Gosselies

section de Charleroi, Wallonie (Belgique)

Gosselies (en wallon Gochliye) est une section de la ville belge de Charleroi située en Wallonie dans la province de Hainaut. C'était une commune à part entière et une ville avant la fusion des communes de 1977.

Gosselies
Gosselies
Tours de l'église Saint-Jean-Baptiste et de l'ancien château.
Blason de Gosselies
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Commune Charleroi
Code postal 6041
Code INS 52011F
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Gosselien(ne)[1]
Population 11 159 hab. (1/1/2025[2])
Densité 921 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 55″ nord, 4° 25′ 40″ est
Superficie 1 211 ha = 12,11 km2
Localisation
Localisation de Gosselies
Localisation de Gosselies dans la commune de Charleroi
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Gosselies
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Gosselies
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Gosselies
Liens
Site officiel www.gosselies.be

Toponymie

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L'étymologie de Gosselies prête encore à controverse.

Selon certains, elle viendrait d'un nom de personne romanisé lié à l'existence d'une villa gallo-romaine. Gossilius serait dans ce cas à l'origine de Gosselies[3].

Selon d'autres sources, le nom de Gosselies proviendrait de Gossiniacas constitué de Gossin (ou Goswin) nom d'origine germanique et du suffixe -acus d'origine celtique[4].

Géographie

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Situation

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Gosselies est situé dans la province de Hainaut en Wallonie, la commune est située dans le Pays de Charleroi et elle fait partie de l'arrondissement de Charleroi.

Communes limitrophes

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Communes limitrophes de Gosselies
Thiméon Mellet Mellet Wayaux
Courcelles Roux Gosselies Heppignies Ransart
Jumet

Géographie physique

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Gosselies se situe dans la partie nord de Charleroi, au sein du sillon sambro‑mosan, dans une zone de bas‑plateaux limoneux caractéristique de la Wallonie centrale. Son relief est globalement peu accidenté : le territoire repose sur une surface ondulée dont l’altitude tourne autour de 150 m, avec de légères variations liées aux vallons secondaires. Cette topographie apparaît nettement sur les cartes topographiques de l’Institut géographique national, qui montrent une alternance de replats et de pentes douces typiques des formations loessiques du Hainaut[5],[6].

Le sous‑sol appartient aux formations géologiques du Crétacé et du Quaternaire, dominées par des dépôts limoneux éoliens. Les cartes géographiques fédérales indiquent que ces couches homogènes expliquent la régularité du relief et la facilité d’aménagement du territoire, ce qui a contribué à l’urbanisation progressive de Gosselies, notamment autour de l’axe menant vers Bruxelles[5].

Quartiers

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Principaux quartiers

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Gosselies-centre
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Gosselies-centre. C'est le centre-ville de Gosselies où se situe l'église Saint-Jean-Baptiste, la tour du vieux château et le centre civique.

Le Faubourg de Bruxelles
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La Faubourg de Bruxelles lors du chantier du métro léger en septembre 2012.

Le Faubourg de Bruxelles, décrit par l’historien Ursmer Berlière, correspond à l’axe routier reliant le quartier du Calvaire aux villages de Pont‑à‑Migneloux et Mellet, tout en s’inscrivant dans le couloir de circulation menant vers Bruxelles[7].

Une affiche du confirme l’usage de l’appellation grand’rue du Faubourg, alors que, jusqu’au XIXe siècle, la voie est surtout connue sous le nom de Chaussée de Bruxelles à Charleroi, reflet de son rôle d’itinéraire majeur entre les deux pôles urbains[7]. Selon Ursmer Berlière, cet axe accueille dès la seconde moitié du XVIIIe siècle une verrerie fondée par la famille de Dorlodot, témoignant de l’implantation d’activités artisanales et préindustrielles le long de cette route structurante[8].

Le Faubourg de Charleroi
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Le Faubourg de Charleroi apparaît dans les sources en 1719, où il semble correspondre à l’extension progressive de l’ancien pige de Hutry. Dès 1727, un acte mentionne une voie « allant à Bruxelles », signe de l’importance croissante de cet axe dans l’organisation urbaine régionale [8]. Au fil du XVIIIe siècle, la dénomination varie selon les documents : en 1751, les archives situent l’ensemble « au faubourg sur la chaussée de Bruxelles » ; en 1782, il est qualifié de « faubourg de Gosselies à Bruxelles » ; à partir de 1773, les textes utilisent plus simplement le terme de « rue », ce qui traduit une intégration plus nette dans le tissu urbain[8].

La grande réorganisation des voies publiques menée en 1874 fixe officiellement le nom de Faubourg de Charleroi pour le tronçon compris entre l’intersection des rues du Ravin (dite Excavée, aujourd’hui rue des Tchots), de l’Observatoire (dite Charnues) et du Marais, jusqu’au lieu‑dit du Carosse. À cette occasion, l’ancienne « rue du Faubourg » reçoit le nom de Faubourg de Bruxelles, afin de clarifier la nomenclature et de distinguer les deux axes[8]. Dans l’usage courant, le terme Faubourg en est venu à désigner principalement ce dernier segment, devenu l’un des axes structurants reliant Gosselies à Charleroi et à la route de Bruxelles. Cette évolution, que l’on retrouve également dans les analyses d’auteurs comme Ursmer Berlière, illustre la transformation progressive d’un chemin rural en voie urbaine majeure[8].

Sart-les-Moines
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Le hameau de Sart‑les‑Moines trouve son origine dans un prieuré bénédictin fondé vers 1110 par la comtesse Pétronille de Gosselies sur son domaine d’Avelinsart[9]. L’ancienne fortification, probablement la firmitas à l’origine du nom du moulin de la Ferté, fut démolie pour laisser place à une chapelle et aux bâtiments conventuels. Le toponyme Avelinsart fut progressivement remplacé par Sart‑Saint‑Michel, puis par Sart‑les‑Moines, appellation attestée en 1241. Peu peuplé au XIIe siècle, le hameau ne rassemblait alors que quelques masuiers autour de l’église[10].

Le prieuré possédait une ferme et plusieurs bois, dont ceux de Bruille, de Saint‑Michel et de Blanchetête. Au XVIIe siècle, Sart‑les‑Moines comptait environ vingt habitations, tandis que la maison de la Trompette est mentionnée dès 1600[11]. Comme le rappellent certains auteurs, dont Ursmer Berlière, l’essor industriel des XIXe et XXe siècles transforma profondément le hameau, qui devint un espace densément peuplé. La chapelle Notre‑Dame de Consolation, située dans le bois du Sart, porte la date de 1711 et témoigne de la continuité du culte dans ce secteur[11].

Autres quartiers et lieux-dits

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La Ferté
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Le moulin de la Ferté, établi sur le cours du Piéton entre la chaussée de Courcelles et Sart‑les‑Moines, tire son appellation d’un ancien château‑fort médiéval (firmitas) autrefois lié à la dame de Gosselies. Selon Ursmer Berlière, cette fortification disparut vers 1110 lors de la création du prieuré bénédictin de Liessies à Avelinsart[12]. Le moulin apparaît déjà dans l’acte de dotation du prieuré, confirmé en 1125, où Pétronille et son fils Eble cèdent l’édifice ainsi que les droits de pêche. Eble tenta ensuite d’en transférer la propriété à l’abbaye de Floreffe, ce qui provoqua un conflit réglé en 1154 par un légat pontifical : Liessies conserva le moulin en le rachetant, tandis que Floreffe obtint l’autorisation d’en établir un nouveau sur le Piéton[12].

Durant les XIIIe et XIVe siècles, les seigneurs de Gosselies contestèrent à plusieurs reprises la banalité du moulin, avant de reconnaître les droits du prieuré, notamment en 1221 et 1324. Malgré ces confirmations, le moulin passa finalement sous contrôle seigneurial, comme l’indique un dénombrement de 1496[13]. Ursmer Berlière signale qu’au XVIIe siècle, de nouveaux litiges opposèrent la ville de Gosselies au seigneur, aboutissant en 1610 à un accord réaffirmant le caractère banal du moulin et précisant les obligations du meunier envers les habitants, dont la vérification annuelle des mesures, la collecte des grains et l’entretien de l’installation[14].

