Élections sénatoriales françaises de 2026

élections de sénateurs de la République française

Les élections sénatoriales françaises de 2026 visent à renouveler au scrutin indirect la moitié des membres du Sénat, la chambre haute du Parlement français. Elles ont lieu le .

Élections sénatoriales françaises de 2026
178 des 348 sièges du Sénat
Type d’élection Élection sénatoriale
Corps électoral et résultats
Inscrits 93 469
Groupe Les Républicains – Mathieu Darnaud
Sièges obtenus 124 en diminution 9
Groupe Union centriste et indépendants – Hervé Marseille
Sièges obtenus 63 en augmentation 7
Groupe socialiste, écologiste et républicain – Patrick Kanner
Sièges obtenus 62 en diminution 2
Groupe communiste républicain citoyen et écologiste – Kanaky – Cécile Cukierman
Sièges obtenus 18 en stagnation
Groupe du Rassemblement démocratique et social européen – Maryse Carrère
Sièges obtenus 18 en augmentation 2
Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants – Xavier Iacovelli
Sièges obtenus 16 en diminution 6
Groupe écologiste – Solidarité et territoires – Mélanie Vogel
Sièges obtenus 15 en diminution 2
Groupe Les Indépendants – République et territoires – Claude Malhuret
Sièges obtenus 15 en diminution 3
Groupe Union nationale pour les territoires – Edwige Diaz
Sièges obtenus 15 en augmentation 15
Sénateurs élus par département
Carte
Sénat élu
(par groupe)
Diagramme
Président du Sénat
Sortant Élu
Gérard Larcher
LR
Gérard Larcher
LR
Législature élue
Triennat 2026-2029
Site officiel des sénatoriales 2026

Elles se soldent par la création du groupe Union nationale pour les territoires, réunissant le Rassemblement national et l'Union des droites pour la République, qui réussissent pour la première fois de leur histoire a créer un groupe au Sénat. En outre, le groupe Union centriste parvient à s'imposer comme seconde force de la chambre haute dépassant ainsi le groupe socialiste.

Contexte

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Élections sénatoriales de 2023

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Composition du Sénat après les élections de 2023.

Les élections sénatoriales de septembre 2023 aboutissent à un affaiblissement de la majorité de la droite et du centre. Les principaux autres groupes stagnent, ce sont donc les groupes mineurs, notamment les écologistes et les indépendants, qui profitent de la recomposition du Sénat. Le Rassemblement national parvient à revenir au sein de la chambre haute dont il était absent depuis 2022 à la suite du départ de son seul sénateur, Stéphane Ravier, pour Reconquête, en faisant élire 3 sénateurs, ce qui reste néanmoins insuffisant pour former un groupe parlementaire[1].

Dans sa configuration précédant les élections de 2026, le Sénat est composé de 3 groupes principaux : les Républicains, les Socialistes et l'Union centriste et de 6 groupes mineurs. La chambre haute est ainsi majoritairement orientée à droite et au centre droit, Les Républicains et l'Union centriste détenant à eux seuls 189 des 348 sièges. La principale force d'opposition est incarnée par le groupe socialiste avec 65 sénateurs.

Élections européennes et législatives de 2024

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Les élections européennes de 2024 ont vu l'extrême droite effectuer une percée historique[2] : d'une part le Rassemblement national parvient à dépasser la barre des 30 %, lui permettant ainsi d'obtenir 30 eurodéputés, ce qui en fait la plus grande délégation du Parlement européen[3], d'autre part Reconquête réussit à dépasser le seuil électoral de 5 %, ce qui lui permet d'être également représenté à Bruxelles et qui aboutit à la création d'un troisième groupe parlementaire d'extrême droite au sein du Parlement européen[4]. En parallèle, la liste de la coalition présidentielle s'effondre par rapport à l'élection précédente[2], perd près de la moitié de ses députés, et parvient à conserver la deuxième place d'une courte tête. Le soir même de l'annonce des résultats, le président de la République Emmanuel Macron annonce la dissolution de l'Assemblée nationale et la tenue d'élections législatives anticipées[5].

Les élections législatives de 2024 ont été marquées par une campagne particulièrement mouvementée aboutissant à de nombreux changements au sein de la classe politique française :
À gauche, les différents partis qui étaient divisés lors des européennes parviennent à se réunir au delà des limites de la NUPES en 2022 et forment ainsi le Nouveau Front populaire réunissant l'ensemble de la gauche[6] ; cependant, dans le même temps, un certain nombre de cadres de la France insoumise sont purgés du parti et se réunissent pour former l'Après[7],[8].
À droite, Les Républicains s'enfoncent dans une crise majeure à la suite de l'annonce faite par Éric Ciotti, alors président du parti, d'une alliance avec le Rassemblement national[9], sans en avoir informé, et contre la volonté des autres cadres du parti, aboutissant au départ de Ciotti des Républicains et à la création de l'Union des droites pour la République. Similairement, Marion Maréchal, alors vice-présidente de Reconquête, annonce contre l'avis d'Éric Zemmour, son soutien aux candidats de l'union RN-UDR, ce qui aboutit à son exclusion ainsi qu'à celles de 3 des 4 autres eurodéputés du parti élus quelques jours plus tôt[10].

À la suite de cette élection, l'Assemblée nationale se retrouve fracturée et sans majorité absolue. Malgré un score tout aussi historique que lors des européennes et avoir gagné le vote populaire, le RN et ses alliés ne parviennent pas à obtenir la majorité[11],[12]. De la même manière, les groupes parlementaires issus du NFP enregistrent une augmentation de leur nombre de sièges, mais ne parviennent à obtenir qu'une majorité relative[11]. Enfin la coalition présidentielle note un recul important, perd sa majorité relative de 2022[11] et se retrouve obligée de s'appuyer sur les députés Républicains afin de rester la force principale de la chambre basse[13]. Le pays connait alors une période de forte instabilité politique illustrée notamment par la censure du gouvernement Barnier le 4 décembre 2024[14] et la chute du gouvernement Bayrou le 8 septembre 2025[15].

Élections municipales de 2026

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Les élections sénatoriales de 2026 prennent place six mois après les municipales de la même année. La très grande majorité des 162 000 grands électeurs français étant issus des conseils municipaux[16], leur composition a dès lors un impact important sur le scrutin sénatorial[17].

Modalités

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Logo pour les élections de 2026 utilisé par le site web dédié du Sénat.

