Hôtel de Magny

bâtiment de la direction du Muséum national d'histoire naturelle, Paris

L'hôtel de Magny, au Jardin des plantes, à Paris, en France, est un ancien hôtel particulier, nommé hôtel de Vauvré, qui abrite la direction et l'administration centrale du Muséum national d'histoire naturelle.

Hôtel de Magny
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Bâtiment administratif (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Localisation
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Position de l’hôtel de Magny au Jardin des plantes.

On y trouve des salons d'honneur et le centre de tri postal de l'établissement. L'hôtel de Magny est un bâtiment administratif ; des bureaux au rez-de-chaussée reçoivent le public sur rendez-vous.

Histoire du bâtiment

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Hôtel de Magny et la Maison des Nouveaux-Convertis, de part et d'autre de la cour du jardin royal, sur le plan de Turgot de 1739.

Construit entre 1696 et 1700 par Pierre Bullet pour Élisabeth Thomé, l'hôtel appartient à Jean-Louis Girardin de Vauvré et sa famille de 1708 à 1758. Il tient le nom de Magny de la famille qui en est propriétaire de 1758 à 1779 et le rénove[1]. L'hôtel de Magny est alors limitrophe du Jardin royal des plantes médicinales, appelé Jardin du Roi à partir de 1718. Son entrée est rue de la Seine Saint-Victor, actuelle rue Cuvier.

En 1787, Buffon, intendant du Jardin du roi de 1739 à 1788, fait entrer cette propriété et ses jardins dans l'enceinte du Jardin du Roi. En 1788, l'amphithéâtre Verniquet, du nom de son architecte Edme Verniquet (1727-1804), est bâti dans ce qui était deux ans auparavant la propriété Magny : c'est le dernier chantier de l'Ancien Régime au Muséum. À partir de 1780, l'hôtel de Magny abrite les salons et bureaux des intendants du Jardin puis, à partir de 1793, des directeurs du Muséum ; l'Assemblée des professeurs s'y réunissait.

À sa base, à gauche du portail, se trouve l'entrée des carrières souterraines du jardin des plantes (qui ne communiquent pas avec les autres)[2]. On y exploitait notamment, sous le « grand labyrinthe » coiffé par la gloriette de Buffon, du calcaire lutétien. Ces carrières ont servi, entre autres, à Edme Verniquet pour l'amphithéâtre et à Armand Viré pour y installer son laboratoire de « zoologie cavernicole » entre 1896 et 1914 (sa paillasse et divers éléments s'y trouvent encore)[3].

Le , le Jardin des plantes, ainsi que l'ensemble de ses bâtiments, sont classés monument historique[4].

Le cabinet d'histoire du Jardin des plantes

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De à , les salons d'honneur du rez-de-chaussée de l'hôtel de Magny ont abrité le « cabinet d'histoire du Jardin des plantes ». L'accès de ces salles au public pour un prix d'entrée modique permettait de visiter une présentation de l'évolution non pas de la biosphère mais du Jardin des plantes et du Muséum, depuis le stade initial de Jardin royal des plantes médicinales mis en place en 1626, jusqu'au stade actuel de grand établissement de recherche, de conservation, d'enseignement, de formation et de présentation au public.

Le « cabinet d'Histoire » comprenait cinq salles : les trois premières salles présentaient l'histoire architecturale et topographique du Jardin au fil des siècles, à travers des œuvres uniques tel ce tableau (école française des années 1800) de la première girafe du Muséum ou « girafe de Levaillant », des bustes, d'anciens plans et la maquette du Jardin des plantes au début du XIXe siècle ; les deux autres salles étaient consacrées à des expositions temporaires où l'on a présenté à tour de rôle divers trésors du Muséum (livres anciens, minéraux, objets précieux, fossiles, coquillages rares, vélins…).

La dernière exposition temporaire du cabinet d'histoire du Jardin des plantes s'est tenue du au et fut consacrée aux « Précieux vélins : trois siècles d'illustration naturaliste »[5]. On y admirait un échantillonnage de près de 150 vélins, extraits des 7 000 conservés dans les réserves du Muséum, et représentant diverses espèces⁣⁣, végétales et animales.

Depuis, le bâtiment est revenu à sa fonction administrative et le président, le directeur général, les représentants des ministères de tutelle (Éducation nationale, Recherche, Environnement) et ceux des départements de recherche s'y réunissent en conseil d'administration.

Un appel à dons pour financer sa sauvegarde est lancé en par le Muséum national d'Histoire naturelle, en partenariat avec la Fondation du patrimoine. En septembre, l'hôtel particulier est retenu par la Mission Patrimoine pour l'édition 2025 du Loto du patrimoine[6].

L'hôtel de Magny en photos

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Notes et références

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  1. « —hôtel de Magny », p. 665–667, in École pratique des hautes études, 4e section, Sciences historiques et philologiques, annuaire 1974-1975, 1975.
  2. Melvin Lefèvre, Les carrières souterraines du Jardin des plantes,  ; art. « Les grandes figures disparues de la spéléologie française », in Spelunca n° 31 (juil.-sept. 1988, n° spécial « Centenaire de la Spéléologie ») .
  3. Michel Fleury, Jeanne Pronteau, « L'œuvre architecturale d'Edme Verniquet (1re partie) », in École pratique des hautes études, 4e section, Sciences historiques et philologiques, annuaire 1975-1976, 1976, p. 629-669.
  4. « Jardin des Plantes et Muséum national d'Histoire naturelle », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Précieux vélins : trois siècles d'illustration naturaliste », page de présentation sur le site du MNHN (exposition terminée)
  6. « Hôtel de Magny », sur www.fondation-patrimoine.org (consulté le )
  7. Orthographié Vauvray sur la gravure.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Claude Blanckaert, Claudine Cohen, Pietro Corsi et Jean-Louis Fischer (dir.), Le Muséum au premier siècle de son histoire : [actes du colloque de Paris, , centre Alexandre Koyré], Éd. du MNHN, coll. « Archives », Paris, 1997. 687 p. (ISBN 2-85653-516-X).
  • Yves Laissus, Le Muséum national d'histoire naturelle, Paris, Gallimard, coll. « Culture et société / Découvertes » (no 249), (réimpr. 2003), 128 p. (ISBN 978-2-07-053323-7, OCLC 492373229).

Liens externes

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