D'un matin de printemps
D'un matin de printemps est une œuvre pour violon (ou flûte) et piano ou trio avec piano ou orchestre de Lili Boulanger composée en 1917 et 1918.
| D'un matin de printemps LB 41 | |
| Musique | Lili Boulanger |
|---|---|
| Effectif | violon (ou flûte) et pianoou trio avec pianoou orchestre |
| Durée approximative | 4 min 40 s |
| Dates de composition | 1917-1918 |
| Publication | 1922 Durand |
| Création |
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| Interprètes |
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Histoire
modifierIl s'agit d'abord d'un duo pour violon et piano (plus tard pour flûte et piano), écrit au printemps 1917 à la faveur d'une amélioration de santé passagère de la compositrice consécutive à une intervention chirurgicale, orchestré par Lili Boulanger en [1].
L'œuvre existe également dans une version pour trio avec piano (violon, violoncelle et piano)[2].
Création
modifierLa version pour trio est créée à Paris le , salle de la Société des concerts (salle de l'ancien Conservatoire), lors d'un concert de la Société nationale de musique, sous le titre de « Pièces en trio pour piano, violon et violoncelle ; a) D'un soir triste... b) D'un matin de printemps... », par Nadia Boulanger (piano), Maurice Hayot (violon) et André Hekking (violoncelle)[3].
La version pour violon et piano est créée le à la salle des Agriculteurs, par Corrie Psichari (violon) et Nadia Boulanger (piano), et reprise le à Paris, par Yvonne Astruc (violon) et Nadia Boulanger (piano)[3].
La version pour orchestre est donnée en première audition le à Paris, au théâtre national de l'Opéra, par l'Orchestre des Concerts Pasdeloup sous la direction de Rhené-Baton, sous le titre de Deux poèmes. La pièce est reprise le , salle du Conservatoire, lors d'une « Audition des envois de Rome des œuvres de Lili Boulanger », par l'orchestre de l'Opéra sous la direction d'Henri Busser[3].
La version pour flûte et piano est créée le , salle Pleyel, lors d'une « Audition d'œuvres de Lili Boulanger précédée d'une causerie de Camille Mauclair », par Philippe Gaubert (flûte) et Nadia Boulanger (piano)[3].
Édition
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La version pour violon (ou flûte) et piano est publiée par Durand en 1922 (cotage D.&F. 10095)[3].
La version pour orchestre, non gravée, est disponible à la location auprès des éditions Durand depuis 1993 sous forme de photocopies manuscrites[3].
La version pour trio est publiée par Durand en 2006 (cotage D.&F. 15698)[3].
La partition existe également dans une transcription pour deux pianos de Jean Françaix, éditée par Schirmer (1981, cotage 48211c), version donnée en première audition à Radio City de New York le , par Nadia Boulanger et Jean Françaix aux pianos[4].
Instrumentation
modifierL'instrumentation de la version orchestrale requiert[3] :
| Instrumentation de D'un matin de printemps |
| Bois |
|---|
| 2 flûtes, 1 piccolo, 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinettes, clarinette basse, 2 bassons, sarrusophone |
| Cuivres |
| 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, tuba |
| Percussions |
| petit tambour, cymbales, triangle |
| Claviers / cordes pincées |
| célesta, harpe |
| Cordes |
| premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses |
Analyse
modifierCette œuvre charme par son caractère frais et joyeux.
« D'un matin de printemps est dans l'ensemble un Scherzo à la verve primesautière, à l'orchestration aérée et transparente, mais on y voit surgir au milieu une gradation d'orchestre véhémente qui révèle la douleur sous-jacente à cette sérénité si précaire[1] »
On peut aussi lui trouver des accents plus debussystes que le reste de son œuvre.
« Construite sur un air de danse joyeux à trois temps, introduit par des flûtes au-dessus d'un ostinato de cordes légèrement articulé, c'est une expression radieuse, presque impressionniste de la joie de la nature[5] »
D'un matin de printemps est d'une durée moyenne d'exécution de quatre minutes quarante environ[4].
Discographie
modifier- Yehudi Menuhin (violon) et Clifford Curzon (piano), EMI (1967).
- Olivier Charlier (violon) et Émile Naoumoff (piano), Marco Polo (1993).
- Orchestre philharmonique du Luxembourg dirigé par Mark Stringer, Timpani (1998).
- Orchestre philharmonique de la BBC dirigé par Yan Pascal Tortelier, Chandos (1999).
Notes et références
modifier- 1 2 Halbreich 1998, p. 9.
- ↑ Laederich 2007, p. 390.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Laederich 2007, p. 391.
- 1 2 Laederich 2007, p. 392.
- ↑ Larner 1999, p. 17.
Bibliographie
modifier- Mireille Gaudin, « Lili Boulanger », dans Association Femmes et Musique, Compositrices françaises au XXe siècle, Sampzon, Delatour, (ISBN 2-7521-0043-4), p. 51-55.
- (fr + en) Harry Halbreich, « L'esprit souffle où il veut », p. 6-9, Timpani (1C1046), 1998 .
- (en + de + fr) Gerald Larner (en) (trad. Francis Marchal), « Boulanger : Faust et Hélène etc. », p. 16-18, Chandos Records (CHAN 9745), 1999 .
- Alexandra Laederich, « Catalogues de l'œuvre de Nadia Boulanger et de l'œuvre de Lili Boulanger », dans Alexandra Laederich (dir.), Nadia Boulanger et Lili Boulanger : témoignages et études, Symétrie, coll. « Perpetuum mobile », , 533 p. (ISBN 978-2-914373-29-6), p. 309-402.