Excalibur

épée magique légendaire du roi Arthur

Excalibur est l'épée magique légendaire du roi Arthur, le roi des Bretons dans les textes de la légende arthurienne de la matière de Bretagne rédigés à l'époque du Moyen Âge.

Excalibur
Image illustrative de l'article Excalibur
L'Épée Excalibur, illustration d'Howard Pyle (1902).
Présentation
Type Épée
Autre(s) nom(s) « Caledfwlch » (en gallois)
« Excalibor »
« Escalibor »
« Excaliber »
« Calibourne »
Pays d'origine Royaume de l'île de Bretagne
Caractéristiques

Certaines versions (notamment les plus anciennes) de la légende considèrent qu'Excalibur et l'Épée du Rocher (preuve du lignage d'Arthur) ne sont qu'une seule et même arme, quand d'autres les présente comme deux épées distinctes[1].

Excalibur a la réputation d'être incassable et de trancher toute matière. Son fourreau protège son porteur de toute blessure. Le roi Arthur, détenant les deux artéfacts, était donc invincible sur les champs de bataille.

Étymologie et historique

modifier

La première mention de l'épée d'Arthur sous le nom d'« Excalibur » est due à Chrétien de Troyes[réf. nécessaire].

L'étymologie de ce nom ancien, connu sous plusieurs variantes (Excalibor, Escalibor, Excaliber, Calibourne, Caledfwlch en gallois, Kaledvoulc'h en breton, Calesvol en moyen cornique[2]) n'est pas déterminée avec certitude. D'autant que « Excalibur » n'est pas le seul nom connu pour cette épée : par exemple, dans le conte Le Chevalier au papegau, elle s'appelle Chastiefol. Le mot « Excalibur » semble une altération savante d’éléments linguistiques issus du brittonique[réf. nécessaire].

Arthur retirant l'épée Excalibur du rocher. Illustration de A. S. Forrest (1906).

L'épée d'Arthur s'appelle Caledfwlch en gallois (prononcé kalètvoulr), à rapprocher du breton Kaledvoulc'h ou Kaled foulch (« Dure Entaille »)[2],[3]. Ces mots sont composés de caled, kalet qui signifie « dur » et de bwlch, boulc'h, qui signifie « entaille ». Ce terme se rapproche phonétiquement de l'irlandais Caladbolg / Galatbrog (« dure-foudre »), qui selon la légende fut le nom de l'épée de Nuada, roi des dieux de l'Irlande, les Tuatha Dé Danann. Pour Bromwich et Evans, spécialistes de la littérature médiévale galloise, ces deux variantes du nom ont une origine commune, bien qu'ils jugent improbable un emprunt de Caledfwlch à Caladbolg. Ces deux variantes « pourraient, de la même manière, être apparus très tôt comme des désignations génériques pour une épée. »[4],[5].

Dans Beunans Ke (en), une pièce de théâtre en cornique médiéval datant de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle, l'épée d'Arthur est nommée Calesvol. Étymologiquement, ce nom est un cognat exact dans cette langue du gallois Caledfwlch. Il n'est pas établi si ce nom a été emprunté au gallois (auquel cas il s'agirait nécessairement d'un emprunt ancien, pour des raisons phonologiques). Ou bien il représenterait une appellation traditionnelle pan-brittonique ancienne pour l'épée d'Arthur[6].

L'un des plus anciens documents[réf. nécessaire] donnant Caledvwlch (ou Kaledvwlch) comme nom à l'épée d'Arthur est le texte gallois du XIe siècle Culhwch ac Olwen (Culhwch et Olwen), qui la présente comme une des plus précieuses possessions du roi breton, comme il le dit ici : « Puisque tu ne veux pas séjourner ici, [...] tu auras le présent qu’indiqueront ta tête et ta langue, [...] à l’exception de mon navire et de mon manteau, de Kaledvwlch, mon épée, de Rongomyant, ma lance ; de Gwyneb Gwrthucher, mon bouclier ; de Karnwenhan, mon couteau, et de Gwenhwyvar, ma femme ». Joseph Loth, qui a traduit le conte en 1913 dresse ce parallèle : « Caledvwlch, de calet « dur, » et de bwlch « entaille, brèche » : dur à entailler ? » ou « qui entaille durement. » Une épée célèbre dans l’épopée irlandaise, l’épée de Leité, qui lui venait d’une demeure de fées, porte un nom analogue, Calad-holg, qu’O’Curry traduit par « hard-bulging » (O’Curry, On the manners II, p. 320) »[7].

Au XIIe siècle, Geoffroy de Monmouth est le premier auteur à nommer cette épée dans une autre langue que le gallois. Dans son Historia regum Britanniae, il latinise le nom en Caliburnus, altération du celtique peut-être d'après le mot chalybs, terme latin signifiant « acier » et issu du grec χάλυψ (chályps)[8],[9],[10]. La plupart des spécialistes des études celtiques considèrent que le terme de Geoffroy dérive d'un texte perdu en vieux gallois, dans lequel le mot bwlch (vieux gallois bulc[h]) n'avait pas encore subi la lénition le transformant en fwlch (moyen gallois vwlch ou uwlch)[2],[11],[12]. Il l'introduit ainsi : « il ceignit son excellente épée, nommée Caliburn, forgée en l'île d'Avalon »[13]. En se battant contre les ennemis saxons, Arthur se jette sur ses ennmis et abat avec quatre cent soixante-dix hommes. Tout comme les armes des hommes de Lucius Tiberius ne sont d'aucune protection face à l'épée[14].

Le mot est repris par les poètes français peu après, et la forme évolue en Escalibor puis Excalibur. L'altération de l'initiale en Ex- est faite d'après le latin Ex cal[ce] liber[atus] (« libéré du caillou »)[15].