La date du scrutin est fixée par un décret du 21 avril 2026 au 27 septembre de la même année[18],[19].

Mode de scrutin

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Le Sénat français est composé de 348 sièges pourvus au suffrage universel indirect pour une durée de six ans mais renouvelés par moitié tous les trois ans[20],[21]. Les élections de 2026 visent ainsi à élire les 178 sénateurs correspondant à la série 2[22].

Les sénateurs sont élus dans des circonscriptions correspondant aux départements[23] (en tant que circonscriptions administratives), aux collectivités d'outre-mer, à la Nouvelle-Calédonie et aux Français établis hors de France (ces derniers constituent une circonscription unique à l'échelle mondiale, renouvelant ses sièges par moitié tous les trois ans), réparties en deux séries (en 2026, ce sont les circonscriptions de la série 2 qui votent). Le système électoral utilisé dépend du nombre de sièges qui y sont à pourvoir.

Dans les circonscriptions désignant un ou deux sénateurs, ceux-ci sont élus au scrutin majoritaire obligatoire à deux tours. Est élu le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés et les voix d'un quart des électeurs inscrits dans la circonscription. À défaut, un second tour est organisé. Celui qui remporte le plus de voix au second tour est déclaré élu[24].

Pour les circonscriptions désignant trois sénateurs ou plus, il est fait recours au scrutin proportionnel plurinominal. Les électeurs votent pour des listes de candidats, et les sièges sont répartis après dépouillement des suffrages aux différentes listes en proportion de leurs parts des voix, suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel[25],[26].

Collège électoral

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Les élections sénatoriales sont un scrutin indirect, cela signifie que seuls les grands électeurs sont appelés à voter lors de cette élection.

Dispositions de droit commun

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Ces dispositions s'appliquent aux départements de l'Hexagone, à l'exception des départements suivants : Corse-du-Sud, Haute-Corse, Bas-Rhin, Haut-Rhin et Rhône.

Sont membres du collège électoral[27] :

Dispositions spéciales applicables aux départements de la Corse-du-Sud et de la Haute-Corse

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Sont membres du collège électoral[28] :

Dispositions spéciales applicables aux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin

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Sont membres du collège électoral[29] :

Dispositions spéciales applicables au département du Rhône

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Sont membres du collège électoral[30] :

Dispositions spéciales applicables à la Guyane

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Sont membres du collège électoral[27] :

Dispositions spéciales applicables à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin

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Sont membres du collège électoral[31] :

Dispositions spéciales applicables à Wallis-et-Futuna

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Sont membres du collège électoral[32] :

Dispositions spéciales applicables à la Polynésie française

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Sont membres du collège électoral[32] :

Dispositions applicables aux sénateurs représentant les Français établis hors de France

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Sont membres du collège électoral[33] :

Répartition des sénateurs

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Le nombre de sénateurs par territoire est défini en fonction de sa population.

N° Département Sièges
01 Ain 3
02 Aisne 3
03 Allier 2
04 Alpes de Haute-Provence 1
05 Hautes-Alpes 1
06 Alpes-Maritimes 5
07 Ardèche 2
08 Ardennes 2
09 Ariège 1
10 Aube 2
11 Aude 2
12 Aveyron 2
13 Bouches-du-Rhône 8
14 Calvados 3
15 Cantal 2
16 Charente 2
17 Charente-Maritime 3
18 Cher 2
19 Corrèze 2
2A Corse-du-Sud 1
2B Haute-Corse 1
21 Côte-d'Or 3
22 Côtes-d'Armor 3
23 Creuse 2
24 Dordogne 2
25 Doubs 3
26 Drôme 3
27 Eure 3
28 Eure-et-Loir 3
29 Finistère 4
30 Gard 3
31 Haute-Garonne 5
32 Gers 2
33 Gironde 6
34 Hérault 4
35 Ille-et-Vilaine 4
36 Indre 2
N° Départements Sièges
37 Indre-et-Loire 3
38 Isère 5
39 Jura 2
40 Landes 2
41 Loir-et-Cher 2
42 Loire 4
43 Haute-Loire 2
44 Loire-Atlantique 5
45 Loiret 3
46 Lot 2
47 Lot-et-Garonne 2
48 Lozère 1
49 Maine-et-Loire 4
50 Manche 3
51 Marne 3
52 Haute-Marne 2
53 Mayenne 2
54 Meurthe-et-Moselle 4
55 Meuse 2
56 Morbihan 3
57 Moselle 5
58 Nièvre 2
59 Nord 11
60 Oise 4
61 Orne 2
62 Pas-de-Calais 7
63 Puy-de-Dôme 3
64 Pyrénées-Atlantiques 3
65 Hautes-Pyrénées 2
66 Pyrénées-Orientales 2
67 Bas-Rhin 5
68 Haut-Rhin 4
69 Rhône 7
70 Haute-Saône 2
71 Saône-et-Loire 3
72 Sarthe 3
73 Savoie 2
N° Départements Sièges
74 Haute-Savoie 3
75 Paris 12
76 Seine-Maritime 6
77 Seine-et-Marne 6
78 Yvelines 6
79 Deux-Sèvres 2
80 Somme 3
81 Tarn 2
82 Tarn-et-Garonne 2
83 Var 4
84 Vaucluse 3
85 Vendée 3
86 Vienne 2
87 Haute-Vienne 2
88 Vosges 2
89 Yonne 2
90 Territoire de Belfort 1
91 Essonne 5
92 Hauts-de-Seine 7
93 Seine-Saint-Denis 6
94 Val-de-Marne 6
95 Val-d'Oise 5
971 Guadeloupe 3
972 Martinique 2
973 Guyane 2
974 La Réunion 4
975 Saint-Pierre-et-Miquelon 1
976 Mayotte 2
977 Saint-Barthélemy 1
978 Saint-Martin 1
986 Wallis et Futuna 1
987 Polynésie française 2
988 Nouvelle-Calédonie 2
Français de l'étranger série 1 6
Français de l'étranger série 2 6
TOTAL 348
  • Série 2 avec scrutin majoritaire.
  • Série 2 avec scrutin proportionnel.
  • Série 1 (non concernée par l'élection de 2026).

À l'approche du scrutin, et à la suite du renouvellement du collège électoral lors des élections municipales du mois de mars, les différents groupes sénatoriaux et partis politiques affichent des objectifs différents.

