Culture islamique

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La culture islamique est l'expression utilisée par les historiens pour décrire toutes les pratiques culturelles des peuples islamisés dans le passé. On considère que la culture islamique fut à son apogée au moment du Moyen Âge en Occident[1],[2] : âge d'or de l'Islam.

L'épopée perse de Rostam et Esfandiyār est rédigée dans une enluminure. Ces types de récit sont transmis à l'Occident et contribuent au style de la chanson de geste.
La grande mosquée de Kairouan est l'une des œuvres architecturales majeures de la civilisation arabo-musulmane ; elle a servi de modèle à de nombreuses mosquées de l'Occident musulman. Entre le IXe et le XIe siècle, elle est un centre culturel et intellectuel important principalement axé sur l'étude des sciences religieuses et de la jurisprudence islamique, Kairouan, Tunisie.

L'expansion de l'islam se produit dès 622 à partir des Quraych de La Mecque, suggérant une équivalence entre islam et "arabité". Très tôt, le monde arabe a rencontré d'autres cultures, a évolué, s'est métissé avec les mondes persan, berbère, mongol, entre autres. Le terme arabo-musulman, pour désigner l'ensemble de la communauté musulmane (Oumma), est réducteur. Les valeurs islamiques sont partagées par la culture arabe, la culture persane, et tant d'autres. Les nombreux pays modernes qui se réclament de l'islam ont chacun leur propre culture (imprégnée d'islam), leur(s) propre(s) langue(s)...

Culture religieuse

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Sciences et techniques

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Économie

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Civilisation islamique en al-Andalus

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Littérature

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Comportement

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Le système juridique islamique (fiqh) définit cinq (ou six) catégories de décisions (الأحكام الخمسة, al-aḥkām al-khamsa) :

L'hanafisme serait plus précis pour catégoriser les actions humaines.

Calendrier

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Famille

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Habillement

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La notion de base serait l'awra : « Selon l'islam, les parties intimes (en arabe : عورة 'awrah, ستر, satr) du corps humain doivent être couvertes par des vêtements. La plupart des érudits musulmans modernes s'accordent à dire que l'awrah de l'homme désigne la zone située entre le nombril et les genoux, et celle de la femme, le corps entier à l'exception du visage et des mains. Exposer l'awrah est contraire à la loi islamique. »

L'awra musulmane renvoie aux notions de décence (haya (islam) (en) (humilité manifestant la "modestie"), intimité, pudeur, promiscuité, mixité, vie privée, et aux réalités de purdah (ségrégation physique empêchant une entrevue interpersonnelle, particulièrement des parties intimes.

À notre époque, dans divers pays, à diverses occasions, une police religieuse (muttawa) peut être amenée à contrôler la conformité de l'habillement islamique (en) : comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice (Arabie saoudite), ministère pour la promotion de la vertu et la répression du vice (Afghanistan), police de la moralité (Iran).

Selon les époques et les régions, l'habillement varie également selon l'ethnie, la classe sociale, la profession, l'âge : fellah (70 à 90 % de la population en Égypte avant 1800), artisan, boutiquier, marchand, militaire, étudiant, propriétaire terrien, dirigeant, mollah / ouléma (, ou esclave).

Vêtements masculins

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Les vêtements les plus courants sont :

Des vêtements masculins traditionnels du monde arabe sont

Parmi les accessoires :

Fatima al-Fihriya (vers 800-880), originaire de Kairouan (Tunisie), est réputée avoir fondé l'Université Al Quaraouiyine à Fès (Maroc), encore active, et imposé une tenue de remise des diplômes, qui serait à l'origine du thawb.

Vêtements féminins

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Des vêtements féminins traditionnels du monde arabe sont la gandoura, le djilbab (à capuche), le haïk.