Le pont de la Ferté, mentionné dès 1612[15], relevait de l’entretien de la ville et fut reconstruit après sa destruction en 1709‑1710. Les sources du XVIe siècle évoquent également la présence d’un petit marais jouxtant le moulin, élément du paysage local souvent rappelé dans les travaux d’Ursmer Berlière[16].

Le Calvaire
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La place Albert 1er dans le quartier du Calvaire lors du chantier du métro léger en septembre 2012.

Le Calvaire constitue un ancien carrefour de Gosselies, dont la présence est attestée dès le début du xixe siècle. En 1820, ce toponyme désigne l’intersection de plusieurs axes majeurs : la chaussée de Charleroi à Bruxelles, la chaussée de Nivelles, la rue de Namur et l’actuelle rue Émile Vandervelde[17]. Selon Ursmer Berlière, l’appellation provient d’une chapelle du Calvaire construite en 1808 par l’abbé Delobel à l’extrémité de l’ancienne propriété de Liessies, édifice qui devint rapidement le repère principal du secteur et transmit son nom à l’ensemble du carrefour[17].

Lors de la réorganisation du réseau viaire en 1874, la dénomination « rue du Calvaire » fut attribuée à une portion de la chaussée de Charleroi à Bruxelles, entre la rue du Maka correspondant aujourd’hui aux rues Astrid et Franklin Roosevelt et la ruelle Montcour[17]. La place du Calvaire fut définie comme l’espace situé entre les débouchés de la rue Émile Vandervelde, du Point‑du‑Jour, du Faubourg et de la rue de Namur. Ursmer Berlière rappelle toutefois que des mentions plus anciennes existent : un compte de tailles de 1761 signale des pâturages situés « près du Calvaire au ban la ville », indication qui renvoie probablement au Calvaire du Sart, en direction de Sart‑les‑Moines, toponyme à l’origine de l’actuelle rue du Grand Bon Dieu[17].

Hautebise
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La cense d’Hautebise, située à l’extrémité orientale de Gosselies en direction de Piersoulx et Ransart, formait un fief dépendant de la seigneurie locale. Les sources anciennes présentent une grande variété de formes du toponyme entre le XVe et le XVIIIe siècle : Hodebize, Hotebise, Haultebise, Huthbise, Huttebize, Haultbize, Authebise ou encore Audebise[18]. Ursmer Berlière souligne que l’une des premières mentions liées à ses habitants apparaît en 1484, lorsqu’un obit est fondé par Jean Godin, alors domicilié à Haultbize. Les documents du XVIe siècle décrivent la « coulterelle de Hottebize » et les terres attenantes, exploitées par divers tenanciers[19].

Les dénombrements de 1612 et 1753 indiquent une exploitation comprenant bâtiments, grange et environ 28 bonniers de terres et prairies, dont certaines étaient exemptes des dîmes de Liessies en 1726. La cense changea plusieurs fois de propriétaires : Jean Gilo en 1570, Jean Poreau en 1595, Jean Cousin en 1612, Charles Mienson en 1642, puis la douairière d’Acuna et Catherine‑Ferdinand Vanderborght en 1734, avant d’être acquise par Englebert Maghe en 1775[20]. Ursmer Berlière rappelle que de nombreux fermiers y sont attestés du XVIIe siècle au début du XIXe siècle, témoignant d’une exploitation continue. L’origine du nom demeure discutée. Les formes anciennes, telles que Hodebize ou Huttebise, rapprochent le toponyme d’autres appellations similaires du Brabant wallon ou de la Marne. La finale ‑bise a parfois été interprétée comme un dérivé de baccus, évoquant un ruisseau présent sur le site, tandis que le radical (Hote‑, Hode‑) reste incertain[21].

Pont-à-Migneloup
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Pont‑à‑Migneloup est un hameau situé à l’extrémité nord de Gosselies, en direction de Mellet, le long de la chaussée Charleroi‑Bruxelles. Les sources médiévales mentionnent le lieu dès 1203 sous la forme Melingiolum, puis sous de nombreuses variantes au fil des siècles : Melhignoul, Melingnuel, Mellignoul, Meingloux, Pont‑à‑Meigneloux, Pont‑à‑Mignelou ou encore Migloux[22]. La prononciation populaire actuelle, Meign’lou, perpétue cette évolution phonétique. Ursmer Berlière rappelle que, durant le Moyen Âge, l’abbaye de Floreffe y possédait des terres relevant du chapitre de Saint‑Ursmer de Lobbes, notamment dans la zone de Thiméon. Le hameau dépendait de plusieurs juridictions, dont Gosselies, Mellet et Wayaux[23].

En 1819, l’autorité ecclésiastique rattacha Pont‑à‑Migneloup à la paroisse de Mellet, jusque‑là dépendante de Thiméon pour le spirituel[23]. L’étymologie du toponyme ne doit pas être associée à Meneilut (La Louvière) ni à des interprétations populaires liées au « loup ». Ursmer Berlière souligne que le nom dérive du toponyme Mellet : Melengiolum en constitue le diminutif latin, formation comparable à d’autres couples régionaux tels que Fleurus/Fleurjoux, Glabais/Glabjoux, Ways/Wésoul ou Marbais/Marbisoux[23].

Le Colombier
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Le lieu‑dit « le Colombier »[24], connu localement sous la forme populaire le Coulby, apparaît dans la documentation dès le début du xviie siècle. Une mention du décrit une maison dite vulgairement le Colombier, située à proximité du Mazy. Le registre pastoral de 1606 signale, dans le secteur du Sart, plusieurs mesures de terre au Colombier, limitrophes du bois del Prelle et du Mazi de Nicolas Poleur, tandis qu’en 1614 un paschy y est également attesté[25]. Le registre des décès mentionne en 1623 un habitant nommé Jean Alard du Colombier, preuve de l’usage ancien du toponyme. Ursmer Berlière souligne que ces occurrences se multiplient au fil des siècles : en 1692, le lieu‑dit est explicitement cité, et en 1735 apparaît la référence à la cense du Colombier[26].

Le plan figuratif de 1785 représente deux maisons, celles du Colombier et de Mazy, situées entre le bois de la Praille, les Hayettes et la campagne du Stordoir. Le site semble correspondre au Coulby, mentionné dans le cadre des Trameries. Au XIXe siècle, plusieurs affiches de vente confirment la persistance du toponyme : en juillet 1858, une terre dite Coulbi est signalée dans la campagne de Sart‑les‑Moines[26], et en septembre de la même année une parcelle appelée la closière du Colombier (30 ares 75 centiares) est mise en vente. Ursmer Berlière rappelle enfin que la propriété est attestée en 1696 comme appartenant à la famille Claboteau, témoignant d’une occupation continue du site[26].

Le Masy
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Les sources anciennes signalent l’existence, sous Sart‑les‑Moines, d’un ensemble de pâturages et de terres connu sous le nom de Mazy ou Masy, forme romane issue du latin Mansionile, désignant un petit domaine agricole. Le cartulaire de Sart‑les‑Moines de 1548 mentionne trois mesures de pâturages situées « es Masis », délimitées par le rema(nant) Marguet Staby, le bois del Prelle et les Trameries[27]. Comme le rappelle Ursmer Berlière, ces indications constituent l’un des premiers témoignages précis du toponyme dans la documentation locale. En 1600, le registre pastoral no 1 décrit trois mesures de terre au Colombier, attenantes au bois del Prelle et au Mazi de Nicolas Poleur. Ce dernier, également nommé de Pouleur, exerçait en 1607 la charge de mambour des pauvres et rédigea son testament en 1622. Un acte de 1633 évoque une maison « vulgairement appelée le Colombier », voisine du Mazy, ce qui confirme la permanence du lieu‑dit dans la topographie rurale. Ursmer Berlière souligne que ces mentions successives permettent de suivre l’évolution foncière du secteur sur plus d’un siècle[27].