Groupe Les Républicains

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Alors que le principal groupe du Sénat projetait de perdre 9 à 10 sièges avant la tenue des élections municipales, les Républicains ont depuis revu leurs estimations, réduisant le recul entre 3 et 5 sièges. Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, précise toutefois que « tout va dépendre de l’unité des candidats, le fait de ne pas avoir de divisions à l’intérieur de la droite, etc. », et compte compenser les pertes infligées par le Rassemblement national et l'UDR en capitalisant « sur les divisions de la gauche »[34]. Par ailleurs, le parti compte également sur des gains potentiels, notamment en Haute-Vienne et dans le Doubs, où il est parvenu à prendre Limoges et Besançon lors des municipales, afin de compenser ses pertes[35].

Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain

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Le groupe socialiste, principale force d'opposition de la chambre haute, affiche pour objectif de rester la deuxième force du Sénat. Afin d'atteindre cet objectif, le parti souhaite mettre en place d'une stratégie électorale visant « l’union de la gauche et des écologistes dans tous les départements concernés par le renouvellement de 2026 »[36].

Groupe Union centriste

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L'Union centriste affiche pour ce scrutin un objectif de stabilité, Hervé Marseille, son président, indique en mars 2026 au lendemain des municipales qu'« il y aura globalement une forme de stabilité, car il y a des gains qui compensent les défaites »[34]. Il n'exclut toutefois pas la possibilité de devenir le deuxième groupe de la Haute Chambre en passant devant les socialistes[37].

Groupe Les Indépendants – République et territoires

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Lors de cette élection, le groupe LIRT ne fait pas partie de ceux risquant la disparition puisque seul 9 des 20 sénateurs du groupe voient leurs sièges êtres remis en jeu, leur assurant ainsi de ne pas tomber sous la barre des 10 sénateurs nécessaires pour former un groupe. Son président, Claude Malhuret, estime que le groupe « devrait être dans la stabilité et [...] espère une légère progression »[38]. Bien qu'écartant l'idée d'un intergroupe ou d'une fusion, le groupe affiche néanmoins une volonté de se rapprocher de la majorité sénatoriale, composée des Républicains et de l'Union Centriste, et envisage potentiellement d'y entrer[38].

Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants

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Pour le groupe RDPI, la fin de la mandature est surtout marquée par le décès de son président François Patriat, un mois avant le scrutin. Ce dernier avait néanmoins confié que, malgré le risque théorique pour le groupe de disparaître, puisque 11 des 19 sièges détenus par le groupe sont en jeu lors de ce scrutin, il était plutôt confiant, estimant que le groupe comptera « entre 16 et 20 membres »[39]. La succession de la présidence du groupe et l'anticipation des évolutions à la suite de l'élection présidentielle, et donc du départ d'Emmanuel Macron, sont les principales préoccupation des membres du groupe, ceux-ci écartant la possibilité d'une fusion, mais évoquant la possibilité d'un intergroupe rassemblant le socle commun[39].

Groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky

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Bien que réduit en nombre de sénateurs, le groupe CRCE-K aborde ces élections avec sérénité dans la mesure ou seuls 4 de leurs 18 sièges sont en jeu lors des ce scrutin, il ne risque ainsi pas la disparition en passant sous la barre des 10 sénateurs[40]. Ainsi, le groupe affiche un objectif de stabilité, visant à renouveler les sortants à leurs postes, voire même une possible progression en espérant obtenir un siège dans le Gard en raison de la prise de Nîmes lors des municipales précédentes[40].

Groupe du Rassemblement démocratique et social européen

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Lors de ces élections, le groupe RDSE voit 9 de ses 17 sièges être remis en jeu, risquant ainsi théoriquement la disparition s'il venait à passer sous la barre des 10 sénateurs. Toutefois, Maryse Carrère, présidente du groupe, indique en juin 2026 qu'elle n'a « pas d’inquiétude sur la pérennité du groupe »[41]. Au contraire, elle indique que le groupe vise « la stabilité, voire gagner un petit peu », faisant remarquer que le groupe est le plus ancien du Sénat, présent depuis 135 ans, et qu'il est plutôt dans une pente montante depuis quelques années, le groupe réunissant 14 sénateurs en 2020, 16 en 2023 et 17 à la veille de ce scrutin[41].

Groupe Écologiste – Solidarité et Territoires

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En raison de la perte de Bordeaux, de Strasbourg et de la métropole de Lyon lors des élections municipales et métropolitaines de mars 2026, le groupe écologiste, fort de 16 sénateurs dont 7 renouvelables, affiche un objectif de limitations des pertes mais ne se considère « pas en sursis »[42]. Guillaume Gontard, président du groupe, déclare en juin 2026 « si on arrive à stabiliser et être à 14-15 sénateurs, ce serait quelque chose de très bien »[42]. Pour atteindre cet objectif, le parti espère s'appuyer sur des accord notamment avec le Parti socialiste, permettant ainsi d'obtenir des sièges ailleurs, afin de compenser les pertes des sièges obtenus en 2020 suite à la vague verte des municipales de l'époque[42].

Rassemblement national

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En partant de 3 sénateurs déjà présents dans l'hémicycle qui ne seront renouvelés qu'en 2029, le Rassemblement national compte capitaliser sur la percée réalisée lors des municipales pour atteindre la barre des 10 sénateurs permettant de former un groupe[43]. Le parti affiche l'objectif d'occuper entre « 9 et 13 sièges » au total après le scrutin, auxquels viendraient s'ajouter les sénateurs de l'Union des droites pour la République, attendus dans les Alpes-Maritimes[43]. De plus, le RN espère que quelques sénateurs transfuges des Républicains, notamment des sénateurs « qui ne sont pas nécessairement encartés au groupe LR », c'est à dire des apparentés et des rattachés, les rejoindront une fois le quota atteint[43].

La France insoumise

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Pour la France insoumise, l'objectif affiché est de réussir à entrer au palais du Luxembourg, dont le parti reste jusqu'alors exclu[44],[45],[46]. Pour ce faire, le parti compte s'appuyer sur la percée réalisée lors des municipales[45], principalement dans le Rhône, où un accord avec les Écologistes avait été espéré dans un premier temps[45], mais n'a finalement pas abouti, obligeant le parti de gauche radicale à se présenter seul[46], mais également dans d'autres départements comme la Haute-Garonne où la liste de François Piquemal a réussi à s'imposer comme force majeure à Toulouse[45].

