Berthe Weill

marchande d'art française

Berthe Weill, née à Paris le et morte dans la même ville le , est une marchande d'art française notable pour sa contribution à la création du marché de l'art du début du XXe siècle et de l'avant-garde parisienne. Moins connue que ses concurrents comme Ambroise Vollard, Daniel-Henry Kahnweiler et Paul Rosenberg, elle est cependant la première à vendre à Paris des toiles de Pablo Picasso et d'Henri Matisse et organise la seule exposition particulière de son vivant d'Amedeo Modigliani. La galerie qu'elle fonde en son nom en 1901 permet de lancer de nombreux artistes majeurs du XXe siècle et perdure jusqu'en 1941[1], date de sa fermeture en raison des lois antisémites. Berthe Weill tombe alors dans la précarité, jusqu'à une manifestation de solidarité de ses artistes en 1946 qui la met à l'abris du besoin jusqu'à sa mort[2]. Une négligence des historiens à son endroit causera ensuite un manque de source à son sujet, jusqu'au début des années 2010[3] grâce au travail de l'historienne de l'art Marianne Le Morvan[3].

Berthe Weill
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Esther Berthe WeillVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
« La petite Mère Weill » surnom inventé par Raoul Dufy
Nationalité
Activité
Marchande d'art, de livres rares, d'antiquités et mécène
Autres informations
Site web
Distinction
Plaque 25 rue Victor-Massé (Paris).
Carton d'invitation à l'exposition Modigliani à la Galerie Weill en 1917.

Biographie

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Enfance et famille

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Esther Berthe Weill naît en 1865 à Paris[4],[5] dans une famille juive alsacienne, parmi six frères et sœurs. Son père, Salomon Weill, est originaire de Gerstheim. La famille est modeste et Berthe est placée en apprentissage chez l'antiquaire Salvator Mayer, qui lui enseigne le commerce de l'art, en particulier celui des gravures du XVIIIe siècle, et dont elle héritera du réseaux de collectionneurs, écrivains et autres marchands d'art[6].

Galeriste

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Peintres fauves et artistes femmes

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À la mort de Mayer, en 1896[7], Berthe Weill ouvre une petite boutique où sont présentées à la fois des antiquités et des œuvres de jeunes artistes, en association avec l'un de ses frères, Marcellin. Après le mariage de ce dernier, et sous l'impulsion d'un agent d'artistes appelé Pedro Mañach[8], elle décide d'ouvrir le , la « Galerie B. Weill », au 25 de la rue Victor-Massé, destinée aux « jeunes »[9], qu'elle découvre grâce à Mañach[9] : sa première exposition montre des œuvres de Pierre Girieud, Fabien Launay, Raoul de Mathan, et Aristide Maillol. Elle devient la première galeriste parisienne consacrée aux artistes modernes[9]. Salvator Mayer[10] a favorisé chez Berthe Weill la recherche de la nouveauté chez de jeunes peintres en rupture avec les thèmes à la mode dans les salons du tournant du siècle, les scènes de genres, « Les Salons d’expositions annuelles présentaient sur leurs murs, à la grande satisfaction d’un public inepte, de grands placards prétendus décoratifs qui n’étaient que l’agrandissement de dessins d’histoire, semblables à ceux que l’on voit sur les couvertures de vos cahiers d’écoliers » d'après la description qu'en fait Paul Reboux[11].