Au XVIIIe siècle, un acte daté de 1766 indique que le domaine du Massy, situé sous Sart‑les‑Moines dans la paroisse de Gosselies, était occupé par Robert Depasse, veuf de Marie‑Jeanne Gaymanne. Après la période moderne, la documentation notariale continue de décrire le site : en 1818, le notaire L.-J. Leblon rédige un acte de mise en vente concernant l’héritage appelé le Mazi, comprenant maisons, écurie, jardin et prairie d’un seul tenant. La superficie totale est exprimée selon l’ancienne mesure locale : un arpent, soixante et une perches et soixante‑deux mètres, équivalant à 697 verges et 2 primes[27]. Les limites sont alors fixées par le chemin du Colombier, la propriété de J.-B. Ledrus, les représentants Dehaut, le chemin du ruisseau des Rosaires et le bois dérodé de la Praile. L’ensemble de ces attestations, relevées notamment par Ursmer Berlière, montre la continuité d’un micro‑territoire agricole structuré autour du toponyme Mazy, dont les contours et les usages ont évolué au fil des siècles tout en conservant une identité foncière stable[27].

Chapois
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Le Chapois désignait autrefois une petite enclave rurale située dans la zone médiane du territoire de Jumet, avec un léger débordement sur la juridiction de Saint‑Ursmer, ce qui laisse supposer une origine antérieure à la séparation administrative de ces deux entités[28]. Selon Ursmer Berlière, les premières attestations connues apparaissent au XVe siècle, principalement comme limites ou abouts de propriétés dans divers actes datés de 1453, 1468, 1529, 1561, 1585, 1612, 1621, 1721 et 1745. Les graphies relevées Cappoy, Chappois, Chapoix, Chepoy, Chappay, Chaboy montrent une forte variabilité, mais la forme dominante demeure le Chapois, toujours précédée de l’article, ce qui confirme un toponyme d’origine terrienne[29].

Des formes comparables sont attestées ailleurs dès le Xe siècle, notamment Capetum en 974, ainsi que dans plusieurs régions de France et de Belgique, où l’on rencontre Chepoix, Chepois, Chappes ou encore Chapois de Leignon[30]. L’étymologie, rappelée par Ursmer Berlière, renvoie au bas‑latin cappa / chappa, terme désignant un bâtiment agricole dont le sens s’est étendu au territoire environnant dès le haut Moyen Âge[31].

Les limites anciennes du Chapois ont pu être reconstituées grâce à plusieurs plans, dont celui de l’arpenteur Roelants (1783) et divers documents des XVIIe et XVIIIe siècles[30]. Les constructions actuelles ne conservent aucune trace de l’édifice primitif, démoli vers 1836, mais des plans de 1746 ainsi que des fouilles menées en 1913 ont mis en évidence des substructions plus anciennes et la présence de monnaies antérieures à 1624. Une tradition locale rapportait enfin l’existence supposée d’un trésor enfoui dans l’ancien jardin potager, élément folklorique mentionné dans les travaux de Ursmer Berlière[30].

Le Carosse
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Le toponyme Carosse désigne dès 1768 une maison portant ce nom, un usage que l’historien Ursmer Berlière signale comme l’une des premières attestations. Au fil du XVIIIe siècle, l’appellation se fixe dans le paysage local : en 1774, une terre appelée bonnier près du Carosse est mentionnée, et en 1807 apparaît une auberge tenue par Robert Lefèvre. La tradition distingue alors le Grand Carosse et le Petit Carosse, deux entités voisines mais historiquement différenciées[32]. La maison dite Grand Carosse, propriété en 1788 de Jacques Genard et Thérèse Divoy, se trouvait à cheval sur les territoires de Gosselies et Jumet, à proximité du pavé de Charleroi à Bruxelles et du chemin de Jumet. Comme le rappelle Ursmer Berlière, le bâtiment occupe encore aujourd’hui le même emplacement, bien que les limites communales aient été redéfinies en 1804. Le nom apparaît encore dans une affiche de vente datée de 1846, preuve de sa persistance dans la mémoire locale[33].

Sous le régime républicain (1796‑1802), le Petit Carosse relevait de la section I de Gosselies. Lors de la fixation des frontières communales en 1804, six maisons du Carosse appartenant notamment aux familles Scauman, Ladrière, Saintes et Dumont furent attribuées à Jumet, ce qui contribua à remodeler l’organisation du quartier[34]. L’origine du nom Carosse semble renvoyer soit à une enseigne, soit au propriétaire d’un véhicule du même nom. La forme dialectale al caroche, encore attestée, témoigne de cette évolution linguistique et de la survivance du toponyme dans l’usage populaire[34].

Spinoit
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Le Spinoit était autrefois un vaste bois situé à l’ouest de Gosselies, le long de la route vers Courcelles. Attesté dès 1377 comme dépendance de la seigneurie de Gosselies, il couvrait environ 52 bonniers et formait une zone frontalière avec le comté de Namur, séparée par le ruisseau de Saulcy[35]. Les dénombrements des XVe et XVIIIe siècles montrent des limites stables, notamment avec Thiméon et le bois de Saulcy, alors propriété de l’abbaye de Floreffe, comme le rappelle Ursmer Berlière dans ses travaux[36].

Le toponyme apparaît sous plusieurs formes Spinoit, Spinoy, Espinoy, Epinoy dans les sources des XVe et XVIIe siècles, où sont également mentionnées une « rue du Spinoy » et diverses tenures portant ce nom[37]. Selon Ursmer Berlière, ces variantes reflètent une évolution linguistique courante dans la région, liée à l’ancien latin spinetum, « lieu épineux », à l’origine de formes apparentées comme Espinois ou Fresnoy[37].

Le bois fut aussi un site d’activité houillère, documenté au moins dès 1542. Plusieurs fosses et veines y étaient exploitées, dont la « Grande veine du Spinoy », témoignant de l’importance de l’extraction dans ce secteur de Gosselies[37]. Aujourd’hui, le bois du Spinoit a entièrement disparu, ne subsistant que dans la toponymie locale, où son nom rappelle un paysage ancien désormais effacé[37].

Grand Conti
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Situé à la E420 entre le Spinoi et Trévieusart, un charbonnage se trouvait à cet endroit.

Le Rosaire
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À l’ouest de Gosselies, en direction de Courcelles, selon Ursmer Berlière, se trouve un lieu-dit dont le nom provient du ruisseau qui y coule[38].

Robesse
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La zone constitue une ancienne dépendance de Gosselies, située le long de la chaussée de Charleroi en direction de Bruxelles, peu avant le hameau de Migneloux. Selon Ursmer Berlière, le sentier de Robesse s’oriente vers Mellet, où il rejoint le chemin de Péren-Pont. L’appellation « Robesse » semble dériver d’un nom de personne, probablement Robert, dont la forme dialectale aurait donné Robesse[39].

Azebois
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Le lieu‑dit Zebois appartient à la section de Thiméon, en bordure de la campagne du Sablon. Les formes anciennes relevées entre le XVIIIe siècle et la fin de l’Ancien Régime montrent une grande variabilité : A ses bois (1739), A es bois (1749‑1750), Assebois (1757), Aissebois (1780), A se bois (1780) ou encore Es bois (1776, 1782)[40]. Le dénombrement Normont de 1783 signale un chemin allant « à Zebois », forme reprise en 1794 sous Seboy. Comme l’indique Ursmer Berlière, ces variantes reflètent un usage populaire désignant une localisation « dans les bois », probablement en lien avec l’ancien bois de Saulcy[41].

L’évolution phonétique du toponyme correspond à un phénomène courant en wallon : l’intercalation d’un z dans les groupes issus de en ès (« dans les »)[42]. Ce processus se retrouve dans des formes apparentées comme Insebois, Inzepré, Inzevaux ou Insemont. La forme actuelle, Zebois ou Zebos, perpétue cette évolution linguistique[42].

Les hypothèses reliant le nom à un germanisme (Hazelbosch) ou au terme wallon asse/hasse (« hêtre ») sont jugées peu convaincantes, comme le rappelle Ursmer Berlière, le hêtre étant localement désigné par faya ou fawi[42]. Le toponyme Zebois apparaît ainsi comme un héritage linguistique typique des marges boisées de Thiméon, conservé dans la toponymie régionale[42].

