Commanderie de Troyes
La commanderie de Troyes fut l'une des premières commanderies fondée par les Templiers dans ce qui était alors le comté de Champagne avant d'être dévolue aux Hospitaliers. Elle se trouvait au cœur de la ville de Troyes dans l'actuel département de l'Aube.
| Commanderie de Troyes | |
| Présentation | |
|---|---|
| Fondation | |
| Reprise | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Champagne-Ardenne |
| Département | Aube |
| Ville | Troyes |
| Géolocalisation | |
| Coordonnées | 48° 17′ 45″ nord, 4° 04′ 28″ est[1] |
| modifier |
|
Les Templiers s'installent à Troyes peu avant le concile de Troyes de 1129 grâce au don de Raoul le Gras de sa grange de Preize. Ils bénéficient alors du soutien des comtes de Champagne et reçoivent rapidement de nombreuses largesses, tant en terres rurales qu'en maisons urbaines, ou encore en rentes financières. Dans la deuxième moitié du XIIe siècle, ils s'établissent à l'intérieur de la ville, dans un quartier en pleine mutation urbaine dans lequel transitent de nombreuses richesses avec les foires de Champagne. Au début du XIVe siècle, ils possèdent plus d'une cinquantaine de maisons, qu'ils peuvent notamment louer aux marchands pour les foires. En parallèle, ils acquièrent de nombreux domaines dans la région troyenne, que ce soit par donations, acquisitions ou encore à l'aide d'échanges. Dans leur quête de ressources pour financer les croisades, ils exploitent également plusieurs domaines agricoles comme les maisons templières de Serre, de Villiers et de Sancey ou encore les granges de Preize et de Menois.
Le matin du vendredi , les Templiers sont arrêtés partout dans le royaume de France sur ordre du roi Philippe IV le Bel. Après un procès de plusieurs années, l'ordre est dissout par la bulle pontificale Vox in excelso fulminée par le pape le pendant le concile de Vienne et l'ensemble de ses biens est dévolu à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dont la commanderie de Troyes.
Localisation
modifierLa commanderie était située dans la ville intra-muros de Troyes, alors capitale du comté de Champagne et important carrefour commercial grâce aux foires de Champagne.
Elle a été fondée dans la « rue de la Composte » qui devient alors la « rue du Temple », et qui est de nos jours la « rue Général Saussier », dans ce qui maintenant appelé le « Corps du Bouchon de Champagne »[2],[3].
Histoire
modifierFondation
modifierLorsqu'au printemps ou en été 1125, le comte Hugues Ier de Champagne cède son comté à son neveu Thibaut IV de Blois avant de rejoindre ce qui s'appelle alors la confrérie des pauvres chevaliers du Christ, il le fait très certainement en échange d'un dédommagement conséquent, qu'il doit alors reverser intégralement à cette confrérie pour laquelle il a fait vœu de pauvreté. Bien qu'aucun texte n'atteste de cette donation, elle est probablement à l'origine des acquisitions faites par cette confrérie à partie de la fin de l'année 1127 ou en 1128 dans la région de Troyes, soit avant même le concile de qui verra la naissance de l'ordre du Temple. C'est probablement à cette même période que la fondateur et premier maître de cet ordre, Hugues de Payns, donne une partie de sa terre de Payns et qui sert de base pour la fondation de la commanderie de Payns[4].
Les premières donations envers l'ordre arrivent vers le concile de Troyes, possiblement même peu avant. Entre 1127 et 1129, un certain Raoul le Gras (latin : Radulfus Grassus) et son épouse Hélène font ainsi le don d'une grange et d'un terrain situé à Preize, un faubourg de Troyes, précisant que celui-ci s'étend du chemin à la rivière et qu'il comprend un pré et des vignes[note 1]. Cette largesse est faite sous réserve d'usufruit, c'est à dire que les Templiers pourront ainsi gérer ces terres et bénéficier de ses revenus avant d'en devenir les propriétaires au décès du donateur[6],[7]. L'original de cet acte est disparu, mais une copie a été retrouvée avec une pancarte de 1143 de l'évêque de Troyes Hatton qui énumère les donations faites aux Templiers sur son diocèse :
« Radulfus Grassus et uxer sua, Helena, unam domum quam Grangiam vocamus, ante Trecas, et terram de Praeria a via que dicitur de Riveria ita in visum, et terram et prata et vineas et quicquid ibi adquisierit vel çdificaverit, et omnes bestias, in morte ejus permanentes, Xpisto et suis militibus sancte civitatis, post mortem suam vel mutatienem vite, jure hereditario dant et concedunt. Hoc autem fuit factum in eadem Grangia, in presentia magistri Hugonis et fratrum Godefridi, Pagani, Radulfi, Johannis ; ex Trecensium vero latere, Bovo de Villemauro, Stephanus Li Manant, Evrardus Li Manant, Leobaldus et Engermerus, filius Leobaldi, Fulço, filius Martini, et multi alii[8]. »
« Raoul le Gras et son épouse, Hélène, donnent et lèguent une maison appelée La Grange, située devant Troyes, ainsi que la terre de Preize depuis le chemin jusqu'à la rivière, ainsi que les terres, prés, vignes et tout ce qu'il y aura acquis ou construit, et toutes les bêtes, en pleine propriété à sa mort, au Christ et à ses chevaliers de la ville sainte, après sa mort ou son changement de vie, par droit héréditaire. Ceci fut fait dans cette même Grange, en présence de Maître Hugues et des frères Godefroy, Payen, Raoul et Jean, ainsi que pour Troyes, Beuve de Villemaur, Étienne le Manant, Evrard le Manant, Leobald et Engermer, fils de Leobald, Foulques, fils de Martin, et plusieurs autres. »
Cette charte de 1143 rappelle également le don fait par Raoul et Hélène, qui constitue la base de la nouvelle commanderie[9],[5] :
« Radulfus Crassus et uxor sua, Helena, unam domum quam Grangiam vocamus, ante Trecas, et terram de Praeria a via.
