Cormolain

commune française du département du Calvados

Cormolain est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 392 habitants.

Cormolain
Cormolain
L'église Saint-André.
Blason de Cormolain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Intercommunalité Communauté de communes Isigny-Omaha Intercom
Maire
Mandat
Cédric Poisson
2026-2032
Code postal 14240
Code commune 14182
Démographie
Gentilé Cormolinais
Population
municipale
392 hab. (2023 en évolution de −6,44 % par rapport à 2017)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 49″ nord, 0° 51′ 20″ ouest
Altitude Min. 68 m
Max. 180 m
Superficie 11,04 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Caen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trévières
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Cormolain
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Cormolain
Géolocalisation sur la carte : Calvados
Voir sur la carte topographique du Calvados
Cormolain
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Cormolain

Géographie

modifier

Les communes limitrophes sont La Bazoque, Montrabot, Planquery, Saint-Germain-d'Elle et Sallen.

Hydrographie

modifier

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Drome, le ruisseau du Vey[1], le ruisseau de la Mare Briard[2], le fossé 01 de la Haie Pagot[3], le fossé 01 du Pont Hébert[4], la Drôme[5] et un autre petit cours d'eau[6],[Carte 1].

La Drôme, d'une longueur de 58 km, prend sa source dans la commune de Souleuvre en Bocage et se jette dans l'Aure à Maisons, après avoir traversé 26 communes[7].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 906 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[8].

Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Caumont-sur-Aure à km à vol d'oiseau[14], est de 11,3 °C, l'amplitude thermique annuelle est de 12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 914,1 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

modifier

Typologie

modifier

Au , Cormolain est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18].

Elle est située hors unité urbaine[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[19]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,5 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,5 %), prairies (49,3 %), zones agricoles hétérogènes (0,7 %), forêts (0,5 %)[22].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

modifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Cormelanus en 1155 et Cormollein en 1198[23].

Il est issu du bas latin curtis (latin cohors), « domaine rural »[24], et d'un anthroponyme, roman (Molanus)[24] ou germanique (Modolenus)[23].

Histoire

modifier

Moyen Âge

modifier

Lors de la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre Édouard III, au cours de sa chevauchée sur le sol français, logea dans le village le [25],[26].

Temps modernes

modifier

En , le comté de Torigny est augmenté en faveur de Charles de Matignon puis de son fils, François (1607-1675), des « baronnies, chastellenies, terres et seigneuries de Moyon, la Roche-Tesson (La Colombe), Plessis-Grimoult, Ondefontaine, Ferrière du Val (Danvou-la-Ferrière), Giéville, Burret-Varroc, Burret-Suhard et Cormolain » et de plusieurs autres fiefs (baronnie de Guilberville…) par lettre patentes de [27].

Politique et administration

modifier

Administration municipale

modifier

Élections de 2026

modifier

Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Cormolain, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[28]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[29].

Une seule liste, menée par Cédric Poisson, maire sortant[30], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 58,25 %[31],[32]. Cédric Poisson est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[33],[Note 5].

Liste des maires

modifier
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995[34] mars 2014 Michel Lecot SE Agriculteur
mars 2014[35] juin 2017 Jean-François Poulet SE Enseignant retraité
juin 2017[36] en cours Cédric Poisson DVD Cadre territorial
Réélu en 2026[33]
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[37].

Jumelages

modifier

Population et société

modifier

Les habitants de la commune sont appelés les Cormolinais.

Démographie

modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2023, la commune comptait 392 habitants[Note 6], en évolution de −6,44 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Cormolain a compté jusqu'à 1 050 habitants en 1806.

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0109111 0501 0141 003982937981945
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
942952885866796807807752740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
678680667617666578600619610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
560544436451397356393394394
2015 2020 2023 - - - - - -
411397392------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

modifier

Culture locale et patrimoine

modifier

Lieux et monuments

modifier

Cormolain dans la fiction

modifier

Dans la série The Rook, est visible à plusieurs reprises, dans l'épisode 4 de la saison 1, une vieille affiche publicitaire d'un fromage Camembert fabriqué spécialement dans la Ferme Dupuis, rue aux Vaches, Le Paradis localisé à Cormolain.

Personnalités liées à la commune

modifier

Héraldique

modifier
Blason de Cormolain Blason
Parti : au 1er d'argent à un arbre coupé de sinople et fûté de tenné, au 2e d'azur à un flanchis (ou croix de saint André) de sable* ; le tout au chef d'or chargé de la représentation cartographique de la commune de sinople[45].
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sable sur azur).
Le flanchis est une croix de saint André, patron de la paroisse locale.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Notes et références

modifier
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  5. La liste officielle des maires du département du Calvados en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Cormolain » sur Géoportail (consulté le 10 avril 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

modifier
  1. Sandre, « le ruisseau du Vey ».
  2. Sandre, « le ruisseau de la Mare Briard ».
  3. Sandre, « le fossé 01 de la Haie Pagot ».
  4. Sandre, « le fossé 01 du Pont Hébert ».
  5. Sandre, « la Drôme ».
  6. « Fiche communale de Cormolain », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
  7. Sandre, « La Drôme »
  8. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  9. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  10. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  11. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  12. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  13. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  14. « Orthodromie entre Cormolain et Caumont-sur-Aure », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station Météo-France « Livry », sur la commune de Caumont-sur-Aure - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  16. « Station Météo-France « Livry », sur la commune de Caumont-sur-Aure - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  17. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  18. « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
  19. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Caen », sur insee.fr (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  23. 1 2 Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  24. 1 2 René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2, BNF 36174448), p. 100.
  25. André Plaisse, La grande chevauchée guerrière d'Édouard III en 1346, Cherbourg, Éditions Isoète, , 111 p. (ISBN 2-905385-58-8), p. 63.
  26. Roger Jouet, Histoire du Cotentin des origines à nos jours, Bayeux, Éditions OREP, , 285 p. (ISBN 978-2-8151-0513-2), p. 83.
  27. Nicolas Homshaw (préf. Albert II de Monaco), Jacques III de Matignon : Histoire d'une ascension nobiliaire, Condé-sur-Noireau, LGM éditions, , 292 p. (ISBN 979-10-95165-29-3), p. 27.
  28. « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
  29. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  30. « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
  31. « Résultats des élections municipales 2026 à Cormolain », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  32. « Publication des résultats au 1er tour - commune de Cormolain », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
  33. 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  34. « Le maire Michel Lecot présente sa liste », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  35. « Jean-François Poulet reprend le flambeau à la mairie », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  36. « Cormolain : Cédric Poisson élu nouveau maire », sur lamanchelibre.fr, La Manche libre (consulté le ).
  37. « Cormolain (14240) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  42. « Église », notice no PA00111244, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM14000251.
  44. Le patrimoine des communes du Calvados, vol. 1, Paris, Flohic Éditions, , 1715 p. (ISBN 2-84234-111-2), p. 555.
  45. « Blason de Cormolain », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).