Baron (noblesse)

titre de noblesse
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Baron est un titre de noblesse. Il se place dans la hiérarchie nobiliaire tel quel : prince > duc > marquis > comte > vicomte > baron > chevalier.

Couronne héraldique des barons français.

Le mot « baron » vient du terme latin baro, dont l'étymologie est incertaine. Ce pourrait être un mot archaïque baro (homme libre) apparenté au vieil anglais beorn (homme guerrier[1]). Le passage au sens de « noble » s'est fait ensuite par l'intermédiaire du composé vieux-francique sacebaro (subordonné du comte chargé de percevoir les amendes), formé avec un préfixe pouvant avoir le sens (litige) en rapport avec le vieux norrois saka (accuser[2]).

Dans la hiérarchie moderne des titres de noblesse, « baron » est un titre inférieur à celui de vicomte, mais supérieur à celui de chevalier. La femme et plus rarement la fille d'un baron portent le titre de baronne, tandis que le mari d'une baronne (dans le cas d'un anoblissement à titre personnel, comme cela peut être le cas en Belgique) ne peut jamais porter le titre reçu par son épouse.

Les titres de baron et de comte sont au croisement de tous les systèmes nobiliaires en Europe.

En Europe

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En Allemagne

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Le titre de « baron » (en allemand : Freiherr pour les hommes et Freiin pour les femmes) est un titre de noblesse dont le rang est immédiatement supérieur à celui de chevalier (Ritter) et immédiatement inférieur à celui de comte (Graf).

Le système nobiliaire allemand naît sous le Saint-Empire romain germanique (962-1806) et se perpétue sous la confédération du Rhin (1806-1814) et la Confédération germanique (1815-1866), puis sous l'Empire allemand (1871-1918). Une noblesse allemande unique n'a jamais existé au sens d'un corps unique et centralisé. Avant l'unification de l'Allemagne sous Otto von Bismarck en 1870, les territoires germanophones faisaient partie du Saint-Empire romain germanique puis d'une mosaïque d'États, de royaumes, de principautés et de duchés ayant chacun sa propre noblesse avec ses titres, ses traditions et ses hiérarchies (noblesse du Saint-Empire romain germanique, noblesse du royaume de Prusse, noblesse du royaume de Bavière, noblesse du royaume de Saxe, noblesse du royaume de Westphalie, noblesse du grand-duché de Hesse-Darmstadt...).

La noblesse allemande est abolie à la chute de l'Empire allemand à la fin de la Première Guerre mondiale en 1918. Cependant, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, on assiste à l'émergence d'une noblesse allemande « unifiée » à la suite de la formation le de l'Association des associations de la noblesse allemande (Vereinigung der Deutschen Adelsverbände).

La noblesse allemande ou germanique se caractérise pour ses membres par l'usage de particules nobiliaires : am, an, auf, auf der, aus der, im, vom, von (la plus courante), von dem, von den, von der, von und zu, zu, zum, zur.

La particule nobiliaire dans la noblesse allemande se porte comme suit :

  • après le prénom : Herbert von Karajan ;
  • après le titre de politesse ou de civilité : Herr/Monsieur von Karajan ;
  • après le titre de noblesse : le prince von Bismarck ;
  • après un titre ou une fonction : le maréchal von Kleist, le colonel comte von Stauffenberg, le comte von Zeppelin, etc.

En 1945, les troupes soviétiques russes envahissent l'Allemagne de l'Est. Cette invasion divise et bouleverse la société allemande. Le droit à la propriété privée est aboli par le nouveau régime communiste et toutes les propriétés sont nationalisées. Depuis la réunification allemande, le , les libertés et le droit à la propriété privée sont rétablis.

De nombreuses familles nobles allemandes ont entamé des procédures de restitution des biens spoliés par le régime communiste. Plusieurs familles nobles allemandes ont pu racheter et restaurer leurs anciennes propriétés de famille dans le Mecklembourg, la Poméranie, la Saxe-Anhalt, le Brandebourg, la Thuringe et la Saxe. Ces restaurations constituent un effort financier pour les familles qui mobilisent et dynamisent localement l'ensemble des corps de métier du bâtiment. Le pays compte 20 000 châteaux et manoirs.

Si certains anciens propriétaires ont bel et bien retrouvé leurs propriétés, il reste encore de nombreuses demeures abandonnées dans les campagnes de l'ex-Allemagne de l'Est, non encore récupérées par leurs anciens propriétaires.

En Angleterre (Royaume-Uni)

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Coronet du baron britannique.

La noblesse britannique est l'ensemble des personnes qui portent officiellement dans le Royaume-Uni un titre de noblesse.

Dans le système nobiliaire britannique, il ne faut pas le confondre avec le « baronnet ». En Angleterre, le titre de baron est le plus bas degré des pairies d'Angleterre, d'Irlande, de Grande-Bretagne et du Royaume-Uni. Quelques titres de noblesse sont attribués sous chaque règne à des personnalités. Certains titres sont héréditaires, d'autres ne le sont pas.

Les titres de noblesse anglais sont les suivants : 1) prince, 2) duc, 3) marquis, 4) comte, 5) vicomte, 6) baron, 7) baronnet, 8) chevalier, 9) écuyer.

Les noms nobles anglais ne possèdent pas de particule (ex. : Lord Attenborough, Baron Londesborough...). Le pays compte près de 10 000 châteaux et manoirs.

On s'adresse à lui par lord N. et ses enfants reçoivent le titre de Honourable, abrégé en Hon.

En Autriche (ex-empire d'Autriche-Hongrie)

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Le système de la noblesse autrichienne est très proche de celui en cours en Allemagne en raison de leur origine commune dans la noblesse du Saint-Empire romain germanique. La noblesse a été officiellement abolie à la chute de l'Empire austro-hongrois en 1919.