Résultats

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Résultats par nuance

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Résultats des élections sénatoriales françaises de 2026
Nuance[47] Scrutin proportionnel Scrutin majoritaire Total
sièges
+/-
Premier tour Second tour Total
Voix % Sièges Voix % Sièges Voix % Sièges
Divers droite DVD 13 691 21,61 34 7 465 16,75 7 2 721 19,23 5 12 46 en augmentation 4
Les Républicains LR 6 052 9,55 16 10 152 22,78 16 1 437 10,15 1 17 33 en diminution 4
Divers centre DVC 7 769 12,26 13 3 895 8,74 6 1 507 10,65 3 9 22 en augmentation 6
Divers gauche DVG 6 804 10,74 12 2 882 6,47 1 1 324 9,36 2 3 15 en augmentation 3
Union à gauche UG 7 333 11,58 13 13 en diminution 2
Parti socialiste SOC 971 1,53 2 6 034 13,54 4 2 977 21,04 3 7 9 en diminution 7
Union à droite UD 3 495 5,52 6 6 en diminution 14
Union au centre UC 2 417 3,82 6 6 en augmentation 2
Rassemblement national RN 5 086 8,03 5 2 696 6,05 0 785 5,55 0 0 5 en augmentation 4
Union de l'extrême droite UXD 2 051 3,24 4 4 Nv.
Horizons HOR 422 0,67 1 1 205 2,70 1 832 5,88 2 3 4 Nv.
Les Écologistes VEC 1 471 2,32 2 699 1,57 0 28 0,20 0 0 2 en augmentation 1
Union des droites pour la RépubliqueUDR 1 081 1,71 2 643 1,44 0 534 3,77 0 0 2 Nv.
Parti communiste français COM 976 1,54 1 1 799 4,04 1 104 0,73 0 0 2 en stagnation
Union des démocrates et indépendants UDI 98 0,15 0 1 507 3,38 1 673 4,76 1 2 2 en diminution 1
Divers DIV 801 1,26 1 703 1,58 0 274 1,94 1 1 2 en augmentation 1
La France insoumise FI 2 003 3,16 1 1 168 2,62 0 374 2,64 0 0 1 en augmentation 1
Renaissance REN 1 048 2,35 1 345 2,44 0 1 1 en stagnation
Parti radical de gauche RDG 698 1,57 1 221 1,56 0 1 1 en augmentation 1
Régionaliste REG 113 0,18 0 649 1,46 1 1 0,01 0 1 1 en stagnation
Parti radical PR 607 1,43 1 1 1 Nv.
Droite souverainiste DSV 183 0,41 0 15 0,11 0 0 0 Nv.
Extrême droite EXD 387 0,61 0 130 0,31 0 0 0 en stagnation
Reconquête REC 170 0,27 0 14 0,03 0 0 0 Nv.
Divers écologiste ECO 136 0,21 0 310 0,70 0 0 0 en stagnation
Génération.s GEN 73 0,17 0 0 0 Nv.
Mouvement démocrate MDM 19 0,03 0 0 en stagnation
Suffrages exprimés 63 677 98,86 25 786 96,87 10 911 97,57
Votes blancs 419 0,65 450 1,69 143 1,28
Votes nuls 318 0,49 383 1,44 129 1,15
Total 64 414 100 119 26 619 100 41 11 183 100 18 59 178 en stagnation
Abstentions 833 1,28 395 1,46 180 1,58
Inscrits / participation 65 247 98,72 27 014 98,54 11 383 98,42

Répartition par nuance de candidats

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Répartition des sénateurs élus par nuance de candidats[48]
Résultats des élections sénatoriales de 2026 par nuance de candidats.
Nuance Élus %
Les Républicains LR 56 31,46
Parti socialiste SOC 26 14,61
Divers droite DVD 23 12,92
Divers centre DVC 12 6,74
Horizons HOR 10 5,62
Union des démocrates et indépendants UDI 10 5,62
Rassemblement national RN 9 5,06
Divers gauche DVG 8 4,49
Renaissance REN 6 3,37
Les Écologistes VEC 4 2,25
Parti communiste français COM 4 2,25
Parti radical PR 3 1,69
Parti radical de gauche RDG 2 1,12
Union des droites pour la République UDR 2 1,12
Divers DIV 1 0,56
La France insoumise FI 1 0,56
Régionaliste REG 1 0,56
Total 178 100

Sièges par groupe

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Résultats des élections sénatoriales françaises de 2026[49],[50]
Groupes parlementaires Sièges
Total
avant
En
jeu
Élus Total
après
+/-
Les Républicains (REP) 131 77 71 124[a] en diminution 7
Union centriste et indépendants (UCI)[b] 59 30 31 63[c] en augmentation 4
Socialiste, écologiste et républicain (SER) 64 30 29 62[d] en diminution 2
Communiste républicain citoyen et écologiste – Kanaky (CRCE-K) 18 4 4 18 en stagnation
Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) 17 9 7 18[e] en augmentation 1
Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) 19 11 9 16[f] en diminution 3
Écologiste – Solidarité et territoires (GEST) 16 7 5 15[d] en diminution 1
Les Indépendants – République et territoires (LIRT) 20 9 8 15[g] en diminution 5
Union nationale pour les territoires (UNT) Groupe créé 12 15[h] Nv.
Réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (RASNAG) 4 1 2 2[h] en diminution 2
Total 348 178 178 348 en stagnation