Trévieusart ou Pirchat
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Trévieusart est un hameau situé à l’extrémité orientale de Gosselies, en bordure du Bois des Manants et des Bans, et voisin depuis l’époque contemporaine du canal Charleroi‑Bruxelles. Autrefois rattaché à Jumet, il fut transféré à Gosselies en 1804 lors d’un échange administratif[43]. Les sources mentionnent le site dès 1481 sous des formes variées Trevisart, Tresvieu‑sart, Trevieusart ou Triveransart témoignant d’une évolution linguistique progressive. À partir de 1587, plusieurs tenures y sont attestées, et les dénombrements du XVIIe siècle citent diverses exploitations agricoles appartenant notamment aux familles Simon, Boucher et Depasse, comme le signale Ursmer Berlière[44].

L’étymologie ne renvoie pas au sens littéral de « très vieux sart ». Le nom semble plutôt dériver d’un anthroponyme, à l’image de Tybersart (Sartum Tiberti, 1154)[45]. Une identification avec la terre de Trubersart ou Tiubersart, citée en 1113 et 1216 près du bois d’Heigne, a été envisagée par certains auteurs, hypothèse que Ursmer Berlière juge plausible dans le cadre des toponymes issus de noms de personnes[45].

Le hameau porte également le nom populaire de Pircha, probablement dérivé de la famille Pirchat, propriétaire au XVIIIe siècle d’une maison et d’une closure à Trévieusart[46]. Cette appellation vernaculaire, encore présente dans la mémoire locale, illustre la superposition fréquente entre toponymie officielle et usages populaires dans la région de Gosselies[46].

Cité Hubinon, du nom du dernier bourgmestre de la ville de Gosselies avant les fusions des communes de 1977 et cité du Spinoit.

Hydrographie

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L'écluse sur le canal Charleroi-Bruxelles.

Gosselies est traversé par plusieurs ruisseaux[47],[48],[49] :

  • Au nord et à l'est, le Taravisée, Piersoulx, Péreupont et Tintia. Les trois premiers se jettent dans ce dernier qui est un affluent du Piéton.
  • A l'ouest, le Sauci, le Rosaire et son affluent le Leuze. Ils se jettent dans le Piéton.
  • Au sud, le Lodelinsart qui se jette dans la Sambre.

Ils font partie du bassin de la Meuse.

Démographie

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Évolution de la population[50],[51]
1801 1815[52] 1840[52] 1846 1890[52] 1900 1910[52] 1938[52] 1947 1977[53] 2001 2010[54]
2 872 2 977 4 560 5 038 9 790 9 614 9 940 9 740 10 018 10 644 10 386 11 111

Histoire

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Moyen-Âge

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Gosselies fut cédée par Saint-Ursmer à l'abbaye de Lobbes. Elle est mentionnée pour la première fois dans une charte de Notger, prince-évêque de Liège, datée de 980.

Les premiers seigneurs connus sont Pétronille de Roucy, issue de l'illustre famille des Rumigny-Florennes, et son époux Raoul de Viesville, vassal du Comte de Namur (vers 1110). Ils sont responsables de la création de la paroisse. Selon les derniers vœux de ce dernier, Pétronille rasera la maison forte qu'elle possédait à Avelinsart pour y bâtir un prieuré, le prieuré de Sart-Les-Moines, dépendant de l'abbaye de Liessies[55]. Il existait en réalité deux autres seigneuries sur le territoire, toutes deux ecclésiastiques, à savoir la seigneurie de Sart-Les-Moines et celle du Moncil, appartenant au Chapitre de Saint Ursmer à Binche[56].

La seigneurie de Gosselies, qui dépendait du comté de Namur, appartenait, en 1236, à Thierry de Brerbais, à la famille de Bousier, de Rubempré, de Sainte-Aldegonde et de Bergerand, dont le dernier descendant, exilé par l'occupant français, mourut à Londres en 1795 : Antoine-Laurent de Bergerand (1748-1795), chevalier, seigneur de Gosselies, ancien conseiller à la cour du Parlement de Flandres, épouse le à Tournai Isabelle-Charlotte du Chambge de Liessart (1770-1853). Antoine-Laurent, né à Tullins (Dauphiné) le , meurt sans enfants en émigration à Londres le , à l'âge de 47 ans. Son épouse est la fille de Charles-Louis-Philippe du Chambge de Liessart, chevalier, seigneur de Liessart, Frévillers, conseiller du roi en ses conseils, premier président du bureau des finances de la généralité de Lille, grand bailli du Hainaut, commissaire du roi pour l'audition et l'arrêté des comptes des États de Lille, Douai, Orchies, émigré en 1791, membre de l'armée des émigrés, et d'Isabelle-Ernestine-Joseph le Maistre d'Anstaing. Isabelle-Charlotte naît à Lille le , est en émigration au moment de son mariage, rentre en France après la mort de son mari et meurt à Lille le , à l'âge de 82 ans, est inhumée dans le caveau de famille de Vendin-le-Vieil[57],[58].

Sous l’Ancien Régime, les localités de l’actuelle commune de Charleroi relevaient du comté de Namur ou de la principauté de Liège, tandis que Gosselies constituait une terre franche du duché de Brabant. Au XIIe siècle, la localité se composait d’un château fort et d’une terre indivise dépendant à la fois du Brabant et de Namur. Elle adopta progressivement l’appartenance brabançonne, statut confirmé en 1597. Le seul vestige du château médiéval est une tour située place des Martyrs, édifiée entre 1423 et 1534 par les seigneurs de Bousies, dont les armoiries figurent encore sur l’entrée[59].

Temps modernes

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Époque contemporaine

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Le , Gosselies est le théâtre des premiers combats marquant le début des hostilités de la campagne de Belgique qui aboutira à la défaite de Napoléon Ier à la bataille de Waterloo. Ces escarmouches se déroulent en prélude de la bataille des Quatre Bras. Une division du 2e corps d'armée français du général Reille rencontre à Gosselies la résistance d'une division du corps du général von Zieten. Une première tentative de la cavalerie française commandée par le général Clary est repoussée par le 29e régiment prussien du lieutenant-colonel von Lützow. La résistance de von Lützow permet à la 1re brigade du général von Steinmetz de se déployer à Gosselies. Avec un bataillon et par une vive canonnade, ce dernier essaie d'entamer le flanc droit français et est repoussé. Il se décide alors de se replier sur Heppignies[60].

Les volontaires gosseliens s'illustrent à Bruxelles au cours des journées de septembre lors de la Révolution belge de 1830[61].

Gosselies possédait plusieurs enclaves de Jumet, c'est en 1804, à la suite d'échanges entre les deux communes, que les hameaux de Moncil et Sart-les-Moines deviennent Jumétois et Chapois gosselien. Gosselies a reçu son titre de ville qu'elle a perdu lors de la fusion des communes de 1977.

Armoiries

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Blason de Gosselies
Blasonnement : De gueules au château d'or crénelé, maçonné et ouvert de sable[62].



Liste des bourgmestres

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Sous l'Ancien Régime

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Sous l'Ancien Régime, les bourgmestres, au nombre de deux, étaient élus pour un mandat d'un an. Ils étaient chargés de la surveillance des finances et des travaux de la ville[63]. La fonction de mayeur était distincte. Il était nommé par le seigneur et dirigeait la Cour des échevins de la ville[64].

  • Oston, mayeur en 1276[65].
  • Gérard dit Del Fosse, mayeur en 1368[65].
  • Jehan De Bray, mayeur en 1500[65].
  • Adrien Maliart, mayeur en 1549[66].
  • Robert Lestaigner, mayeur en 1608[67].
  • Jean Legrand, bourgmestre de 1610 à 1611[68]
  • Louis Piette, bourgmestre, vers 1684[69].
  • Joseph de Moriamé, bourgmestre de 1697 à 1698[70].
  • Gilles Lorent, bourgmestre en 1704[71].
  • Pierre-François Leroy, bourgmestre en 1713[72].
  • Philippe Maximilien Deverney, bailli et mayeur en 1730[73].
  • Lambert Servais, bourgmestre en 1742-1743[74].
  • Dieudonné Joseph Carlier, bailli et mayeur en 1769[75].

