Amphithéâtre Verniquet

bâtiment dans le Jardin des plantes de Paris

L'amphithéâtre Verniquet, aussi connu comme l'amphithéâtre d'anatomie, est un bâtiment du Jardin des plantes de Paris édifié en 1788. Son architecte éponyme est Edme Verniquet (1727-1804).

Amphithéâtre Verniquet
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Histoire

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En 1787, l'intendant Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788), fait entrer l'hôtel de Magny dans l'enceinte du Jardin royal des plantes. Il commande à l'architecte royal Edme Verniquet de bâtir un amphithéâtre sur ce nouveau terrain[1]. Il comporte alors 1 200 places, en hémicycle parfait, et un laboratoire de chimie[2]. Cette même année, Edme Verniquet dresse les plans de la Gloriette de Buffon, dans le labyrinthe du Jardin des plantes[3].

En 1794, pendant la Première République, l'amphithéâtre est agrandi sous la direction des architectes Jacques Molinos et Legrand. Trois pavillons semi-circulaires sont adjoints, avec de nouveaux laboratoires. La grande salle est agrandie.

Au XIXe siècle, l’amphithéâtre accueille de grands professeurs : les naturalistes Jean-Baptiste de Lamarck et Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, l'anatomiste Georges Cuvier, le chimiste Louis Joseph Gay-Lussac, le physiologiste Claude Bernard, le physicien Henri Becquerel...

Plaque de la restauration de 1954.

L'amphithéâtre Verniquet est restauré en 1954, et classé monument historique en 1993. En 2003, il est équipé de 350 places[4]. Il sert toujours au Muséum national d'histoire naturelle, et est privatisable[5].

Architecture

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Intérieur de l'amphithéâtre, 2026.

L’amphithéâtre est de plan carré et d'architecture néoclassique, typique du XVIIIe siècle. Sur la façade principale, l'entrée est encadrée par deux colonnes toscanes et est surmontée d’un tympan sculpté. Les murs sont à refends horizontaux, avec corniche à modillons. Une verrière assure un éclairage zénithal.

À l'intérieur, les gradins en hémicycle de la salle de cours font face à un fourneau pour les expériences de chimie, surmontée d’une hotte monumentale. La hotte est encadrée d'un décor représentant le profil d’une pyramide à degrés. Au sommet, trône une allégorie en bas-relief, réalisée par sculpteur Augustin-Félix Fortin. Elle représente la Nature personnifiée, sous la forme de la déesse mère Cybèle, maîtresse des animaux (Potnia Theron), encadré d'un chien et d'un lion. Elle porte de la main droite un niveau et de la gauche un bonnet phrygien. Elle présente quelques caractères de l'Artémis d'Éphèse polymastos, avec plusieurs rangées de seins[6].

Notes et références

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  1. ↑ Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Guide du patrimoine Paris, Paris, Hachette,
  2. ↑ Christian Hottin, « Retour sur un patrimoine parisien méconnu : les espaces de transmission du savoir à l’époque moderne (II)* Naissance d’une architecture : quatre projets exceptionnels (ca. 1760 – ca. 1790) », In Situ. Revue des patrimoines, no 17,‎ (ISSN 1630-7305, DOI 10.4000/insitu.1069, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ « L’histoire du Jardin des Plantes », sur www.jardindesplantesdeparis.fr, (consulté le )
  4. ↑ « La rénovation de l’amphithéâtre Verniquet – ARCHIPHOTOS » (consulté le )
  5. ↑ « Privatisation de l'Amphithéâtre Verniquet (Grand amphithéâtre du Muséum », sur www.mnhn.fr, (consulté le )
  6. ↑ Pierre-Louis Laget, « Le développement paradoxal de l’anatomie et de la chimie dans un sanctuaire de la botanique : le Jardin royal des plantes médicinales », In Situ, vol. 31,‎ (DOI 10.4000/insitu.14226, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Liens externes

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