoncée qu'elle quittait les 24 Heures du Mans après sa victoire. Et si Audi a évoqué des évolutions sur sa voiture, aucun autre constructeur ne semble s'intéresser au prototype. L'Automobile Club de l'Ouest a annoncé que les voitures de la règlementation actuellement en vigueur pourront continuer de rouler en 2004 et 2005. Du côté du groupe Volkswagen, Lamborghini semble intéressée par le grand tourisme. En effet, les annonces et les rumeurs sont plutôt du côté de cette catégorie, avec Maserati, Nissan, ou encore Aston Martin qui sont évoquées pour rejoindre les 24 Heures du Mans dans les années à venir[147].
Catégorie LMP 675
modifierEn catégorie LMP 675, la Reynard 2KQ-LM à moteur Volkswagen Lehmann de Noël del Bello Racing remporte la course. C'est la deuxième victoire consécutive pour l'équipe française[149] et la troisième fois consécutive que la Reynard-Lehmann gagne la course,[134]. Pilotée par un équipage hétérogène, Didier André, le plus rapide, Christophe Pillon, le propriétaire de la voiture et enfin et Jean-Luc Maury-Laribière, un pilote amateur qui à soixante ans, monte sur la plus haute marche du podium ; la voiture a pris la tête dés la deuxième heure. La DBA à moteur Zytek, bien que plus performante, a été ralentie par de nombreux problèmes de fiabilité. C'est également le cas de la MG-Lola d'Intersport Racing. Chez Welter Racing, la fiabilité n'a pas épargnée non plus les deux voitures[47]. Néanmoins, la prestation peut être considérée comme encourageante car le nouveau châssis est parvenu à passer la nuit, alors que la WR à moteur turbo a franchit la ligne d'arrivée, certes non classée. Mais ce sont aussi les erreurs de pilotages qui ont retardée la voiture[147].
Catégorie LM GTS
modifier
En LM GTS, Ferrari remporte la course avec la 550 GTS Maranello de Veloqx Prodrive Racing[9] et les pilotes Peter Kox, Tomáš Enge et Jamie Davies[134]. Il s'agit de la vingt-deuxième victoire de catégorie de Ferrari aux 24 Heures du Mans[99]. De plus, il s'agit de la première victoire d'une Ferrari de grand tourisme au Mans depuis 1981. À noter que la Ferrari a parcouru le même nombre de tours que la Corvette vainqueur en 2002[127]. Malgré l'expérience engrangée par Corvette racing et ses C-5R de puis 2000, l'équipe américaine s'est retrouvée face à une adversité bien plus grande cette année. Arrivée en 2002, Prodrive Racing a nettement amélioré son jeu. Que ce se soient en qualifications ou en course, les Ferrari étaient un ton au-dessus des Corvette[47], les Ferrari ce sont échappées à coup de trois secondes au tour dés la première heure. S'ajoute à cela, l'arrêt de la Corvette no 50 au premier tour, où il a fallut changer l'alternateur sur la no 50 après minuit, et le changement de boîte sur la no 53 à l'aube. Si la Ferrari de Davidson s'est accidentée, et celle de Luc Alphand a eu à changer de boîte de vitesses et d'embrayage, ont permis aux américains d'y croire de nouveau, les Corvette n'ont pas non plus été épargnées par les problèmes de fiabilité[13], et il était finalement trop tard pour remonter sur leurs rivales[54].
Néanmoins, deuxième et troisième à l'issue de la course, Corvette Racing[13] termine à dix tours de la Ferrari vainqueur. Malgré cette défaite, l'équipe célèbre le cinquantième anniversaire de la Corvette avec ce podium. Pour Andy Pilgrim et Kelly Collins, c'est un quatrième podium consécutif. Quand à Oliver Gavin, il signe son troisième podium en trois participations[150].
La Chrysler Viper GTS-R de Larbre Compétition franchit la ligne quatrième aux mains de Christophe Bouchut. C'est la troisième quatrième place consécutive pour l'équipe française, qui contrairement aux éditions précédentes, n'a rencontré aucun problème majeure en 2003. L'équipe de Jack Leconte considère qu'elle ne pouvait pas faire mieux en performance, avec cette voiture considérée comme vieillissante par rapport à la forte concurrence des Ferrari 550 GTS Maranello et Chevrolet Corvette C5-R[151].