Dedit etiam eisdern militibus idem Radulfus terram a magno chimino usque ad alium chiminum. Hoc donum quod Radulfus fecit, concessit Hulduinus Vendovrii, quando venit in manu sua, prece comitis Theobaldi, audiente Gaufrido de Bullipot[10]. »
« Raoul le Gras et son épouse, Hélène, possèdent une maison que nous appelons Grange, devant Troyes, et des terres et des prairies au bord de la route.
Ce même Raoul fait ainsi don aux chevaliers de ce lieu de terres s'étendant depuis le grand chemin jusqu'à un autre chemin. Ce don, fait par Raoul, fut accordé par Hilduin de Vendeuvre lorsqu'il lui présenté, à la demande du comte Thibaut et en présence de Geoffroy de Bullipot. »
Développement
modifierUne fois l'ordre officialisé par le concile de Troyes de 1129 et les Templiers installés à Troyes, l'ordre commence à recevoir de nombreux dons. Le comte de Champagne Thibaut II donne aux Templiers, entre 1127 et 1151, une rente annuelle de 7 marcs d'argent à prendre sur les foires de Troyes. En 1159, son fils le comte Henri Ier de Champagne confirme ce don et le complète de 3 marcs supplémentaires. Ces 10 marcs représentent la somme de 48 livres et sont à percevoir chaque année comme suit : 24 livres sur la tonlieu des foires (un impôt prélevé pour l'étalage des marchandises sur les marchés), 12 livres sur les bénéfices comtaux de la foire de la Saint-Rémy et 12 livres sur ceux de la foire de la Saint-Jean[9],[11].
En 1171, c'est le seigneur Clarembaud IV de Chappes qui leur accorde une rente de 100 livres à percevoir sur ses revenus de la vicomté de Troyes, également liés aux foires de Champagne[12]. Plus tard, une charte de 1186 de l'évêque de Troyes Manassès de Pougy précise que Raoul le Pesant (latin : Radulfus Ponderosus) — peut-être le même que Raoul le Gras, déjà auteur du don de la grange de Preize entre 1127 et 1129, ou un de ses descendant — et son épouse Agnès leur donnent une maison située rue de la Composte à Troyes, ainsi que 6 arpents de prés à Lescherolles, au finage de Saint-Germain, et 1 arpent de vignes à « la butte de Jupiter »[9],[13]. Puis, en 1195, Guinebaud de Troyes et sa femme Comtesse leur cèdent « certaines maisons, vergers et places assis audit Troyes près de la maison du Temple » contre une rente viagère de 10 livres tournois à verser à la Sainte Marie-Madeleine jusqu'au décès des donateurs[12].
La maison du Temple de Troyes est mentionnée dans les archives contemporaines dès 1195 et a pour siège les bâtiments cédés par Raoul le Pesant rue de la Composte, qui prend rapidement le nom de rue du Temple. Ces terrains sont alors dans une zone marécageuse où serpentent les eaux de la Vienne. Le nom de « Composte » rappelle d'ailleurs des terres pourrissantes et marécageuses. Toutefois, l'installation des Templiers à Troyes est contemporaine de l'expansion de la ville vers le sud-ouest. La réalisation du canal des Trévois, alimenté par les eaux de la Seine, permet d'assainir ces terres autour de deux bras de l'ancienne rivière : le Grand Ru et le Petit Ru. Les Templiers sont ainsi solidement implantés dans la paroisse Saint-Jean, siège d'une des foires de Champagne, à quelques dizaines de mètres de la « rue Notre-Dame » (actuelle « rue Émile Zola »), une des principales rues commerçantes de la ville[14].
Les donations continuent d'affluer dans la région troyenne, et la maison du Temple de Troyes se dote de plusieurs maisons secondaires comme celles de Serre en 1196[15], de Sancey en 1205[16] ou encore de Villiers en 1209[17], ainsi que de vastes exploitations agricoles comme celle de Menois à partir de 1213[18]. En plus de ces différents domaines, les Templiers agrandissent également leurs possessions à l'intérieur de la ville de Troyes et parviennent à acquérir une cinquantaine de maisons, principalement concentrées vers la maison-mère rue de la Composte, mais aussi dans les quartiers Saint-Jean (où se déroule la foire chaude) et Saint-Rémy (lieu de la foire froide)[19]. Ils pouvaient également s'occuper de la gestion de biens pour le compte de différents propriétaires, comme par exemple la tour de Lucques à partir de 1266, une grande maison de pierre réédifiée après un incendie et dont les Templiers étaient chargés de collecter le loyer auprès de marchands italiens originaires de la ville de Lucques, en Toscane, ce qui a donné ce nom à la tour[note 2]. Ces marchands occupaient avec leurs associés ce bâtiment tant pendant les deux foires annuelles de la ville, mais aussi durant le reste de l'année. Les frères du Temple collectaient alors le loyer pour le reverser aux différents propriétaires contre une rente annuelle de 40 sols de Provins[21],[22]. Par la suite, les Templiers finiront par devenir propriétaires de cette tour[23].