Les anciennes familles nobles et leurs descendants font toujours partie de la société autrichienne contemporaine mais ne disposent plus des privilèges qui furent les leurs.

Dans l'empire d'Autriche, les titres de noblesse sont les suivants : 1) prince, 2) comte, 3) baron, 4) chevalier, 5) noble sans titre.

En Belgique

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La noblesse belge plonge ses racines dans la noblesse des Pays-Bas méridionaux, dans la noblesse du Saint-Empire romain germanique, dans le système nobiliaire des Habsbourg et dans le système nobiliaire français.

Depuis 1830, la Constitution belge (en son article 113) prévoit que le roi peut accorder des titres nobiliaires, sans y attacher aucun privilège[3]. Mais l'usage de faux titres de noblesse entraîne de lourdes condamnations (article 230 du code pénal[4]). Quelques titres de noblesse sont attribués sous chaque règne à des personnalités. Certains titres sont héréditaires, d'autres ne le sont pas.

En Belgique, la hiérarchie nobiliaire est la suivante : prince, duc, marquis, comte, vicomte, baron, chevaliers et écuyer.

En Bretagne

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Contrairement à la hiérarchie utilisée en France, le titre de baron est le plus élevé en Bretagne. À partir de 1451, le duc introduit un nombre maximum de neuf barons pouvant siéger aux États en référence aux neuf évêchés bretons. On distingue alors les baronnies comme suit[5] :

  • baronnie d'ancienneté : une des nombreuses seigneuries citées comme baronnies avant 1451 ;
  • baronnie d'États : une des seigneuries officiellement reconnues comme ayant le droit de garder leur dignité et titre de baronnie lors des sessions des États de Bretagne ;
  • ancienne baronnie d'États : baronnie d'État sans élection. Il y en six incontestablement reconnues : Léon, Vitré, Fougères, Châteaubriant, Retz, La Roche-Bernard et Ancenis, et deux temporairement tolérées : Pontchâteau, et Pont-L'Abbé ;
  • nouvelle baronnie d'États : baronnie d'État avec élection. Il n'y en a que huit et seulement deux ducs et une duchesse de Bretagne en ont érigé : Pierre II, François II de Bretagne et Anne. Dans l'ordre de leur première élection :

En Biélorussie

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La noblesse biélorusse est issue de la noblesse polonaise et de la noblesse russe.

En Bulgarie

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La noblesse bulgare est ancienne mais moins connue que les noblesses d'Europe occidentale car son évolution a été fortement influencée par les empires voisins et des ruptures historiques majeures. Après la libération de la Bulgarie de l'Empire ottoman, la principauté de Bulgarie devient le royaume de Bulgarie en 1908.

Dans le royaume de Bulgarie, il n'y a pas de système de noblesse structuré comme en Europe occidentale et les titres aristocratiques ne sont pas officiellement développés. La Bulgarie est successivement dirigée par le roi Alexandre de Bulgarie (1879-1886), par le prince, puis tsar Ferdinand Ier de Bulgarie (1887-1908, 1908-1918), par le roi Boris III de Bulgarie (1918-1943) et par le roi Siméon II de Bulgarie (1943-1946) qui ne créent pas une noblesse traditionnelle puissante.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, l'arrivée des communistes au pouvoir marque en 1946 une rupture. La monarchie pourtant populaire dans l'opinion publique bulgare, pour son refus de participer militairement à la Seconde Guerre mondiale et son refus de déporter les Juifs bulgares, est abolie par le nouveau régime communiste qui exproprie ou marginalise les anciennes élites.

Après la chute de la dictature communiste en 1989, l'intégration de la Bulgarie au monde démocratique a été plus longue que pour d'autres pays de l'ancien pacte de Varsovie. La Bulgarie rejoint les pays de l'OTAN (2004) et de l'Union européenne (2007). Les libertés et le droit à la propriété privée sont rétablis. En 2026, la Bulgarie devient le vingt-et-unième pays de la zone euro.

Dans le même mouvement, la famille royale est réhabilitée par les nouvelles autorités démocratiques. En 2022, sous l'action du roi Siméon II, la famille royale de Bulgarie retrouve la pleine propriété de quelques palais royaux en Bulgarie.

En Croatie

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La noblesse croate a joué un rôle déterminant dans la défense contre l'expansion de l'Empire ottoman. Sous la monarchie des Habsbourg, la noblesse croate est intégrée à l'aristocratie impériale d'Autriche-Hongrie. Les titres de noblesse sont : Duc, Prince, Marquis, Comte et Baron. Voir : en:List of noble families of Croatia. Pas de particule nobiliaire.

La fin de la Première Guerre mondiale en 1918 se traduit par un effondrement de la monarchie des Habsbourg dont dépendait la noblesse croate. En 1918, le royaume de Croatie entre dans le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes. En 1929, cet État est rebaptisé « Royaume de Yougoslavie » sous le règne du roi Alexandre Ier de Yougoslavie.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le régime communiste procède à la création de la Yougoslavie communiste. Le pouvoir communiste nationalise les biens. Les titres et privilèges n'ont plus de reconnaissance officielle. De nombreuses familles croates sont persécutées ou sont contraintes à l'exil.

La chute du régime communiste yougoslave (années 1990) marque un tournant. En 1990, la population croate se prononce par référendum pour l'indépendance. En 1991, la Croatie proclame son indépendance. Certaines familles nobles réapparaissent publiquement après des années d'effacement dans leur pays. Des biens familiaux sont parfois restitués. Ce retour est aussi marqué par un intérêt des croates pour leur histoire nobiliaire. Les libertés et le droit à la propriété privée sont progressivement rétablis.

La Croatie rejoint les pays de l'OTAN (2009), de l'Union européenne (2013) et la zone Euro (2023).

