Élections sénatoriales françaises de 2026

élections de sénateurs de la République française

Les élections sénatoriales françaises de 2026 visent à renouveler au scrutin indirect la moitié des membres du Sénat, la chambre haute du Parlement français. Elles sont prévues pour le .

Élections sénatoriales françaises de 2026
178 des 348 sièges du Sénat
Type d’élection Élection sénatoriale
Corps électoral et résultats
Inscrits 93 469
Groupe Les Républicains
Sièges en 2023 133
Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain
Sièges en 2023 64
Groupe Union centriste
Sièges en 2023 56
Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants
Sièges en 2023 22
Groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky
Sièges en 2023 18
Groupe Les Indépendants – République et territoires
Sièges en 2023 18
Groupe Écologiste – Solidarité et Territoires
Sièges en 2023 17
Groupe du Rassemblement démocratique et social européen
Sièges en 2023 16
Président du Sénat
Sortant
Gérard Larcher
LR
Législature élue
Triennat 2026-2029
Site officiel des sénatoriales 2026

Contexte

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Élections sénatoriales de 2023

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Composition du Sénat après les élections de 2023.

Les élections sénatoriales de septembre 2023 aboutissent à un affaiblissement de la majorité de la droite et du centre. Les principaux autres groupes stagnent, ce sont donc les groupes mineurs, notamment les écologistes et les indépendants, qui profitent de la recomposition du Sénat. Le Rassemblement national parvient à revenir au sein de la chambre haute dont il était absent depuis 2022 à la suite du départ de son seul sénateur, Stéphane Ravier, pour Reconquête, en faisant élire 3 sénateurs, ce qui reste néanmoins insuffisant pour former un groupe parlementaire[1].

Dans sa configuration précédant les élections de 2026, le Sénat est composé de 3 groupes principaux : les Républicains, les Socialistes et l'Union centriste et de 6 groupes mineurs. La chambre haute est ainsi majoritairement orientée à droite et au centre droit, Les Républicains et l'Union centriste détenant à eux seuls 189 des 348 sièges. La principale force d'opposition est incarnée par le groupe socialiste avec 65 sénateurs.

Élections européennes et législatives de 2024

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Les élections européennes de 2024 ont vu l'extrême droite effectuer une percée historique[2] : d'une part le Rassemblement national parvient à dépasser la barre des 30 %, lui permettant ainsi d'obtenir 30 eurodéputés, ce qui en fait la plus grande délégation du Parlement européen[3], d'autre part Reconquête réussit à dépasser le seuil électoral de 5 %, ce qui lui permet d'être également représenté à Bruxelles et qui aboutit à la création d'un troisième groupe parlementaire d'extrême droite au sein du Parlement européen[4]. En parallèle, la liste de la coalition présidentielle s'effondre par rapport à l'élection précédente[2], perd près de la moitié de ses députés, et parvient à conserver la deuxième place d'une courte tête. Le soir même de l'annonce des résultats, le président de la République Emmanuel Macron annonce la dissolution de l'Assemblée Nationale et la tenue d'élections législatives anticipées[5].

Les élections législatives de 2024 ont été marquées par une campagne particulièrement mouvementée aboutissant à de nombreux changements au sein de la classe politique française :
À gauche, les différents partis qui étaient divisés lors des européennes parviennent à se réunir au delà des limites de la NUPES en 2022 et forment ainsi le Nouveau Front Populaire réunissant l'ensemble de la gauche[6] ; cependant, dans le même temps, un certain nombre de cadres de la France insoumise sont purgés du parti et se réunissent pour former l'Après[7],[8].
À droite, Les Républicains s'enfoncent dans une crise majeure à la suite de l'annonce faite par Éric Ciotti, alors président du parti, d'une alliance avec le Rassemblement national[9], sans en avoir informé, et contre la volonté des autres cadres du parti, aboutissant au départ de Ciotti des Républicains et à la création de l'Union des droites pour la République. Similairement, Marion Maréchal, alors vice-présidente de Reconquête, annonce contre l'avis d'Éric Zemmour, son soutien aux candidats de l'union RN-UDR, ce qui aboutit à son exclusion ainsi qu'à celles de 3 des 4 autres eurodéputés du parti élus quelques jours plus tôt[10].