À cette époque, aux alentours de Pigalle, on rencontre des encadreurs, des brocanteurs, parfois des marchands de couleurs qui acceptent d’exposer des tableaux. Berthe Weill et Ambroise Vollard sont alors les seuls marchands d'art à proposer des œuvres contemporaines[12], les principales ventes se faisant à l'occasion de Salons. Or, Ambroise Vollard alterne la vente d'artistes émergents et d'impressionnistes et de post-impressionnistes. La galeriste Weill est la seule du marché en 1901 à proposer uniquement des artistes débutants. Sa galerie lance des artistes majeurs du XXe siècle. Elle promeut notamment Raoul Dufy[4], Jean Metzinger, André Derain, Maurice de Vlaminck, Diego Rivera, Georges Braque, Kees van Dongen, Maurice Utrillo, Léon Lehmann, Georges Capon, Henri Vergé-Sarrat, Marc Chagall[4] ainsi que plusieurs femmes peintres comme Suzanne Valadon[4], Jeanne Rosoy[13], Émilie Charmy[4], Marie Laurencin, Irène Reno, Jacqueline Marval[14] et Valentine Prax. Elle se construit rapidement une réputation auprès des peintres et des collectionneurs. Dès le , elle accueille sur ses cimaises, pour tout le mois, Bocquet, Durrio, Girieud, Launay, Maillol, De Mathan et Mlle Warrick. Cette année-là, peu après l'arrivée de Picasso à Paris, elle est la première à acheter et vendre ses œuvres[15], et à organiser avec l'aide de Pedro Mañach, en 1902, une exposition qui lui est consacrée[16]. En , elle expose pour la première fois Matisse, en compagnie de Marval, Flandrin, Marquet et Élisabeth Krouglikoff[17]. Elle vend en 1900 trois pastels sur toile du peintre catalan, des scènes de tauromachie, au directeur des Annales politiques et littéraires et critique littéraire du Temps, Adolphe Brisson[18]. Cette même année, elle vend Le Moulin de la Galette de Pablo Picasso au directeur de La Dépêche de Toulouse, Arthur Huc, un des collectionneurs les plus progressistes de son temps. Ce tableau fut racheté en 1935 par Justin Thannhauser qui en fit don au musée Solomon-R.-Guggenheim en 1978[19].

L'année suivante, elle vend une toile de Marquet à Frantz Jourdain, l'architecte de La Samaritaine et premier président du Salon d'Automne[20]. En 1905, elle devient la première marchande des peintres fauves. Berthe Weill a grandement contribué à la reconnaissance du talent de femmes peintres qu'elle expose à égalité avec leurs homologues masculins[21].

Berthe Weill alterne durant deux ans[22] dans sa galerie ventes de caricatures et d'estampes, et des expositions collectives ou particulières des peintres qu'elle découvre. Toutefois, son manque de capitaux la conduit à revendre trop rapidement les œuvres acquises, et elle génère de faibles marges. Elle négocie d'ailleurs les 4 000 francs de dot auprès de sa mère pour renflouer les caisses de sa galerie[23].

En 1909, le marché de l'art se développe rapidement, et des marchands disposant de plus de capitaux commencent à accorder leur confiance aux peintres les plus en vue de l'avant-garde. Proposant de meilleurs prix aux peintres et les liant par des contrats d'exclusivité, ils concurrencent Berthe Weill, qui voit partir les artistes qu'elle avait découverts, tels Matisse et Picasso[15]. En 1930, selon l'analyse du critique André Fage « Berthe Weill, à qui revient l’honneur d’avoir « sorti » et défendu à leurs débuts presque tous les plus grands peintres d’aujourd’hui, a dû, faute de très gros capitaux, les abandonner l’un après l’autre à des concurrents plus puissants »[24].

Agrandissement

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Berthe Weill installe l'éclairage électrique en 1908, faisant de sa galerie la première adresse de sa rue à bénéficier de cette nouveauté. En 1914, elle dispose seulement de six mètres de cimaises. Sa clientèle est principalement composée de collectionneurs encore inconnus mais qui deviendront influents, notamment Olivier Sainsère ou André Level. Les sources des archives Berthe Weill confirment l'affirmation de Berthe Weill dans ses mémoires prétendant que les trois quarts des œuvres de la vente de la Peau de l'ours avait d'abord été vendus par ses soins[25]. En 1917, elle déménage au 50, de la rue Taitbout dans des locaux plus spacieux puis, en 1920, au 46, rue Laffitte, toujours dans le 9e arrondissement.

