Groupe Union nationale pour les territoires

groupe parlementaire français au Sénat

Le groupe Union nationale pour les territoires (parfois aussi appelé groupe Rassemblement national, groupe RN ou groupe RN-UDR) au Sénat est un groupe parlementaire français d'extrême droite qui regroupe 15 sénateurs principalement issus du Rassemblement national (RN) et de l'Union des droites pour la République (UDR). Il se forme dans la foulée des élections sénatoriales de 2026, lors desquelles les deux formations obtiennent pour la première fois assez de sièges pour former un groupe.

Groupe Union nationale pour les territoires
Image illustrative de l’article Groupe Union nationale pour les territoires
Chambre Sénat
Fondation
Affiliation partisane Rassemblement national
Union des droites pour la République
Président Edwige Diaz
Secrétaire général Rémy Berthonneau
Représentation
15  /  348
Positionnement Extrême droite
Idéologie Nationalisme
Conservatisme
National-conservatisme
Identitarisme
Opposition à l'immigration
Libéralisme économique
Populisme de droite
Souverainisme

Le groupe est présidé par Edwige Diaz, sénatrice de la Gironde, depuis 2026[1].

Histoire

Le Rassemblement national (alors Front national) entre pour la première fois au Sénat à la suite des élections sénatoriales de 2014, lors desquelles Stéphane Ravier et David Rachline sont élus sénateurs[2]. Le parti réalise une nouvelle percée lors des élections sénatoriales de 2023, avec l'élection de Christopher Szczurek, Aymeric Durox et Joshua Hochart[3],[4].

Jusqu'en 2026, les élus du RN siègent au sein de la réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (RASNAG). En 2023, Christopher Szczurek devient délégué de la RASNAG[4], équivalent d'un président de groupe parlementaire, chargé de représenter et défendre les droits des sénateurs « non-inscrits »[5].

Lors des élections sénatoriales de 2026, le Rassemblement national entend capitaliser sur le succès des élections municipales pour atteindre la barre des dix sénateurs permettant de former un groupe[6]. Le parti affiche l'objectif d'occuper entre « 9 et 13 sièges » au total après le scrutin, auxquels viendraient s'ajouter les sénateurs de l'Union des droites pour la République, attendus dans les Alpes-Maritimes[6]. Finalement, neuf sénateurs issus du RN (auxquels s'ajoutent les trois élus déjà présents dans l'hémicycle, renouvelables en 2029) ainsi que trois sénateurs issus de l'UDR sont élus lors de ce scrutin, ce qui permet aux deux formations de constituer leur premier groupe à la haute assemblée[7]. Le groupe est créé officiellement le , au moment du dépôt des listes et des déclarations des groupes parlementaires[8], sous le nom « Union nationale pour les territoires »[9].

Comptant 15 sénateurs lors de sa création, le groupe UNT se retrouve parfaitement à égalité avec le groupe écologiste et le groupe Les Indépendants – République et territoires. En conséquence, les trois groupes obtiennent une vice-présidence et un secrétariat tournants : chaque groupe occupe pendant un an du triennat 2026-2029 du Sénat un poste de vice-président et occupe un poste de secrétaire durant les deux autres années. Christopher Szczurek est désigné par le groupe pour exercer ces fonctions[10] ; il occupe donc le poste de secrétaire jusqu'au , avant de devenir vice-président jusqu'à la fin de la législature[11].

Direction

Présidence

Présidente Parti Début Circonscription
Edwige Diaz RN Gironde

Vice-présidence

Vice-président Parti Début Circonscription
Laurent Castillo UDR Alpes-Maritimes

Secrétaire général

  • Rémy Berthonneau (depuis octobre 2026)[12]

Composition

Notes et références

  1. ↑ « Groupe RN au Sénat : comment Edwige Diaz est passée de colleuse au haut de l’affiche », sur SudOuest.fr, (consulté le ).
  2. ↑ Benjamin Hue, « Sénatoriales 2014 : Stéphane Ravier et David Rachline, premiers sénateurs FN de l'histoire », sur RTL, (consulté le ).
  3. ↑ Benjamin Morel, « Élections sénatoriales : «Pour beaucoup d'élus locaux, le vote RN est devenu possible» » Accès libre, sur Le Figaro (consulté le ).
  4. 1 2 Antoine Marette, « Le RN au Sénat : trois fauteuils pour quoi ? », sur France Culture, (consulté le ).
  5. ↑ Alexandre Bonar, « Témoignage – La gestion quotidienne de la RASNAG », dans Damien Connil, Priscilla Jensel-Monge et Audrey de Montis (dir.), Les non-inscrits : Quelle place pour les parlementaires n’appartenant à aucun groupe dans un régime représentatif ?, Aix-en-Provence, DICE Éditions, , 157 p. (ISBN 979-10-97578-33-6, lire en ligne), p. 107-111.
  6. 1 2 François Vignal, « « Il faut pousser les murs » : comment le Sénat se prépare à l’arrivée possible d’un groupe RN après les sénatoriales de septembre », sur Public Sénat, (consulté le ).
  7. ↑ Clément Guillou, « Sénatoriales 2026 : en réussissant à former un groupe pour la première fois, le RN conforte son récit de « marche vers le pouvoir » », sur Le Monde.fr, (consulté le ).
  8. ↑ La rédaction, « Sénatoriales 2026 : renouvellement de la composition du Sénat », sur Le Club des Juristes, (consulté le ).
  9. ↑ « Le nouveau groupe RN/UDR s’appelle « Union Nationale pour les Territoires », annonce Joshua Hochart », sur Public Sénat, (consulté le ).
  10. ↑ François Vignal, « [Info Public Sénat] Sénat : le RN obtient finalement une vice-présidence tournante, avec les groupes écologiste et Indépendants », sur Public Sénat, (consulté le ).
  11. 1 2 « Comptes rendus analytiques officiels du 6 octobre 2026 » Accès libre, sur senat.fr, (consulté le ).
  12. ↑ « Alexandre Loubet (@AlexandreLoubet) sur X », X (formerly Twitter),‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. ↑ « Sénatoriales 2026 : qui sont les 15 élus qui vont former le premier groupe RN au Sénat ? », sur Actu.fr, (consulté le ).

Voir aussi