De nos jours, la noblesse croate n'a plus de reconnaissance juridique. Certaines familles existent toujours et participent activement à la préservation du patrimoine mémoriel, historique et culturel du pays.

Au Danemark

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Au royaume de Danemark, la noblesse danoise est divisée entre la noblesse dite « ancienne » et la noblesse dite « moderne ». La noblesse ancienne date d'avant la période de la Réforme.

Les titres de la noblesse sont les suivants : 1) prince, 2) duc, 3) comte, 4) baron.

En Écosse (Royaume-Uni)

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En Écosse, le titre de baron, qui était attaché à une terre, n'a jamais été un titre de la pairie (le titre le plus bas dans la hiérarchie de la pairie d'Écosse est Lord of Parliament, en général abrégé en Lord). Les barons écossais ont perdu leurs droits de juridiction avec l'abolition de la féodalité par l'Abolition of Feudal Tenures, etc. (Scotland) Act 2000, entré en vigueur le , qui préserve cependant leur dignité.

La qualité de baron écossais, qui peut être cédée, de même que celle — anglaise — de lord of the manor, est un titre d'origine féodale sans noblesse attachée[6]. Ce titre, héréditaire et transmissible par ordre de primogéniture, est précédé à l'écrit du prédicat The Much Honoured (le très honoré) ; il donne le droit aux barons de timbrer les armes que leur octroie le Lord Lyon d'Écosse (mais pas d'une couronne, réservée aux pairs).

En Espagne

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En Espagne, il existait deux types de baronnies : les anciennes juridictions féodales du royaume d'Aragon et Valence e.g. la baronnie de Polop (en espagnol Baronía de Polop), et les titres accordés par les souverains depuis le XVIe siècle, titres qui n'avaient pas d'assise féodale.

La hiérarchie des titres de la noblesse espagnole : 1) grand d'Espagne 2) duc 3) marquis 4) comte 5) vicomte 6) baron 7) seigneur 8) hidalgo.

Quelques titres de noblesse sont attribués sous chaque règne à des personnalités. Certains titres sont héréditaires, d'autres ne le sont pas. Le roi Juan Carlos I a octroyé 55 titres de noblesse. Plus récemment, le roi Felipe VI a anobli 06 personnalités.

En Estonie et en Lettonie (noblesse germano-balte, barons baltes)

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Les descendants des chevaliers Porte-Glaive (intégrés à l'ordre des chevaliers Teutoniques) fondent la noblesse allemande de la Baltique. Issus de familles nobles, les Allemands baltes étaient des populations de culture et de langue allemande, minorité dominante, grands propriétaires fonciers. À la Réforme, les chevaliers teutoniques baltes deviennent les barons baltes.

Du XIIe au XXe siècle, la noblesse germano-balte était composée de familles d'écuyers (Junkers), de chevaliers (Ritter), de barons (Freiherren), de comtes (Gräfe) et de ducs (Herzöge), sur le modèle nobiliaire suédois. Les membres des chevaleries baltes se considèrent théoriquement comme égaux.

Les territoires baltes conquis par les chevaliers de l'ordre Teutonique deviennent des duchés de l'Empire de Suède. En 1700, la Suède s'étendait aux territoires actuels de la Finlande, de l'Estonie et de la Lettonie. Des suites de la grande guerre du Nord en 1710, les duchés suédois d'Estonie et de Livonie sont séparés de l'Empire de Suède et annexés à l'Empire russe en 1721. Le duché de Courlande est annexé en 1795. Pour autant, la langue allemande reste la langue administrative.

Au XVIIIe siècle, la noblesse germano-balte ou allemande de la Baltique est intégrée progressivement à la noblesse russe. A la révolution française de 1789, le comte de Provence, futur roi de France Louis XVIII et sa suite trouvent refuge entre 1797 et 1801 dans le palais des ducs de Courlande, aujourd'hui dénommé le palais de Jelgava en Lettonie.

La Première Guerre mondiale (1914-1918) et la chute de la monarchie russe (1917) entrainent successivement l'abolition en tant que corps social, de la noblesse russe, de la noblesse germano-balte et de la noblesse polonaise.

Au traité de Versailles de 1919, l'Estonie et la Lettonie se sont constituées en républiques à partir des territoires des duchés de Livonie, d'Estonie et de Courlande. Les réformes agraires en Estonie de 1919 et en Lettonie de 1920, puis le Pacte germano-soviétique signé en août 1939, font perdre aux anciennes familles nobles germano-baltes leurs propriétés et anciennes bases foncières. La réforme agraire concerna aussi les nouveaux autres propriétaires fonciers qui furent également expropriés et expulsés de leurs propriétés. Prélude du communisme en Europe et dans le monde au cours du 20ème siècle.

Les propriétés furent réduites à moins de 50 hectares, trop peu pour maintenir le développement agricole et économique traditionnel des domaines. Un grand nombre de châteaux et de manoirs sont devenus des ministères, des musées, des écoles, des lycées, des établissements publics, dont ce n'était pas la vocation à l'origine. Les pays baltes comptent près de 2 000 châteaux et manoirs.

Depuis la fin de l'URSS et la proclamation de l'indépendance des pays baltes (1991), membres de l'Union européenne et de l'OTAN (2004), la restitution des biens disponibles a été autorisée par les autorités avec le retour à la propriété privée. Seules quelques descendants des anciens propriétaires ont pu racheter et restaurer pour partie l'une de leurs propriétés ancestrales confisquées en 1919 et en 1920. Depuis la seconde proclamation d'indépendance des pays baltes en 1991, il y a eu peu de restitutions de manoirs. Ces dernières années, un certain nombre de propriétés nationalisées ont surtout été privatisées.