En 1917, elle organise la seule exposition Modigliani réalisée du vivant de l'artiste. Lors du vernissage, parmi les 32 dessins et peintures, se trouvent quatre nus à l'intérieur de la galerie visibles depuis la vitrine[26] de sorte qu'ils provoquent un attroupement de badauds orduriers et attirent l'attention du commissaire divisionnaire qui exige que l'on censure ces toiles. Berthe Weill répond « Mais qu’ont-ils donc ces nus ? », ce à quoi il lui est répondu « Ces nus… ils ont des poils ! ». Le vernissage est interrompu, les nus sont décrochés au risque d'être accusée d'outrage à la pudeur et, d'après le récit qu'en fait Francis Carco dans L'Éventail du , elle ne peut reprendre l'exposition qu'une fois ces nus décrochés, et une seule toile est vendue au sociétaire de la Comédie-Française Émile Dehellymais qui préféra finalement la rendre[27].

L'après-galerie

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En 1933, Weill publie ses mémoires, Pan ! Dans l’œil ! Ou trente ans dans les coulisses de la peinture contemporaine[28], et déménage en 1937 au 27, rue Saint-Dominique. Après ses succès des premières années, elle engage un nouveau virage dans sa programmation en s'orientant vers l'avant-garde abstraite[29]. Les lois antisémites contraignent Weill à fermer définitivement sa galerie en 1941[30]. Elle conserve toutefois son logement à la même adresse[31].

Après guerre, Weill est dans une grande misère et quatre vingt artistes ayant bénéficié de ses services organisent en 1946 une vente à son profit[32]. 84 lots sont vendus et permettent de récolter 1 million et demi de francs qui mettent Berthe Weill à l’abri du besoin durant les dernières années de sa vie, comme le souligne l'article de Libération du titré « Plus d’un million 1/2 pour secourir Berthe Weill ». Elle est décorée de la Légion d'honneur en 1948 pour sa contribution à l'art moderne[33]. Berthe Weill se retire quelques mois dans une maison de retraite à L'Isle-Adam aux alentours de Paris en 1941 à la suite d'un accident[31]. Elle meurt le [33], à son domicile du 27, rue Saint-Dominique, à l'âge de 85 ans, impotente et presque aveugle[34].

Distinctions

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Postérité et hommages

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Bien que de son vivant elle ait joui d'une notoriété certaine dans les milieux artistiques, et qu'elle ait découvert nombre de peintres devenus célèbres, elle tombe dans l'oubli après sa mort jusqu'aux années 2000, où elle bénéficie d'un regain d'intérêt. En 2007, son portrait par Picasso (1920) est déclaré trésor national français[35],[36]. Ses mémoires sont rééditées deux ans plus tard[37] ainsi que la liste de ses expositions[35]. Enfin, en 2011 la première biographie consacrée à sa vie et à sa carrière est publiée[38].

Le , sur l'initiative de Marianne Le Morvan, la mairie de Paris accepte de faire apposer une plaque commémorative au 25 de la rue Victor-Massé, dans le 9e arrondissement de Paris[39] où Berthe Weill avait ouvert sa première galerie en 1901. La cérémonie a lieu le à l'occasion de la journée internationale des Droits de la Femme en présence de Jacques Bravo (Maire du 9e arrondissement de Paris), Marianne Le Morvan (historienne de l'art et biographe de Berthe Weill) et de Fatima Lalem (adjointe au Maire de Paris chargée de l'égalité Femmes/Hommes). La plaque porte le texte suivant :

« À cette adresse, Berthe Weill 1865 – 1951 a ouvert en 1901 la première galerie d’art destinée aux jeunes artistes. Son soutien a permis la découverte de l’avant-garde de la peinture moderne. »

En 2019, le jardin Berthe-Weill est inauguré dans le 3e arrondissement de Paris, jouxtant le Musée Picasso[40].

En 2023, les mémoires de Berthe Weill sont traduites en anglais, aux Presses universitaires de Chicago, par William Rodarmor, sous la direction de Lynn Gumpert et la coordination scientifique de Marianne Le Morvan[41].

En 2024, Berthe Weill fait l'objet d'une grande exposition au Grey Art Museum, musée de l'université de New York, puis en 2025 au musée des beaux-arts de Montréal, et à l'Orangerie à Paris, exposition dont le commissariat scientifique est assuré par Marianne Le Morvan[4].

En 2025, une nouvelle biographie est publiée chez Flammarion[42] ainsi qu'une réédition des mémoires de la galeriste, augmentée de la liste la plus complète de ses expositions et d'un appareil critique par Marianne Le Morvan chez l'éditeur Bartillat.