Dissolution de l'ordre du Temple
modifierDévolution des biens aux Hospitaliers
modifierles Hospitaliers avaient en propre à Troyes des maisons qui dépendaient de leur commanderie d'orient. Ils reprirent les biens des Templiers et la chapelle de la commanderie fut reconstruite au XVIIe siècle[24]. Ils réunirent ensuite la commanderie de Payns à celle de Troyes, puis après les ruines dues aux guerres du XVe siècle ils réunirent aussi celles de Bonlieu, d'Orient, du Perchoy, de Rosnay, de Colours en 1469, de La Chapelle-Lasson en 1471. Elle devint ensuite une chambre prieurale jusqu'en 1598 où le titre fut substitué à st-Jean de Latran de Paris. La guerre de partage fit que Colours retrouvait son indépendance de Troyes le .
État
modifierAu no 3, on peut voir une maison recouverte de tuiles vernissées en écaille qui fut l'ancienne résidence du commandeur au temps des Hospitaliers[25]. Mais il ne subsiste aucun bâtiment majeur.
L'hôtel de la commanderie
modifier
Il brûlait en 1524, restait ruiné jusqu'au XVIe siècle et fut désigné en 1656 comme étant un grand corps de logis en pierre de taille et un autre corps de logis respondant sur la rue, avec caves, chapelle, greniers, une cour et jardin. Saisie, elle fut vendue comme Bien national. Sur le plan ci-contre : le grand escalier cylindrique sur la gauche (D), desservait les deux bâtiments de la commanderie et l'escalier sur droit (E) dessert la cave. Le lieu (G) sur la rue était la cour de justice de la commanderie et séparé de celle-ci par une palissade. C'est en (K) que se trouvait la chapelle.
Possessions
modifierPossessions templières
modifierAu moment de la dévolution des biens de l'ordre du Temple à celui de Saint-Jean de Jérusalem, les Templiers étaient parvenus à assembler de nombreuses propriétés dans la région troyenne. Celles-ci sont principalement composées, par ordre chronologique d'acquisition :
Domaine de Preize
modifierLes terres de Preize constituent le domaine primitif de l'ordre du Temple à Troyes. Elles sont constituées d'un pré, d'une vigne et d'une grange ainsi que probablement plusieurs bestiaux et ont été données par un certain Raoul le Gras et son épouse Hélène. Une pancarte de l'évêque de Troyes Hatton rapporte que le couple concède également aux Templiers une autre terre située à proximité[6].
Ces possessions initiales constituent un domaine agricole situé à côté du faubourg de Preize, devant Troyes, d'une superficie d'environ 2 arpents et fermé par des fossés dont l'eau provenait de la Noue Robert, connu alors sous le nom de « Grange de Preize », avant de devenir successivement « la Cour de Preize » ou « la Cour du Temple » puis « La Loge-du-Temple » au XIXe siècle[26].
Les Templiers accroissent leur domaine au cours du XIIIe siècle à l'aide de plusieurs achats ou grâce à différentes donations. Vers 1244, un certain Huot de Preize, alors sur le départ pour Jérusalem, leur fait don notamment de sa maison et de ses dépendances, protégées par un mur. Ce domaine, majoritairement centré sur la Grange de Preize, atteint plus de 50 arpents, avec quelques pièces de terres sur le finage de Barberey-Saint-Sulpice et la Chapelle-Saint-Luc[27].
Domaine de Sancey
modifierAvant 1197, le comte de Champagne Henri II fait don à son vassal Vilain d'Aulnay (latin : Vilanus de Alneto), fils du maréchal de Champagne Érard Ier, d'une terre à Sancey — aujourd'hui Saint-Julien-les-Villas — qui comprend notamment des moulins[note 3], bois, terres, prés et eaux ainsi que la justice et seigneurie sur ces domaines[16]. Quelques années plus tard, Vilain fait à son tour don, pour le salut de son âme, de celles de ses parents ainsi que de celle du comte Henri II, de tout ce qu'il possède à Sancey à « la chevalerie du Temple ». Deux vidimus de cette donation ont été retrouvés. L'un semble indiquer la date de 1201, mais de manière peu lisible, tandis que l'autre précise 1205. Quant au lieu où elle a été réalisée, certains historiens la situent en Terre sainte[30] alors que d'autres la placent à Constantinople[31].