La première guerre mondiale (1914-1918) puis la deuxième guerre mondiale (1939-1945) ont modifié l'organisation des sociétés baltes. Si leurs ancêtres ont bâtis les provinces baltes sur plusieurs siècles (+ de 700 ans), la plupart des descendants de l'ancienne et illustre noblesse germano-balte visitent mais ne vivent plus dans les pays baltes.

L'Association des chevaleries baltes est aujourd'hui membre de l'Association des associations de la noblesse allemande.

En Finlande

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La Finlande fit partie intégrante du Royaume de Suède jusqu'en 1809. L'origine de la noblesse finlandaise est donc la même que celle de Suède. L'Empire de Suède perdit la Finlande au profit de l'Empire russe après la guerre de 1808-1809.

La grande-principauté de Finlande, devenue le grand-duché de Finlande, était une partie autonome de l'Empire russe jusqu'en . Après la chute de la monarchie russe (1917) et à la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918), l'indépendance du Grand-duché de Finlande fut reconnue et la République de Finlande proclamée.

Les familles suédoises nobles résidant en Finlande furent immatriculées dans une nouvelle Maison de la noblesse finlandaise fondée en 1818. Comme dans le Royaume de Suède, les noms des familles nobles finlandaises ne possèdent pas de particule. Juste le titre et le nom de famille. Les titres finlandais sont : 1) prince (Ruhtinas), 2) comte (Greve), 3) baron (Friherre), 4) noble (Adelsman).

En France

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Au Moyen Âge, le terme baron désigne tout membre de la haute aristocratie, qui tient directement son fief du roi. Les Montmorency se qualifiaient de premiers barons de France, de premiers barons chrétiens. Les barons de cette époque sont parmi les plus vieilles familles de France. De ce fait, les fiefs de chevalier se trouvant dans les comtés ont pris le nom de baronnie. Les seigneurs des baronnies n'ont que tardivement porté le titre de baron. Nous avons des mentions de ce terme dans les romans de Chrétien de Troyes, qui datent de la seconde moitié du XIIe siècle. Jean de Joinville, célèbre pour son livre la vie de Saint Louis, fait également mention des barons qui accompagnèrent Louis IX durant la septième croisade.

À partir du XVIe siècle, le titre de baron est intégré à la hiérarchie nobiliaire.

Le titre de baron était jusqu'à la Révolution attaché à un type de fief qui a été érigé en baronnie. En Bretagne, les ducs érigèrent neuf baronnies à l'imitation des neuf évêchés du duché. En Normandie, les ducs avaient formé un nombre important de baronnies, donnant à leurs titulaires le droit de siéger à l'Échiquier de Normandie. Leur territoire était généralement et volontairement morcelé. Certaines appartenaient à des menses épiscopales (un évêque en ayant donc l'usufruit en tant que seigneur titulaire tout au long de son épiscopat) et d'autres à des abbayes. La France compte environ 45 000 châteaux et manoirs.

À partir de Napoléon, qui rétablit le titre de baron supprimé par la Révolution française, le titre fut accordé de façon héréditaire, il était alors le plus souvent attaché à une terre où à un majorat (on parlait alors d'un majorat-baronnie), ou bien de façon personnelle. Dans les deux cas, il fut accordé sans plus de considérations féodales, les seigneuries étant abolies depuis 1789, de même que l'étaient les autres titres à savoir : prince, duc, marquis, comte, vicomte, baron, chevalier et écuyer.

Les titres de noblesse ont été restaurés par l'empereur Napoléon Ier sous le Premier Empire (1804-1815), puis conservés sous les règnes des rois Louis XVIII (1815-1824), Charles X (1824-1830), Louis-Philippe Ier (1830-1848) et maintenus sous le Second Empire (1852-1870) par l'empereur Napoléon III (1852-1870). L'empereur limite le nombre de titres à celui de prince d'Empire, de duc d'Empire, de comte d'Empire, de baron d'Empire et de chevalier d'Empire.

Les titres de noblesse ont cessé d'exister légalement le dimanche à l'avènement de la Troisième République. La République a été proclamée avec une voix de majorité sur le rétablissement de la Monarchie. La République française reconnait les anciens titres de noblesse authentiques et réguliers comme accessoires du nom de famille.

La noblesse française se caractérise généralement pour ses membres par l'usage de la particule : de, d', des ou du. Exemples : familles d'Artagnan, d'Alban, d'Auvergne, Amiot d'Inville, de Beauvoir, d'Estienne d'Orves, de Grasse, de La Fayette, de Lattre de Tassigny, de Nantes, de Saint-Exupéry, de Talleyrand-Périgord, du Guescli, Houël du Petit Pré, des Cars, Brindejonc des Moulinais... De nombreuses familles de la bourgeoisie françaises portent également une particule.

Cependant, certaines familles nobles françaises d'origine corse et certaines familles anoblies au XIXe siècle ne portent pas de particule tel que les familles Abbatucci et Ameil. Aussi, le baron d'Empire Asselin eut un anoblissement du nom de famille sans particule comme un certain nombre de préfets, de généraux ou d'amiraux sous le Premier Empire.

En Grèce

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La Grèce moderne a été une monarchie constitutionnelle de 1832 à 1973. En 1973, la Grèce devient une république parlementaire. Sous la monarchie, il n'y avait pas de noblesse grecque traditionnelle et héréditaire avec les titres de marquis, de comte ou de baron. Seul existait le roi et la famille royale dont les membres portaient les titres de princes ou de princesses.

En Italie

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La noblesse italienne est l'ensemble des familles nobles ou anoblies reconnues dans le royaume d'Italie de sa fondation à son abolition, au référendum et à la proclamation de la République en 1946.