Geoffroy Gaimar, dans sa chronique en ancien français Estoire des Engleis (1134–1140), mentionne Arthur et son épée : « ce Constantin était le neveu d'Arthur, qui possédait l'épée Caliburc » (« Cil Costentin, li niès Artur, Ki out l'espée Caliburc »)[16],[17].

Dans le Roman de Brut de Wace (vers 1150–1155), rédigé en ancien français, l'épée est nommée Caliburn (Chaliburne, Caliburne, Calibuerne)[18],[19], Calabrum, Callibourc, Calabrun, Chalabrun et Escalibor[20] (avec d'autres variantes orthographiques telles que Chalabrum, Calibore, Callibor, Caliborne, Calliborc, Escallibore, relevées dans divers manuscrits continentaux)[20],[21]. Antoine Le Roux de Lincy s'est appuyé sur des manuscrits continentaux, mais il existait également des copies insulaires (anglo-normandes)[22]. Diverses autres graphies apparaissent dans la littérature arthurienne médiévale ultérieure, notamment Calibourch, Calibourn, Calibourne, Caliburc, Escaliber, Escalibur, Excalibor et, enfin, la forme bien connue Excalibur[20],[23].

Cette invention est destinée à donner à la dynastie des Plantagenêts, rois d'Angleterre d’origine continentale, une légitimité prestigieuse en Grande-Bretagne, opposant à Charlemagne, l’ancêtre des rois de France, un mythique roi Arthur : le roi Henri II fait chercher le tombeau d'Arthur à Glastonbury et des moines assurent l'avoir trouvé. Ils prétendent aussi avoir trouvé Excalibur, l'épée du roi Arthur[réf. nécessaire].

Selon Roger de Hoveden, le roi d'Angleterre Henri Beauclerc l'aurait donnée au comte d'Anjou Geoffroy Plantagenêt en l'adoubant en 1127. Elle serait passée aux descendants de celui-ci, Henri II Plantagenêt, puis Richard Cœur de Lion. Sur la route de la croisade, Richard séjourna en Sicile pendant l'hiver 1190 / 1191 et y conclut une alliance avec le roi Tancrède, scellée par les fiançailles à venir de celui qu'il désigna pour son héritier, le jeune duc Arthur de Bretagne, avec l'une des filles de Tancrède. Et Richard lui céda aussi l'épée Calibourne pour l'octroi d'une vingtaine de navires qui lui étaient nécessaires pour la croisade. À la mort de Tancrède, l'empereur Henri VI s'en empara[réf. nécessaire].

Arthur, alors simple écuyer d’un chevalier, retire sans le savoir l'épée (qui dans certaines versions n’est pas Excalibur) du rocher dans lequel elle est enfichée. Après avoir prouvé que son maître n’était pas à l’origine de cet enlèvement dont il se vantait en replantant l’épée et en recommençant devant tous les prétendants au trône, il devient roi de Bretagne.

L’épée du rocher fut donc la première arme d’Arthur mais elle fut brisée lors d’un combat. C’est pourquoi la Dame du Lac – une fée dont Merlin était profondément amoureux – demanda aux elfes de fabriquer une nouvelle épée pour Arthur. Excalibur fut forgée dans un métal enchanté si dur que rien ne pouvait le rompre. Elle avait le pouvoir d’assurer la victoire à son porteur même si celui-ci semblait moins fort que ses adversaires et son fourreau avait celui de protéger son détenteur. Détenant les deux, Arthur était invincible.

Au fil des réécritures, ces deux épées au départ distinctes présentent qu'Excalibur et l'épée symbole de l’autorité suprême royale ne font qu'une[1].

L'épée dans le rocher

modifier
Représentation d'Excalibur fichée dans son rocher. Musée du cinéma de Londres (en).

C'est Robert de Boron qui raconte le premier cet épisode, à la fin du XIIe siècle dans Merlin. Le trône du royaume de Bretagne était vacant et convoité par de nombreux nobles qui se battaient fréquemment pour se l'approprier. Devant cette discorde, le magicien Merlin convoque les barons du royaume à Logres pour la veille de Noël. Dans la nuit, apparaît mystérieusement un bloc de pierre carré supportant une enclume dans laquelle est plantée une épée. Sur la lame est écrit que celui qui parviendrait à l'en retirer deviendrait le roi de toute la Bretagne. Personne n'y parvint, sauf le jeune Arthur.

La scène est reprise dans des versions ultérieures, qui ne nomment pas forcément cette épée dans le rocher, voire qui la présentent comme différente d'Excalibur (voir plus bas) et ne situent pas l'épreuve au même endroit. Elle l'est soit explicitement à Londres (le Londinium historique), soit plus généralement au pays de Logres (qui peut désigner une ville tout en étant associé à Londres)[24]. Elle pourrait avoir été inspirée par un miracle attribué à Wulfstan de Worcester, évêque du XIe siècle[25].

L'identification de cette épée à Excalibur est explicitement établie dans le Merlin en prose, qui fait partie du cycle arthurien en français du XIIIe siècle connu sous le nom de cycle de Lancelot-Graal ou Vulgate[26]. Finalement, dans le dernier volet du cycle, La Mort du roi Arthur (ou Mort Artu), alors qu'Arthur est à l'agonie, il ordonne de manière énigmatique au chevalier Girflet — l'un des rares survivants d'une guerre — de jeter Excalibur dans un lac voisin. Après deux tentatives infructueuses pour tromper Arthur (car Girflet estimait qu'une épée aussi prestigieuse ne devait pas être ainsi rejetée), il finit par obéir à la demande du roi blessé. Une main féminine émerge alors du lac pour saisir Excalibur, après quoi Morgan apparaît dans une barque pour emmener Arthur à Avalon. Dans la tradition arthurienne anglaise, ce rôle a par la suite été attribué à Bédivère (ou à Yvain dans la chronique Scalacronica)[27].