Cet acte possède comme témoins les chevaliers champenois Ogier de Saint-Cheron et son frère Guillaume, Clarembaud VI de Chappes et son oncle Gui, le chroniqueur Geoffroi de Villehardouin et Geoffroy Putemonnoie ainsi que les Templiers Guillaume d'Arzillières, maréchal de l'ordre et Robert de Chaurville, commandeur de l'ordre à Acre. La liste des témoins permet d'invalider la date de 1201, les participants de la quatrième croisade n'étant pas encore partis, et de consolider celle de 1205. De plus, plusieurs des témoins ne sont jamais allés en Terre sainte tandis que leur présence est attestée lors du siège de Constantinople. Et il est fortement envisageable que les Templiers d'Acre aient envoyé des troupes pour soutenir l'effort de guerre de l'armée croisée, ce qui expliquerait la présence de Guillaume d'Arzillières et de Robert de Chaurville à Constantinople[31]. Cette donation sera confirmée en par Odard d'Aulnay, frère de Vilain et maréchal de Champagne[32].
En 1209, il est possible que les Templiers aient un différend avec leurs voisines du prieuré de Foicy, mas un accord est rapidement trouvé et l'ordre accorde aux religieuses le droit d'usage dans leur « bois de l'Orme », situé au territoire de Sancey, pour le chauffage de leur four[33],[34].
Les Templiers ont également querelle avec le comte de Champagne Thibaut V lui-même concernant leur moulin suite à des ruptures de rives sur la Seine entre ce moulin et les Vannes-Tranchines, situées en aval (aujourd'hui le déversoir de Saint-Julien-les-Villas). Un compromis est trouvé en à la suite d'un procès par lequel les Templiers doivent réparer les ruptures de rives dans le bief de leur moulin mais conservent le droit de dériver les eaux de la Seine[35],[34].
À l'instar du domaine de Preize, celui de Sancey grandit à la suite de différentes transactions ou donations. Une des plus importantes a lieu en 1269 et est l’œuvre d’Émeline Godet, veuve de Droin Godet, maïeur — c'est à dire maire — de Sancey pour les Templiers. Outre des terres, vergers et vignes, elle leur cède sa maison d'habitation. C'est sans doute à partir de cet acte que les Templiers s'établissent à Sancey. La première mention de « la maison du Temple de Sancey » a lieu dans un acte de 1281, mais sous la supervision du commandeur de Troyes, ce qui démontre qu'elle n'avait pas le statut de commanderie et qu'elle dépendant de celle de Troyes[36],[37].
Domaine de Menois
modifierEn 1213, Clarembaud VI de Chappes donne en aumône perpétuelle aux Templiers tous les fiefs mouvant de lui à Menois, ainsi que tout ce qu'il y possède à titre héréditaire. En outre, il leur cède les droits qu'il détient sur le bois et les terres situées entre Menois et Sancey, qu'il leur avait auparavant contestés. Il fait approuver cet acte par son frère Gui, chanoine à la collégiale Saint-Étienne de Troyes, ainsi que, par la suite, par son épouse Guiote. La comtesse-régente Blanche de Navarre se porte également caution de cette transaction. Toutefois, cet acte n'est pas une donation au sens strict du terme, car les Templiers font également aumône perpétuelle envers Clarembaud VI de plusieurs biens de la commanderie de Troyes sans que nature, emplacement ou valeur ne soient stipulés. Cette donation pourrait ainsi être interprétée comme un échange déguisé[38],[18].
La domaine s'accroit ensuite progressivement. En , Pierre Halemans, de Menois, et son épouse Liénarde, de Vaudes, vendent aux Templiers leur maison de Menois, avec jardin et osche, contre la somme de 13 livres de Provins, payée comptant[39]. Puis, en , ils échangent des terres éloignées avec Thibaut, d'Assenay, qualifié de citoyen et de drapier à Troyes, et son épouse Julienne contre d'autres terres sises à Ménois[40]. De même, au mois d', ils achètent à un certain Jehannin de Menois, écuyer et fils du défunt Emfroi, plusieurs terres contiguës aux possessions de l'ordre à Menois pour la somme de 53 livres de Provins. Le montant de cette somme, comparée à celle de la transaction de 1237, indique que ces terres devaient être relativement importantes[41].
Le domaine de Menois n'est toutefois pas assez important pour être qualifié de maison du Temple, mais serait plutôt une exploitation agricole importante et pourrait davantage être qualifié de grange, bien que possédant des droits de censive et de justice. Dépendante de la commanderie de Troyes, cette grange devait être exploitée principalement par des frères servants des maisons de Sancey et de Villiers, dont les domaines étaient très proches de ceux de Menois[41].
Domaine de Villiers
modifierLes Templiers acquièrent des terres au hameau de Villiers, à Verrières, en 1209 par l'intermédiaire de deux donations, faites pratiquement simultanément. L'une est concédée par Helvide de Saint-Jean-de-Bonneval, veuve de Théodoric et remariée en secondes noces à un certain Chasnel, afin de rentrer en religion comme sœur du Temple. Cette donation consiste en une maison située rue de Buschet à Villiers, près de Verrières, ainsi que des terres, prés et deux hommes de corps[17],[42].
La seconde donation est celle du chevalier Geoffroy de Messon qui accorde le aux Templiers, du consentement de son épouse Émeline et de son fils Pierre, le tiers de ce que lui et son épouse possèdent à Villiers, Daudes et à Clérey jusqu'à Troyes en prés, vignes, terres, hommes, cours d'eau et emplacement de moulins, ainsi que le fief de dame Marguerite, femme de Guiard de Fresnoy, des droits de succession à venir de dame Ermenjart, femme du chevalier Thomas, dont ils étaient les héritiers, et enfin un autre fief situé à Daudes, tenu du dit Thomas par le chapelain Étienne, neveu de Philippe de Colaverdey. Quant aux deux autres tiers de leurs propriétés, ils les vendent aux Templiers contre la somme de 300 livres de Provins, payée comptant[43],[44].