Peintres exposés par Berthe Weill

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Un grand nombre de peintres passèrent par sa galerie. Elle permit à plusieurs d'entre eux de réaliser leurs premières ventes parisiennes et à de nombreux artistes étrangers de se faire connaître dans la capitale artistique qu'était le Paris de cette époque.

Différentes ventes et expositions de Berthe Weill eurent une influence notable sur le parcours des peintres ou sur l'acceptation de leurs peintures dans la société artistique. Ce fut par exemple le cas des trois Picasso vendus en 1900 ou, la même année, du Moulin de la Galette.

Publications

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  • Berthe Weill (préf. Paul Reboux, ill. Raoul Dufy, Julius Mordecai Pincas, Pablo Picasso), Pan ! Dans l’œil ! Ou trente ans dans les coulisses de la peinture contemporaine 1900-1930, Paris, Lipschutz, , 325 p., broché (ISBN 978-2-913224-83-4)
    500 exemplaires sur vélin du Marais à la forme numérotés de 1 à 500.
  • Berthe Weill (auteur) (préf. François Roussier), Pan !… dans l'œil ou trente ans dans les coulisses de la peinture contemporaine : 1900-1930, Dijon, L'Échelle de Jacob, , 223 p. (ISBN 978-2-913224-83-4, BNF 42009853)
    Réédition augmentée d'une liste des expositions de la Galerie Berthe Weill et d'un index des noms propres cités par Berthe Weill.
  • Berthe Weill (auteur) et Marianne Le Morvan (préf. Paul Reboux, ill. Raoul Dufy, Julius Mordecai Pincas et Pablo Picasso), Pan !… dans l'œil ou trente ans dans les coulisses de la peinture contemporaine : 1900-1930, Paris, Bartillat, , 304 p. (ISBN 9782841007936)
    Réédition augmentée d'un appareil critique, d'une liste des expositions de la Galerie Berthe Weill et d'un index des noms propres cités par Berthe Weill établis par Marianne Le Morvan.

Notes et références

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  1. ↑ Le Morvan 2025, p. 181.
  2. ↑ Le Morvan 2025, p. 190.
  3. 1 2 Marie Zawisza, « Marianne Le Morvan : « Courageuse, très drôle, Berthe Weill m’a aussitôt happée » », sur Le Journal des arts, .
  4. 1 2 3 4 5 6 Philippe Dagen, « Au Musée de l’Orangerie, les trésors de Berthe Weill, galeriste éclectique », sur Le Monde, .
  5. ↑ Son acte de naissance sur Archives en ligne.paris.fr acte no 1972, vue 15. Date et lieu du décès mentionnés en marge de l'acte.
  6. ↑ Weill 2025, p. 17.
  7. ↑ Le Morvan 2025, p. 208.
  8. ↑ Le Morvan 2025, p. 43.
  9. 1 2 3 Weill 2025, p. 51.
  10. ↑ Weill 2025, p. 21.
  11. ↑ Weill 2025, p. 227.
  12. ↑ FitzGerald 1996, p. 23.
  13. ↑ Charles Fegdal, « Chronique d'Art Moderne », La Revue des Beaux-Arts,‎ , p. 5 (lire en ligne).
  14. ↑ Perry 1995.
  15. 1 2 FitzGerald 1996, p. 26.
  16. ↑ Penrose 1958, p. 102.
  17. ↑ Perry 1995, p. 160 (Appendix 2).
  18. ↑ Le Morvan 2025, p. 24-25.
  19. ↑ Richardson 1991, p. 168.
  20. ↑ Elderfield 1976.
  21. ↑ Le Morvan 2025, p. 167.
  22. ↑ Weill 2025, p. 238.
  23. ↑ Weill 2025, p. 39.
  24. ↑ Accominotti 2008.
  25. ↑ Weill 2025, p. 140.
  26. ↑ Weill 2025, p. 161.
  27. ↑ Le Morvan 2025, p. 126.
  28. ↑ Weill 1933.
  29. ↑ Le Morvan 2025, p. 173.
  30. ↑ Le Morvan 2025, p. 181.
  31. 1 2 Le Morvan 2025, p. 182.
  32. ↑ Le Morvan 2011, p. 156.
  33. 1 2 3 « Cote LH//2752/2 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  34. ↑ Job 2002.
  35. 1 2 Sanchez 2009.
  36. ↑ Avis n° 2007-12 de la Commission consultative des trésors nationaux, Journal officiel de la République française no 182 du .
  37. ↑ Weill 2009.
  38. ↑ Le Morvan 2011.
  39. ↑ « Délibération relative à la plaque commémorative », sur a06.apps.paris.fr (archivé sur archive.org).
  40. ↑ « Jardin Berthe Weill », sur www.paris.fr (consulté le ).
  41. ↑ (en) Pow! Right in the Eye!: Thirty Years behind the Scenes of Modern French Painting, University of Chicago Press, coll. « Abakanowicz Arts and Culture Collection » (lire en ligne).
  42. ↑ Le Morvan 2025.