Le Morte d'Arthur de Thomas Malory, un chevalier anglais du XVe siècle qui condensa en un seul ouvrage une grande partie de la geste arthurienne, notamment des écrits français, situe clairement l'épreuve dans la capitale britannique, le soir de Noël : « Merlin se rendit alors auprès de l'archevêque de Canterbury et lui conseilla de convoquer tous les seigneurs du royaume ainsi que tous les hommes d'armes, leur ordonnant de se présenter à Londres pour Noël sous peine d'excommunication ; l'objectif était qu'en cette nuit de la Nativité, Jésus, dans sa grande miséricorde, accomplisse un miracle — lui qui était venu pour être le roi de l'humanité — afin de désigner celui qui devait légitimement régner sur ce royaume ». Il fait allusion à sa source et ses manques : « Ainsi, dans la plus grande église de Londres — le texte français ne précise pas s'il s'agissait de Saint-Paul —, les représentants de tous les ordres se réunirent avant l'aube pour prier ». Il décrit avec précision le socle et l'épée, qu'il ne présente pas comme étant Excalibur : « Une fois les matines et la première messe achevées, on aperçut dans le cimetière, face au maître-autel, un grand bloc de pierre quadrangulaire semblable à du marbre ; en son centre se dressait une masse d'acier haute d'un pied, rappelant une enclume, dans laquelle était fichée, par la pointe, une magnifique épée nue. Autour de l'arme, des lettres d'or formaient cette inscription : « Quiconque parviendra à extraire cette épée de la pierre et de l'enclume est le roi légitime de toute l'Angleterre. » »[28].

C'est la version, reprise notamment dans le livre L'Épée dans la pierre de l'écrivain britannique Terence Hanbury White, qui inspira le célèbre dessin animé de Walt Disney, Merlin l'Enchanteur en 1963.

La légende de la Dame du Lac

modifier
La Dame du Lac offrant Excalibur à Arthur. Gravure d'Alfred Kappes (1880).

L'autre variante met en scène la Dame du Lac ou fée Viviane. Ainsi, dans les versions ultérieures du cycle de la Post-Vulgate — à savoir le Merlin et la Suite de Merlin, rédigés peu après la Vulgate —, l'épée qu'Arthur retire de l'enclume n'a pas de nom. De plus, le jeune Arthur la brise rapidement lors de son duel contre le roi Pellinore, au tout début de son règne. Sur les conseils de Merlin, Arthur se rend alors avec lui auprès de la Dame du Lac pour recevoir la véritable Excalibur, en échange d'une faveur qu'il devra lui accorder plus tard. Elle se présentera quelque temps après à la cour d'Arthur pour réclamer la tête de Balin. Dans la Mort Artu du cycle de la Post-Vulgate, c'est cette épée qui finit par être jetée dans le lac à Camlann (ou plus précisément dans la plaine de Salisbury, lieu de la bataille selon les deux cycles ainsi que les romans anglais) par Griflet, dans les mêmes circonstances que celles relatées dans la version de la Vulgate.

Malory a intégré ces deux récits dans son œuvre désormais emblématique, Le Morte d'Arthur, tout en désignant les deux épées sous le nom d'Excalibur. La première est celle issue de l'enclume[29] : « [Le roi Arthur] tira alors son épée Excalibur ; elle brillait si fort aux yeux de ses ennemis qu'elle diffusait une clarté comparable à celle de trente torches ». Elle est rapidement brisée au combat contre le roi Pellinor, le père de messire Lamorak (considéré comme le troisième meilleur chevalier au monde, après Messires Lancelot du Lac et Tristan) et de Perceval le Gallois, dans un épisode tiré de la Suite de Merlin de la Post-Vulgate. La deuxième est celle qui la remplace, issue du lac[30], que Bedivere restitue à la fin.

Pour gagner l'épée, Arthur fait une promesse à la Dame du Lac mais ne tient pas parole, celle-ci ayant été décapitée sous ses yeux dans son château. Merlin aurait demandé à Arthur : « Qui des deux est le plus précieux ? L'épée ou le fourreau ? » Arthur répondit : « L'épée, assurément ». Mais, Merlin lui dit : « — Faux, c'est le fourreau car, tant que tu le posséderas, tes ennemis ne pourront te tuer ».

Disparition de l'épée

modifier

Digne fils d'Uther Pendragon, avec Excalibur au côté, le roi Arthur a réuni et pacifié les deux Bretagnes. À sa mort, l'épée est jetée dans un lac magique par Bédivère. Dans La mort du roi Arthur, une main (de la Dame du Lac ?) sort alors du lac et s'empare de l'épée[31].

Cet épisode a été rapproché de la légende de Batradz, héros de la mythologie ossète. En effet, le récit des derniers instants d'Arthur dans la Mort le roi Artu (« Artu », sans « r » à la fin, début du XIIIe siècle ) « suit de manière saisissante la trame narrative de la mort » de Batradz : « Dans les deux cas, le héros mourant demande que son épée soit jetée dans un lac : ses compagnons tentent d’abord de garder l’épée, mais devant l’insistance du héros, ils doivent se résoudre à s’en défaire, provoquant un phénomène extraordinaire qui trouble la surface de l’eau (surgissement d’une main dans le cas d’Arthur, tourbillon et tempête dans le cas de Batradz) »[32].


Autres rôles et attributs

modifier

Bien qu'elle ne soit pas désignée par le nom de Caledfwlch, l'épée d'Arthur fait l'objet d'une description saisissante dans le conte gallois Le Songe de Rhonabwy, l'un des récits associés aux Mabinogion : « Alors, ils entendirent appeler Kadwr, comte de Cornouailles ; et voici qu'il se leva, l'épée d'Arthur à la main. L'épée portait, en or, l'effigie de deux serpents. Lorsqu'elle fut tirée du fourreau, il sembla que deux flammes jaillissaient des gueules des serpents ; et l'épée était si merveilleuse qu'il était difficile de la regarder. L'armée se tut, le tumulte cessa, et le comte regagna la tente »[33].