Le référendum de 1946 a marqué la fin de la monarchie italienne en raison de son soutien à Benito Mussolini. Le nord de l'Italie a penché pour la République, tandis que le sud de l'Italie, la Sardaigne et la Sicile ont largement soutenu la Monarchie. Le résultat du référendum est de 54,27 % pour la République et 45,73 % pour la Monarchie. Le , le roi Victor-Emmanuel III abdique en faveur de son fils, qui ne règne que 35 jours. Son fils Umberto II est le dernier roi d'Italie jusqu'à la proclamation de la République.

Le hiérarchie nobiliaire est la suivante, par ordre décroisant : prince, duc, marquis, comte, vicomte (plutôt rare), baron, seigneur (uniquement dans le royaume de Sardaigne et dans le royaume de Sicile), patricien, chevalier héréditaire, noble. La particule nobiliaire est di, del ou della. L'Italie compte plus de 20 000 châteaux et manoirs.

En Lituanie

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La noblesse lituanienne est issue du Grand-Duché de Lituanie, il y a plus de cinq ans (500 ans). Elle était organisée dans l'ordre des boyards. La grande majorité de la noblesse du Grand-Duché de Lituanie se considérait comme polonaise. Fuyant les persécutions du régime soviétique dans les années de l'après guerre (1914-18), certains boyards trouvent refuge dans la nouvelle république de Pologne des années 1920-30 (non communiste). La noblesse lituanienne est l'une des plus méconnues d'Europe.

Saint-Empire romain germanique (1356-1806)

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Les titres de noblesse du Saint-Empire romain germanique étaient noble (Edelfreï), chevalier (Reichsritter), baron (Reichsfreiherr), comte (Reischgraf) et prince (Reichfürst). Ils avaient le privilège de préséance sur toute autre noblesse dans le Saint-Empire.

Cette noblesse disparut en 1806 avec la chute du Saint-Empire par Napoléon Ier et fut ensuite incorporée dans les monarchies européennes actuelles. Le dernier empereur du Saint-Empire romain germanique est François II qui régna de 1792 à 1806.

Le titre de baron (Reichsfreiherr) était accordé par l'empereur, là aussi sans assise féodale, on parlait de « baron de N. et du Saint-Empire ». Tous les enfants, même les filles, portent également le titre sous la forme « baron prénom de N. ».

Royaume de Hongrie

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En Hongrie, le titre de Magnats désignait, depuis 1397, les descendants des barons du royaume (Filii baronum ou bárófi en hongrois). Ces derniers reçurent dans les années 1430 le titre de Magnificus, appellation jusqu'alors réservée aux barons du royaume[7].

La noblesse hongroise ne connaissait que deux titres : comte et baron. Le rang et titre de prince était réservé aux fils du roi. Celui de duc était réservé aux membres de la famille royale.

Le titre de baron devient héréditaire à partir de 1498.

On distingue les barons du royaume (baron regni), titre le plus élevé et le plus prestigieux, non héréditaire — jusqu'en 1498 —, désignant à l'origine les personnages revêtant les plus hautes fonctions de l'État, et les barons naturels de Hongrie, titre créé en 1487 par le roi Mathias pour récompenser ses plus fidèles partisans.

Ainsi voit le jour la distinction entre « vrais barons » (veri barones), issus de l'exercice des plus hautes charges, et « barons que de nom » (barones nomine solo), simples titres de noblesse.

Sous les Habsbourg, de nombreux titres sont donnés et le titre de baron devient inférieur à celui de comte, bien que ce dernier existe depuis longtemps en Hongrie.

En Norvège

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Bien que la Norvège soit une monarchie, la noblesse norvégienne a été abolie par le Parlement en 1821. Les familles de la noblesse dano-norvégienne sont aujourd'hui membres de la noblesse danoise.

Aux Pays-Bas

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La noblesse des Pays-Bas se caractérise traditionnellement pour ses membres par l'usage de la particule nobiliaire : van, van der ou encore van den. Mais il existe des familles nobles qui n'ont pas de particule à leur nom de famille.

Elle compte sept titres de noblesse : 1) prince, 2) duc, 3) marquis, 4) comte, 5) vicomte, 6) baron, 7) chevalier.

En Pologne

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Jusqu'en 1861, les nobles seuls avaient des noms de famille. Ceux-ci étaient le plus souvent des noms de domaine ou de propriété foncière, pourvus d'un suffixe -icz, -ski ou -cki. Et parfois -sky. La terminaison du nom de famille en ski pour les hommes et en ska pour les femmes. La particule nobiliaire « de » ou « von » n'existe pas en Pologne.

La hiérarchie des titres de la noblesse polonaise : 1) prince 2) comte 3) baron 4) noble sans titre. La majorité des familles nobles sont sans titre. Une seule famille noble polonaise porte un titre de marquis : la famille Wielopolski. Les principales familles nobles titrées : (voir Liste des familles de la noblesse polonaise). Le nombre de familles nobles polonaises sans titre est plus large.

La noblesse polonaise est issue de l'histoire du royaume de Pologne. En 1791, la noblesse polonaise représentait environ 8 % de la population. Les serfs ne reçurent un nom de famille qu'en 1861 avec l'abolition du servage par l'empereur Alexandre II.

Dans la Russie des tsars, la noblesse polonaise est intégrée à la noblesse russe. Les Polonais sont alors sujet de l'Empire russe. La Première Guerre mondiale (1914-1918) et la chute de la monarchie russe (1917) entrainent la proclamation de la République. L'abolition de la noblesse polonaise, en tant que corps social, est prononcée en 1921.

En 1944, les troupes soviétiques russes envahissent la Pologne. Plusieurs familles nobles sont expulsés en 1945 à l'arrivée de l'Armée rouge et du pouvoir communiste. Le droit à la propriété privée est aboli par le nouveau régime communiste et toutes les propriétés privées sont nationalisées. Avec la fin du régime communiste en 1989 et l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne en 2004, les libertés et le droit à la propriété privée sont rétablis. Quelques familles sont revenues vivre en Pologne.