Catégorie LM GT
modifierLa catégorie LM GT a été dominée par Porsche, les 911 monopolisant les six premières places de la catégorie[9]. C'est celle d'Alex Job Racing soutenue par Petersen Motorsports, qui l'emporte après de nombreux problèmes[132],[134]. Lucas Luhr, Sascha Maassen et Emmanuel Collard devance la Porsche d'Orbit Racing[152]. Emmanuel Collard s'impose pour la première fois en neuf participations et cinq abandons[97]. Pour les Ferrai 360 Modena GT, la course est très décevante, seule celle de JMB Racing franchit la ligne, vingt-cinquième au général, et à quarante-sept tours de la Porsche victorieuse. La satisfaction est d'avoir battu Risi Competizione, qui les avait dominé aux 24 Heures de Daytona. En outre, JMB Racing franchit la ligne d'arrivée pour la première fois aux 24 Heures du Mans[147]. La Porsche de The Racer's Group, tenante du titre en LM GT et vainqueur aux 24 Heures de Daytona, connaît une fin de course assez discrète. Mais, avec un rythme soutenu et les problème de la Porsche de Team Taisan, la Porsche va terminer dans le même tour que l'équipe japonaise, au vingtième rang du classement général[122].
Statistiques
modifierLes 24 Heures du Mans 2003 représentent :
- La première participations aux 24 Heures du Mans pour trente-cinq pilotes[28] : Ange Barde, Rob Barff, Roland Bervillé, Jeff Bucknum, John Bosch, Bastien Brière, Kelvin Burt, Michael Caine, Anthony Davidson, Fabrizio de Simone, Frédéric Dor, Jon Field, Tristan Gommendy, Stéphan Grégoire, David Hallyday, Mike Jordan, Ian Khan, Lucas Lasserre, Anthony Lazzaro, Gaël Lesoudier, Benjamin Leuenberger, Marc Lieb, Chris McMurry, Felipe Ortiz, Mike Newton, Olivier Porta, Michele Rugolo, David Saelens, Mika Salo, David Shep, Hayanari Shimoda, Rick Sutherland, Darren Turner, Bryan Willman et Steve Zacchia[38].
- La participation de douze anciens vainqueurs[23],[153].
- 220 000 spectateurs présents sur places, en comptant les essais et la course[39].
- La première pôle position[41], la cinquième victoire au total et la quatrième consécutive aux 24 Heures du Mans de Tom Kristensen[9],[67],[131].
- La sixième victoire aux 24 Heures du Mans de Bentley[133],[153].
La Bentley no 7 a parcouru 5 145,571 km à la moyenne de 214,399 km/h[154]. Il s'agit de la cinquième meilleure performance de tous les temps, tous tracés confondus, derrière les vainqueurs des éditions 1971 (le record), 1967, 1988 et 1989. En outre, les quatre premiers ont franchit la barre des cinq milles kilomètres[103].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Hurel 2003, p. 34.
- ↑ Hurel 2003, p. 35.
- ↑ Thierry Chargé, « 24h du Mans 2003 Les 50 voitures sélectionnées », sur les24heures.fr (consulté le ).
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 26-79.
- ↑ (en) « Le Mans 24 Hours : (Entry List) », sur racingsportscars.com (consulté le ).
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 38.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 43.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 49.
- 1 2 3 4 5 6 7 Moity, Teissèdre et Bienvenu 2010, p. 1341.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 29.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 30.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 34.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Moity, Teissèdre et Bienvenu 2010, p. 1342.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 31.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 32.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 28.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 33.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 39.
- 1 2 3 4 5 6 Laurent Mercier, « Le Mans 2003 : les brèves du mercredi 11 juin... », sur endurance-info.com, (consulté le ).
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 40.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 35.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 36.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Teissèdre et al. 2003, p. 60.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 37.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 41.
- 1 2 3 4 5 6 Teissèdre et al. 2003, p. 61.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 115.
- 1 2 3 4 Teissèdre et al. 2003, p. 59.
- 1 2 3 4 5 Christophe Bastin, « 24 Heures du Mans 2003 : Essais préliminaires, Essais, Grille de Départ / Preliminary session, Qualify, Starting Grid », sur chbastin.free.fr (consulté le ).
- 1 2 « Essais Préliminaires : 24h du Mans 2003 », sur 24h-en-piste.com (consulté le ).
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 212.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 92.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 95.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 94.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 93.
- 1 2 3 4 5 Hurel 2003, p. 23.
- 1 2 « 24h du Mans 2003 : 71eme édition », sur 24h-en-piste.com (consulté le ).
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 107.
- 1 2 3 Teissèdre et al. 2003, p. 65.
- 1 2 3 4 5 6 7 Moity et Teissèdre 2003, p. 96.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « 2003: Bentley wins Le Mans », sur autosport.com, (consulté le ).
- ↑ (en) « Team Bentley on pole for 2003 Le Mans. », sur crash.net, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 Moity et Teissèdre 2003, p. 101.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Moity et Teissèdre 2003, p. 99.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 100.
- 1 2 3 4 5 6 7 Moity et Teissèdre 2003, p. 103.
- 1 2 3 4 Teissèdre et al. 2003, p. 52.