Dans la version de la Post-Vulgate (utilisée par Malory pour la seconde Excalibur), on prête également au fourreau de l'épée des pouvoirs propres : les blessures subies par celui qui le porte ne saignent pas, empêchant ainsi le porteur de mourir d'une hémorragie au combat. C'est pourquoi Merlin reproche à Arthur de préférer Excalibur à son fourreau, affirmant que ce dernier constitue le trésor le plus précieux. Toutefois, le fourreau est bientôt dérobé à Arthur par sa demi-sœur la Fée Morgane, pour venger la mort de son bien-aimé Accolon ; celui-ci avait été tué par Arthur à l'aide d'Excalibur lors d'un duel impliquant une fausse Excalibur. Morgane fabrique aussi secrètement au moins une copie de l'épée à l'époque où Arthur la lui avait confiée, selon les différentes variantes françaises, ibériques et anglaises du récit. Alors qu'elle fuit pour échapper à Arthur, Morgane jette le fourreau dans un lac profond, où il est perdu. Cet acte rendra possible, bien des années plus tard, la mort d'Arthur lors de son ultime bataille, celui-ci étant alors privé de cette protection magique. Dans le récit de Malory, le fourreau n'est jamais retrouvé. En revanche, dans la Post-Vulgate, il est récupéré et revendiqué par une autre fée, Marsique, qui le confie brièvement à Gauvain pour l'aider à combattre Naborn l'Enchanteur (une figure apparentée à Mabon)[34].

Comme indiqué précédemment, Excalibur est également maniée par Gauvain dans certains romans français, notamment le Lancelot en prose (ou cycle de la Vulgate)[35]. Le Merlin en prose relate également, fait unique, que Gauvain tue le chef romain Lucius avec Excalibur[36]. Cela contraste toutefois avec la plupart des versions, où Excalibur appartient exclusivement à Arthur. Quelques textes, tels que le poème allitératif anglais Morte Arthure (en) et un manuscrit du récit gallois Ymddiddan Arthur a'r Eryr (« Dialogue d'Arthur et de l'Aigle »)[37], racontent qu'Arthur utilise Excalibur pour tuer son fils Mordred (dans le premier de ces textes, il s'en sert aussi pour tuer Lucius). Dans le roman ibérique post-arthurien Florambel de Lucea (es), Morgane finit par offrir Excalibur (nommée ici Esclariber) au héros[38]. Un autre roman ibérique tardif, Tirante el Blanco (es), met en scène un Arthur ramené à la vie par Morgane. Il erre alors longtemps à travers le monde, en proie à la folie, ne pouvant parler que lorsqu'il tient Excalibur entre ses mains. Finalement, elle retrouve son frère emprisonné à Constantinople — ville alors contemporaine de l'époque de rédaction du récit (XVe siècle) — et lui rend la raison en lui faisant contempler son reflet dans la lame d'Excalibur. Dans Perceforest, l'épée est décrite comme ayant appartenu à l'origine à Priam, avant d'être emportée par Cassandre après la chute de Troie[39]. L'épisode de « l'épée dans la pierre » figurant dans y raconte comment elle s'est retrouvée fichée dans la « Grande Pierre » des siècles avant l'époque d'Arthur[40].

Le poète Alfred Tennyson a décrit l'épée avec tout le lyrisme du romantisme dans son poème Morte d'Arthur (1843) : (passage repris plus tard sous le titre The Passing of Arthur (Le Départ d'Arthur) au sein du cycle des Idylls of the King (1859-1885))[41] :

Là, il tira l'épée Excalibur,
Et, tandis qu'il l'extrayait, la lune d'hiver —
Illuminant la lisière d'un long nuage — surgit
Et vint étinceler, vive et glacée, sur la garde :
Car la poignée tout entière scintillait d'éclats de diamant,
D'une myriade de feux de topaze et d'ornements d'hyacinthe,
Œuvre d'une joaillerie d'une finesse extrême.

Dans The Coming of Arthur (L'Avènement d'Arthur), Tennyson décrit également la lame d'Excalibur[42] :

Là, je vis aussi Excalibur
Portée devant lui lors de son couronnement, cette épée
Qui surgit du sein du lac — qu'Arthur alla chercher en barque,
Riche de joyaux, d'Urim féeriques, sur sa garde,
Éblouissant le cœur et le regard ; la lame si éclatante
Qu'elle aveugle les hommes ; d'un côté,
Gravés dans la plus ancienne langue de ce monde,
Ces mots : "Prends-moi" ; mais retournez la lame et vous verrez,
Écrit dans la langue que vous parlez vous-même :
"Rejette-moi !" Le visage d'Arthur était triste
Lorsqu'il la saisit, mais le vieux Merlin lui conseilla :
"Prends-la et frappe ! Le temps de la rejeter
Est encore lointain." Ainsi le roi prit cette grande lame,
Et par elle, il terrassera ses ennemis.

Excalibur dans la culture populaire

modifier

Le nom « Excalibur » a été réutilisé maintes fois dans un bon nombre de domaines, voir l'article : Excalibur Ce lien renvoie vers une page d'homonymie (homonymie).

Littérature

modifier

Cinéma

modifier
Excalibur fichée dans une enclume, comme dans le film d'animation Merlin l'Enchanteur de 1963 (parc Hong Kong Disneyland, 2006).