Pour autant, la restitution des biens des familles nobles polonaises reste depuis un sujet en suspens. C'est complexe en partie et en raison du mouvement des frontières du pays au cours du XXe siècle. Malgré tout, et depuis peu, quelques familles ont pu racheter et ont commencé à restaurer leur ancienne propriété de famille. Ces quelques restaurations participent à dynamiser l'ensemble des corps de métier du bâtiment et suscitent progressivement l'adhésion de la population locale.

Les familles de la noblesse polonaise ont une participation très active dans la Pologne actuelle. Le pays compte environ 10 000 châteaux et manoirs. Un grand nombre de châteaux se concentre en Basse-Silésie, en Petite-Pologne et en Poméranie.

Au Portugal

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La noblesse portugaise est composée de familles de : 1) duc, 2) marquis, 3) comte, 4) vicomte, 5) baron, 6) seigneur ou de noble sans titre. La particule nobiliaire est : do ou dos.

En Roumanie

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La noblesse roumaine ne ressemblait pas aux noblesses occidentales. Initialement, il ne s'agissait pas d'une noblesse titrée car les nobles roumains n'avaient en général pas de ducs, de marquis, de comte et de barons, à quelques exceptions.

À mesure qu'elle s'intégrait dans la noblesse hongroise de l'empire d'Autriche-Hongrie, les titres de prince, de comte, de baron et de chevalier furent progressivement introduits dans la noblesse roumaine.

Après la Seconde Guerre mondiale et l'abdication forcée du roi Michel Ier, le , le régime communiste place les anciennes élites en prison. Les survivants se voient confisquer leurs biens. De nombreux nobles s'exilent en Europe de l'ouest et aux États-Unis d'Amérique pour une période de 45 ans.

Après la chute de la dictature communiste en 1989, l'entrée dans l'OTAN (2004) et dans l'Union européenne (2007), le droit à la propriété privée est progressivement rétabli. Dans le même mouvement, la famille royale et la noblesse roumaine sont réhabilitées par les nouvelles autorités. Mais la plupart des familles nobles survivantes en Roumanie ont perdu leur statut social ainsi qu'une grande partie de leur mémoire de famille.

Les descendants qui ont revendiqué la restitution de leurs biens nationalisés par le régime communiste (1944-1989) ont pour la plupart échoué en raison de la complexité des procédures, des preuves exigées et du coût des démarches judiciaires.

Des dizaines de milliers de roumains sont dans la même situation. En 2013, la Cour européenne des droits de l'homme mets en place une nouvelle législation favorable à la restitution des biens en Roumanie.

La famille royale de Roumanie vit à nouveau dans le pays et a obtenu la restitution de plusieurs palais nationalisés.

En Suède

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La Suède est une monarchie constitutionnelle dont le roi suédois Charles XVI Gustave est le doyen des monarques d'Europe.

La noblesse suédoise remonte au Moyen Âge. Elle s'est développée notamment sous le règne du roi Gustave Ier Vasa au XVIème siècle, qui a structuré l'État moderne suédois. La noblesse suédoise est officiellement organisée autour de la Maison de la Noblesse fondée en 1626. La noblesse suédoise se compose de la noblesse introduite (les familles nobles introduites à la maison de la noblesse suédoise) et de la noblesse non introduite (constituée de la noblesse avec des titres nobles étrangers résidant en Suède, mais non introduite à la maison de la noblesse suédoise). Pas de particule au nom de famille. C'est le nom de famille qui est noble.

Les titres de prince et de duc sont uniquement réservés aux membres de la famille royale suédoise. La noblesse suédoise est composée de familles de comtes, de barons et de nobles sans titre. La majorité des familles nobles sont sans titre.

En Tchéquie

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La noblesse tchèque est issue du royaume de Bohème, du duché de Silésie, de Moravie, du Saint-Empire romain germanique, de l'empire d'Autriche puis de l'empire d'Autriche-Hongrie. La première guerre mondiale (1914-1918) entraine la dislocation de l'empire d'Autriche-Hongrie et la fin de la monarchie autrichienne en 1918.

Avec la création de la République tchécoslovaque, les titres de noblesse ont été abolis en . Pendant l'occupation de l'Allemagne nazie (1938-1945) et la période communiste (1945-1989), les représentants des familles nobles tchèques ont souvent été persécutés.

La révolution de Velours (1989) met fin au régime communiste et restaure la démocratie. Le pays est aujourd'hui membre de l'OTAN (1999) et fait partie de l'Union européenne (2004).

Les propriétés saisies par le régime communiste ont été restituées à leurs propriétaires d'origine. Les membres de la noblesse tchèque qui ont émigré à l'étranger sont retournés dans leurs domaines. Les familles nobles et leurs descendants font de nouveau partie de la société tchèque contemporaine.

En Russie (monarchie impériale jusqu'en 1917)

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À la veille de la Première Guerre mondiale, la noblesse russe constituait un ensemble numériquement important: elle comptait environ 1,9 million d'individus, soit près de 1 % de la population russe. Au début du XXe siècle, on comptait huit cent trente familles ayant les titres de princes, comtes et barons. À la chute de la monarchie russe en 1917, une grande partie de la noblesse russe a trouvé refuge en Europe. La famille impériale russe vit toujours en exil à l'étranger.