- 1 2 Pierre-Yves Riom, « Le Mans 2003 - Une Ferrari 550 GTS Maranello remportait la classe LM GTS », sur 24h-lemans.com, (consulté le ).
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 104.
- 1 2 Christophe Bastin, « 24 Heures du Mans 2003 : Course / Race », sur chbastin.free.fr (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 Teissèdre et al. 2003, p. 62.
- ↑ (en) « Lister to miss race follow qualifying crash. », sur crash.net, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Hurel 2003, p. 32.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Teissèdre et al. 2003, p. 53.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 117.
- 1 2 3 4 Moity, Teissèdre et Bienvenu 2010, p. 1347.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 « Les 24 heures du Mans auto : Classement à 0h30 », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- 1 2 (en) « Le Mans 2003 is go!! », sur crash.net, (consulté le )
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 123.
- 1 2 3 4 Thibault Larue, « Les 24 heures du Mans auto : Bentley de main de maître au coeur de la nuit », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 122.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Moity et Teissèdre 2003, p. 218.
- 1 2 3 4 5 Hurel 2003, p. 20.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Moity et Teissèdre 2003, p. 216.
- 1 2 3 4 Moity et Teissèdre 2003, p. 124.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 126.
- 1 2 3 4 5 6 O. d.W., « 24 h du Mans: Bentley toujours sous pression », sur dhnet.be, (consulté le )
- 1 2 3 4 Moity et Teissèdre 2003, p. 125.
- ↑ (en) « Broken gearbox signals game over for Zonda. », sur crash.net, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 Moity et Teissèdre 2003, p. 127.
- 1 2 3 4 Moity et Teissèdre 2003, p. 128.
- 1 2 3 4 Hurel 2003, p. 21.
- 1 2 Marc Le Duc, « Les 24 heures du Mans auto - Réservoir à sec : Audi a perdu une voiture », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Teissèdre et al. 2003, p. 50.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 132.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 130.
- 1 2 3 4 5 6 Moity et Teissèdre 2003, p. 138.
- 1 2 3 Hurel 2003, p. 22.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 137.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 136.
- 1 2 3 4 Moity et Teissèdre 2003, p. 140.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 Teissèdre et al. 2003, p. 63.
- 1 2 3 4 5 6 7 Moity et Teissèdre 2003, p. 215.
- 1 2 3 4 5 6 Moity et Teissèdre 2003, p. 220.
- 1 2 3 4 5 6 7 Moity et Teissèdre 2003, p. 217.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Moity et Teissèdre 2003, p. 219.
- 1 2 3 4 Moity et Teissèdre 2003, p. 146.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 142.
- 1 2 Moity, Teissèdre et Bienvenu 2010, p. 1345.
- ↑ C'est le troisième moteur cassé de la semaine pour cette voiture.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 148.
- 1 2 3 4 Hurel 2003, p. 24.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 151.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 150.
- 1 2 3 4 5 6 Moity et Teissèdre 2003, p. 155.
- 1 2 3 4 5 6 7 Hurel 2003, p. 25.
- 1 2 3 P. P., « Les 24 heures du Mans auto - LM GT. – Le Français, vainqueur avec Alex Job : La 9e a été la bonne pour Collard », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 164.
- 1 2 Philippe Panighini, « Les 24 heures du Mans auto - LM GTS : Ferrari redore son prestigieux blason », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ (en) « ACEMCO Ferrari retires while leading class. », sur crash.net, (consulté le )
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 156.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 154.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 188.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 158.
- ↑ (en) « First Ferrari GT victory at Le Mans since 1974 - looking forward to UK FIA GT Race on 29 June », sur classicdriver.com, (consulté le )
- ↑ (en) « Davidson bruised but otherwise okay. », sur crash.net, (consulté le )
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 161.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 167.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 160.
- 1 2 3 4 5 Moity et Teissèdre 2003, p. 173.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Hurel 2003, p. 26.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 166.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 168.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 169.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 172.
- 1 2 « Les 24 heures du Mans auto : Les « Champion » de chez Audi », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 Moity et Teissèdre 2003, p. 176.
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 179.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 178.
- ↑ (en) « Hour 22: battle for fifth is on track », sur autosport.com, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Hurel 2003, p. 28.
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 183.
- ↑ (en) « Double blow for Graham Nash Saleen at Le Mans. », sur crash.net, (consulté le )
- 1 2 3 Moity et Teissèdre 2003, p. 182.
- 1 2 3 4 Moity et Teissèdre 2003, p. 184.
- 1 2 3 4 Hurel 2003, p. 33.
- 1 2 3 4 5 Moity et Teissèdre 2003, p. 187.
- ↑ (en) « Historic 1–2 for Bentley », sur eurosport.com, 15 juin 2003. (consulté le )
- ↑ (en) James Elson, « Bentley's stunning 2003 Le Mans win: ‘Audi said it would never work’ », sur motorsportmagazine.com, (consulté le )
- 1 2 3 4 Hurel 2003, p. 31.