Films d'animation

modifier

Télévision

modifier
  • Dans la série télévisée Charmed, celle-ci consacre une place particulière à Excalibur. Piper Halliwell est la seule à parvenir à retirer l'épée légendaire de son rocher après la mort de la Dame du Lac. Elle découvrira par la suite qu'elle n'est pas réellement l'élue de l'épée mais seulement sa gardienne. Son fils Wyatt, à qui les prophéties accordaient d'immenses pouvoirs et un destin formidable, est en réalité l'être digne d'Excalibur. Alors qu'il n'est encore qu'un enfant, l'épée est entreposée dans le grenier du manoir, pourtant il s'en servira quelquefois à l'aide de son don de télékinésie, et les visions du futurs montrent aux sœurs qu'il sera plus tard très attaché à cette arme ;
  • Dans le jeu télévisé Fort Boyard, une épreuve dénommée « Excalibur » est présente. Cette épreuve de force consiste pour le candidat, une fois entré dans la cellule, à retirer une épée profondément enfoncée dans une souche de bois. Après avoir extrait cette épée de 25 kg, il doit s'en servir pour couper un cordage afin de libérer un anneau auquel est attaché une clé, celle-ci avec six autres permet le déverrouillage de la « salle du trésor » en fin d'émission ;
  • Dans la série Kaamelott, celle-ci s’inspire de la légende arthurienne, et se passe sur l'île de Bretagne à la chute de l'Empire romain, sur laquelle règne le roi Arthur, ayant Excalibur, en son château de Kaamelott, entouré de ses Chevaliers de la Table ronde. Dans cette série, Excalibur est capable de revenir d'elle-même à son propriétaire légitime. De plus, l'épée flamboie lorsqu'elle reconnaît « l'exceptionnelle destinée de son porteur » ;
  • Dans la série Merlin, une épée forgée, à l'initiative de Merlin, par le souffle d'un dragon, semble dotée d'une force unique. Aucun nom ne lui est pour le moment donné mais le titre de l'épisode est bien « Excalibur ». Une inscription est gravée sur les deux versants de la lame : « prenez-moi » / « jetez-moi ». Seul Arthur a l'autorisation de l'utiliser, mais son père Uther s'en sert. Devant les risques qu'elle présente, Merlin lance l'épée au fond d'un lac où elle semble prête à reposer pour un temps. Puis Merlin, pour redonner du courage à Arthur, va inventer la légende de l'épée dans la roche. Cela permet de faire concorder les deux légendes : celle du lac et celle du rocher ;
  • Dans Les Aventures de Flynn Carson : Le Mystère de la lance sacrée.
  • Dans la série Once Upon A Time, Excalibur est le Saint Graal transformé en épée magique par le sorcier Merlin.
  • La série animée Xcalibur met en scène l'Épée de Justice Xcalibur, inspirée d'Excalibur, dans une version revue et corrigée du mythe arthurien.
  • Dans Kamen Rider Saber, plusieurs éléments font référence à Excalibur.
    • Le King of Arthur Wonder Ride Book est basé sur les contes arthuriens, et équipe King of Excalibur si utilisé.
    • Kamen Rider Calibur tire son nom de l'épée.
    • Le premier Kamen Rider Calibur scelle l'Épée Embrasée Rekka (l'Épée sacrée de Saber) dans le Seiken Swordriver de Kamen Rider Saber. Il doit alors essayer de la desceller en allant à Avalon, une dimension instable où divers Wonder Ride Books mystérieux existent.

Bande dessinée et manga

modifier
  • Le Chant d'Excalibur est le titre d'une série humoristique de Christophe Arleston et Éric Hübsch (1998).
  • Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque), manga de Masami Kurumada (1986-1990) : Shura, le Chevalier d'Or du Capricorne est détenteur de l'épée Excalibur. Celle-ci n'a pas de forme matérielle, et ne se manifeste qu'au travers des coups extrêmement tranchants que porte à mains nues le chevalier. Dans Saint Seiya: The Lost Canvas, le prédécesseur de Shura, le chevalier d'Or du Capricorne El Cid, a affiné une attaque à l'épée (main nue) qu'il finit par nommer Excalibur.
  • Dans Soul Eater, l'arme la plus puissante au monde se nomme Excalibur. Il s'agit en réalité d'un petit être étrange vêtu d'un costume blanc et d'un haut-de-forme blanc cassé, ayant une personnalité tellement excentrique que jamais personne n'a pu devenir son « meister » (terme allemand, qui signifie « maître », dans le manga et l'anime).
  • Dans La Quête du Graal, une bande-dessinée française qui raconte la quête de Merlin rassemblant les plus grands héros de la mythologie arthurienne pour trouver le Graal et guérir le monde. L'histoire va très vite se tourner vers Arthur Pendragon qui va réussir à s'emparer d'Excalibur se retrouvant par la suite confronté à bien des dangers et ennemis inspiré des légendes celtiques.
  • Dans Sword Art Online, une série télévisée japonaise qui parle d'un jeune homme, Kazuto Kirigaya, qui entre dans un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG) en réalité virtuelle (VRMMORPG). Après sa rencontre avec une joueuse, Asuna Yuki, il découvre qu'il ne peut plus sortir du jeu, comme les autres joueurs. C'est dans le deuxième acte de la deuxième saison qu'on parle d’Excalibur dans une des quêtes ; il faut détacher l'épée d'un bloc de glace.
  • Dans le manga High School DxD New, les « Épées Sacrées de Lumière » se nomment Excalibur.
  • Dans Fate/stay night, un visual novel japonais, adapté ensuite en série animée et qui relate l'histoire d'âmes héroïques (les servants) invoquées par des mages (les masters) pour la guerre du Saint-Graal, on y retrouve le roi Arthur, sous une forme féminine dénommée Arthuria. Le scénario mélange les deux traditions légendaires, à savoir l'épée dans le rocher lorsque Arthuria retire l'épée, et la Dame du Lac lorsque Bedivere la jette dans le lac. .
  • Dans Dragon Ball, sur le monde des dieux, la Z-Sword est piégée dans un rocher et personne n'a réussit à l'en extirper avant Son Gohan. Dans la VF de l'animé, il dira même qu'une légende semblable existe sur terre, faisant référence à la légende Arthurienne et Excalibur.
  • Dans Blue Exorcist, le Saint-Paladin Arthur Auguste Angel possède une épée démoniaque du nom de Caliburn, possédant une conscience propre.
  • Dans le webcomic Homestuck, le personnage de Dave obtient une épée légendaire du nom de « Caledfwlch », seule arme capable de blesser Lord English.
  • Dans le manga Seven Deadly Sins, Le jeune roi Arthur Pendragon, nouveau roi de Camelot (le deuxième plus grand royaume de Britania derrière Liones) possède le trésor sacré Excalibur (l'auteur du manga présente son œuvre comme une adaptation à sa manière de la légende arthurienne).King (l'un des Seven Deadly Sins) possède un Trésor Sacré appelé « Lance spirituelle Chastiefol ». Même si l'arme présentée est une lance, on ne peut s'empêcher de noter que ce nom est donné à l'épée dans le conte Le Chevalier au papegau.
  • Dans le manga Fire Force, l'un des personnages secondaires, Arthur possède une épée de plasma nommée Excalibur