Périodes française et hollandaise

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  • P. J. Lejuste en 1793[76].
  • Joseph Leroy 1793[77].
  • Jacques Joseph Théophile Preux en 1798 et jusque 1815[78].
  • Auguste Désiré François Joseph Drion à partir de 1815.
  • Louis Antoine Soupart, 1826[79].

Depuis 1830

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Patrimoine et culture

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Patrimoine architectural

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L'église Saint-Jean-Baptiste[84].
La tour médiévale (1435)[85].
  • L'église Saint-Jean-Baptiste. Construite vers 1554, elle fut incendiée le par le roi de France Henri II lors de son passage à Gosselies. Des travaux de reconstruction eurent lieu entre 1714 et 1715, puis de 1762 à 1791[86]. L'église a été agrandie en 1872 par l'architecte Émile Tirou, et la reconstruction ainsi que l'agrandissement de la partie supérieure de l'édifice ont été restaurés en 1875[87]. Selon Ursmer Berlière, le , un ouragan renversa la flèche, endommagea la tour et causa plusieurs dégâts aux fenêtres[88]. Entre 1877 et 1878, la tour est rénovée et une nouvelle flèche est construite comme le rapporte Ursmer Berlière[88]. En 1915, l'église a failli être ravagée par les flammes[88]. Le , une tempête a renversé le clocher, qui a dû être reconstruit en 1994. L'église est de style néo-gothique[86].
  • La tour de l'ancien château. Au début du XIIe siècle, Gosselies consistait en un château fort et une terre indivise relevant à la fois du Brabant et de Namur. À l’Époque moderne, la localité adopta progressivement l’appartenance brabançonne ; son statut de terre franche fut confirmé par le duc de Brabant en 1597[89]. Sur la place actuelle subsiste une haute tour, unique vestige du château médiéval. Édifiée entre 1423 et 1534 par la famille de Bousies, alors seigneurs du lieu, elle porte encore leurs armoiries une croix blanche sur fond bleu au-dessus de l’entrée[59].
  • Le centre civique. Le centre civique de Gosselies se compose d’un ensemble de bâtiments éclectiques en briques, pierre bleue et pierre blanche, construits à la fin du XIXe siècle. Il a successivement accueilli l’ancienne école dite du « Marais », l’école communale Junius Massau et l’école industrielle. Rénové avec soin, ce bâtiment héberge aujourd’hui les services administratifs de la ville de Charleroi. La salle des mariages expose les portraits des seigneurs de Gosselies, vassaux du duc de Brabant sous l’Ancien Régime, ainsi qu’une gargouille provenant du clocher détruit lors de la tempête de 1990[90].
  • La chapelle Notre-Dame de Grâce, construite dans la seconde moitié du XVIIe siècle et remaniée au XVIIIe siècle, témoigne de l’intégration de Gosselies aux Pays-Bas espagnols. Sa façade porte les armes des comtes de Sainte-Aldegonde, famille originaire de Saint-Omer dont plusieurs membres servirent Charles Quint. Maximilien de Sainte-Aldegonde reçut la Toison d’Or et fut créé comte du Saint-Empire en 1605[59] construite au XVIIIe siècle et agrandie au XIXe siècle[91]. La procession de la Saint-Jean s’arrête à cet endroit lors de la rentrée, et la chapelle est également accessible pendant la neuvaine de Sainte-Madeleine, où les pèlerins de Jumet ont l’habitude de faire une halte[92].
  • Le moulin de la Ferté, près du prieuré de Sart-les-Moines. Ancien moulin du prieuré de Sart-lez-Moines, dont seul le corps principal subsiste, actuellement en très mauvais état[93].
  • La chapelle du Calvaire. Oratoire construit en 1808, actuellement en très mauvais état[94].
  • L'église Saint-Joseph. Édifice réalisé en 1933 selon les plans de l'architecte Desneden[95].
  • Le portail néo-baroque de la fin du XIXe siècle[96] situé place des Martyrs près de la tour médiévale.
  • La chapelle Saint-Jean, bâtie en 1844[97]. Cette chapelle se trouve à proximité de l'aéroport.
  • La ferme du Petit-Piersoulx, Ensemble semi-clôturé des XVIIIe, XIXe et XXe siècle[95].
  • Le château du Chapois, actuellement le Collège Saint-Michel. Bâtiment inspiré du style empire.
  • La maison Gaspar-Thibaut. Construite vers 1900, de style néo-Renaissance avec des éléments Art nouveau.

Bâtiments disparus

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  • L'ancien hôtel de Ville[Note 2]. En 1833, la ville acquiert l’ancien château, sa cour et son jardin pour 19 000 francs, dont 10 000 francs ne deviennent exigibles qu’au décès de la veuve Clerckx en 1834. Cette somme, représentant près de la moitié des recettes communales, oblige la ville à engager des poursuites pour occupation illégale de terrains et à contracter en 1836 un emprunt de 3 500 francs auprès de la Caisse des Pauvres. La tour du château, menaçant ruine, est partiellement démolie en 1838. Sur son emplacement, le Conseil communal décide en 1878 la construction d’un nouvel Hôtel de Ville, comprenant également la Justice de Paix et une salle des cérémonies. Les plans de l’architecte Émile Tirou sont approuvés en 1879. L’édifice, de style éclectique et doté du téléphone, est achevé en 1884 pour un coût total de 159 645 francs. Au XXe siècle, l’Hôtel de Ville subit d’importantes dégradations, aggravées par les travaux miniers. Plusieurs incidents, dont l’effondrement partiel d’un plafond en 1963, conduisent à des mesures d’urgence. En 1970, un rapport d’experts conclut à un risque d’effondrement de la façade, entraînant la décision de démolir l’édifice. Un bâtiment administratif provisoire est inauguré en 1971 sur la chaussée de Nivelles. En 1988, les services communaux sont transférés dans l’ancienne école des garçons de la rue Massau, transformée en Centre civique[99].
  • L'hospice Theys. Hospice fondé par Monsieur Louis Theys, avocat à Gosselies, décédé en . Il fut repris par la CPAS de Gosselies et subsiste actuellement dans des bâtiments très modernes[Note 3]. L'ancien bâtiment fut construit en 1868 et démoli au début des années 1970, le nouveau a été inauguré en 1972.

Culture et folklore

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Centre culturel

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Centre culturel de Gosselies, rue de la Cabuterre.

Bibliothèque

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Bibliothèque[100], avenue d'Azebois.

Statue du « Tchot », place des Martyrs.

Folklore

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Tour Saint-Jean
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Célébré le dimanche le plus proche du , date à laquelle le saint patron de Gosselies est honoré, le Tour Saint-Jean à Gosselies est une tradition profondément enracinée dans la région. Cette procession trouve ses origines dans les pratiques anciennes. En 1560, les habitants de Gosselies ont décidé d’organiser une procession pour demander la protection de leur saint patron, saint Jean-Baptiste, face à une épidémie[101]. Chaque année, le Tour Saint-Jean rassemble de nombreux Gosseliens et leurs amis des environs. La procession se déroule le dimanche le plus proche de la fête de saint Jean (le ). Les pèlerins suivent la statue de saint Jean-Baptiste en procession, avec des arrêts à divers endroits avant d'atteindre la Chapelle Saint-Jean, où une messe en plein air est célébrée. Ensuite, ils retournent en ville, accompagnés par les autorités locales, la Fraternité gosselienne, le 112e Régiment de ligne d’Empire et les petites bergères. La journée s'achève par une grand-messe solennelle à l'église de Gosselies, suivie d'une fête populaire rassemblant tous les habitants[102],[103].

Tour de la Madeleine
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La localité est traversée par le Tour de la Madeleine, procession qui se déroule le dimanche proche du .

Lieux publics

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Le parc de Gosselies, situé rue du Spinois à Charleroi, se présente comme un espace vert urbain d’environ cent hectares, structuré autour d’un paysage arboré et de zones de détente accessibles en continu. Il s’inscrit dans un tissu territorial marqué par une longue histoire d’aménagements paysagers et par la proximité d’importants pôles économiques et scientifiques. Le site, aujourd’hui ouvert 24h/24, est identifié comme un parc citadin apprécié pour sa fonction de respiration au sein d’un environnement urbain en transformation[104].

