Baoufrê, ou Baefrê, serait un fils du roi Khéops de la IVe dynastie selon la tradition égyptienne.

Baoufrê
Nom en hiéroglyphe
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raG29f
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Transcription Bȝ=f-Rˁ
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction principale Roi d'Égypte
Famille
Père Khéops (tradition)
Fratrie ♂ Djédefrê
♂ Khéphren
♂ Hordjédef

Attestations

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Baoufrê est attesté par deux documents[1] :

  • dans le conte du Moyen Empire qu'on nomme aujourd'hui Les magiciens à la cour du roi Khéops et qui est conservé sur le papyrus Westcar ; ce texte rapporte cinq récits racontés tour à tour à Khéops, dont les quatre premiers sont cités par quatre fils de Khéops, respectivement par Djédefrê, Khéphren, Baoufrê et Hordjédef ; celui conté par Baoufrê est « Le prodige sous le roi Snéfrou » ou « Le conte des rameuses »[note 1],
  • la liste royale du Ouadi Hammamat, datant du Moyen Empire également, et citant succesivement cinq cartouches royaux : Khéops, Djédefrê, Khéphren, Hordjédef et Baoufrê, nommé alors Baefrê.

Identité

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Baoufrê / Baefrê n'est pas attesté dans la documentation archéologique de la IVe dynastie, ni même de tout l'Ancien Empire[1]. George Andrew Reisner, l'un des principaux fouilleurs de la nécropole de Gizeh, a attribué une sépulture située dans le cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops, le double mastaba G 7310-7320, à Baoufrê, sans élément de preuve. Cette identification est aujourd'hui remise en cause. Ce mastaba est cependant très probablement celui d'un fils de Khéops, parfois nommé Khnoumbaef, sur la base d'un fragment comportant le hiéroglyphe du bélier Khnoum, bien qu'il soit aujourd'hui considéré comme hasardeux de faire de ce hiéroglyphe le début du nom du prince[2].

Selon Roman Gundacker, le fait que le nom Baoufrê ait pu se retrouver parmi les fils-rois de Khéops serait dû à un corruption du nom Bakarê, version solarisée du nom Baka. Ce nom Baka est celui porté par un fils du roi Djédefrê, qui serait peut-être devenu le roi commandirtaire de la pyramide inachevée de la IVe dynastie située à Zaouiet el-Aryan[3]. Selon Gundacker, une tradition héliopolitaine intégrerait Baoufrê et Hordjédef comme deux des huit rois de la IVe dynastie[note 2], à l'opposé d'autres traditions, dont la la tradition memphite qui considère, à la place de Baoufrê et Hordjédef, le roi, réel, Bakarê et le roi, fictif, Djédefptah[4].

Notes et références

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  1. ↑ La cheftaine des rameuses, ayant laissé tomber à l'eau un bijou en forme de poisson, cesse de ramer et avec elle toute l'équipe. À la demande du roi, un magicien sépare les eaux, retrouve le bijou et le rend à sa propriétaire.
  2. ↑ Six rois, cités dans la liste d'Abydos, sont systématiquement nommés dans les listes royales, quelle que soit la tradition. Il s'agit des rois Snéfrou, Khéops, Djédefrê, Khéphren, Mykérinos et Chepseskaf.

Références

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  1. 1 2 Baud 2005, p. 631.
  2. ↑ Baud 2005, p. 614-615.
  3. ↑ Gundacker 2015a, p. 140.
  4. ↑ Gundacker 2015b, p. 51-57.

Bibliographie

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  • Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, t. 2, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Bibliothèque d'étude » (no 126/2), , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0248-4 et 2-7247-0250-6, ISSN 0259-3823, lire en ligne) ;
  • (en) Roman Gundacker, « The Chronology of the Third and Fourth Dynasties according to Manetho's Aegyptiaca », dans Peter Der Manuelian, Thomas Schneider, Towards a New History for the Egyptian Old Kingdom: Perspectives on the Pyramid Age, BRILL, coll. « Harvard Egyptological Studies », 2015a (lire en ligne), p. 76-199 ;
  • (de) Roman Gundacker, « Das Fragment Ägyptisches Museum Berlin als Teil einer bislang verkannten Königsliste: ‚Die Königsliste von Abusir‘ », Wiener Zeitschrift für die Kunde des Morgenlandes, Vienne, no 105,‎ 2015b, p. 33-67 (lire en ligne).