Beaujolais-villages

région viticole

Un beaujolais-villages[4] est un vin français. Cette mention complémentaire fait partie de l'appellation d'origine contrôlée beaujolais, produit dans le Nord du département du Rhône et dans quelques communes de Saône-et-Loire.

Beaujolais-villages
Image illustrative de l’article Beaujolais-villages
AOC beaujolais-villages primeur, millésime 2007.

Appellation(s) principale(s) beaujolais
Type d'appellation(s) mention au sein d'une AOC / AOP
Reconnue depuis 1950 (AOC) et 2011 (mention)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble du Beaujolais
Localisation Rhône et Saône-et-Loire
Climat semi-continental avec influence méditerranéenne
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 943 heures (à Mâcon)
Sol granitique
Superficie plantée 3 050 hectares (en 2023)[1]
Nombre de domaines viticoles 1 730 opérateurs
Cépages dominants gamay N[2] et chardonnay B
Vins produits 94 % rouges, 5 % blancs et 1 % rosés
Production 157 164 hectolitres (en 2023)[1]
Pieds à l'hectare minimum 5 000 ceps/ha[3]
Rendement moyen à l'hectare 53 hl par ha en rouge, 51 en rosé et 36 en blanc (en 2023)[1]

Cette partie de l'appellation couvre toute la moitié septentrionale du vignoble du Beaujolais, avec dix appellations communales enclavées dans son aire d'appellation : du nord au sud le saint-amour, le juliénas, le chénas, le moulin-à-vent, le fleurie, le chiroubles, le morgon, le régnié, le brouilly et le côte-de-brouilly. L'essentiel de la production est constitué de vin rouge élaboré à partir du cépage gamay ; une partie de cette production est commercialisée en primeur sous le nom « beaujolais-villages nouveau ».

Histoire

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Le décret du délimite l'appellation « beaujolais »[5], puis celui du permet d'adjoindre le nom de certaines communes (celles qui forment aujourd'hui l'appellation beaujolais-villages) à l'appellation beaujolais[6]. Le décret du « concernant l'appellation contrôlée Beaujolais-Villages »[7] crée la dénomination, sous les mêmes conditions de production (et ensuite les mêmes décrets) que le beaujolais. Le dernier cahier des charges spécifique date de [8].

En , elle devient une mention rajoutée à l'appellation beaujolais[9]. Le cahier des charges de cette appellation régionale est ensuite modifié en [10] et en [3].

L'appellation produit essentiellement du rouge (94 % de la production ces derniers années, dont 1/5 en primeur), mais aussi du blanc (4 %) et du rosé (2 %)[11].

Étymologie

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L'appellation tire son nom de Beaujeu, l'ancienne capitale seigneuriale.

Vignoble

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Vignoble du beaujolais

Cette appellation s'étend sur la moitié nord du vignoble du Beaujolais, de Mâcon à Villefranche-en-Beaujolais, entre la vallée de la Saône et les sommets des monts du Beaujolais, couvrant les dix appellations communales ainsi que les terrains autour, descendant au sud jusqu'à la vallée du Nizerand et remontant la vallée de l'Ardières jusqu'en amont de Beaujeu.

Selon les Douanes, la superficie revendiquée en 2023 sous l'appellation est de 3 050 hectares, dont :

  • 2 795 ha pour produire du beaujolais-villages rouge ;
  • 41 ha pour du beaujolais-villages rosé ;
  • 214 ha pour du beaujolais-villages blanc[1]

En 2010, la surface était de 5 185 ha[12].

Aire de production

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Images externes
Icône décorative. Carte des communes concernées
Icône décorative. Cartes cadastrales de la dénomination beaujolais-villages
Icône décorative. Orthophotos du parcellaire de l'AOC
Vignes au nord de Beaujeu.

Selon le cahier des charges de l'appellation beaujolais[3], la récolte des raisins, la vinification et l'élaboration des vins destinés à porter la dénomination beaujolais-villages sont assurées sur le territoire des 38 communes suivantes :

À noter que cette aire d'appellation est enclavée dans l'aire de l'appellation beaujolais. Pour bénéficier de la dénomination beaujolais-villages, le cahier des charges impose des normes plus exigeantes pour la richesse minimale en sucres des raisins et pour les titres alcoométriques minimaux[3].

