Benoît Deper
Benoît Deper, né le , est un ingénieur et entrepreneur belge. Il est à la tête du groupe belge Aerospacelab qui conçoit des satellites.
Biographie
modifierBenoît Deper, né le , est le fils d'un professeur de gymnastique et d'une mère italienne dont le père était mineur dans la région de Charleroi. Il est originaire de Jumet (Charleroi).
De 1996 à 2003, il fait ses études secondaires au collège Saint-Michel de Gosselies puis des études universitaires et obtient en 2010 le diplôme d'ingénieur civil en électronique et mécanique à l'École polytechnique de Louvain qui fait partie de l'université catholique de Louvain puis une maîtrise en mécatronique, robotique et systèmes embarqués. Au cours de ces études, il part faire un stage à la NASA. Il effectue ensuite une maîtrise complémentaire à l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE- SUPEARO) à Toulouse . Il retourne ensuite à la NASA et le laboratoire où il exerce son stage devient une spin-off. Cette évolution lui permet de découvrir l'entrepreneuriat[1].
De retour en Europe, il fait un bref passage à l’Agence spatiale européenne aux Pays-Bas. À partir de 2012, il travaille quatre ans dans une nouvelle société de véhicules hypersoniques qui ferme ensuite ses portes[1].

Début 2017, il retourne en Belgique pour créer la société Aerospacelab à Louvain-la-Neuve. Cette société occupe 200 personnes au siège social et à l'usine de production de Louvain-la-Neuve, dans ses filiales suisse (Lausanne), française (Bordeaux) et nord-américaine (Palo Alto). Aerospacelab possède une première usine de satellites à Louvain-la-Neuve, capable de produire 24 satellites par an[2],[3]. En septembre 2024, sa société Aerospacelab inaugure aux États-Unis une usine capable de produire deux satellites par semaine (soit environ 100 par an)[4]. En mai 2024, il lance la construction à Charleroi (sur l'ancien site des ACEC à Marcinelle Villette) de la plus grande usine de fabrication de satellites en Europe (et la troisième au niveau mondial). La Megafactory qui va ouvrir à Marcinelle en fin d’année emploiera à terme environ 500 personnes avec une capacité de production allant jusqu'à 500 satellites par an.
En , Aerospacelab est sélectionnée par la Commission européenne et le consortium SpaceRICE parmi les quatre fabricants chargés par l'Union européenne de déployer la nouvelle constellation de satellites IRIS. Lors du premier sommet international sur l’Espace à Paris, Aerospacelab décroche ainsi un contrat de 2,4 milliards d'€ pour produire 264 plateformes de satellites LEO (orbite terrestre basse), sur les 348 satellites que comptera la constellation IRIS[5],[6].
Références
modifier- 1 2 « L’invité du mois : Benoît Deper, CEO d’Aerospacelab », sur Skywin.be, (consulté le )
- ↑ « Aerospacelab a lancé la création de sa "méga usine" de satellites à Charleroi », sur Trends-Tendances, (consulté le ).
- ↑ Christophe Baneton, « Aerospacelab : la 3ème plus grande usine de production de satellites du monde arrive à Charleroi ! », sur Télésambre, (consulté le ).
- ↑ (en) Jason Rainbow, « Aerospacelab opens doors to first US satellite manufacturing facility », sur SpaceNews, .
- ↑ Gaëtan Willemsen, « « Le contribuable wallon va recevoir plus d’argent » : l’Europe commande des satellites pour « des milliards d’euros » à la future Megafactory de Charleroi », sur RTL.be, (consulté le )
- ↑ Laurent Van de Berg, « Aerospacelab décroche un contrat à 2,4 milliards pour produire 70% des satellites européens d’IRIS² », RTBF info, (lire en ligne)