Créée le , l'Union des républiques socialistes et soviétiques (URSS) cesse officiellement d'exister le . Le président Boris Eltsine envisage le rétablissement d'un Romanov au sommet de l’État, dont la dynastie a été à la tête du pays pendant plus de trois cents ans. Dès 1991, des échanges sont entamés. En , le grand-duc Vladimir Kirillovitch de Russie (1917-1992), héritier du trône, est terrassé d'une crise cardiaque au cours d'une conférence à Miami, aux États-Unis[8]. Aujourd'hui, le trône est disputé entre deux branches de la famille Romanov. Pourtant, tout membre de la famille Romanov est légitime à monter sur le trône impérial. Historiquement, la couronne ne s'est pas toujours transmise de père en fils.

Le titre de grand-duc est porté uniquement par les membres de la famille impériale, fils ou petit-fils de tsar. En 1913, les grands-ducs étaient au nombre de treize, avec appellation d'altesse impériale. Les autres membres de la famille Romanov portent le titre de prince de sang impérial, avec l'appellation d'altesse.

Des familles de la noblesse russe portent également le titre de prince. Le titre de prince était le plus ancien et prestigieux.Dans la Russie des tsars, le titre de comte russe fut instauré par l'empereur Pierre le Grand.

À la même époque fut introduit et octroyé le titre de baron russe par l'empereur, par la reconnaissance et l'assimilation du titre de baron balte de la noblesse germano-balte présente dans les duchés d'Estonie, de Courlande et de Livonie.

Dans l'Empire russe, le titre de baron était accordé par le tsar de façon héréditaire. À l'inverse de la majeure partie des pays d'Europe, les noms des familles nobles russes ne possèdent pas de particule. Juste le titre et le nom de famille. Exemples : baron Dimsdale, baron Pahlen, baron Rennenkampff, baron Volkonsky, baron Vassiliev, baron Wrangell...

A ce jour, aucune démarche de restitution de biens aux anciens propriétaires n'a abouti, qu'ils résident dans le pays ou à l'étranger, comme cela s'est fait dans d'autres pays européens après la chute des régimes communistes. Actuellement, aucune législation russe n'ouvre cette possibilité. Pourtant, de nombreux domaines russes sont aujourd'hui en péril. Quelques propriétés n'ont même plus de propriétaires identifiées. C'est tout un patrimoine à l'abandon qui menace de disparaître faute de travaux de restauration.

En Ukraine

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La noblesse ukrainienne est issue de la noblesse polonaise et de la noblesse russe qui possédaient des propriétés en Ukraine.

En Afrique

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Empire éthiopien (ancien royaume d'Abyssinie)

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Les éthiopiens identifient leur pays à l'antique royaume chrétien de Saba. Le premier roi est Ménélik Ier, fils du roi Salomon et de la reine de Saba. L'Éthiopie était déjà connue au temps de la Bible. L'histoire des éthiopiens se caractérise par l'indépendance que le pays a toujours su préserver, y compris pendant la période coloniale européenne.

Le pays était membre de la Société des Nations (SDN). Sous le patronage de l'empereur Haïlé Selassié Ier, la capitale éthiopienne Addis-Abeba devient le siège de l'Union Africaine en 1963.

À la chute de l'empereur Haïlé Sélassié Ier en 1974, dernier empereur d'Éthiopie, appelé le Roi des rois, le royaume d'Éthiopie était la plus ancienne monarchie du monde. Beaucoup de familles nobles furent exilées, emprisonnées ou perdirent leur terres avec la prise de pouvoir des communistes. A la fin de la dictature communiste en 1991, la famille impériale est autorisée par les nouvelles autorités à vivre dans le pays. En 1995, la république démocratique fédérale d'Ethiopie est officiellement proclamée.

Les principaux titres de la noblesse éthiopienne sont :

  • Ras (équivalent de prince ou duc),
  • Dejazmach (commandant militaire ou gouverneur régional),
  • Fitawrari,
  • Bitwoded,
  • Lij (noble).

La famille impériale et la noblesse gardent un prestige culturel et historique important. Depuis le décès de son père Amha Sélassié (1916-1997), le prince Zera Sélassié est l'héritier du trône et le chef de la famille impériale d'Ethiopie.

En Asie

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Au Japon

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Le Kazoku est la noblesse du Japon entre 1869 et 1947. Les titres de noblesse au Japon sont au nombre de cinq : prince ou duc, marquis, comte, vicomte et baron.

Le , on dénombrait au Japon 15 ko (ou koshaku) (ducs), 36 ko (ou koshaku) (marquis), 100 haku (ou hakushaku) (comtes), 375 shi (ou shishaku) (vicomtes) et 376 dan (ou danshaku) (barons), le tout représentant 902 familles.

De nos jours, on recense 25 princes, 50 ducs et marquis, 137 comtes, 429 vicomtes et 873 barons, soit 1514 personnes. Une loi adoptée en 1959 limite le nombre des princes, des ducs et des marquis et on ne peut en créer de nouveaux que si des lignées portant un de ces titres se sont éteintes. Les titres se transmettent par ordre de primogéniture.

La Constitution actuelle du Japon, datant de 1947, abolit le kazoku et mit fin à l'utilisation des titres de noblesse en dehors de la famille impériale. Néanmoins, les descendants des anciennes familles du kazoku continuent à occuper des postes de première importances dans la société et l'industrie.

Aux Tonga

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La noblesse tongienne est constituée de titres d'inspiration britannique, de manière quelque peu simplifiée en raison du petit nombre de nobles dans ce royaume. Tout noble porte le titre de lord ; le roi a la prérogative de « promouvoir » un lord au titre de baron. À présent, il n'y a qu'un baron aux Tonga, le baron Fielakepa, auquel le roi George Tupou V conféra ce titre lorsqu'il le nomma lord juridique en [9],[10],[11].

Le titre fut créé par le roi Taufaʻahau Tupou IV, qui l'attribua en premier lieu à ʻAlipate Tupou, Lord Vaea, en , l'élevant ainsi à un rang de prééminence supérieur à celui de tous les autres nobles (hormis les membres de la famille royale)[12].

