Danièle Delorme

actrice et productrice française

Danièle Delorme est une actrice et productrice de cinéma française, née le à Levallois-Perret et morte le à Paris 6e.

Danièle Delorme
Description de cette image, également commentée ci-après
Danièle Delorme en 1953 (cliché Studio Harcourt).
Nom de naissance Gabrielle Danièle Marguerite Andrée Girard
Naissance
Levallois-Perret
Nationalité française
Décès (à 89 ans)
Paris 6e
Profession actrice et productrice de cinéma
Films notables Gigi
Miquette et sa mère
Voici le temps des assassins

Biographie

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Jeunesse et études

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De son vrai nom Gabrielle Danièle Marguerite Andrée Girard, elle naît le 9 octobre 1926 à Levallois-Perret d'André Marcel Georges Girard, peintre et affichiste, et Andrée Marie-Louise Eugénie Jouan. Elle étudie le piano pour devenir concertiste mais la guerre interrompt sa formation.

Pendant l'Occupation, alors que son père est parti à Londres, puis à New York[1], sa mère est déportée à Ravensbrück dont elle sera libérée en . Engagée dans la Résistance, la jeune Gabrielle se réfugie à Moncrabeau où elle devient commis-épicière[1], puis à Cannes, où elle suit les cours de théâtre de Jean Wall.

Carrière

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Elle débute sous le nom de Danièle Girard à 16 ans dans la compagnie théâtrale de Claude Dauphin[réf. nécessaire]. Marc Allégret l'engage dans trois films successifs : Félicie Nanteuil et La Belle Aventure, tournés en 1942, puis Les Petites du quai aux fleurs en 1944[1],[2],[3]. C'est Bernard Blier qui lui trouve le pseudonyme de Danièle Delorme[1].

Après-guerre, elle se perfectionne avec Tania Balachova et René Simon et joue notamment sous la direction de Raymond Rouleau (Virage dangereux, Bonne chance, Denis et Le Sourire de la Joconde entre 1944 et 1949) et Jacques Deval (Mademoiselle en 1948). Son interprétation de Gigi dans le film homonyme de Jacqueline Audry d'après Colette en 1949 la révèle au grand public[1] et, sur cette lancée, elle tourne de nombreux films sous la direction de réalisateurs tels que Christian-Jaque, Henri-Georges Clouzot, André Cayatte, Jean-Paul Le Chanois et Sacha Guitry. Sa grâce, sa pudeur et son engagement dans des rôles d'héroïne fragile, souvent marquée par le destin, font impression[réf. nécessaire].

Dans les années 1950 et 1960, elle joue parallèlement au théâtre les grands auteurs tels qu'Henrik Ibsen, Paul Claudel, Paul Valéry et Luigi Pirandello. Elle crée notamment le rôle-titre de Colombe de Jean Anouilh en 1951.

Après un rôle à contre-emploi de femme machiavélique dans Voici le temps des assassins de Julien Duvivier en 1956, elle prend au début des années 1960 quelque distance avec son métier d'actrice pour se lancer dans la production en fondant avec Yves Robert (son second mari) La Guéville, qui produit notamment La Guerre des boutons et Alexandre le Bienheureux mais aussi des films d'Alain Cavalier et de Jacques Doillon.

Tout en continuant à se produire sur scène dans les années 1970 – elle crée notamment les deux pièces de Victor Haïm La Visite et L'Abîme aux côtés de Robert Hirsch en 1975 théâtre de la Gaîté-Montparnasse – elle fait quelques apparitions dans les films d'Yves Robert puis incarne en 1980, pour la télévision, Colette dans La Naissance du jour de Jacques Demy.

En 1981, elle devient co-directrice, avec Marie Dabadie, de la société de production Témoins. Elle produit notamment le seul documentaire consacré à l'écrivain Jean Genet (par Antoine Bourseiller), trois sur le poète Philippe Soupault (par Bertrand Tavernier) ainsi qu'un autre sur les coulisses de la libération de Nelson Mandela[4].