Dénominations

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Géologie

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Image externe
Icône décorative. Carte géologique de la dénomination
Arène granitique.

L'aire d'appellation couvre des sols granitiques, schisteux et des tufs volcano-sédimentaires. La majorité des parcelles, de Saint-Amour-Bellevue au nord à Vaux-en-Beaujolais au sud soit principalement dans les aires de production des dix appellations communales, sont situées sur un granite porphyroïde à biotite, de couleur rose clair, appelé le « granite de Fleurie », souvent recouvert d'arènes (gros sable issu de l'érosion du granite) et de colluvions. D'autres roches acides portent les vignes : grès du Trias en saint-amour, schistes en juliénas, gneiss près d'Arbuissonnas.

Autour de Beaujeu et à Saint-Vérand se trouvent des terrains sur des formations volcaniques pyroclastiques, constituées de tuf à cristaux mélangés à des débris, le tout de couleur gris sombre, datant du Viséen supérieur. La bordure orientale de l'aire d'appellation ainsi que les vallées des différents affluents de la Saône est recouverte d'alluvions, formant des dépôts détritiques en placage, notamment le long de l'Ardières[13],[14].

Climatologie

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Le Beaujolais a un climat tempéré de type semi-continental, avec une influence méditerranéenne[15]. La station météorologique de Charnay-lès-Mâcon, près de Mâcon (en bordure de l'aérodrome, à 219 mètres d'altitude : 46° 17′ 40″ N, 4° 47′ 40″ E)[16] se trouve à la limite nord du vignoble, en plaine. Ses valeurs climatiques sont :

Moyennes des relevés à Mâcon-Charnay de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 6,3 8,3 13,2 16,8 20,8 24,8 27,1 26,9 22,3 16,9 10,5 6,7 16,7
Moyenne 3,5 4,6 8,5 11,7 15,7 19,5 21,5 21,1 17 12,7 7,4 4,1 12,3
Minimale moyenne 0,7 1 3,8 6,5 10,5 14,1 15,9 15,4 11,7 8,6 4,2 1,5 7,8
Nombre de jours avec gel 13,2 11,7 4,7 0,7 0 0 0 0 0 0,8 4,3 11,2 46,6
Précipitations
Hauteur (mm) 58,1 48,9 49,1 65,5 75,7 69,8 72,2 72,6 71,1 91,1 92,8 66,8 833,7
Ensoleillement
Heures 61,6 96 163,7 191,7 216,5 249,1 274,9 251,1 194,8 120,3 71,3 52,1 1 943,1
6,3
0,7
58,1
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
8,3
1
48,9
fév.
13,2
3,8
49,1
mars
16,8
6,5
65,5
avril
20,8
10,5
75,7
mai
24,8
14,1
69,8
juin
27,1
15,9
72,2
jui.
26,9
15,4
72,6
août
22,3
11,7
71,1
sep.
16,9
8,6
91,1
oct.
10,5
4,2
92,8
nov.
6,7
1,5
66,8
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

La station météo de Villefranche-sur-Saône (à 174 mètres d'altitude : 45° 59′ 14″ N, 4° 44′ 16″ E)[18] est proche de la limite sud-est du vignoble, en plaine. Ses valeurs climatiques sont :

