Crossarchus platycephalus
Mangue à tête plate, Mangue du Cameroun
Répartition géographique
Crossarchus platycephalus, le Mangue à tête plate ou Mangue du Cameroun est une espèce de mammifères carnivores de la famille des Herpestidés. Cette mangouste de la sous-famille des Mungosinae[2] est endémique d'Afrique centrale et occidentale. Classée comme préoccupation mineure (LC) sur la liste rouge de l'UICN depuis 2008[3], elle peuple les forêts pluviales de basses terres et les zones de savane humide[3][2].
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Crossarchus platycephalus Goldman, 1984[4] ;
- Nom vulgaire recommandé en français : Mangue à tête plate[5] ;
- Autres noms vulgaires : Mangue du Cameroun[3].
Taxonomie
modifierLe taxon Crossarchus platycephalus a été décrit en 1984 par le zoologiste américain Corey A. Goldman[6]. L'espèce est monotypique selon ITIS ()[7].
Phylogénie
modifierPhylogénie des Herpestidés basée sur les travaux de Veron et al. (2004)[8], Barycka (2005)[9] et Patou et al. (2009)[10] :
| Mungosinae (Mangues) |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Description
modifier| Formule dentaire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mâchoire supérieure | |||||||
| 2 | 3 | 1 | 3 | 3 | 1 | 3 | 2 |
| 2 | 3 | 1 | 3 | 3 | 1 | 3 | 2 |
| mâchoire inférieure | |||||||
| Total : 36 | |||||||
| Dentition du Mangue à tête plate. | |||||||
Le Mangue à tête plate présente une longueur tête-corps de 30 à 36 cm, complétée par une longue queue de 16 à 21 cm[2]. Son corps est mince et allongé, revêtu d'un pelage brun foncé ou noir ainsi que d'une crinière sur le cou[2]. Il possède cinq doigts aux pattes antérieures et postérieures, les pattes avant étant dotées de griffes robustes[2]. Les mâles sont légèrement plus grands que les femelles : un mâle pèse en moyenne entre 1 et 1,5 kg, tandis qu'une femelle pèse entre 0,5 et 0,9 kg[11]. Les deux sexes possèdent une paire de glandes anales odoriférantes à l'arrière du corps[11].
Écologie et comportement
modifierDistribution et habitat
modifierL'espèce est indigène en Afrique centrale et de l'ouest, son aire de répartition s'étendant du sud du Bénin et du sud du Nigeria en passant par le Cameroun et la Guinée équatoriale jusqu'à la République centrafricaine et le nord-ouest de la République du Congo[3], et ce jusqu'à une altitude de 1 600 mètres[3]. Elle fréquente les forêts pluviales denses de basses terres ainsi que les paysages de savanes humides[2].
Comportement et écologie
modifierPrincipalement terrestre, le Mangue à tête plate recherche sa nourriture en fouillant les rochers et les termitières[11]. Il est capable de grimper aux arbres, montrant notamment un attrait particulier pour les fruits du palmier à huile (Elaeis guineensis), ses compétences arboricoles lui servant de refuge contre les prédateurs[11]. Apprivoisable et coopératif avec l’Homme[2], il est probablement diurne et vit en groupes sans structure fixe qui parcourent leur territoire[2]. Essentiellement carnivore, il chasse des invertébrés et de petits vertébrés sur le sol forestier ou dans des troncs d'arbres pourris[2].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Flat-headed kusimanse » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Gilchrist et al. 2009, p. 262-329.
- 1 2 3 4 5 UICN, consulté le .
- ↑ ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
- ↑ Jean Pierre Vande weghe, Akanda et Pongara: plages et mangroves, Wildlife Conservation Society, , 208 p. (ISBN 9782930403036[à vérifier : ISBN invalide])
- ↑ Goldman 1984, p. 1618-1630.
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- ↑ G. Veron, M. Colyn, A.E. Dunham, P. Taylor et P. Gaubert, « Molecular systematics and origin of sociality in mongooses (Herpestidae, Carnivora) », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 30, no 3, , p. 582-598 (PMID 15012940, DOI 10.1016/S1055-7903(03)00229-X, Bibcode 2004MolPE..30..582V)
- ↑ E. Barycka, « Evolution and systematics of the feliform Carnivora », Mammalian Biology, vol. 72, no 5, , p. 257-282 (DOI 10.1016/j.mambio.2006.10.011)
- ↑ M. Patou, P.A. Mclenachan, C.G. Morley, A. Couloux, A.P. Jennings et G. Veron, « Molecular phylogeny of the Herpestidae (Mammalia, Carnivora) with a special emphasis on the Asian Herpestes », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 53, no 1, , p. 69-80 (PMID 19520178, DOI 10.1016/j.ympev.2009.05.038, Bibcode 2009MolPE..53...69P, lire en ligne
) - 1 2 3 4 Goldmann 2013, p. 382-383.
Bibliographie
modifier- (en) J.S. Gilchrist, A.P. Jennings, G. Veron & P. Cavallini, Handbook of the Mammals of the World, t. 1: Carnivores, Barcelona, Lynx Edicions, , 262–329 p. (ISBN 978-84-96553-49-1)
- (en) C.A. Goldman, Mammals of Africa, t. V: Carnivores, Equids, Pangolins and Rhinocerosses, London, Bloomsbury Publishing, , 382–383 p. (ISBN 978-1-4081-8996-2)
- (en) C.A. Goldman, « Systematic revision of the African mongoose genus Crossarchus (Mammalia: Viverridae) », Canadian Journal of Zoology, t. 62, no 8, , p. 1618-1630
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Crossarchus platycephalus (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Crossarchus platycephalus Goldman, 1984 (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Crossarchus platycephalus Goldman, 1984 (consulté le )
- (en) Animal Diversity Web : Crossarchus platycephalus (consulté le )
- (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Crossarchus platycephalus Goldman, 1984 (consulté le )
- (en) NCBI : Crossarchus platycephalus (taxons inclus) (consulté le )
- (en) UICN : espèce Crossarchus platycephalus Goldman, 1984 (consulté le )