Le parc de Gosselies s’inscrit également dans un contexte urbain en pleine mutation. Les quartiers environnants connaissent depuis 2025 une requalification profonde, marquée par la reconversion de friches industrielles en zones résidentielles modernes, l’amélioration des infrastructures de mobilité et l’intégration accrue d’espaces verts dans la trame urbaine. Cette dynamique contribue à renforcer le rôle du parc comme lieu de sociabilité, de promenade et de transition écologique au sein de l’entité[105].

Cimetière

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Le cimetière de Gosselies, situé au nord de Charleroi le long de la chaussée de Fleurus, constitue un ensemble funéraire communal dont la vocation s’est affirmée au fil des XIXe et XXe siècles. Il se distingue aujourd’hui par la coexistence d’un cimetière civil et d’un important carré militaire, témoignant de l’histoire locale et des conflits mondiaux[106].

On y dénombre plusieurs centaines de sépultures civiles, dont 508 tombes photographiées et répertoriées dans les relevés généalogiques contemporains. Ces données illustrent la densité du site et son rôle dans la mémoire collective de l’ancienne ville de Gosselies, intégrée à Charleroi depuis 1977. Le cimetière est accessible par une entrée principale adaptée aux visiteurs, y compris aux personnes à mobilité réduite, et s’inscrit dans un tissu urbain marqué par l’ancienne activité aéronautique de la région[106].

Le carré militaire, situé dans l’enceinte du cimetière, constitue l’un de ses éléments les plus remarquables. Il regroupe 112 tombes du Commonwealth, dont 10 datent de la Première Guerre mondiale et 102 de la Seconde. Ces dernières sont presque exclusivement celles d’aviateurs tombés lors d’opérations aériennes, souvent abattus par les chasseurs basés sur l’aérodrome allemand alors installé à Gosselies. La présence de la Croix du Sacrifice, œuvre de Sir Reginald Blomfield, confère au lieu une dimension symbolique propre aux nécropoles militaires du Commonwealth[107].

Le cimetière conserve également la mémoire d’événements liés à la défense de la Belgique en 1940 et aux opérations aériennes alliées jusqu’en 1944. Les sépultures des aviateurs, soigneusement entretenues, rappellent le rôle stratégique de la région durant les deux conflits mondiaux[106].

Enseignement

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Le collège Saint-Michel (château du Chapois).

Réseau communal

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École communale Les Mimosas, CECS Gosselies, académie de musique de Gosselies[108].

Autres écoles

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Athénée royal Les Marlaires, école fondamentale maternelle et primaire des Sœurs de la Providence, la Haute Ecole de Louvain en Hainaut, Institut Sainte-Anne, Institut Saint-Joseph, Institut la Providence Humanités, école libre Le Verseau, Institut Jean Herbet, collège Saint-Michel, collège des Étoiles.

Économie

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Tissu économique actuel de Gosselies

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Le Siège Social TechnoCampus à l'Aéropôle.

L’économie de Gosselies se caractérise par une trajectoire singulière au sein du bassin carolorégien : d’un pôle aéronautique historique né au début du XXe siècle, elle s’est progressivement muée en un écosystème technologique et logistique structuré autour de l’aéroport de Charleroi Bruxelles‑Sud et de l’Aéropole.

À partir des années 1990, la reconversion économique du Pays Noir s’appuie sur la création de l’Aéropole de Gosselies, un parc scientifique et technologique conçu pour attirer des entreprises à haute valeur ajoutée. Aujourd’hui, ce parc accueille environ 180 entreprises actives dans les secteurs de la santé, des technologies de l’information, de l’aéronautique, du spatial et de l’industrie avancée, générant plus de 4 000 emplois. Cette concentration d’activités innovantes fait de Gosselies l’un des moteurs de la transition économique régionale, souvent décrite comme une « Silicon Valley belge »[109].

L’économie de Gosselies, aujourd’hui intégrée à la dynamique métropolitaine de Charleroi, se caractérise par une transition profonde : d’un passé industriel marqué par la sidérurgie et la mécanique lourde, elle s’est progressivement réorientée vers les sciences du vivant, les technologies de pointe, la logistique et les activités aéroportuaires. Cette mutation s’est cristallisée autour de plusieurs pôles structurants, dont l’aéropole, le BioPark et la reconversion du site Caterpillar.

Le BioPark Charleroi, situé face à l’aéroport, constitue l’un des moteurs majeurs de cette nouvelle économie. Fondé il y a plus de 25 ans, il rassemble plus de 100 entreprises, trois centres de recherche et environ 3 500 emplois, formant un écosystème reconnu internationalement dans les sciences du vivant. Son développement continu notamment avec le futur campus Biotech 5 prévu pour 2026 vise à positionner Gosselies parmi les cinq principaux hubs biotech européens[110].

L’expansion du BioPark s’inscrit dans une stratégie plus large de croissance, répondant à une forte demande d’infrastructures, à la volonté de doubler l’emploi dans le secteur et à l’ambition de renforcer la place de la Wallonie dans la biomanufacture mondiale. Les incubateurs affichent un taux d’occupation élevé, et les projets d’extension visent à attirer talents et entreprises internationales[111].

Un autre élément structurant est la reconversion du site Caterpillar, vaste friche industrielle de près de 100 hectares laissée vacante après la fermeture de 2016. La stratégie actuelle repose sur une diversification en trois axes : un pôle logistique tirant parti de la connectivité aéroportuaire, une extension du BioPark pour accueillir de nouvelles industries biotechnologiques, et une zone dédiée aux loisirs et à l’événementiel, où plusieurs projets dont un Parc Spirou sont envisagés. Cette approche vise à maximiser l’impact sur l’emploi et à éviter la dépendance à un acteur unique[112].

Industries de l'époque à Gosselies

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Commerces

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Le commerce à Gosselies se caractérise par une combinaison singulière de centralité historique, de dynamisme entrepreneurial et de transformations urbaines continues. Ancienne ville autonome jusqu’en 1975, Gosselies s’est progressivement affirmée comme l’un des pôles commerciaux les plus actifs de l’entité carolorégienne. Aujourd’hui, elle compte environ 315 commerces, un volume qui en fait l’ancienne commune de Charleroi la plus dense en activités commerciales, avec une forte représentation des secteurs liés à la maison et à la décoration ainsi que de l’Horeca[113].

L’activité commerciale s’organise autour de plusieurs axes structurants. La rue de la Ferté, en pleine requalification, illustre la volonté municipale de renforcer les commerces de proximité grâce à de nouveaux aménagements et à l’implantation de services essentiels tels qu’une pharmacie, une boulangerie avec terrasse, une boucherie et des bureaux. Ce projet de 1 200 m2 s’inscrit dans une stratégie visant à revitaliser les noyaux urbains tout en préservant une intégration paysagère harmonieuse[113].

La place des Martyrs, autre point névralgique du commerce local, fait l’objet d’un vaste projet de reconversion. Les bâtiments existants comprenant notamment une moyenne surface, une bijouterie et divers espaces commerciaux ont été rachetés par la Ville de Charleroi afin d’être transformés en un centre de services et en logements de qualité. Cette démarche vise à redonner un rôle structurant à la place tout en évitant la multiplication de nouvelles cellules commerciales, au profit d’une redynamisation des espaces déjà existants dans les rues adjacentes[114].

Le tissu commercial gosselien se distingue également par la présence d’entreprises locales historiques, dont Bruyerre, fondée en 1909 et installée à Gosselies depuis 1922. L’entreprise, devenue un acteur majeur de la distribution pour la boulangerie-pâtisserie et la chocolaterie, y a ouvert en 1973 son premier magasin « Cash & Carry », marquant une étape importante dans l’évolution commerciale de la commune. Son développement ultérieur, toujours ancré à Gosselies, illustre la capacité du territoire à accueillir et soutenir des activités de grande ampleur[115].

Le centre commercial City Nord, situé à Gosselies le long de l’avenue du Chêne Saint‑Jean, s’impose comme l’un des principaux pôles commerciaux périphériques de l’entité carolorégienne. Conçu pour offrir une expérience d’achat étendue et accessible, il rassemble environ 60 enseignes, 7 restaurants et met à disposition 2 500 places de parking gratuites, ce qui en fait un espace attractif pour un public régional large. L’offre y est structurée autour de thématiques variées mode, beauté, maison et décoration, culture et loisirs, multimédia, alimentation et horeca, ainsi que divers services permettant une complémentarité entre grandes chaînes internationales et commerces spécialisés[116].