Présidences de groupes

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Résultats par département

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Nom en italique : sénateur ne se représentant pas
Nom en gras : sénateur réélu.
N° Département Sénateur sortant Groupe Parti Candidat élu ou réélu Groupe Parti
01 Ain Florence Blatrix-Contat SER PS Florence Blatrix-Contat SER PS
Patrick Chaize REP LR Véronique Baude REP LR/NE
Sylvie Goy-Chavent REP LR Sylvie Goy-Chavent UNT-R DVD[61]
02 Aisne Anne Camerac LIRT DVD Nicolas Fricoteaux RDPI-A DVC
Pascale Gruny REP LR Paul Mougenot RASNAG DVD
Antoine Lefèvre REP DVD Antoine Lefèvre REP DVD
03 Allier Claude Malhuret LIRT HOR[62] Claude Malhuret LIRT HOR
Bruno Rojouan REP-R[63] LR Bruno Rojouan REP-R LR
04 Alpes-de-Haute-Provence Jean-Yves Roux RDSE PRG[64]/CONV[65] Jean-Yves Roux RDSE PRG/CONV
05 Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud UC LC[66] Jean-Michel Arnaud UCI LC
06 Alpes-Maritimes Alexandra Borchio Fontimp REP LR Alexandra Borchio Fontimp REP LR/NE
Patricia Demas REP LR Jean-Marc Delia REP-A LR/NE
Dominique Estrosi Sassone REP LR/NF[67] Dominique Estrosi Sassone REP LR/NF[67]
Henri Leroy REP UDR[68] Laurent Castillo UNT UDR
Sandra Paire[i] REP-R[63] DVD Gaëlle Frontoni UNT UDR
07 Ardèche Mathieu Darnaud REP LR Mathieu Darnaud REP LR
Anne Ventalon REP-A[63] DVD[69] Anne Ventalon REP-A DVD
08 Ardennes Else Joseph REP LR/OLF[70] Else Joseph REP LR/NE/OLF
Marc Laménie LIRT HOR[62] Marc Laménie LIRT HOR
09 Ariège Jean-Jacques Michau SER CONV[65] Jean-Jacques Michau RDSE[71] CONV
10 Aube Vanina Paoli-Gagin LIRT DVD Vanina Paoli-Gagin LIRT DVD
Évelyne Perrot UC UDI[72] Valérie Bazin-Malgras REP LR
11 Aude Gisèle Jourda[73] SER PS Claudie Faucon-Méjean SER PS
Sébastien Pla SER PS[74]/CONV[65] Sébastien Pla SER PS/CONV
12 Aveyron Jean-Claude Anglars REP LR Jean-Claude Anglars REP LR
Alain Marc LIRT PRV Alain Marc UCI PRV
13 Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi CRCE-K PCF[75] Jérémy Bacchi CRCE-K PCF[75]
Guy Benarroche GEST LE[76] Guy Benarroche GEST LE[76]
Valérie Boyer REP LR/OLF[70] Valérie Boyer REP LR/NE/OLF[70]
Marie-Arlette Carlotti SER PS[77] Marie-Arlette Carlotti SER PS[77]
Brigitte Devésa UC UDI[72] Brigitte Devésa UCI UDI[72]
Mireille Jouve RDSE DVG Renaud Muselier UCI-A RE
Stéphane Le Rudulier REP LR Marie-Pierre Callet UNT RN
Stéphane Ravier RASNAG DXD Fabien Bravi UNT RN
14 Calvados Pascal Allizard[78] REP LR François Aubey RDSE À vérifier
Corinne Féret SER CONV[65],[79] Corinne Féret SER CONV
Sonia de La Provôté UC LC[66] Sonia de La Provôté UCI NE/LC
15 Cantal Bernard Delcros UC DVC Bernard Delcros UCI DVC
Stéphane Sautarel REP-R[63] LR Stéphane Sautarel REP LR/NE
16 Charente François Bonneau UC-A[63] DVD François Bonneau UCI DVD
Nicole Bonnefoy SER CONV[65],[j] Nicole Bonnefoy SER CONV
17 Charente-Maritime Corinne Imbert REP-A[63] LR Corinne Imbert REP LR
Daniel Laurent[81] REP LR Christophe Plassard LIRT HOR
Mickaël Vallet SER PS Mickaël Vallet SER PS
18 Cher Rémy Pointereau[82] REP LR Loïc Kervran LIRT HOR
Marie-Pierre Richer[83] REP-R[63] LR Samir Rhimini REP LR
19 Corrèze Daniel Chasseing[84] LIRT PRV[85],[86]/HOR[62] Pascal Coste REP LR/NF[67]
Claude Nougein[84] REP LR Julien Bounie REP LR
2A Corse-du-Sud Jean-Jacques Panunzi REP-A[63] LR Jean-Jacques Panunzi REP-A LR
2B Haute-Corse Paul-Toussaint Parigi UC-R[63] FaC[87] Paul-Toussaint Parigi UCI-R FaC
21 Côte-d'Or Alain Houpert REP LR Alain Houpert REP-R LR
Anne-Catherine Loisier UC-R[63] LC[88]/UDI[72] Anne-Catherine Loisier UCI-R LC[88]/UDI[72]
Didier Maingault RDPI À vérifier François Rebsamen SER-A FP
22 Côtes-d'Armor Alain Cadec REP-A[63] LR/NF[67] Alain Cadec REP LR/NF[67]
Gérard Lahellec CRCE-K PCF[75] Gérard Lahellec CRCE-K PCF[75]
Annie Le Houérou SER PS Annie Le Houérou SER PS
23 Creuse Éric Jeansannetas[89] SER PS Bertrand Labar REP-A DVD
Jean-Jacques Lozach SER PS Jean-Jacques Lozach SER PS
24 Dordogne Serge Mérillou SER PS Serge Mérillou SER PS
Marie-Claude Varaillas CRCE-K PCF[75] Marie-Claude Varaillas CRCE-K PCF
25 Doubs Jacques Grosperrin REP LR Jacques Grosperrin REP LR
Annick Jacquemet UC DVD Arnaud Marthey SER PS
Jean-François Longeot UC HOR[62]/UDI[72] Jean-François Longeot UCI HOR[62]/UDI[72]
26 Drôme Bernard Buis[90] RDPI RE Nathalie Niéson RDPI RE
Marie-Pierre Monier[91] SER PS Florent Brunet REP LR
Marie-Pierre Mouton REP LR Marie-Pierre Mouton REP LR
27 Eure Nicole Duranton[k],[92] RDPI HOR[62] Frédéric Duché LIRT HOR
Hervé Maurey UC LC[93] Hervé Maurey UCI LC[93]
Kristina Pluchet REP LR Kristina Pluchet REP LR
28 Eure-et-Loir Chantal Deseyne REP LR Virginie Quentin REP-R LR
Daniel Guéret REP-R[63] LR Alexis Robin REP-R LR
Albéric de Montgolfier REP-R[63] LR Albéric de Montgolfier REP-R LR
29 Finistère Michel Canévet UC AC[94] Michel Canévet UCI AC[94]
Jean-Luc Fichet[95] SER PS Forough Dadkhah SER PS
Nadège Havet RDPI RE Nadège Havet RDPI RE
Philippe Paul REP-R[63] LR Patrick Leclerc LIRT DVD
30 Gard Denis Bouad SER PS[96]/CONV[65] Denis Bouad SER PS[96]/CONV[65]
Laurent Burgoa REP LR Laurent Burgoa REP LR
Vivette Lopez[97] REP LR Sylvie Josserand UNT RN
31 Haute-Garonne Alain Chatillon[98] REP LR[98] Marc Péré GEST DVG/app. LFI[99]
Pierre Médevielle LIRT HOR[62],[98] Pierre Médevielle UCI HOR[62],[98]
Brigitte Micouleau REP LR[98] Brigitte Micouleau REP LR[98]
Émilienne Poumirol[98] SER PS[98] Magali Gasto-Oustric RDSE PRG
Claude Raynal[98] SER PS[98] Thierry Suaud SER PS
32 Gers Alain Duffourg UC AC[94] Alain Duffourg UCI-R AC