À la suite de cette élection, l'Assemblée nationale se retrouve fracturée et sans majorité claire. Malgré un score tout aussi historique que lors des européennes et avoir gagné le vote populaire, le RN et ses alliés ne parviennent pas à obtenir la majorité[11],[12]. De la même manière, les groupes parlementaires issus du NFP enregistrent une augmentation de leur nombre de sièges, mais ne parviennent pas non plus à obtenir la majorité[11]. Enfin la coalition présidentielle note un recul important, perd sa majorité relative de 2022[11] et se retrouve obligée de s'appuyer sur les députés Républicains afin de rester la force principale de la chambre basse[13]. Le pays connait alors une période de forte instabilité politique illustrée notamment par la censure du gouvernement Barnier le 4 décembre 2024[14] et la chute du gouvernement Bayrou le 8 septembre 2025[15].

Élections municipales de 2026

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Les élections sénatoriales de 2026 prendront place 6 mois après les municipales de la même année. La très grande majorité des 162 000 grands électeurs français étant issus des conseils municipaux[16], leur composition aura dès lors un impact important sur le scrutin sénatorial[17].

Modalités

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Ces élections se tiendront en septembre 2026[18], les sénateurs étant élus pour une durée de 6 ans[19] et les élections de 2020 ayant eu lieu le 27 septembre.

Mode de scrutin

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Le Sénat français est composé de 348 sièges pourvus au suffrage universel indirect pour une durée de six ans mais renouvelés par moitié tous les trois ans[19],[20]. Les élections de 2026 visent ainsi à élire les 178 sénateurs correspondant à la série 2[21].

Les sénateurs sont élus dans des circonscriptions correspondant aux départements[22]. Le système électoral utilisé dépend du nombre de sièges qui y sont à pourvoir.

Dans les circonscriptions désignant un ou deux sénateurs, ceux-ci sont élus au scrutin majoritaire obligatoire à deux tours. Est élu le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés et les voix d'un quart des électeurs inscrits dans la circonscription. À défaut, un second tour est organisé. Celui qui remporte le plus de voix au second tour est déclaré élu[23].

Pour les circonscriptions désignant trois sénateurs ou plus, il est fait recours au scrutin proportionnel plurinominal. Les électeurs votent pour des listes de candidats, et les sièges sont répartis après dépouillement des suffrages aux différentes listes en proportion de leurs parts des voix, suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel[24],[25].

Collège électoral

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Les élections sénatoriales sont un scrutin indirect, cela signifie que seuls les grands électeurs sont appelés à voter lors de cette élection.

Dispositions de droit commun

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Ces dispositions s'appliquent aux départements de l'Hexagone, à l'exception des départements suivants : Corse-du-Sud, Haute-Corse, Bas-Rhin, Haut-Rhin et Rhône.

Sont membres du collège électoral[26] :

Dispositions spéciales applicables aux départements de la Corse-du-Sud et de la Haute-Corse

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Sont membres du collège électoral[27] :

Dispositions spéciales applicables aux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin

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Sont membres du collège électoral[28] :

Dispositions spéciales applicables au département du Rhône

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Sont membres du collège électoral[29] :

Dispositions spéciales applicables à la Guyane

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Sont membres du collège électoral[26] :

Dispositions spéciales applicables à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin

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Sont membres du collège électoral[30] :

Dispositions spéciales applicables à Wallis-et-Futuna

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Sont membres du collège électoral[31] :

Dispositions spéciales applicables à la Polynésie française

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Sont membres du collège électoral[31] :

Dispositions applicables aux sénateurs représentant les Français établis hors de France

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Sont membres du collège électoral[32] :

Répartition des sénateurs

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Le nombre de sénateurs par territoire est défini en fonction de sa population.