Musique

modifier
Statue représentant la Dame du Lac donnant Excalibur au roi Arthur. Lac de Kingston Maurward, Angleterre.

Jeu vidéo

modifier
  • Dans la série de jeux vidéo The Legend of Zelda, Excalibur est désignée comme l'épée pourfendeuse du mal. Elle est appelée Excalibur uniquement dans la version française de A link to the past[44]
    • Le héros et personnage principal, Link, doit dans la plupart des épisodes récupérer cette épée afin de sauver le royaume d'Hyrule et la princesse Zelda. Il est le seul à pouvoir sortir Excalibur de son socle. Dans l'épisode A Link to the Past, Link récupère Excalibur afin de briser le sceau qui scellait l'antre du sorcier Aghanim. Dans Ocarina of Time, Link s'empare de l'épée de légende afin d'éliminer Ganon (le méchant récurrent de la série) ; l'épée lui sert également à voyager dans le temps.
    • Dans The Wind Waker, Link réutilise une nouvelle fois Excalibur (le nom « épée de légende » est rétabli dans The wind waker HD sur WiiU) pour chasser Ganon. Dans Twilight Princess, Zelda conseille à Link de récupérer l'épée pour se défaire de la malédiction qui pèse sur lui, avant de se sacrifier pour soigner Midona.
    • Dans Breath of the Wild, Link récupère l'épée de légende dans la forêt Korogu. Elle y a été déposée par Zelda à la suite du décès de Link lors des événements antérieurs au jeu.
    • La représentation de l'épée diffère selon les épisodes, et le nom Excalibur est utilisé dans A Link to the Past, The Wind Waker et Twilight Princess ; depuis Nintendo a établi la traduction définitive « l'épée de légende », corrigeant notamment les épisodes HD sortis sur WiiU.
  • Dans Tomb Raider: Legend, Lara Croft récupère des reliques qui s'avèrent être des morceaux d'Excalibur ; à la fin du jeu, l'épée sera reconstituée entièrement grâce à une clé.
  • Dans Final fantasy VIII, Excalibur est le nom d'une des quatre épées de la G-force Gilgamesh.
  • Dans Final fantasy IX, Excalibur peut être obtenue après une quête pour Steiner, et une Excalibur 2 également en réalisant le jeu rapidement.
  • Dans Final Fantasy XI, Excalibur, l'épée « Relic Weapons », est obtenue par la collecte de monnaies anciennes et d'objets rares en dynamis.
  • Dans Fire Emblem, Excalibur est un sort magique de vent légendaire.
  • Dans Tales Of Symphonia, Excalibur est une épée récupérable à Meltokio.
  • Dans Sonic et le Chevalier Noir, Excalibur est la fusion des Quatre Épées Sacrées, permettant à Sonic de se transformer en Excalibur Sonic.
  • Dans Magicka, Excalibur est une épée fournie avec son rocher.
  • Dans Might and Magic VI : Le Mandat céleste, Excalibur peut être arrachée d'un rocher par les aventuriers dans la région des Eaux des Anguilles (Eel Infested Waters).
  • Dans Excalibur 2555 A.D., Excalibur apparaît aussi et est volée par des robots venus du futur.
  • Elle apparaît dans Castlevania: Aria of Sorrow en tant qu'arme à débloquer dans le mode Boss Rush. En revanche, l'épée est encore bloqué dans la pierre et le joueur est obligé de l'utiliser comme si c'était une masse.
  • Dans la série Golden Sun, Excalibur est une épée forgeable grâce à un minerai fantastique : l'orihalcon. On l'obtient en apportant ce minerai au forgeron de Yallam, l'obtention de l'épée n'est pas garantie du premier coup et peut nécessiter plusieurs tentatives. C'est une des meilleures armes du jeu.
  • Dans Mystic Quest Legend, Excalibur est la plus puissante des épées, récupérée au sein de la tour de Pazuzu.
  • Dans la saga Assassin's Creed, Excalibur est un artefact de la première civilisation et sera utilisée, en plus d'Arthur, par d'autres personnages historiques tels que Attila, Gengis Khan ou Jeanne d'Arc. Plus précisément dans Assassin's Creed Valhalla, le joueur peut récupérer, une fois les Trésors de Bretagne collectés, l'épée située dans les ruines de la grotte de Myrddin dans le Hamtunscire.
  • Dans Fate Stay Night, Excalibur est le nom de l'artefact et du noble phantasm (l'attaque la plus puissante) du servant Saber.
  • Dans Inazuma Eleven, Excalibur est le nom de l'attaque d'Edgard Partinus, qui consiste à tirer droit au but en formant une épée ; l'attaque est plus dévastatrice quand elle est tirée de loin.
  • Dans The Secret World, le sorcier Freddy Beaumont réussit à récupérer Excalibur. Elle a le pouvoir d'ouvrir le cœur noir de l'île de Kingsmouth. Elle est finalement récupérée par Cassandra King quand Beaumont est vaincu par le joueur.
  • Dans Inflation RPG, Excalibur/Holy Sword est une puissante épée que le joueur peut obtenir dans une zone bonus.
  • Dans Warframe, Excalibur est une warframe que le joueur peut acquérir, expert dans le maniement des épées.
  • Dans la série Soul Calibur, Excalibur est l'un des noms de l'épée Soul Calibur qui d'après des légendes a été utilisé par le Roi Arthur pour repousser les saxons qui possédaient une arme maléfique, Soul Edge.
  • Dans Terraria, Excalibur est une arme fabricable à partir de lingots sacrés, et peut être améliorée pour devenir le "Véritable Excalibur". Cette version est, à son tour, utilisée dans la fabrication de la puissante "Lame Terra", quand associée avec sa version maléfique, la "Vraie épée des ténèbres".