Plus tard, en 1217, le comtesse-régente Blanche de Navarre accorde au Templiers de Villiers le droit d'usage dans sa forêt d'Ervy, à la limite d'une voiture à deux chevaux par jour de bois mort[45],[46].
Les Templiers possédaient également deux moulins à Villiers, dont l'aménagement avait donné lieu à plusieurs accords avec l'abbaye de Montier-la-Celle en 1231[47],[46].
La commanderie de Villiers-les-Verrières était dépendante de celle de Troyes. En effet, en 1231, frère Richard signe les actes précités en tant que commandeur du Temple de Troyes et de Villiers[47],[46].
Domaine de Bouilly
modifierDomaine de Serre
modifierLes Templiers obtiennent leurs terres de Serre[note 4], un hameau de Montceaux-lès-Vaudes, en 1196 lorsque Belin de Roseio (ou de Roseto) et son épouse Pétronille, dite aussi Comtesse, donnent tout ce qu'ils possèdent à Serre, au Plessis et à Fouchères. Ce don est ratifié en tant que suzerain par Philippe, frère de Pétronille, et en l'absence d'héritier direct il est approuvé par l'ensemble de leurs proches[51],[50]. Dans cette donation se trouvait également très probablement une partie des dîmes de la paroisse de Vaudes[15].
Le domaine de Serre est accru en 1241 lorsque Jobert de Bar-sur-Seine, bailli de Troyes, échange deux pièces de terre, l'une à Serre, l'autre à Vaudes, contre trois autres que Les Templiers possédaient entre Bar-sur-Seine et Villeneuve, située au sud de cette ville. Deux de ces trois terres leur venaient de deux membres de l'ordre : frère Guillaume Bérard et sœur Parisie de Bar. La troisième provenait de Thomas le Desclois sans qu'il soit connu de quelle manière[52].
Plus tard, en 1247, Ermenjart de Chaussepierre, veuve du chevalier Thomas de Buxeuil, seigneur de Chaussepierre qu'il tenait du sire de Chappes, engage sa terre aux Templiers pour la somme de 260 livres et 60 sols de Provins, sous condition qu'après sa mort, celle-ci reviendrait aux Templiers et que ses héritiers pourraient la racheter en en payant le prix. En 1149, Ermenjart est décédée et son fils, le chevalier Guillaume de Buxeuil, dit le Roi, renonce à toute prétention et reçoit 30 livres des Templiers. La même année, une renonciation semblable est effectuée par son gendre Mile de Fontette[53].
Maisons diverses à Troyes
modifierLa terre de Preize, la seigneurie de Sancey[54],[55], de Menois, d'Errey, le fief de Verrières, le domaine de Rouilly-Saint-Loup, la Maison de Cerres, la cinquantaine de maisons en ville.
Possessions hospitalières
modifierListe des commandeurs
modifierCommandeurs templiers
modifier| Nom du commandeur | Dates | Commentaires |
|---|---|---|
| Richard | 1231 | latin : frater Richardus preceptor, et fratres domus militie Templi Trecensis et de Vilers juxta Verrerias[56] |
| Guillaume Dichonne | 1253 | latin : fratri Guillelmo de Dinchemuc, de ordine milicie Templi, preceptori sive custodi domus site Trecis, de dicta milicia[56] |
| Robert | 1260 | ancien français : freirez Robers, commandeirez dez maisonz de la chevalerie dou Temple en la bailie de Colours, de Paienz et de Troyez[56],[note 5] |
| Ithier de Nanteuil[57] | 1294 | |
| Raoul du Temple[57] | 1294 | |
| Antheaume de Vuallins[57] | 1304 | |
| Raoul de Gisy | 1307 | ancien français : frère Raoul, commandeur de Brie et de Troyes dans un acte du . Arrêté le à Sancey puis intérrogé à de multiples reprises par les agents du roi[58] |
Sont également cités comme dignitaires de la commanderie de Troyes :
- 1290 : Nicolas de la Serre, sergent et précepteur de la maison
- 1293 : Jean Buart, précepteur de la baillie
- 1307 : Pierre de Sarcelle, sergent et précepteur du Temple
Commandeurs hospitaliers
modifier
| Nom du commandeur | Dates | Commentaires |
|---|---|---|
| Henri de Neufchâtel | c. 1314 | Premier commandeur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, attesté le (ancien français : religieuse personne, frère Hanri de Nuef chastel, commandeur de Troies, frere et procureur de l'Ospital), qui assure la dévolution des biens du Temple à l'Hôpital. Attesté comme commandeur de l'Hôpital ancien de Paris le [59]. |
| Geoffroy de la Broce | c. 1340 - c. 1343 | Connu par des actes de 1340 et 1343[60]. |
| Henri de Saint-Trond | c. 1351 - 1359 | latin : Sancto Trudone ; ancien français : Saincteron. Devient commandeur de Hainaut et Cambrésis le . Est également trésorier de la Religion[60]. |
| Guillaume de la Motte | c. 1353 | Frère sergent. Sans doute gouverneur pour le précédent pendant son absence, lors de laquelle il prend le titre de commandeur de Troyes. A servi les rois Philippe VI de Valois et Jean II le Bon et a combattu à Crécy, Calais, Breteuil et Poitiers. Devient commandeur de Chevru et de de Coulours[61]. |
| Humbert de Montferrand | c. 1355 - 1357 | Frère sergent. Sans doute gouverneur pour Henri de Saint-Trond pendant son absence, lors de laquelle il prend le titre de commandeur de Troyes et de Payns[62]. |