Département Sièges
01 Ain 3
02 Aisne 3
03 Allier 2
04 Alpes de Haute-Provence 1
05 Hautes-Alpes 1
06 Alpes-Maritimes 5
07 Ardèche 2
08 Ardennes 2
09 Ariège 1
10 Aube 2
11 Aude 2
12 Aveyron 2
13 Bouches-du-Rhône 8
14 Calvados 3
15 Cantal 2
16 Charente 2
17 Charente-Maritime 3
18 Cher 2
19 Corrèze 2
2A Corse-du-Sud 1
2B Haute-Corse 1
21 Côte-d'Or 3
22 Côtes-d'Armor 3
23 Creuse 2
24 Dordogne 2
25 Doubs 3
26 Drôme 3
27 Eure 3
28 Eure-et-Loir 3
29 Finistère 4
30 Gard 3
31 Haute-Garonne 5
32 Gers 2
33 Gironde 6
34 Hérault 4
35 Ille-et-Vilaine 4
36 Indre 2
Départements Sièges
37 Indre-et-Loire 3
38 Isère 5
39 Jura 2
40 Landes 2
41 Loir-et-Cher 2
42 Loire 4
43 Haute-Loire 2
44 Loire-Atlantique 5
45 Loiret 3
46 Lot 2
47 Lot-et-Garonne 2
48 Lozère 1
49 Maine-et-Loire 4
50 Manche 3
51 Marne 3
52 Haute-Marne 2
53 Mayenne 2
54 Meurthe-et-Moselle 4
55 Meuse 2
56 Morbihan 3
57 Moselle 5
58 Nièvre 2
59 Nord 11
60 Oise 4
61 Orne 2
62 Pas-de-Calais 7
63 Puy-de-Dôme 3
64 Pyrénées-Atlantiques 3
65 Hautes-Pyrénées 2
66 Pyrénées-Orientales 2
67 Bas-Rhin 5
68 Haut-Rhin 4
69 Rhône 7
70 Haute-Saône 2
71 Saône-et-Loire 3
72 Sarthe 3
73 Savoie 2
Départements Sièges
74 Haute-Savoie 3
75 Paris 12
76 Seine-Maritime 6
77 Seine-et-Marne 6
78 Yvelines 6
79 Deux-Sèvres 2
80 Somme 3
81 Tarn 2
82 Tarn-et-Garonne 2
83 Var 4
84 Vaucluse 3
85 Vendée 3
86 Vienne 2
87 Haute-Vienne 2
88 Vosges 2
89 Yonne 2
90 Territoire de Belfort 1
91 Essonne 5
92 Hauts-de-Seine 7
93 Seine-Saint-Denis 6
94 Val-de-Marne 6
95 Val-d'Oise 5
971 Guadeloupe 3
972 Martinique 2
973 Guyane 2
974 La Réunion 4
975 Saint-Pierre-et-Miquelon 1
976 Mayotte 2
977 Saint-Barthélemy 1
978 Saint-Martin 1
986 Wallis et Futuna 1
987 Polynésie française 2
988 Nouvelle-Calédonie 2
Français de l'étranger série 1 6
Français de l'étranger série 2 6
TOTAL 348
  • Série 2 avec scrutin majoritaire.
  • Série 2 avec scrutin proportionnel.
  • Série 1 (non concernée par l'élection de 2026).

A l'approche du scrutin, et à la suite du renouvellement du collège électoral lors des élections municipales du mois de mars, les différents groupes sénatoriaux et partis politiques affichent des objectifs différents.

Groupe Les Républicains

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Alors que le principal groupe du Sénat projetait de perdre 9 à 10 sièges avant la tenue des élections municipales, les Républicains ont depuis revu leurs estimations, réduisant le recul entre 3 et 5 sièges. Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, précise toutefois que « tout va dépendre de l’unité des candidats, le fait de ne pas avoir de divisions à l’intérieur de la droite, etc. », et compte compenser les pertes infligées par le Rassemblement national et l'UDR en capitalisant « sur les divisions de la gauche »[33]. Par ailleurs, le parti compte également sur des gains potentiels, notamment en Haute-Vienne et dans le Doubs, où il est parvenu à prendre Limoges et Besançon lors des municipales, afin de compenser ses pertes[34].

Groupe socialiste

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Le groupe socialiste, principale force d'opposition de le chambre haute, affiche pour objectif de rester la deuxième force du Sénat. Afin d'atteindre cet objectif, le parti souhaite mettre en place d'une stratégie électorale visant « l’union de la gauche et des écologistes dans tous les départements concernés par le renouvellement de 2026 »[35].

Groupe Union centriste

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L'Union centriste affiche pour ce scrutin un objectif de stabilité, Hervé Marseille, son président, indique en mars 2026 au lendemain des municipales qu'« il y aura globalement une forme de stabilité, car il y a des gains qui compensent les défaites »[33]. Il n'exclut toutefois pas la possibilité de devenir le deuxième groupe de la Haute Chambre en passant devant les socialistes[36].

Groupe Les Indépendants – République et territoires

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Lors de cette élection, le groupe LIRT ne fait pas partie de ceux risquant la disparition puisque seul 9 des 20 sénateurs du groupe voient leurs sièges êtres remis en jeu, leur assurant ainsi de ne pas tomber sous la barre des 10 sénateurs nécessaires pour former un groupe. Son président, Claude Malhuret, estime que le groupe « devrait être dans la stabilité et [...] espère une légère progression »[37]. Bien qu'écartant l'idée d'un intergroupe ou d'une fusion, le groupe affiche néanmoins une volonté de se rapprocher de la majorité sénatoriale, composée des Républicains et de l'Union Centriste, et envisage potentiellement d'y entrer[37].

Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants

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Pour le groupe RDPI, la fin de la mandature est surtout marquée par le décès de son président François Patriat, un mois avant le scrutin. Ce dernier avait néanmoins confié que, malgré le risque théorique pour le groupe de disparaître, puisque 11 des 19 sièges détenus par le groupe sont en jeu lors de ce scrutin, il était plutôt confiant, estimant que le groupe comptera « entre 16 et 20 membres »[38]. La succession de la présidence du groupe et l'anticipation des évolutions à la suite de l'élection présidentielle, et donc du départ d'Emmanuel Macron, sont les principales préoccupation des membres du groupe, ceux-ci écartant la possibilité d'une fusion, mais évoquant la possibilité d'un intergroupe rassemblant le socle commun[38].

Groupe communiste

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Bien que réduit en nombre de sénateurs, le groupe communiste aborde ces élections avec sérénité dans la mesure ou seuls 4 de leurs 18 sièges sont en jeu lors des ce scrutin, il ne risque ainsi pas la disparition en passant sous la barre des 10 sénateurs[39]. Ainsi, le groupe affiche un objectif de stabilité, visant à renouveler les sortants à leurs postes, voire même une possible progression en espérant obtenir un siège dans le Gard en raison de la prise de Nîmes lors des municipales précédentes[39].

Groupe du Rassemblement démocratique et social européen

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Lors de ces élections, le groupe RDSE voit 9 de ses 17 sièges être remis en jeu, risquant ainsi théoriquement la disparition s'il venait à passer sous la barre des 10 sénateurs. Toutefois, Maryse Carrère, présidente du groupe, indique en juin 2026 qu'elle n'a « pas d’inquiétude sur la pérennité du groupe »[40]. Au contraire, elle indique que le groupe vise « la stabilité, voire gagner un petit peu », faisant remarquer que le groupe est le plus ancien du Sénat, présent depuis 135 ans, et qu'il est plutôt dans une pente montante depuis quelques années, le groupe réunissant 14 sénateurs en 2020, 16 en 2023 et 17 à la veille de ce scrutin[40].

Groupe écologiste

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En raison de la perte de Bordeaux, de Strasbourg et de la métropole de Lyon lors des élections municipales et métropolitaines de mars 2026, le groupe écologiste, fort de 16 sénateurs dont 7 renouvelables, affiche un objectif de limitations des pertes mais ne se considère « pas en sursis »[41]. Guillaume Gontard, président du groupe, déclare en juin 2026 « si on arrive à stabiliser et être à 14-15 sénateurs, ce serait quelque chose de très bien »[41]. Pour atteindre cet objectif, le parti espère s'appuyer sur des accord notamment avec le Parti socialiste, permettant ainsi d'obtenir des sièges ailleurs, afin de compenser les pertes des sièges obtenus en 2020 suite à la vague verte des municipales de l'époque[41].

Rassemblement national

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En partant de 3 sénateurs déjà présents dans l'hémicycle qui ne seront renouvelés qu'en 2029, le Rassemblement national compte capitaliser sur la percée réalisée lors des municipales pour atteindre la barre des 10 sénateurs permettant de former un groupe[42]. Le parti affiche l'objectif d'occuper entre « 9 et 13 sièges » au total après le scrutin, auxquels viendraient s'ajouter les sénateurs de l'Union des droites pour la République, attendus dans les Alpes-Maritimes[42]. De plus, le RN espère que quelques sénateurs transfuges des Républicains, notamment des sénateurs « qui ne sont pas nécessairement encartés au groupe LR », c'est à dire des apparentés et des rattachés, les rejoindront une fois le quota atteint[42].

La France insoumise

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Pour la France insoumise, l'objectif affiché est de réussir à entrer au palais du Luxembourg, dont le parti reste jusqu'alors exclu[43],[44],[45]. Pour ce faire, le parti compte s'appuyer sur la percée réalisée lors des municipales[44], principalement dans le Rhône, où un accord avec les Écologistes avait été espéré dans un premier temps[44], mais n'a finalement pas abouti, obligeant le parti de gauche radicale à se présenter seul[45], mais également dans d'autres départements comme la Haute-Garonne où la liste de François Piquemal a réussi à s'imposer comme force majeure à Toulouse[44].