Héraldique

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Héraldique royale

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Héraldique napoléonienne

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Empereur (1804)

Empereur (1852)

Prince souverain

Prince

Duc

Comte

Baron

Chevalier

Grand dignitaire

Galerie

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Traductions

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Le titre de baron était tout à fait commun dans la plupart des pays européens et se retrouve dans diverses langues souvent sous une forme légèrement modifiée. La liste suivante inclut les formes masculines et féminines et, le cas échéant, le nom du fief correspondant (la baronnie). L'existence de ce mot dans une langue citée n'implique pas toujours l'utilisation réelle du titre dans le pays correspondant.

LangueTitre masculinTitre fémininNom du fief
AlbanaisBaronBaroneshë 
AllemandBaron
Freiherr
Baronin, Baronesse
Freifrau (pour l'épouse d'un baron), Freiherrin ou Freiin (pour la fille d'un baron)
 
AnglaisBaron (en Angleterre)
Lord (en Écosse)
Baroness (en Angleterre)
Lady (en Écosse)
Barony
ArménienԲարոն (Baron)Բարոնուհի (Baronouhi) 
BiélorusseBaronBaranesa 
BulgareБарон (Baron)Баронеса (Baronesa) 
CatalanBaróBaronessaBaronia
CroateBarunBarunica 
DanoisBaronBaronesse 
EspagnolBarónBaronesa 
EspérantoBaronoBaroninoBaronujo
EstonienParunParuniproua 
FinnoisParoni, VapaaherraParonitar, Vapaaherratar 
FrançaisBaronBaronneBaronnie
Grec moderneΒαρώνος (Varónos)(Varoni) 
HongroisBáró, FőúrBárónő 
IslandaisBarón, FríherraBarónessa 
IrlandaisBarúnBanbharún 
ItalienBaroneBaronessaBaronia
LatinBaro  
LettonBaronsBaronese 
LituanienBaronasBaroniene 
LuxembourgeoisBarounBarounin, Baronesse 
MacédonienBaronBaronesa 
MaltaisBaruniBarunessa 
MonégasqueBarunBarunessa 
NéerlandaisBaron, Vrijheer (litt. seigneur libre)Barones, Vrijvrouw (litt. femme libre)Baronie
NorvégienBaron, FriherreBaronesseBaroni
PolonaisBaronBaronowa, Baronessa 
PortugaisBarãoBaronesaBaronato
RomancheBarunBarunessa 
RoumainBaronBaroană (Baroneasă = femme « de type Baron ») 
RusseБарон (Baron)Баронесса (Baronessa) 
SerbeБарон (Baron)Бароница (Baronica)Баронија (Baronija)
SlovaqueBarónBarónka 
SlovèneBaronBaronica 
SuédoisBaron, FriherreBaronessa, Friherrinna 
TchèqueBaronBaronka, Baronesa 
UkrainienБарон (Baron)Баронка (Baronka)Баронеса (Baronesa)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Siméon II de Bulgarie, un destin singulier - Autobiographie - Editions Flammarion.
  • Éric Thiou, Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l'Ancien Régime, Éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2003, 270 p.
  • Didier Lancien et Monique de Saint-Martin, Anciennes et nouvelles aristocraties de 1880 à nos jours, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 400 pages.
  • Éric Mension-Rigau, Singulière noblesse - L'héritage nobiliaire dans la France contemporaine, Éditions Fayards - 377 pages.
  • S. Pourchier-Plasseraud et Yves Plasseraud, Les Germano-baltes, Éditions Armeline, 290 pages.
  • Jurek Kuczkiewicz, Pologne - La noblesse de la terre, collection L'âme des peuples, 88 pages.
  • Francis Rapp, Le Saint Empire romain germanique, d'Otton le Grand à Charles Quint, Éditions Points, 379 pages.
  • Boris Prassoloff, Tsars sans Empire - Les Romanov en exil 1919-1992, Éditions Perrin, 414 pages.
  • Sofia Tchouikina, Les gens d'autrefois - La noblesse russe dans la société soviétique, Éditions Belin, 319 pages.
  • Jean-Marie Thiébaud, Armorial et nobiliaire de l'Empire de Russie, Éditions S.P.M., tome 1 et tome 2.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. (en) Douglas Harper, « baron », sur Online Etymology Dictionary.
  2. « baron », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  3. « FAQ sur la noblesse », sur SPF Affaires étrangères - Commerce extérieur et Coopération au Développement, (consulté le )
  4. « LOI - WET », sur www.ejustice.just.fgov.be (consulté le ).
  5. Bertrand Yeurc'h, « Les barons aux États de Bretagne, du XIIIe siècle à la Révolution », Bulletin de la Société archéologique du Finistère, no 140, , p. 309-27 (ISSN 0249-6763).
  6. C.i.l.a.n.e., , 125 p. (ISBN 978-84-89851-20-7, lire en ligne), p. 69.
  7. Upper nobility (Kingdom of Hungary) Article en anglais sur la haute noblesse dans le royaume de Hongrie
  8. Boris Prassoloff, Tsars sans empire - les Romanov en exil 1919-192, Éditions Perrin.
  9. (en) "New Life Peers appointed", Taimi Media Network, 30 décembre 2010
  10. (en) "Appointment of Four Law Lords", gouvernement des Tonga, 28 juillet 2008
  11. (en) "Nobles", gouvernement des Tonga
  12. (en) "The Kingdom of Tonga Pays Tribute to its 12th Prime Minister, Baron Vaea of Houma", gouvernement des Tonga. 12. "Anciennes et nouvelles aristocraties de 1880 à nos jours" de Didier LANCIEN et Monique de SAINT MARTIN - Editions Maison des sciences de l'homme, Paris.