Bibliographie

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  • Sophie Eloy, Anne Grace, Lynn Gumpert, Marianne Le Morvan, Charles Dellheim, Élise Dubreuil, Megan M Fontanella, Ambre Gauthier, Jeanne D'Hooghvorst et Robert McDonald Parker, Berthe Weill : galeriste de l'avant-garde parisienne, Paris, Flammarion, , 205 p. (ISBN 978-2-0804-5888-9).
  • Fabien Accominotti, « Marché et hiérarchie : La structure sociale des décisions de production dans un marché culturel », Histoire & mesure, EHESS, vol. XXIII, no 2,‎ , p. 272 (lire en ligne).
  • (en) John Elderfield, Fauvism : The “Wild Beasts” and Its Affinities, The Museum of Modern Art, (ISBN 0-87070-639-X, lire en ligne).
  • (en) Michael C. FitzGerald, Making Modernism : Picasso and the Creation of the Market for Twentieth-Century Art, University of California Press, , 324 p. (ISBN 978-0-520-20653-3, lire en ligne), p. 23.
  • (en) Gill Perry, Women Artists and the Parisian avant-garde : Modernism and "feminine" art, 1900 to the late 1920s, Manchester, Manchester University Press, , 195 p. (ISBN 0-7190-4164-3, lire en ligne).
  • Françoise Job, « Berthe Weill, Galeriste (Paris, vers 1865 - L'Isle-Adam, avril 1951) », Archives juives, Les belles lettres, vol. 35, no 1,‎ (ISBN 2-251-69411-0, lire en ligne).
  • Marianne Le Morvan, Berthe Weill : Marchande et mécène de l'art moderne (1865-1951), Paris, Flammarion / Musée de l'Orangerie, , 240 p., 14,4 × 22 cm, broché (ISBN 9782080467577, lire en ligne).
  • Marianne Le Morvan, Berthe Weill 1865-1951 : La petite galeriste des grands artistes, Orléans, L'Harmattan, coll. « L'écarlate », , 226 p., 13,5 × 22,5 cm, broché (ISBN 978-2-296-56097-0, BNF 42556511, lire en ligne).
  • Marianne Le Morvan, « Picasso - La petite galeriste et le grand artiste », revue OJO, Administration Picasso,‎ (lire en ligne).
  • Christian Parisot (préf. Marianne Le Morvan), Catalogue raisonné de l'œuvre d'Amedeo Modigliani, t. V, Forma, , 587 p. (ISBN 978-88-96780-26-8).
  • Eric Daragon (dir.) et Marianne Le Morvan, Mémoire de diplôme de Master2 Paris1-Panthéon Sorbonne, .
  • Roland Penrose, Picasso, Flammarion, coll. « Champs », , chap. 607.
  • (en) John Richardson, A Life of Picasso : The Early Years 1886-1906, vol. 1, New York, Random House, (ISBN 0-394-53192-2, lire en ligne).
  • Pierre Sanchez (préf. Frédéric Chappey), Les Expositions de la Galerie Berthe Weill (1901-1942) et de la Galerie Devambez (1907-1926) : Répertoire des artistes exposants et liste de leurs œuvres, Dijon, L'Échelle de Jacob, , 509 p. (ISBN 978-2-913224-94-0, BNF 42093964).

Liens externes

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