Parmi les autres formes ou dénominations :

Parmi les coiffes :

Tenue formelle de pèlerinage

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L'ihram, comportement rituel lors du Hajj, confirme un état de sacralisation. La tenue d'ihram (en) forme l'« habit de pureté ». Pour l'homme, deux pans de tissu blanc non ourlé, de préférence en coton léger, standardisés, sans couture, sans bouton, sans élastique, le haut (ridāʾ) drapé sur le torse (du torse aux épaules), et le bas (izār), de la taille jusqu'aux chevilles, maintenu par une ceinture, le tout complété par des sandales (laissant chevilles et orteils visibles) : le corps ne porte ni sous-vêtement, ni chaussette, ni gant, ni couvre-chef. Pour la femme, totalement couverte (sauf le visage et les mains), des vêtements amples, non transparents, non moulants, n'attirant pas l’attention par leur couleur vive ou leurs ornements, avec hidjab (voile-foulard, bien ajusté), sans niqab (voile de visage) ni gant. Pour les deux, ni bijou ostentatoire ni parfum. Pour la durée du pèlerinage, plusieurs tenues d'irham peuvent être nécessaires, et entretemps des tenues respectant la décence islamique (vêtements amples, abayas sobres, épingles et accessoires pour fixer le voile, sandales conformes, tongs de rechange). Pour les petits enfants, une tenue pudique est recommandée, même si elle ne respecte pas toutes les règles signalées.

Tenue sportive

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Chaque discipline sportive définit ses propres règles de tenue sportive adaptée. Certaines peuvent être considérées comme non conformes à la jurisprudence islamique.

Tenue modeste

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Tendances traditionalistes

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La salat, prière rituelle, exige certaine souplesse physique pour la sujud (prosternation) : il peut alors être pratique mais déconseillé de retrousser ses vêtements (manches, jambes de pantalon).

Le salafisme revendique un retour aux pratiques en vigueur dans la communauté musulmane à l'époque du prophète Mahomet et de ses premiers disciples  connus comme les « pieux ancêtres » (al-Salaf al-Ṣāliḥ )  et la « rééducation morale » de la communauté musulmane. Il recommande une tenue musulmane, donc visible dans l'espace public contemporain, de retour à la simplicité du prophète :

  • pour les hommes : barbe, izar (pantalon lâche de pèlerinage) laissant les chevilles découvertes,
  • pour les femmes : djilbab, voile, masque couvrant le visage (si voile intégral interdit dans tel pays), gants recommandés.

Architecture

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Musique

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La musique islamique, musique religieuse dévotionnelle, en arabe, concerne principalement les chants musulmans, et d'abord la cantillation coranique, le tajwid, et le tartil.

Elle s'épanouit avec la musique soufie dans le chant qawwalî (en persan ou en ourdou), le nachid, le samā‘, et divers rituels des confréries musulmanes mystiques soufies, dont le gnaoua, le lila, l'ouzia, le stambeli, dans le monde arabe et dans d'autres parts du monde musulman (Inde, Pakistan, sûfyâna kâlam).

Les chants nachid (en arabe : نشيد, au pluriel أناشيد, anachîd, appelés « ilahi » en Turquie, « nasyid » en Malaisie et en Indonésie, « ilahija » en Bosnie-Herzégovine, « naat » au Pakistan et en Inde, « kasuda » aux Comores, sont d'origine pieuse, mais servent lors de tout autre évènement supposé célébrer la divinité. Les pièces sont polyphoniques sans accompagnement.

Archéologie

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Vocabulaire de pouvoir en pays musulman

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  • Bey (turc بيه, [bey], chef de clan)
  • Agha (turc : [ağa], persan et arabe : آغا, chef / maître / seigneur local)
  • Nabâb (persan : [novāb], نواب, seigneur / chevalier)
  • Kadi (arabe : قاضي, [qāḍī], juge)
  • Cheikh (arabe : شيخ [šayḫ] pl. [šuyūḫ], maître / sage)
  • Khân (turc : [han]; arabe : [ḫān], خان, khan, chef d'un territoire)
  • Émir (arabe : [umarāʾ], أمراء, pluriel de [amīr], أمير, commandant)
  • Dey (turc : داي [dey], oncle / commandant militaire / protecteur)
  • Pacha (arabe : پاشا, [pašah], seigneur / commandant des armées)
  • Vizir (arabe : وزیر, [wasîr], conseiller / ministre)
  • Khédive (persan خدیو, [xidīw], [xadīw], seigneur / vice-sultan)
  • Malik, (arabe : [mulk], ملك, roi)
  • Sultan (arabe سلطان, [sulṭān], souverain)
  • Chah (perse شاه, [šāh], empereur - existe avec des variantes comme Chahinshah ou Padishah)
  • Calife (arabe خَلَفَ [ḫalafa], successeur - sous-entendu du Prophète - commandeur des croyants)

États-nations modernes

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Notes et références

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Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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