Hommages

modifier

L'astéroïde (9499) Excalibur, découvert en 1973, est nommé en son honneur[45].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Justine Breton, « Les instruments de pouvoir : Excalibur, de la force du guerrier à la puissance du roi », Annales de Janua, vol. 5 « Les instruments de pouvoir : Excalibur, de la force du guerrier à la puissance du roi »,‎ (lire en ligne)
  2. 1 2 3 (en) Rachel Bromwich (en) et Daniel Simon Evans (1992). Culhwch and Olwen. An Edition and Study of the Oldest Arthurian Tale. Cardiff: University of Wales Press. ISBN 9780708311271. pp. 64–65.
  3. ↑ Pierre-Yves Lambert, Les Quatre Branches du Mabinogi et autres contes gallois du Moyen Age, Plessis, Gallimard, , p. 130/369
  4. ↑ (en) Rachel Bromwich & D Simon Evans, Culhwch and Olwen. An Edition and Study of the Oldest Arthurian Tale University of Wales Press, Cardiff, 1992, p. 65 ; voir aussi T. Green, Concepts of Arthur, Stroud : Tempus, 2007, p. 156
  5. ↑ Thomas Green (2007). Concepts of Arthur. Stroud: Tempus. ISBN 978-0-7524-4461-1. p. 156.
  6. ↑ John Koch. Celtic Culture: A Historical Encyclopedia, Volume 1, ABC-CLIO, 2006, p. 329.
  7. ↑ Kulhwch et Olwen, traduit par Joseph Loth en 1913 (lire en ligne).
  8. ↑ (en) The American Heritage Dictionary of the English Language, 4e édition.
  9. ↑ (de) François Muller (dir.), Angewandte Linguistik : Linguistique appliquée, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang, , 386 p. (ISBN 978-3-631-63476-9), Eine griechische Etymologie von "Excalibur", pp 163-69
  10. ↑ François Muller, « Une étymologie grecque d'Excalibur », Bulletin de l'Association Guillaume Budé,‎ , p. 79-95 (ISSN 0004-5527)
  11. ↑ Patrick K. Ford (1983). "On the Significance of some Arthurian Names in Welsh". Bulletin of the Board of Celtic Studies. 30: 268–73., p. 271.
  12. ↑ James MacKillop (1998). Dictionary of Celtic Mythology. Oxford: Oxford University Press., pp. 64–65, 174.
  13. ↑ Traduction par Emmanuèle Baumgartner et Ian Short, La Geste du roi Arthur, éditions 10/18, Paris, 1993.
  14. ↑ Geoffroy de Monmouth, Histoire des rois de Bretagne, Livre IX, chapitres 4 et 11, Livre X, 11 (lire en ligne en anglais ici, ici et ici).
  15. ↑ (en) Dictionnaire Brewer's Dictionary of Phrase and Fable.
  16. ↑ Thomas Duffus Hardy et Charles Trice Martin (eds./trans.), Gaimar, Geoffrey. L'Estoire des Engles (lines 45–46), Eyre and Spottiswoode, London, 1889, p. 3 (lire en ligne).
  17. ↑ Thomas Wright (ed.); Gaimar, Geoffrey. Gaimar, Havelok et Herward, Caxton Society, London, 1850, p. 2.
  18. ↑ Ivor Arnold, ed. (1938). Le roman de Brut de Wace. Vol. 2. Paris: Société des anciens textes français. vv. (lire en ligne). Chaliburne v. 9279, Caliburne v. 10083 Caliburn 11547 Calibuerne 12891 12910 12926.
  19. ↑ Ivor Arnold, ed. (1938). "Introduction I.—Les mauscrit; V.—Choix du manuscrit base". Le roman de Brut de Wace. Vol. 1. Paris: Société des anciens textes français. pp. i–xiv, lix–lxvi. Le texte du tome 1 (vv. 1–9004) ne mentionne pas encore l'épée, mais cf. la naissance d'« Artus » à v. 8735n. L'édition d'Ivor Arnold s'appuie sur 22 manuscrits (fragments inclus) ; pour ce qui est du texte de base, elle considère le manuscrit continental N (BnF français 1454) comme le meilleur, et retient D (Durham, Cathedral Library (en), C. IV. 27) et P (Penrose) comme les meilleurs parmi les copies insulaires (anglo-normandes).
  20. 1 2 3 (Caveat misspellings, misnumberings, etc. in:) Heinrich Zimmer (1890). "Bretonische Elemente in der Arthursage des Gottfried von Monmouth". Zeitschrift für französische Sprache und Literatur. 12: 236. JSTOR 40612250. Zimmer omet « Chalabrun », l'incluant dans les trois occurrences de « Calabrun ». « Escaliborc » est « Escalibor » mal orthographié (à la page 13330) par Zimmer.
  21. ↑ Antoine Le Roux de Lincy éd. (1836–1838). Le roman de Brut. Vol. 2. Rouen : Édouard Frère., 2 : 51, 88, 213, 215 selon l'index, mais ce relevé n'était pas exhaustif. Les formes relevées étaient : Calabrum. v. 9514, p. 51 [var. Calibore (Cangé 73)] Callibourc, v. 10323, p. 88 Calabrun v. 10341, p. 89; v. 13330, p. 215 [var. Caliborne (No. III/Cangé 73=K), both times and Escallibore (No. IV/75153・3=J) at 13330] Escalibor, v. 11938, p. 155 Chalabrun, v. 13295, p. 213 [var. Calliborc (No. II/Cangé 69=H), Chalabrum, Callibor]