Statistiques 1991-2020 et records station VILLEFRANCHE (69) - alt : 174 m, situation : lat : 45°59'13"N, lon : 4°44'15"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
19,1
10.1.2015
23,1
25.2.2021
27,7
31.3.2021
32
15.4.1949
40
29.5.1947
41
27.6.2026
43,5
30.7.1947
43
2.8.1947
37,7
7.9.2026
31,6
2.10.2023
23,3
6.11.2015
19,9
31.12.2022
43,5
1947
Maximale moyenne 7,6 9,6 14,4 18,4 22,6 26,7 28,8 28,5 23,8 18,1 11,6 8 18,2
Moyenne 4,2 5,3 9 12,5 16,7 20,5 22,5 22 17,9 13,4 8 4,8 13,1
Minimale moyenne 0,9 1 3,6 6,6 10,8 14,3 16,2 15,5 12 8,6 4,4 1,6 8
Record de froid
date du record
−21,9
25.1.1963
−19
6.2.1963
−11,5
1.3.2005
−5
8.4.2003
−0,8
4.5.1967
3,7
2.6.1975
4,9
3.7.1948
5
31.8.1986
0,5
25.9.1972
−4,9
29.10.1950
−8,5
23.11.1998
−16,2
22.12.1963
−21,9
1963
Précipitations
Hauteur (mm) 48,3 37,9 46,9 62,6 73,5 73,6 77,1 71 68,2 89,9 88,4 53,5 790,9
≥ 1 mm (jours) 9,2 8,2 8,5 9,1 10,3 8,4 8,1 8 7 9,8 10,2 9,9 106,8
≥ 5 mm (jours) 3 2,3 3,1 3,7 4,7 4,3 4,3 4,1 3,7 5,1 4,7 3,5 46,5
≥ 10 mm (jours) 1,2 0,8 1,3 1,7 2,5 2,5 2,5 2,5 2,3 2,7 2,8 1,2 24
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
58,8
23.1.1948
43
6.2.2009
45
13.3.2004
67,6
25.4.1989
77
10.5.2021
63
1.6.1992
100
5.7.1993
79
30.8.1945
109,3
30.9.1958
72
3.10.2021
85
12.11.1996
75,5
12.12.1990
109,3
1958
Source : « Fiche 69264001 » [PDF], sur meteofrance.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/data, édité le : 06/10/2026 dans l'état de la base
7,6
0,9
48,3
30 mm
60 mm
jan.
9,6
1
37,9
fév.
14,4
3,6
46,9
mars
18,4
6,6
62,6
avril
22,6
10,8
73,5
mai
26,7
14,3
73,6
juin
28,8
16,2
77,1
jui.
28,5
15,5
71
août
23,8
12
68,2
sep.
18,1
8,6
89,9
oct.
11,6
4,4
88,4
nov.
8
1,6
53,5
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Encépagement

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Grappes de gamay.

L'essentiel de la production est faite avec du gamay N[2], appelé aussi « gamay noir à jus blanc » pour le différencier des autres gamay, mais le cahier des charges autorise comme cépages accessoires le chardonnay B, l'aligoté B, le melon B, le pinot gris G, le gamay de Bouze N et le gamay de Chaudenay N. La proportion de ces cépages accessoires est limitée à 15 % de l'encépagement. La proportion des gamays de Bouze et de Chaudenay cumulée doit être inférieure ou égale à 10 % de l’encépagement. Les autres cépages accessoires sont autorisés uniquement en mélange de plants dans les vignes, et leur proportion totale est limitée à 15 % au sein de chaque parcelle[3].

Le chardonnay B est le cépage pour les vins blancs[3]. Le gamay noir à jus blanc est un cépage précoce, débourrant tôt. Il est un gros producteur (il peut atteindre des rendements de plus de 200 hectolitres par hectare), à tel point que pour faire un vin de qualité il faut limiter le rendement en plantant sur des sols peu fertiles (notamment sur les arènes granitiques de l'aire d'appellation beaujolais-villages, donnant un sol pauvre et acide), densément (plus que les 5 000 ou 6 000 pieds par hectare), en faisant des tailles sévères ou encore en faisant une vendange en vert. L'irrigation est interdite.

Pratiques culturales

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Pied de vigne taillé en gobelet.

La taille est soit courte (en éventail, en cordon simple, double ou charmet) avec trois à cinq coursons à deux yeux maximum, soit en guyot simple avec un maximum de six yeux francs sur la baguette et un courson à deux yeux francs maximum, soit avec deux baguettes à trois yeux francs maximum. Dans le cas d'une vigne à raisin blanc, la taille peut être soit en guyot simple avec maximum 8 yeux francs sur la baguette et un courson à deux yeux, soit en taille à queue du Mâconnais avec une baguette à douze yeux et un courson à deux yeux[3]. Traditionnellement en gobelet, la taille en cordon ou la taille « charmet » (taille inventée par M. Charmet en sud-Beaujolais, intermédiaire entre la taille en cordon et celle en éventail) sont aujourd'hui pratiquées. Les plantations traditionnelles étaient à densité élevée (entre 9 000 et 11 000 pieds par hectare) ; aujourd'hui, le besoin de mécaniser le vignoble conduit les viticulteurs à planter à densité plus faible, mais supérieure à 6 000 pieds par hectare[3].