De 1994 à 1999, elle incarne la proviseure Valentine Rougon dans la série télévisée Madame le Proviseur. Elle fait sa dernière apparition à l'écran en 2001 dans La Vie sans secret de Walter Nions, court métrage de son petit-fils Hugo Gélin.

Engagements professionnels

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Danièle Delorme est présidente de la commission d'avance sur recettes du Centre national de la cinématographie (CNC) de 1980 à 1981.

Elle est présidente du jury de la Caméra d'or au Festival de Cannes 1988. La même année, elle fait partie de la commission des sages qui propose la création du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en remplacement de la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL).

En 1984, elle est nommée par le président de la République François Mitterrand membre du Conseil économique, social et environnemental où elle siège jusqu'en 1994. Elle y produit, en 1985, un rapport sur la création française dans les programmes audiovisuels, et un autre, en 1991 sur l'éveil artistique des jeunes en France et en Europe.

Tombe de Danièle Delorme et d'Yves Robert au cimetière du Montparnasse (9e division).

Danièle Delorme meurt le à Paris[5] à l'âge de 89 ans, « des suites d'une longue maladie ». Ses obsèques ont eu lieu le en l'église de Saint-Germain-des-Prés à Paris VIe, en présence de nombreuses personnalités du cinéma, du théâtre et de la télévision.

Elle est inhumée auprès d'Yves Robert, au cimetière du Montparnasse (9e division).

Son autobiographie Demain, tout commence, publiée en 2008, est à l'origine du titre du film homonyme réalisé par son petit-fils Hugo Gélin en 2016[6].

Vie privée et engagements personnels

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Danièle Delorme épouse le à la mairie du 17e arrondissement de Paris l'acteur Daniel Gélin[7], avec lequel elle a un fils Xavier (1946-1999) qui deviendra également acteur et producteur. Elle divorce le puis se remarie le avec l'acteur et réalisateur Yves Robert, avec lequel elle s'installe au moulin de la Guéville à Saint-Hilarion dans les Yvelines[8].

En 1960, elle signe le Manifeste des 121, déclaration sur le « droit à l'insoumission » dans le contexte de la guerre d'Algérie.

Elle crée et dirige la galerie d'art An.Girard, rue Campagne-Première dans le 14e arrondissement de Paris; en hommage à son père[9].

Elle est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

Théâtre

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Filmographie

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Cinéma

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Télévision

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Téléfilms

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Séries télévisées

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En tant que productrice

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Écrits

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Distinction

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Danièle Delorme, la plus demandée des jeunes actrices françaises », Combat,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  2. ↑ « Moncrabeau. Styliste de renommée mondiale », La Dépêche du Midi, (consulté le ).
  3. ↑ Thomas Rabino, « Disparition de Danièle Delorme, une grande dame du cinéma français », Marianne, (consulté le ).
  4. ↑ Mohammed Aïssaoui, « Marie Dabadie, dans l'ombre du Goncourt », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », mercredi 11 septembre 2013, p. 38.
  5. ↑ « Gabrielle Danièle Marguerite Andrée Girard », sur matchID (consulté le ).
  6. ↑ « Demain tout commence : Hugo Gélin mardi au CGR », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ « Acte no 1151 (vue 18/31) », registre des mariages de l'année 1946 pour le 17e arrondissement, sur Paris-Archives (avec mention marginale du divorce).
  8. ↑ Claude Askolovitch, « Le crépuscule des hommes », Vanity Fair no 49, août 2017, pages 90-97.
  9. ↑ Site officiel de la galerie.
  10. ↑ Tourné en 1942, il s'agit de son premier rôle au cinéma bien que le film ne soit sorti que trois ans plus tard.
  11. ↑ « Nominations du Ministère de la Culture », Ministère de la Culture (France), (consulté le ).

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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