- 1 2 3 (en) « Bentley claim Le Mans crown », sur news.bbc.co.uk/, (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Bentley’s historic Le Mans win », sur carmag.co.za, (consulté le )
- 1 2 3 4 « Les 24 heures du Mans auto : Bentley sans partage », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 Teissèdre et al. 2003, p. 64.
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 186.
- 1 2 Teissèdre et al. 2003, p. 66.
- ↑ Thierry Chargé, « Classement des 24 heures du Mans 2003 », sur les24heures.fr (consulté le ).
- ↑ (en) « Le Mans 24 Hours : (Race Results) », sur racingsportscars.com (consulté le ).
- ↑ (en) « 2003 Le Mans 24H final results », sur motorsport.com, (consulté le ).
- ↑ Moity et Teissèdre 2003, p. 194-209.
- ↑ (en) Gary Watkins, « Bentley's Le Mans victory », sur autosport.com, (consulté le )
- ↑ Teissèdre et al. 2003, p. 49.
- 1 2 3 Hurel 2003, p. 30.
- ↑ Jacques Hébert, « Les 24 heures du Mans auto : Jean-Marc Gounon sous le signe du courage », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ Boris Virfeu, « Les 24 heures du Mans auto - Racing For Holland se classe en 6e position : Lammers entre joie et déception », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ Philippe Pasteau, « Tristant Gommendy : Rookie au volant », Le Mans Racing, no 16 « Le Mans 2003 : Bentley, mission accomplie », , p. 33
- 1 2 3 4 5 Teissèdre et al. 2003, p. 51.
- ↑ Jean-Michel Leroy, « Les 24 heures du Mans auto : Pescarolo content mais frustré », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ Boris Virfreu, « Les 24 heures du Mans auto - LMP 675. – Nouvelle victoire de la Reynard-Lehmann : Noël Del Bello double la mise », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ (en) « Corvette celebrates 50th anniversary with podium. », sur crash.net, (consulté le )
- ↑ Dominique Breugnot, « Larbre Compétition : La Viper GTS-R, c'est du passé ! », Le Mans Racing, no 16 « Le Mans 2003 : Bentley, mission accomplie », , p. 42
- ↑ (en) « Porsche rivals combine for Le Mans win. », sur crash.net, (consulté le )
- 1 2 Moity et Teissèdre 2003, p. 189.
- ↑ À la fin du chrono des vingt-quatre heures, et non au terme des 377 tours.
Bibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ouvrages de référence
modifier- (en) Glen Smale (préf. Tom Kristensen), Le Mans 100 : A Century at the World's Greatest Endurance Race, Motorbooks, , 240 p., 24 × 28 cm (ISBN 9780760376188)
- (en) John Brooks (préf. Tom Kristensen), Le Mans : The Official History of the World's Greatest Motor Race – 2000-09, Evro, , 416 p., 23 × 28 cm (ISBN 9781910505717)
- Christian Moity et Jean-Marc Teissèdre (préf. Don Panoz), 24 Heures du Mans 2003, Chronosports Éditeur, , 234 p., 24,3 × 32,5 cm (ISBN 978-2-84707-029-3)

- (fr + en) Christian Moity, Jean-Marc Teissèdre et Alain Bienvenu, 24 Heures du Mans : 1986-2010, t. 3, Le Mans Racing - Speed Sport Presse Édition et Développement, Vif-Argent, , 1529 p., 25 × 32 cm (ISBN 978-2951873780), « 24 Heures du Mans 2003 », p. 1340-1357

Articles de magazines
modifier- Jean-Marc Teissèdre, « Endurance – 24 Heures du Mans : Le Vert est de bon goût », Auto Hebdo, no 1391, , p. 52-58
- Jean-Marc Teissèdre, Christian Courtel, Henri Suzeau et Stéphane Enout, « Endurance – 24 Heures du Mans : C'était écrit », Auto Hebdo, no 1397 « La Fête des paires : Doublé Bentley au Mans », , p. 48-66

- François Hurel, « Essais 2003 – 24 Heures du Mans : Sous haute surveillance », Le Mans Racing, no 14 « Essais préliminaires : Le Défi d'Audi », , p. 32-35 (ISSN 1630-4969)

- François Hurel, « 24 Heures du Mans 2003 : À 24 Heures du but... », Le Mans Racing, no 16 « Le Mans 2003 : Bentley, mission accomplie », , p. 18-28 (ISSN 1630-4969)

- François Hurel, « Sans surprise : Bentley à la perfection », Le Mans Racing, no 16 « Le Mans 2003 : Bentley, mission accomplie », , p. 30-33 (ISSN 1630-4969)