L'écartement entre rangs ne peut excéder 2,5 mètres et entre ceps sur le rang, il doit être au minimum de 0,80 m. Des allées peuvent être aménagée en arrachant un rang de vigne. L'allée ne doit pas excéder 3 m et doit bénéficier d'un couvert végétal spontané ou semé. La hauteur de feuillage entre la limite inférieure du feuillage et la hauteur de rognage doit dépasser 0,6 fois l'écartement entre rangs et un palissage fixe est obligatoire si l'écartement entre rangs dépasse 1,5 m.

Rendements

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Le rendement est fixé à un maximum de 58 hectolitres par hectare pour les rouges et rosés, 66 hectolitres par hectare pour les blancs. Le rendement butoir est à 63 pour les rouges et rosés ; 73 pour les blancs[3]. Le rendement réel est très en dessous du maximum autorisé par le cahier des charges, par exemple le rendement moyen pour l'ensemble de l'appellation lors des vendanges 2010 est de 43,3 hectolitres par hectare[19].

Les rendements moyens déclarés récemment sont[11] :

  • pour le vin rouge (y compris le primeur, représentant approximativement 20 % de la production) :
AnnéeSuperfice (ha)Production (hl)Rendement (hl/ha)
2019 3 159 133 27742
20202 884142 18649
20212 78792 70633
20222 601110 34542
20232 796147 39053
  • pour le blanc :
AnnéeSuperfice (ha)Production (hl)Rendement (hl/ha)
20191003 91639
20201095 41850
20211294 55235
20221255 17941
20232157 69836
  • pour le rosé (y compris le primeur, anecdotique) :
AnnéeSuperfice (ha)Production (hl)Rendement (hl/ha)
2019662 80843
2020712 97242
2021531 77033
2022491 71235
2023412 07751

Vendanges

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Les vendanges sont faites à la main, les grappes de raisin devant arriver intactes dans les cuves. Le premier jour des vendanges (appelé « levée du ban des vendanges ») varie selon la maturité des baies, qui dépend lui-même de l'ensoleillement reçu : les années relativement chaudes les raisins sont vendangés tôt, les années relativement froides les vendanges sont plus tardives.

Dates de début des vendanges dans le Beaujolais[20]
AnnéesDébuts des vendangesAnnéesDébuts des vendangesAnnéesDébuts des vendanges
199730 août20027 septembre200725 août
19982 septembre200314 août200815 septembre
19997 septembre200411 septembre200927 août
200028 août20055 septembre201013 septembre
20016 septembre20065 septembre201124 août
Beaujolais villages Maison Louis Jadot 2003

La production déclarée en 2023 a été d'un total de 157 164 hectolitres (un hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 75 cl), dont :

  • 147 390 hl de beaujolais-villages rouge ;
  • 2 077 hl de beaujolais-villages rosé ;
  • 7 697 hl de beaujolais-villages blanc[1].

En 2010, la production était de 225 025 hl[12].

Titres alcoométriques

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Vinification et élevage

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La vinification du beaujolais-villages fait appel à la méthode de la vinification beaujolaise, qui utilise notamment la macération carbonique.

Il s'agit de faire macérer les grappes entières de quatre à sept jours dans des cuves saturées en CO2. Cet oxyde de carbone est obtenu en faisant d'abord fermenter une partie de la récolte (10 à 30 %) en fond de cuve, foulée et levurée, auquel on rajoute le reste de la récolte dont les grappes doivent être le plus intact possible (non éraflées et non foulées, les baies ne doivent pas être écrasées)[21]. Ce procédé favorise la production de vins peu tanniques, une coloration pas trop soutenue et des arômes fruités.

Gastronomie

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Les vins agréés en beaujolais-villages sont le plus souvent fruités et gouleyants (faciles à boire). Ils conservent leurs qualités entre un et trois ans, mais à l'exception de quelques cuvées spéciales, ce ne sont pas des vins de garde.

Les beaujolais-villages issus des terroirs des dix crus du Beaujolais, par exemple fait en assemblage des différentes cuvées, sont plus structurées, certains vieillissent un peu mieux, mais sont moins fruités.