| Pierre de Ramburelles | 1359 - c. 1366 | Devient commandeur de Troyes le en remplacement d'Henri de Saint-Trond. Auparavant commandeur de Bonlieu et de Saint-Amand, qu'il continue d'administrer. Promu grand hospitalier ainsi que commandeur de Haute-Avesnes le [63]. |
| Jacques de Guien | 1363 | Sans doute gouverneur pour Pierre de Ramburelles pendant son absence, lors de laquelle il prend le titre de commandeur de Troyes et de Payns dans un acte du [63]. |
| Antheaume de Valluis | 1364 - 1366 | Sans doute gouverneur pour Pierre de Ramburelles pendant son absence, lors de laquelle il prend le titre de commandeur de Troyes et de Payns dans des actes des et . Devient commandeur de la commanderie d'Orient puis de celle de Rosnay[63]. |
| Jean Adorne | c. 1374 - 1378 | italien : Giovanni Adorno, issu de la famille Adorno de Gênes, qui a donné plusieurs doges à cette ville. S'installe comme marchands de bijoux à Paris dans le milieu du XIVe siècle. Nommé commandeur de Troyes alors qu'il a que peu d'ancienneté dans l'ordre, un âge avancé, une mauvaise santé et peu de ressources personnelles. Avant de partir en Morée, le prieur de France Gérard de Vienne fait état de la « grant ruyne » de la baillie de Troyes. Afin de la remettre sur pied, il fait permuter Jean Adorne, qui devient donc commandeur de Rosnay, et Antheaume de Valluis[64]. |
| Antheaume de Valluis | 1378 - 1388 | Le , il s'intitule « commandeur de la baillie de Troyes et de Paiens » auquel il ajoute le « de la maison de Trouan ». Il meurt en poste avant le [65]. |
| Lambert d'Esthinchoult | 1388 - 1401 | Le , « frere Lambert d'Estignehost, commandeur de Troies » assiste à l'assemblée du prieuré de France. Le , il est dit commandeur de Troyes et du Saulce-sur-Yonne lorsqu'il échange avec Thibaut Prevost, commandeur de Sacy, leurs baillies du Saulce et de Sacy[66]. |
| Hue de Sarcus | 1401 - 1404 | Issu d'une famille noble picarde, partisane des ducs de Bourgogne. Résigne en 1404 pour la commanderie d'Oisemont[67]. |
| Ferry de la Ferté | 1404 - 1405 | Commandeur d'Orient, gouverneur de Troyes entre le départ d'Hue de Sarcus et l'arrivée d'Henri Rampart[68]. |
| Henri Rampart | 1405 - 1411 | Probablement originaire du Brabant Intitulé en « frere Henry Rampart, de la sainte maison de l'Ospital aint Jehan de Jherusalem, humble commandeur de la baillie de Troyes et de Payens et des appartenances d'icelle »[69]. |
| Adam de Saint-Jean | 1411 - c. 1440 | Auparavant commandeur de Reims, il est permuter avec Henri Rampart, la gestion de ce dernier ayant été jugée calamiteuse[70]. |
| Jean Morel (ou Moreau) | 1440 - 1447 | D'abord prêtre du diocèse de Thérouanne, il est un haut dignitaire de l'ordre et prieur de l'église conventuelle Saint-Jean de Rhodes. Commandeur de plusieurs commanderies du prieuré de France, dont Reims, Boncourt... Envoyé en ambassade à Constantinople en 1442. Résigne en 1447 quand il est promu archevêque de Nicosie puis archevêque de Rhodes[71]. |
| Denis Ymbert | 1443 | Gouverneur pour Jean Morel pendant son absence[72]. |
| Guillaume Wasselin | 1447 - 1461 | Probablement originaire d'une famille de notable de Saint-Omer. Effectue plusieurs fois le voyage à Rhodes, où il décède probablement en 1461[73]. |
| Jean Serpe | 1461 - 1484 | Dans un acte de , il s'intitule « frere Jaques Sarpe, commandeur de Troyes, gouverneur et administrateur des commanderies de Orient, Bon Lieu et Ronay »[74]. |
| Pierre de Dinteville | 1484 - 1496 | Issu d'une branche cadette de la famille de Dinteville, en Champagne. Il part pour Rhodes où il s'illustre. Il y est châtelain de l'île en 1489 puis procureur de la langue de France et enfin trésorier général. Également commandeur de Fieffes et de Bourgoult. Laisse un fils bâtard, né à Rhodes, de son union avec Catherine Spinola, légitimé en [75]. |
| Philippe de Villiers de L'Isle-Adam | 1496 - 1521 | Petit fils du maréchal de France Jean de Villiers de L'Isle-Adam. Commandeur de Launay en 1495 et de La Croix-en-Brie en 1502. Sénéchal de l'ordre en 1510, bailli de Morée en 1511, grand prieur de France en 1519, il élu grand maître de l'ordre le jusqu'à sa mort en 1534[76]. |
| Pierre de Cluys | 1523 | |
| Jacques de Bourbon | 1536 | |
| Philippe Carleau | 1537 | |
| Claude d'Anciennville | 1539 | |
| François de Lorraine | 1548 | |
| Pierre de la Fontaine | 1563 | |
| Henri d'Angoulême | 1572 | |
| Gédéon de Blondel-Bellebrune | 1586 | |
| Juvénal de Lannoy | 1592 | |
| Noël Brûlart de Sillery | 1601 | |
| Charles de Clinchamp | 1641 | |
| Jacques de la Mothe-Houdancourt | 1647 | |
| Claude de Louviers | 1697 | |
| Nicolas Bazan de Flamanville | 1722 | |
| Jean-François de Calonne d'Avesne | 1747 | |
| Louis-Charles Pèlerin de Gauville | 1764 | |
| Jacques-Laure Le Tonnelier de Breteuil | 1766 | |
| Pierre André de Suffren | 1787 | |
| Pierre de Mauléon de Javaillan | 1789 |
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Théophile Boutiot, « Les Templiers et leurs établissements en Champagne méridionale », Annuaire administratif, statistique et commercial du département de l'Aube, Troyes, imprimeur Dufour-Bouquot, vol. 41, , p. 27-56 (lire en ligne sur Gallica).