  22. ↑ Jean Blacker (1996). "Will the Real Brut Please Stand Up? Wace's Roman de Brut in Anglo-Norman and Continental Manuscripts". Text. 9. Indiana University Press. pp. 175–176 and note2, 177, etc. JSTOR 20698018.
  23. ↑ Tony Sullivan (14 juillet 2022). The Roman King Arthur?: Lucius Artorius Castus. Pen and Sword Military. ISBN 9781399084031 – via Google Books.
  24. ↑ The Arthur of the French: The Arthurian Legend in Medieval French and Occitan Literature. University of Wales Press (en). 15 octobre 2020. ISBN 978-1-78683-743-1.
  25. ↑ Marsha L. Dutton (2007). "The Staff in the Stone: Finding Arthur's Sword in the 'Vita Sancti Edwardi' of Aelred of Rievaulx". Arthuriana (en). 17 (3): 3–30. doi:10.1353/art.2007.0018. JSTOR 27870843. S2CID 162363447.
  26. ↑ Alexandre Micha (ed.). Merlin: roman du XIIIe siècle (Geneva: Droz, 1979).
  27. ↑ Norris J. Lacy (en) (1996). Lancelot-Grail: The Old French Arthurian Vulgate and Post-Vulgate in Translation. New York: Garland.
  28. ↑ Thomas Malory, Le Morte d'Arthur, Livre I, Chap. V: And how Arthur was chosen king, and of wonders and marvels of a sword taken out of a stone by the said Arthur (lire en ligne, en anglais).
  29. ↑ Thomas Malory, Le Morte d'Arthur, Livre I, Chap. IX: Of the first war that King Arthur had, and how he won the field (lire en ligne, en anglais).
  30. ↑ Thomas Malory, Le Morte d'Arthur, Livre I, Chap. XXV: How Arthur by the mean of Merlin gat Excalibur his sword of the Lady of the Lake (lire en ligne, en anglais).
  31. ↑ Joël Grisward, « Le motif de l’épée jetée au lac : la mort d’Arthur et la mort de Batradz », Romania, 90, 1969, p. 289-340 et p. 473-514.
  32. ↑ Mark Adderley et Alban Gautier, Les origines de la légende arthurienne : six théories, Médiévales, 59, automne 2010, mis en ligne le 20 mars 2013, consulté le 23 octobre 2020
  33. ↑ Le Songe de Rhonabwy (lire en ligne, en anglais).
  34. ↑ Norris J. Lacy (6 août 2010). Lancelot-Grail. Boydell & Brewer Ltd. ISBN 9781843842385 – via Google Books.
  35. ↑ John Matthews (25 mars 2003). Sir Gawain: Knight of the Goddess. Inner Traditions / Bear & Co. ISBN 9780892819706 – via Google Books.
  36. ↑ John Conlee (1 septembre 1998). Prose Merlin. ISD LLC. ISBN 9781580444163 – via Google Books.
  37. ↑ "Brigantia, Cartimandua and Gwenhwyfar". The Heroic Age. Consulté le 4 août 2022.
  38. ↑ David Hook (15 juin 2015). The Arthur of the Iberians: The Arthurian Legends in the Spanish and Portuguese Worlds. University of Wales Press. ISBN 9781783162437.
  39. ↑ Perceforest: The Prehistory of King Arthur's Britain. DS Brewer. 2011. ISBN 978-1-84384-262-0.
  40. ↑ Perceforest: The Prehistory of King Arthur's Britain. DS Brewer. 2011. ISBN 978-1-84384-262-0.
  41. ↑ Alfred Tennyson, Morte d'Arthur et The Passing of Arthur (lire en ligne ici et ici, en anglais).
  42. ↑ Alfred Tennyson, The Coming of Arthur (lire en ligne, en anglais).
  43. ↑ (en) Stephen Holden, « 'The Illusionist': How Does a Man of Mystery Survive? It’s Magic », sur The New York Timescom, .
  44. ↑ « Épée de Légende », sur ZeldaWiki (consulté le )
  45. ↑ (en) « (9499) Excalibur », dans Dictionary of Minor Planet Names, Springer, (ISBN 978-3-540-29925-7, DOI 10.1007/978-3-540-29925-7_7549, lire en ligne), p. 696–696

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • (en) Peter Bartrum, A Welsh classical dictionary : people in history and legend up to about A.D. 1000, Aberystwyth, National Library of Wales, , p. 108 : « CALEDFWLCH, Arthur's Sword »
  • Deux articles de Joël H. Grisward :
    • Joël H. Grisward, « Le motif de l'épée jetée au lac : la mort d'Artur et la mort de Batradz », Romania, no 359,‎ , p. 289-340 (lire en ligne)
    • Joël H. Grisward, « Le motif de l'épée jetée au lac : la mort d'Artur et la mort de Batradz (Deuxième article) », Romania, no 360,‎ , p. 473-514 (lire en ligne)
  • Martin Aurell, Excalibur, Durendal, Joyeuse. La force de l'épée, PUF, 2021, 317 p.
  • Antonio Contreras Martín, « EXCALIBUR L’ÉPÉE LÉGENDAIRE DU ROI ARTHUR », Le Monde/ National Geographic, no 114,‎ , pages 60-71..

Articles connexes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

modifier