Franck Montaugé[100] SER PS Carole Rolando SER PS
33 Gironde Alain Cazabonne UC MoDem[101] Jacques Breillat LIRT HOR
Nathalie Delattre RDSE PRV[86] Nathalie Delattre RDSE PRV[86]
Hervé Gillé SER PS Hervé Gillé SER PS
Laurence Harribey[102] SER PS Christine Bost SER PS
Florence Lassarade[103] REP LR Géraldine Amouroux REP LR
Monique de Marco[104] GEST LE[105] Edwige Diaz UNT RN
34 Hérault Christian Bilhac[106] RDSE PRG[64]/CONV[107] Julie Frêche SER PS
Hussein Bourgi SER PS[108]/CONV[65] Hussein Bourgi SER PS[108]/CONV[65]
Henri Cabanel[109] RDSE DVG Joseph Francis REP-A DVD
Jean-Pierre Grand LIRT HOR[62] Manon Bouquin UNT RN
35 Ille-et-Vilaine Dominique de Legge[110] REP LR Nicolas Belloir REP LR
Anne-Sophie Patru[l] UC UDI[72] Françoise Gatel UCI UDI
Sylvie Robert SER PS[111] Sylvie Robert SER PS[111]
Daniel Salmon GEST LE[112] Daniel Salmon GEST LE[112]
36 Indre Nadine Bellurot REP-A[63] LR Nadine Bellurot REP-A LR
Frédérique Gerbaud REP LR Régis Blanchet UCI PRV/NE
67 Bas-Rhin Jacques Fernique GEST LE[113] Pernelle Richardot SER PS
Claude Kern[114] UC UDI[72] Isabelle Dollinger UCI UDI[72]
Laurence Muller-Bronn REP-A[63] NE[115] Laurence Muller-Bronn REP-R NE[115]
Elsa Schalck REP LR Elsa Schalck REP LR
Marc Séné REP LR Marc Séné REP LR
68 Haut-Rhin Sabine Drexler REP-A[63] DVD Sabine Drexler REP-A DVD
Ludovic Haye UC HOR[62] Ludovic Haye UCI HOR[62]
Christian Klinger REP LR Christian Klinger REP LR
Patricia Schillinger[116] RDPI RE[116] Benjamin Huin RDPI RE
69 Rhône et métropole de Lyon Étienne Blanc REP LR/NÉ[117] Sébastien Michel REP LR
Gilbert-Luc Devinaz[118] RDSE-A[63] CONV[107] Christophe Guilloteau REP-A LR
Catherine Di Folco REP LR Catherine Di Folco REP LR
Thomas Dossus GEST LE[119] Thomas Dossus GEST LE[119]
Bernard Fialaire RDSE PRV[86] Bernard Fialaire RDSE PRV[86]
Raymonde Poncet-Monge[120] GEST LE[121] Gabriel Amard RASNAG LFI
Paul Vidal REP LR Serge Berard REP-R LR/NÉ[117]
70 Haute-Saône Alain Joyandet[122] REP LR Dimitri Doussot REP LR
Olivier Rietmann REP LR/NF[67] Olivier Rietmann REP LR/NF[67]
71 Saône-et-Loire Fabien Genet REP-R[63] LR Fabien Genet REP-R LR
Paulette Matray SER PS Paulette Matray SER PS
Marie Mercier REP LR Marie Mercier REP-A LR
72 Sarthe Thierry Cozic SER PS[123]/CONV[65] Thierry Cozic SER PS[123]/CONV[65]
Louis-Jean de Nicolaÿ[124] REP LR Dominique Le Mèner REP-A UDI
Jean Pierre Vogel REP LR Jean Pierre Vogel REP LR
73 Savoie Martine Berthet REP LR Martine Berthet REP LR
Cédric Vial REP-R[63] DVD Cédric Vial REP-R DVD
74 Haute-Savoie Loïc Hervé UC LC[66] Loïc Hervé UCI LC[66]
Sylviane Noël REP-R[63] LR Sylviane Noël REP-R LR/NE
Cyril Pellevat LIRT LR Cyril Pellevat UCI LR/NE
76 Seine-Maritime Céline Brulin CRCE-K PCF[75] Céline Brulin CRCE-K PCF[75]
Agnès Canayer REP-R[63] DVD Agnès Canayer REP-A DVD
Patrick Chauvet[125] UC LC[126] Léon Levasseur UNT RN
Didier Marie[127] SER PS Bastien Coriton SER PS
Pascal Martin UC DVD[m],[128],[129] Pascal Martin UCI DVD[m],[128],[129]
Catherine Morin-Desailly UC LC[130] Catherine Morin-Desailly UCI LC[130]
79 Deux-Sèvres Gilbert Favreau[131] REP LR[131] Marie-Pierre Missioux REP-A DVD
Philippe Mouiller REP LR/SL Philippe Mouiller REP LR/SL
80 Somme Rémi Cardon SER PS Rémi Cardon SER PS
Stéphane Demilly UC UDI[72] Stéphane Demilly UCI UDI[72]
Laurent Somon REP LR Laurent Somon REP LR
81 Tarn Philippe Folliot UC AC[94] Philippe Folliot UCI AC
Marie-Lise Housseau UC AC[94] Marie-Lise Housseau UCI AC
82 Tarn-et-Garonne François Bonhomme REP-A[63] LR François Bonhomme REP-A LR
Pierre-Antoine Lévi UCI LC[132] Pierre-Antoine Lévi UCI LC
83 Var Jean Bacci[133] REP LR Franck Giletti UNT RN
Michel Bonnus[133] REP LR Carine Leroy UNT RN
Françoise Dumont REP LR/SL Françoise Dumont REP LR/NE/SL
André Guiol[106] RDSE CONV[65] Christian Simon REP LR/NE
84 Vaucluse Jean-Baptiste Blanc REP LR Jean-Baptiste Blanc REP LR
Alain Milon[134] REP LR Dominique Santoni REP LR
Lucien Stanzione SER PS Thierry d'Aigremont UNT RN
85 Vendée Annick Billon UC UDI[72] Annick Billon UCI UDI
Didier Mandelli[135] REP LR Maxence de Rugy REP LR
Bruno Retailleau REP LR Bruno Retailleau REP LR
86 Vienne Bruno Belin REP-R[63] LR Bruno Belin REP-R LR
Marie-Jeanne Bellamy REP-A[63] DVD Marie-Jeanne Bellamy REP-A LR
87 Haute-Vienne Isabelle Briquet SER PS Isabelle Briquet SER PS
Christian Redon-Sarrazy SER PS Christian Redon-Sarrazy SER PS
88 Vosges Daniel Gremillet REP LR Daniel Gremillet REP LR
Jean Hingray UC UDI[72] Jean Hingray UCI UDI
89 Yonne Jean-Baptiste Lemoyne RDPI RE Jean-Baptiste Lemoyne RDPI RE
Dominique Vérien UC UDI[72] Dominique Vérien UCI UDI
90 Territoire de Belfort Cédric Perrin REP LR Cédric Perrin REP LR
973 Guyane Georges Patient[136] RDPI GR Rodolphe Alexandre RDPI GR
Marie-Laure Phinéra-Horth[137] RDPI NFG[138] Ryan Persaud RDPI app. GR
977 Saint-Barthélemy Micheline Jacques REP LR Micheline Jacques REP LR
978 Saint-Martin Annick Petrus REP LR/RSM Daniel Gibbs REP-A LR/UD
986 Wallis-et-Futuna Mikaele Kulimoetoke RDPI RE Lafaele Tukumuli RDPI DVC
987 Polynésie française Teva Rohfritsch RDPI ION[139]/RE[140] Edouard Fritch REP-R Tapura
Lana Tetuanui UC-A[63] Tapura[141]/UDI[72] Lana Tetuanui UCI-R Tapura[141]/UDI[72]
99 Français établis hors de France Sophie Briante Guillemont RDSE ASFE[142] Sophie Briante Guillemont RDSE ASFE
Olivier Cadic UC UDI[72] Olivier Cadic UCI UDI
Samantha Cazebonne RDPI RE Marie-Ange Rousselot RDPI RE
Yan Chantrel SER PS Yan Chantrel SER PS
Christophe-André Frassa[143] REP LR Bertrand Dupont REP LR
Mélanie Vogel GEST LE[144] Mélanie Vogel GEST LE