- Eugène Mannier, Ordre de Malte : Les commanderies du Grand-Prieuré de France, Paris, Auguste Aubry, libraire, (lire en ligne).
- Auguste Pétel, « Les Templiers à Sancey, aujourd'hui Saint-Julien (Aube) », Revue de Champagne et de Brie, Arcis-sur-Aube, Imprimeur-éditeur Léon Frémont, vol. 26, , p. 5-89 (lire en ligne sur Gallica).
- Auguste Pétel, Les Hospitaliers, seigneurs de Sancey, aujourd'hui Saint-Julien (Aube), Troyes, Imprimerie Paul Bages, , 189 p. (disponible sur Internet Archive).
- Auguste Pétel, « La maison de Villers-lès-Verrières », Mémoires de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube, Troyes, Imprimeur Paul Nouel, t. 69, , p. 373-478 (lire en ligne sur Gallica).
- Auguste Pétel, « La maison de Serre-lès-Monceaux », Mémoires de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube, Troyes, Imprimeur Paul Nouel, t. 70, , p. 253-332 (lire en ligne sur Gallica).
- Auguste Pétel, « La Justice et les Terres de Menois », Mémoire de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube, Troyes, Éditeur P. Nouel, , p. 207-242 (lire en ligne sur Gallica).
- Alphonse Roserot, Dictionnaire historique de la Champagne méridionale (Aube) des origines à 1790, Langres, Imprimerie Champenoise, .
- Valérie Alanièce et François Gilet, « Le concile de Troyes, 1128 ou la naissance de l'ordre du Temple », Mémoire de Champagne, no 1, , p. 11-45.
- Jean-Claude Czmara, Templiers et Hospitaliers dans l'Aube, (ISBN 978-2-9541707-0-1).
- Jean-Marc Roger, « Les commandeurs de Troyes au XIVe siècle », Mémoires de la Société académique du département de l'Aube, no 134, , p. 145-184.
- Jean-Marc Roger, « Les biens de l'Hôpital au bailliage de Troyes en 1333 : la prisée de 1333, la déclaration de Coulours de 1338 », Mémoires de la Société académique du département de l'Aube, no 135, , p. 243-298.
- Jean-Marc Roger, « La commanderie et les commandeurs de Troyes au XVe et au début du XVIe siècle (1e partie) », Mémoires de la Société académique du département de l'Aube, no 140, , p. 381-418.
- Jean-Marc Roger, « La commanderie et les commandeurs de Troyes au XVe siècle et au début du XVIe (2e partie) », Mémoires de la Société académique du département de l'Aube, no 141, , p. 223-251.
- François Gilet, « Templiers et hospitaliers à Sancey (Saint Julien les Villas) », La Vie en Champagne, no 85, , p. 2-9.
- Thierry P. F. Leroy, Troyes et les Templiers, (ISBN 9782956881803, présentation en ligne).
Liens externes
modifier- « Inventaires des archives et de la bibliothèque pour la commanderie de Troyes », sur Archives Départementales de l'Aube.
- « Les Templiers », sur Troyes la Champagne Tourisme.
- « Ancien Hôtel du Commandeur », sur Aube en Champagne.
- « Cartulaire de la commanderie de Troyes », sur Templiers.net.
Articles connexes
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Ce chemin est sans aucun doute le chemin menant de Troyes à la Chapelle-Saint-Luc et qui est maintenant la route départementale n° 20 et la « rue de Preize » dans sa partie agglomérée tandis la rivière est la « Noue Robert », une dérivation de la Seine[5].
- ↑ L'acte de relatif à la gestion de la tour de Lucques précise que les marchands italiens avaient dû payer comptant « la somme de 400 livres tournois auxdits bailleurs pour faire les réparations et réédifications de ladite maison qui avait été brûlée »[20].