Économie

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Structure des exploitations

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L'appellation beaujolais-villages est produite par 1 730 opérateurs représentés par 1 696 viticulteurs (1 126 d'entre eux vinifient), 17 caves coopératives et 17 négociants[22].

Commercialisation

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Toutes les communes de l'aire d'appellation ont le droit de mettre leur nom après l'appellation beaujolais (exemple : beaujolais-beaujeu), sauf celles bénéficiant d'une appellation communale spécifique : Chénas, Chiroubles, Fleurie, Juliénas, Régnié-Durette, Villié-Morgon, Saint-Amour-Bellevue et Saint-Vérand.

Une partie de la production, jusqu'à un tiers certaines années, est vendu en primeur sous le nom de beaujolais-villages nouveau ou de beaujolais-villages primeur.

Les vins bénéficiant de l'appellation peuvent être repliés sur les appellations régionales bourguignonnes, c'est-à-dire qu'ils peuvent être commercialisés sous les appellations bourgogne, bourgogne grand ordinaire, bourgogne ordinaire, bourgogne passe-tout-grains, bourgogne aligoté et crémant de Bourgogne (dont l'aire de production s'étend sur le Beaujolais, selon les deux décrets du [23]).

Liste des caves

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Domaine de Gry-Sablon

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Déclaration de récolte et de production 2023 (campagne viticole 2023-2024) », sur douane.gouv.fr, .
  2. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Cahier des charges de l'appellation d'origine protégée « BEAUJOLAIS » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  4. ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  5. ↑ Décret du 12 septembre 1937 portant délimitation de l'aire de production des vins d'appellation beaujolais par une commission d'experts, publié au JORF du 16 septembre 1937 page 10622.
  6. ↑ Décret n°46-1893 du 26 août 1946 portant modification de l'article 1er (dernier alinéa) du décret du 12 septembre 1937 délimitant des aires de production pour les vins ayant droit à l'adjonction du nom de leur commune d'origine à l'appellation beaujolais.
  7. ↑ « Décret du 21 avril 1950 concernant l'appellation contrôlée "Beaujolais-Villages" », publié au JORF du , page 4361.
  8. ↑ « Cahier des charges des appellations d'origine contrôlées "Beaujolais Villages" et "Beaujolais" suivies du nom de la commune d'origine ».
  9. ↑ Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « BEAUJOLAIS », homologué par le décret no 2011-1617 du publié au JORF du .
  10. ↑ « Cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée « BEAUJOLAIS » », modifié par le décret no 2013-84 du publié au JORF du .
  11. 1 2 « Open Data | Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le )
  12. 1 2 Collectif, Le guide Hachette des vins 2012, Paris, Hachette livre, , 1402 p. (ISBN 978-2-01-237699-1), p. 151.
  13. ↑ [PDF] « Notices des cartes BRGM no 649 (Beaujeu) » et « no 650 (Belleville) », sur infoterre.brgm.fr.
  14. ↑ « Carte géologique centrée sur Villié-Morgon » sur cartes.gouv.fr.
  15. ↑ « À la découverte des terroirs du Beaujolais… », sur beaujolais.com, (consulté le ).
  16. ↑ « 71105001 – MACON – AEROD. MACON » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, .
  17. ↑ « Fiche 71105001 Mâcon » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data (consulté le ).
  18. ↑ « 69264001 – VILLEFRANCHE – STATION D'EPURATION » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  19. ↑ Le rendement réel est calculé en divisant le volume de la production par la surface exploitée, soit 225025 / 5185 = 43,39 hectolitres par hectare. Source : Guide Hachette des vins 2012.
  20. ↑ « Histoire du vignoble du Beaujolais »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur sommelier-a-domicile.com.
  21. ↑ « Macération carbonique »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur viticulture-oenologie-formation.fr.
  22. ↑ Sources INAO, 2005.
  23. ↑ Décret du 16 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Bourgogne », « Bourgogne grand ordinaire », « Bourgogne ordinaire », « Bourgogne Passe-tout-grains » et « Bourgogne aligoté » et décret no 2009-1269 du 19 octobre 2009 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Crémant de Bourgogne ».

Annexes

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Lien externe

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Articles connexes

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