L’histoire récente du site est marquée par l’arrivée de nouvelles enseignes renforçant son attractivité, comme l’ouverture en 2023 d’un magasin Kiabi de 800 m2, présenté comme la onzième implantation belge de la marque. Ce magasin, conçu avec des matériaux chaleureux et une orientation vers l’interactivité numérique, illustre la volonté du centre de moderniser l’expérience client et de diversifier son offre. L’Association des Commerçants de City Nord a souligné l’importance de cette implantation dans la consolidation du rôle du site comme pôle commercial majeur de Gosselies[117].

City Nord s’inscrit également dans un ensemble commercial plus vaste, comprenant le zoning Espace Nord, totalisant à eux deux près de 100 enseignes, 12 restaurants et 5 000 places de parking. Leur implantation stratégique, à proximité immédiate des axes autoroutiers et des transports en commun, contribue à leur rôle structurant dans le paysage commercial de Charleroi Métropole[118].

Le développement du site n’a toutefois pas été exempt de controverses. Dans les années 1990, l’industriel Robert Wagner fut impliqué dans une affaire liée à la revente de terrains initialement destinés à un usage industriel mais réaffectés en zone artisanale de services, permettant l’installation d’enseignes commerciales. Cette opération, jugée non conforme aux permis requis, a conduit en 2015 à une transaction pénale de 3 millions d’euros, clôturant plusieurs années de poursuites. Cet épisode illustre les tensions entre développement économique, aménagement du territoire et régulation urbanistique dans la région[119].

Les services de santé à Gosselies s’organisent autour d’un réseau dense de structures médicales de proximité, d’un hôpital général d’importance régionale et d’une série de centres pluridisciplinaires qui assurent une couverture sanitaire complète pour la population locale et les communes voisines. La Clinique Notre‑Dame de Grâce, située chaussée de Nivelles, constitue le pôle hospitalier majeur : établissement ouvert 24h/24, il offre des services de médecine interne, chirurgie, urgences, imagerie et spécialités diverses, et joue un rôle de référence pour le nord de Charleroi . Autour de ce noyau hospitalier gravitent plusieurs centres médicaux généralistes et paramédicaux, dont le Centre Santex (rue Montcourt), qui regroupe consultations de médecine générale, soins infirmiers et services complémentaires, ainsi que le Centre Médical de la Tour de Gosselies, actif dans le suivi de première ligne . La présence d’unités comme Infisev, spécialisées dans les soins infirmiers et l’accompagnement thérapeutique, renforce l’offre de soins continus pour les patients chroniques ou en convalescence.

Le siège du Réseau Hospitalier Charleroi Métropole est implanté sur le site de la Clinique Notre-Dame de Grâce Gosselies.

Clinique

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Clinique Notre-Dame de Grâce Gosselies[120], chaussée de Nivelles 212 et avenue d'Azebois.

Maison de repos

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Séniorie du Grand Conty, rue de Courcelles, maison de repos et de soins « L'Adret »[121], rue de l'Observatoire, Foyer Marie-Martine[122], rue du Calvaire, Résidence Louis Theys, faubourg de Charleroi (faisant partie du CPAS de Charleroi)[123], Virvolti ASBL Fond de Saint-Jean[124], rue de la Madeleine.

Transports

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Bus et métros

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Métro à la place du Calvaire.

Les transports en bus et en métro à Gosselies constituent un maillage dense intégré au réseau TEC de Charleroi, combinant arrêts de surface et stations du métro léger. Le quartier est desservi par plusieurs lignes de bus régulières, dont les lignes 50, 62, 68, 86, 163, 29, ainsi que la ligne 365A, qui relient Gosselies aux pôles majeurs de Charleroi, à Luttre, à Gilly ou encore à Fleurus. Les arrêts tels que Gosselies GB, Gosselies Saint-Exupéry, Gosselies Léopold, Gosselies City Nord ou Gosselies Calvaire structurent cette desserte locale. Les horaires observés montrent une fréquence soutenue aux heures de pointe, notamment pour les lignes 50, 62 et 68, qui assurent des liaisons directes vers la gare centrale de Charleroi ou vers Soleilmont[125],[126].

Le métro léger de Charleroi atteint Gosselies via la ligne M3, qui prolonge le réseau depuis Charleroi vers le nord. Les stations Gosselies Calvaire, Gosselies Faubourg de Bruxelles et Gosselies Emailleries constituent les principaux points d’accès au métro dans le quartier. Ces stations, situées le long de l’axe principal, permettent une connexion rapide vers le centre de Charleroi et les autres branches du réseau. La ligne M3 est également complétée par la ligne de bus M3AB, qui suit un itinéraire similaire entre Charleroi Gare Centrale et Gosselies Calvaire, bien que son service soit limité à certains jours et à un unique départ quotidien[127],[125].

Gosselies est traversée par quatre routes nationales : la nationale 5, qui relie la frontière française à Brûly (village de la ville de Couvin) jusqu’à Bruxelles ; la nationale 582, qui part de la jonction avec la nationale 5 à Gosselies pour rejoindre Fontaine-l’Évêque à la jonction avec la nationale 90 ; et enfin la nationale 586, qui va de la place des Combattants à Gosselies jusqu’à Nivelles. L'ancienne ville est aussi desservie par deux axes autoroutiers principaux de Belgique et européens, à savoir la E420 (Charleroi-Bruxelles) et la E42 (Mons-Liège).

Aéroport

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L'aéroport de Charleroi, sur le territoire de Gosselies.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Gosselies devient l’un des berceaux de l’aviation belge : une école de pilotage y est inaugurée en 1919, suivie dès 1920 par la Société Générale d’Aéronautique (SEGA), spécialisée dans la maintenance aéronautique. Cette implantation attire rapidement des acteurs industriels majeurs. En 1931, la société britannique Avions Fairey SA installe à Gosselies ses ateliers d’assemblage, faisant du site un centre stratégique de construction aéronautique. Après 1945, l’aérodrome est classé comme infrastructure publique et voit l’arrivée de la SABCA en 1954, puis la création de SONACA en 1978 pour reprendre les activités de Fairey. Ces entreprises produisent ou entretiennent des appareils emblématiques tels que les Meteor, Mirage 5, Alpha Jet ou F‑16, consolidant Gosselies comme pilier de l’industrie aéronautique belge[128].

L’aéroport, devenu Brussels South Charleroi Airport (BSCA) en 1991, joue un rôle croissant dans l’économie locale. Sa croissance s’accélère à partir de 1997 avec l’arrivée de Ryanair, qui en fait sa première base continentale en 2001. L’extension continue des infrastructures dont un terminal inauguré en 2008 transforme Gosselies en plateforme aérienne majeure, aujourd’hui premier aéroport wallon en trafic passagers. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de libéralisation du transport aérien européen et de régionalisation des compétences aéroportuaires en Belgique, qui ont permis aux régions d’investir massivement dans leurs plateformes[129],[130].

Sport et vie associative

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Les clubs sportifs de Gosselies forment un ensemble varié d’associations et d’infrastructures qui reflètent l’évolution du paysage sportif dans cette section de Charleroi. Leur développement s’inscrit dans une tradition locale où le football, les sports de raquette et la remise en forme occupent une place centrale, tout en s’adaptant aux pratiques contemporaines comme le padel ou le fitness fonctionnel.

Le Royal Gosselies Sport constitue l’un des pôles historiques du sport gosselien. Ce club de football, installé rue de la Haie aux Mûres, est structuré autour d’équipes seniors et de formations de jeunes, et s’inscrit dans le réseau des clubs régionaux actifs dans les compétitions provinciales. Son ancrage local se manifeste par une fréquentation importante et une activité continue, comme en témoignent les évaluations publiques[131].