- ↑ Ce moulin, appelé « moulin de Sancey », était propriété du comte Henri Ier de Champagne. En 1157, il donne au chapitre de Saint-Étienne de Troyes, à l'occasion de sa fondation, la pêche et le cours de la Seine, telle qu'il l'avait, depuis Sancey jusqu'aux moulins de Saint-Quentin. Avant 1175, il accorde à la léproserie des Deux-Eaux le droit de moudre gratuitement à son moulin de Sancey lorsque, faute d'eau, elle ne pourrait pas moudre à son propre moulin[28],[29].
- ↑ L'orthographe Serre est ancienne. La substitution du « S » initial par un « C » ainsi que l'addition d'un « s » final stabilisent l'orthographe actuelle de Cerres dans le courant du XIXe siècle[49],[50].
- ↑ Dès , la baillie de Payns possède un commandeur particulier avec André de Joigny (ancien français : frere Andris de Joigni, commanderres de la baillie de Peiens)[56].
Références
modifier- ↑ Archives de l'Aube
- ↑ Théophile Boutiot 1866, p. 32.
- ↑ « Carte IGN 2024 SB » sur Géoportail.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 52.
- 1 2 Thierry P. F. Leroy 2019, p. 55.
- 1 2 Eugène Mannier 1872, p. 302-303.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 54-55.
- ↑ André d'Albon, Cartulaire général de l'Ordre du Temple, 1119?-1150, Paris, Honoré Champion, (disponible sur Internet Archive), p. 16.
- 1 2 3 Eugène Mannier 1872, p. 303.
- ↑ André d'Albon 1913, p. 22.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 72.
- 1 2 Thierry P. F. Leroy 2019, p. 74.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 63.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 63-64.
- 1 2 Auguste Pétel 1906, p. 255.
- 1 2 Auguste Pétel 1901, p. 5.
- 1 2 Auguste Pétel 1905, p. 374.
- 1 2 Auguste Pétel 1907, p. 207-209.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 71-89.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 77.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 76-78.
- ↑ Alfred Morin, « Vieilles maisons, vieilles enseignes troyennes, la tour de Lucques », Mélanges d'archéologie et d'histoire médiévales dans l'Aube, no 2, , p. 57-58.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 85.
- ↑ Jean Charles Courtalon-Delaistre, Topographie historique de la ville et du diocèse de Troyes, II, 206
- ↑ Guide Michelin
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 60.
- ↑ Thierry P. F. Leroy 2019, p. 61.
- ↑ Alphonse Roserot 1948, p. 1366.
- ↑ « Le moulin de Sancey (Saint-Julien) », sur Aquae-Aube.
- ↑ Eugène Mannier 1872, p. 305-306.
- 1 2 Auguste Pétel 1901, p. 6-7.
- ↑ Auguste Pétel 1901, p. 6.
- ↑ Auguste Pétel 1901, p. 8.
- 1 2 François Gilet 2016, p. 4.
- ↑ Auguste Pétel 1901, p. 12-13.
- ↑ Auguste Pétel 1901, p. 13-14.
- ↑ François Gilet 2016, p. 4-5.
- ↑ Eugène Mannier 1872, p. 306-307.
- ↑ Auguste Pétel 1907, p. 211.
- ↑ Auguste Pétel 1907, p. 211-212.
- 1 2 Auguste Pétel 1907, p. 212-213.
- ↑ Alphonse Roserot 1948, p. 1469.
- ↑ Auguste Pétel 1905, p. 375.
- ↑ Alphonse Roserot 1948, p. 1469-1470.
- ↑ Auguste Pétel 1905, p. 376.
- 1 2 3 Alphonse Roserot 1948, p. 1470.
- 1 2 Auguste Pétel 1905, p. 378.
- ↑ Eugène Mannier 1872, p. 307-308.
- ↑ Auguste Pétel 1906, p. 253.
- 1 2 Alphonse Roserot 1948, p. 278.
- ↑ Auguste Pétel 1906, p. 254.
- ↑ Alphonse Roserot 1948, p. 257-258.
- ↑ Alphonse Roserot 1948, p. 364.
- ↑ Auguste Pétel, « Les templiers à Sancey aujourd'hui Saint-Julien (Aube) », Revue de Champagne et de Brie, 2e série, t. 13, , lire en ligne sur Gallica
- ↑ Auguste Pétel, Les hospitaliers seigneurs de Sancey aujourd'hui Saint-Julien (Aube), Troyes, Paul Bage, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 Jean-Marc Roger 2010, p. 146.
- 1 2 3 Alphonse Roserot 1948, p. 1642.
- ↑ Jean-Marc Roger 2010, p. 147.
- ↑ Jean-Marc Roger 2010, p. 149, 153.
- 1 2 Jean-Marc Roger 2010, p. 153.
- ↑ Jean-Marc Roger 2010, p. 154.
- ↑ Jean-Marc Roger 2010, p. 155.
- 1 2 3 Jean-Marc Roger 2010, p. 156.
- ↑ Jean-Marc Roger 2010, p. 156-158.
- ↑ Jean-Marc Roger 2010, p. 158-159.
- ↑ Jean-Marc Roger 2010, p. 159.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 382-383.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 386.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 385-386.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 387-388.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 388-395.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 395.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 396-399.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 400-402.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 403-407.
- ↑ Jean-Marc Roger 2016, p. 407-412.