Parlementaires élus sénateurs

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Huit députés et un député européen sont élus sénateurs lors du scrutin[145]. Les députés élus sénateurs cessent d'appartenir à l'Assemblée nationale et sont remplacés par leur suppléant, tandis que le député européen est remplacé par le candidat suivant de sa liste.

Parlementaires élus sénateurs le 27 septembre 2026 et leurs remplaçants
Chambre Parlementaire élu sénateur Parti Circonscription Remplaçant Parti[146] Date de prise de fonctions du remplaçant
Assemblée nationale Valérie Bazin-Malgras LR Aube (2e) Bernard de la Hamayde[147] LR À préciser
Christophe Plassard HOR Charente-Maritime (5e) Vanessa Parent[148] HOR
Loïc Kervran HOR Cher (3e) Emmanuel Riotte[149] HOR 8 octobre 2026
Sylvie Josserand RN Gard (6e) Laurence Gardet[150] RN
Edwige Diaz RN Gironde (11e) Christine Dumas[151] RN À préciser
Manon Bouquin RN Hérault (4e) Benoit Gilhet[152] RN 8 octobre 2026
Gabriel Amard LFI Rhône (6e) Melouka Hadj-Mimoune[153] PS
Frank Giletti RN Var (6e) Muriel Fiol[154] RN
Parlement européen Laurent Castillo UDR France Brice Hortefeux (suivant de la liste LR de 2024)[155] LR À préciser

La prise de fonction des remplaçants se fait une fois les délais de recours passés, ou, le cas échéant, une fois les recours totalement purgés. Au total ont été déposés à l’issue des sénatoriales 11 recours, dont quatre remettant en cause l’élection de trois députés[156].

Évolution des rapports de force

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À l'issue du scrutin, l'équilibre des forces au sein de la haute assemblée, bien que stable au niveau global (la majorité parlementaire sortante étant reconduite), connait toutefois bon nombre d'évolutions.

À l'exception notable du groupe Union centriste et indépendants qui parvient à devenir la deuxième force politique de la chambre haute, l'ensemble des groupes politiques fait l'objet soit d'un recul soit d'une stagnation: les Républicains commencent la législature avec 7 sièges de moins qu'à la fin de la précédente, le groupe socialiste perd 2 sièges et est relégué aux rang de 3e groupe en nombre de sénateurs, le groupe LIRT perd un quart de ses sièges, le faisant terminer à 15 élus, ce qui en fait le plus petit groupe du Sénat, à égalité avec celui des écologistes, qui parvient tant bien que mal à limiter les pertes, et juste derrière le groupe RDPI qui ne conserve que 16 sièges. Seuls les communistes parviennent à maintenir leur nombre de sièges, sans pour autant en prendre de nouveaux, et le groupe RDSE obtient un siège de plus qu'avant l'élection, mais en raison du ralliement de sénateurs venus d'autres groupes plutôt que de victoires électorales.

Le Sénat fait d'ailleurs l'objet de nombreux ralliements et défections à l'aube de la nouvelle législature : à gauche, Bernard Jomier, siégeant jusqu'ici avec les socialistes, décide de rejoindre les écologistes. À droite et au centre, le groupe UCI est rejoint par le Républicain Georges Naturel, ainsi que par Jean-Luc Brault et Louis Vogel, qui siégeaient au sein du groupe LIRT ; celui-ci voit également le départ de Marie-Claude Lermytte et Dany Wattebled, qui décident de rejoindre le groupe RDSE, tout comme Dominique Théophile, qui siégeait alors avec le groupe RDPI.