À proximité du centre urbain, la pratique du tennis et du padel est représentée par le Kalypso Tennis & Padel Club, situé rue des Baquets. Ce complexe propose des terrains dédiés aux deux disciplines, combinant une tradition tennistique bien établie et l’essor récent du padel, devenu l’un des sports les plus dynamiques en Belgique. L’infrastructure accueille tant des joueurs amateurs que des pratiquants réguliers, et constitue un lieu structurant pour les sports de raquette dans la région[132].

Le développement du padel se manifeste également par la présence du Tero Padel Club Charleroi, implanté rue de la Pépinière. Ce club illustre l’expansion rapide de cette discipline en proposant des installations modernes destinées aux joueurs de tous niveaux. Il s’inscrit dans un réseau plus large de structures sportives régionales orientées vers la pratique libre et la réservation en ligne[133].

La remise en forme occupe une place croissante dans l’offre sportive locale. La Forge Social and Fitness Center, rue Tahon, se distingue par une approche combinant entraînement physique et dimension communautaire. Cette salle de fitness met l’accent sur l’accompagnement et la convivialité, ce qui en fait un espace apprécié des habitants de Gosselies et des environs[134]. Dans un registre plus spécialisé, l’Athletic Training Center, situé rue du Petit Piersoulx, propose un encadrement orienté vers la performance et l’entraînement fonctionnel, illustrant la diversification des pratiques sportives contemporaines[131].

Infrastructures

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Stade Bardet ainsi les courts de tennis sont situés rue des Chardons.

Piscine
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La piscine Aqua 2000, située à Gosselies dans l’entité de Charleroi, constituait durant plusieurs décennies un équipement sportif emblématique du nord de l’agglomération. Édifiée pour répondre aux besoins croissants en infrastructures de natation, elle accueillait un large public composé d’écoliers, de clubs sportifs et de nageurs individuels. Fermée en mars 2017 à la suite d’un grave problème de stabilité de la cuve, constaté par l’intercommunale Igretec et ayant conduit la Région wallonne à en interdire immédiatement l’accès, l’installation entra rapidement dans une phase d’abandon[135].

Privée d’activité, Aqua 2000 devint progressivement un site dégradé, régulièrement victime d’intrusions, de vandalisme et de squats. Le matériel encore utilisable fut transféré vers d’autres piscines de la ville, tandis que les locaux se détérioraient sous l’effet des dégradations répétées et de l’absence d’entretien. Les autorités communales durent procéder à de multiples sécurisations temporaires des accès, sans parvenir à empêcher totalement les intrusions[135].

Le , un incendie spectaculaire ravagea entièrement le bâtiment, visible à plusieurs kilomètres et nécessitant l’intervention d’une soixantaine de pompiers issus de plusieurs zones de secours. Les fumées potentiellement toxiques entraînèrent l’évacuation ou le confinement de riverains, et au lendemain du sinistre, il ne subsistait plus rien de la structure d’origine. Les causes exactes de l’incendie demeuraient alors indéterminées, même si la fréquence des intrusions laissait envisager un acte volontaire[136].

À la suite de cette destruction, la Ville de Charleroi confirma que la piscine ne serait pas rénovée mais démolie puis reconstruite dans le cadre d’un projet de réaménagement global des infrastructures aquatiques du territoire. Les études préalables avaient montré que la rénovation aurait engendré des coûts disproportionnés par rapport à une reconstruction complète. Le site, devenu un chancre urbain, fit également l’objet de réflexions quant à des occupations temporaires, notamment en collaboration avec une école voisine, dans l’attente d’un projet définitif[137]’.

Vie associative

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La vie associative de Gosselies, aujourd’hui intégrée à la Ville de Charleroi, se caractérise par un tissu d’organisations particulièrement dense, structuré autour d’un héritage industriel ancien et d’une sociabilité locale très active. Elle s’articule autour de pôles sportifs, culturels, sociaux et événementiels qui jouent un rôle central dans la cohésion du quartier.

La vie associative gosselienne se distingue également par une offre événementielle structurée. Des organisations comme Roc Events, actives dans l’animation, les stages de vacances et les activités de groupe, témoignent d’un dynamisme orienté vers les familles et les jeunes. Leur présence renforce l’attractivité du quartier et participe à la création d’un réseau d’acteurs engagés dans la convivialité et l’éducation non formelle[138].

Personnalités

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  • Émile Tirou (Gosselies 1841 Saint-Gilles 1900)[139], architecte. Il a notamment construit l'hôtel de ville de Ransart (1885) et l'agrandissement de l'église Saint-Jean-Baptiste de Gosselies en 1875.
  • L'ingénieur belge Junius Massau, né à Gosselies le , mort à Gand le [140].
  • Dom Ursmer Berlière (Joseph Berlière), né à Gosselies le et mort le , à l'abbaye de Maredsous (Belgique) est un moine bénédictin, théologien et historien ecclésiastique de renom.
  • Émile Mousty (1873-1936) : bourgmestre et sénateur né à Gosselies.
  • René Revelard (1880-1965), peintre belge né à Gosselies.
  • Franz Michaux (Gosselies, 1912-1994), écrivain de langue française et de langue wallonne, dont les pièces de théâtre en wallon furent écrites et représentées en captivité dans les camps allemands, et considéré comme le dramaturge hennuyer en langue dialectale le plus important durant la Seconde Guerre mondiale[141],[142].
    Ida Pascolo (1924-2012).
  • Ida Pascolo (née Filippig), matricule no 88542, ainsi que sa sœur Augusta, survivantes des camps de la mort. Arrêtées en pour faits de résistance et raison politique en Italie (elles cachèrent notamment Arturo Siega (1924-1987)[143],[144], commandant d'une section de résistants), déportées d'abord à Trieste puis à Buchenwald, puis près d'une année à Auschwitz, elles ont pu s'évader toutes deux des marches de la mort d'Auschwitz en 1945. Ida Pascolo est née à Cornappo (commune de Taipana en Italie) le . Elle est décédée à Gosselies le . Elle repose depuis le à Monteaperta (Italie) auprès de sa sœur Augusta. Augusta (née Filippig) est née le et est décédée le [Note 4].
  • Le chanteur/auteur/compositeur Philippe Lafontaine y est né.
  • Le coach de basketball Daniel Goethals le .
  • Jean-Philippe Mayence, né à Gosselies en 1961. Avocat pénaliste au barreau de Charleroi.

Notes et références

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  1. ↑ Dernier bourgmestre de la ville avant la fusion des communes.
  2. ↑ Il se situait sur la place des Martyrs près de l'actuel centre civique.
  3. ↑ Texte tiré d'un calendrier de 1982.
  4. ↑ Citée à l'ordre du jour et inscrite au livre des délibérations du conseil communal de Taipana (province d'Udine, Italie) le 26 septembre 2012

Références

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  144. ↑ http://dati.camera.it/ocd/page/aic.rdf/aic4_10802_12

Voir aussi

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Articles connexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Ursmer Berlière, Recherches historiques sur la ville de Gosselies, vol. 2 : topographie et toponymie, Gembloux, Abbaye de Maredsous/J. Duculot, , 325 p. — Illustrations et carte hors texte.
  • Ursmer Berlière, Recherches historiques sur la ville de Gosselies, vol. 3 : le château, la seigneurie, la terre franche, Gembloux, Abbaye de Maredsous/J. Duculot, , 192 p. — Illustrations hors texte.
  • Emmanuel Brutsaert (Rédacteur en chef), Gilbert Menne (Secrétaire d'édition) et Johan De Meester (Mission photographique), Histoire et patrimoine des communes de Belgique : Province du Hainaut, Bruxelles, Éditions Racine, , 608 p. (ISBN 978-2-87386-599-3), p. 151-152.
  • Xavier Martens, Pierre Baudoux et Victor Loriaux, L'église Saint-Jean-Baptiste : Son architecture, son mobilier, Sa vie au cœur de la Cité, Nos anciennes rues, Gosselies, Editions Pac-Gosselies, , 166 p.
  • Émile Henri, Arts du feu à Gosselies, Cercle d'Histoire de Gosselies
  • Émile Henri, Les seigneurs de Gosselies, , 248 p.
  • Jean Lefèvre, Gosselies Jeune Millénaire, t. I, Gosselies, Éditions du Chapois, , 78 p.

Liens externes

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