Cette recomposition profite surtout au neuvième groupe parlementaire, l'Union nationale pour les territoires, composé de sénateurs du Rassemblement national et de l'Union des droites pour la République, qui parviennent pour la première fois de leur histoire à créer un groupe au Sénat, comprenant 15 sénateurs, le plaçant ainsi au même niveau que les écologistes ou le groupe LIRT. En outre, La France insoumise parvient à entrer pour la première fois dans la chambre haute, sans pour autant parvenir à fonder un groupe parlementaire.

Élection du président

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Candidat[157] Groupe Voix %
Gérard Larcher REP[n] 203 67,22
Patrick Kanner SER 60 19,87
Cécile Cukierman CRCE-K 22 7,28
Mélanie Vogel GEST 17 5,63
Votes valides 302 87,28
Votes blancs 41 11,85
Votes nuls 3 0,87
Total 346 100
Abstention 2 0,57
Inscrits / participation 348 99,43

Notes et références

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  1. ↑ Georges Naturel, qui siégeait jusqu'alors avec le groupe REP, l'a quitté et a rejoint le groupe UCI.
  2. 1 2 Précédemment nommé "Union centriste".
  3. ↑ Le groupe UC, devenu UCI, bénéficie du ralliement de Jean-Luc Brault et Louis Vogel, qui siégeaient jusqu'alors avec le groupe LIRT, et de Georges Naturel, qui faisait partie du groupe REP.
  4. 1 2 Le groupe GEST bénéficie du ralliement de Bernard Jomier, qui siégeait jusqu'alors avec le groupe SER.
  5. ↑ Le groupe RDSE bénéficie du ralliement de Marie-Claude Lermytte et Dany Wattebled, qui siégeaient jusqu'alors avec le groupe LIRT, et de Dominique Théophile, qui faisait partie du groupe RDPI.
  6. ↑ Dominique Théophile, qui siégeait jusqu'alors avec le groupe RDPI, l'a quitté et a rejoint le groupe RDSE.
  7. ↑ Jean-Luc Brault et Louis Vogel, qui siégeaient jusqu'alors avec le groupe LIRT, l'ont quitté et ont rejoint le groupe UCI, tandis que Marie-Claude Lermytte et Dany Wattebled l'ont quitté pour rejoindre le groupe RDSE.
  8. 1 2 Le groupe Union nationale pour les territoires bénéficie du ralliement de trois sénateurs précédemment élus qui siégeaient jusqu'alors dans la RASNAG : Aymeric Durox, Joshua Hochart et Christopher Szczurek.
  9. ↑ Siège temporairement en remplacement de Philippe Tabarot, membre du gouvernement.
  10. ↑ Nicole Bonnefoy est suspendue du Parti socialiste depuis le [80].
  11. ↑ Siège temporairement en remplacement de Sébastien Lecornu, membre du gouvernement.
  12. ↑ Siège temporairement en remplacement de Françoise Gatel, membre du gouvernement.
  13. 1 2 Même si le site Horizons le mentionne, il a quitté le parti en 2022 comme indiqué ci-après, ayant repris sa « liberté » d'Agir quelques mois plus tard.
  14. ↑ Candidature soutenue par le groupe Union centriste.

Références

modifier
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  4. ↑ Kjeld Neubert, « L’AfD allemande lance un nouveau groupe d’extrême droite au Parlement, « l’Europe des nations souveraines » », Euractiv,‎ (lire en ligne Accès libre).
  5. ↑ Dorian Jullien, « La dissolution de l’Assemblée nationale vue par la presse internationale : « Emmanuel Macron est-il devenu fou ? » », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès libre).
  6. ↑ « Législatives 2024 : les partis de gauche annoncent un « nouveau front populaire » et un programme commun « de rupture » », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès libre).
  7. ↑ Hugo Septier, « Autain, Corbière, Simmonet... Les dissidents LFI lancent une "nouvelle force politique" nommée L'Après », BFMTV,‎ (lire en ligne Accès libre).
  8. ↑ Eloïse Cimbidhi, « Législatives : « Purgés » de LFI, les mélenchonistes repentis lancent leur mouvement », Le Figaro,‎ (lire en ligne Accès libre).
  9. ↑ Claire Conruyt et Emmanuel Galiero, « Législatives : Éric Ciotti annonce que LR va nouer une «alliance avec le Rassemblement national» », Le Figaro,‎ (lire en ligne Accès payant).
  10. ↑ « Législatives 2024 : Marion Maréchal exclue du parti d'Éric Zemmour, après son appel à voter pour la coalition RN-LR », Ici,‎ (lire en ligne Accès libre).
  11. 1 2 3 Alexis Boisselier, « Législatives. Pas de majorité absolue, surprise à gauche… Ce qu’il faut retenir de ce second tour », Ouest France,‎ (lire en ligne Accès libre).
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  13. ↑ Romain Brunet, « "Inouï et inespéré" : comment Les Républicains ont réussi à revenir au pouvoir avec Michel Barnier », France 24,‎ (lire en ligne Accès libre).
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  20. ↑ Article LO 275 du Code électoral.
  21. ↑ Article LO 276 du Code électoral.
  22. ↑ Annexe tableau n°5 du Code électoral.
  23. ↑ Annexe tableau n°6 du Code électoral.
  24. ↑ Article L. 294 du Code électoral.
  25. ↑ « Mode d'élection des sénateurs », sur sénat.fr.
  26. ↑ Article L. 295 du Code électoral.
  27. 1 2 Article L. 280 du Code électoral.
  28. ↑ Articles L. 280 et L. 293-1du Code électoral.
  29. ↑ Articles L. 280, L. 280-1 et L. 280-2du Code électoral / Annexe à la délibération N°21SP-1514 du conseil régional du Grand Est (23 juillet 2021).
  30. ↑ Articles L. 280 et L. 282-1 du Code électoral.
  31. ↑ Articles L. 502 et L. 529 du Code électoral.
  32. 1 2 Article L. 441 du Code électoral.
  33. ↑ Article 44 de la loi n° 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France / Article 1 de l'arrêté du 22 janvier 2026 fixant le nombre de conseillers des Français de l'étranger et de délégués consulaires à élire.
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Voir aussi

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