Résultats

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Résultats par nuance

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Résultats des élections sénatoriales françaises de 2026
Nuance[46] Scrutin proportionnel Scrutin majoritaire Sièges
totaux
+/-
Premier tour Second tour Total
Voix%Élus Voix%Élus Voix%Élus
La France insoumiseFI
Parti communiste françaisCOM
Parti socialisteSOC
Génération.sGEN Nv.
Parti radical de gaucheRDG
Les ÉcologistesVEC
Union à gaucheUG
Divers gaucheDVG
Divers écologisteECO
RégionalisteREG
DiversDIV
RenaissanceREN
Mouvement démocrateMDM
HorizonsHOR Nv.
Parti radicalPR
Union des démocrates et indépendantsUDI
Union au centreUC
Divers centreDVC
Les RépublicainsLR
Union à droiteUD
Divers droiteDVD
Droite souverainisteDSV
Union des droites pour la RépubliqueUDR
Rassemblement nationalRN
ReconquêteREC Nv.
Union de l'extrême droiteUXD Nv.
Extrême droiteEXD
Suffrages exprimés
Votes blancs
Votes nuls
Total 100 100 100 178en stagnation
Abstentions
Inscrits / participation

Sièges par groupe

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Présidences de groupes

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Résultats par département

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Nom en italique : sénateur ne se représentant pas
Nom en gras : sénateur réélu.
Département Sénateur sortant Groupe Parti Candidat élu ou réélu Groupe Parti
01 Ain Florence Blatrix-Contat SER PS
Patrick Chaize REP LR
Sylvie Goy-Chavent REP LR
02 Aisne Anne Camerac LIRT DVD
Pascale Gruny REP LR
Antoine Lefèvre REP DVD
03 Allier Claude Malhuret LIRT HOR[48]
Bruno Rojouan REP-R[49] LR
04 Alpes-de-Haute-Provence Jean-Yves Roux RDSE PRG[50]/CONV[51]
05 Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud UC LC[52]
06 Alpes-Maritimes Alexandra Borchio Fontimp REP LR
Patricia Demas REP LR
Dominique Estrosi Sassone REP LR/NF[53]
Henri Leroy REP UDR[54]
Sandra Paire[a] REP-R[49] DVD
07 Ardèche Mathieu Darnaud REP LR
Anne Ventalon REP-A[49] DVD[55]
08 Ardennes Else Joseph REP LR/OLF[56]
Marc Laménie LIRT HOR[48]
09 Ariège Jean-Jacques Michau SER CONV[51]
10 Aube Vanina Paoli-Gagin LIRT DVD
Évelyne Perrot UC UDI[57]
11 Aude Gisèle Jourda[58] SER PS
Sébastien Pla SER PS[59]/CONV[51]
12 Aveyron Jean-Claude Anglars REP LR
Alain Marc LIRT PRV
13 Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi CRCE-K PCF[60]
Guy Benarroche GEST LE[61]
Valérie Boyer REP LR/OLF[56]
Marie-Arlette Carlotti SER PS[62]
Brigitte Devésa UC UDI[57]
Mireille Jouve RDSE DVG
Stéphane Le Rudulier REP LR
Stéphane Ravier RASNAG DXD
14 Calvados Pascal Allizard[63] REP LR
Corinne Féret SER CONV[51],[64]
Sonia de La Provôté UC LC[52]
15 Cantal Bernard Delcros UC DVD
Stéphane Sautarel REP-R[49] LR
16 Charente François Bonneau UC-A[49] DVD
Nicole Bonnefoy SER CONV[51]
17 Charente-Maritime Corinne Imbert REP-A[49] LR
Daniel Laurent[65] REP LR
Mickaël Vallet SER PS
18 Cher Rémy Pointereau[66] REP LR
Marie-Pierre Richer[67] REP-R[49] LR
19 Corrèze Daniel Chasseing[68] LIRT PRV[69],[70]/HOR[48]
Claude Nougein[68] REP LR
2A Corse-du-Sud Jean-Jacques Panunzi REP-A[49] LR
2B Haute-Corse Paul-Toussaint Parigi UC-R[49] FaC[71]
21 Côte-d'Or
Alain Houpert REP LR
Anne-Catherine Loisier UC-R[49] LC[72]/UDI[57]
Didier Maingault RDPI À vérifier
22 Côtes-d'Armor Alain Cadec REP-A[49] LR/NF[53]
Gérard Lahellec CRCE-K PCF[60]
Annie Le Houérou SER PS
23 Creuse Éric Jeansannetas[73] SER PS
Jean-Jacques Lozach SER PS
24 Dordogne Serge Mérillou SER PS
Marie-Claude Varaillas CRCE-K PCF[60]
25 Doubs Jacques Grosperrin REP LR
Annick Jacquemet UC DVD
Jean-François Longeot UC HOR[48]/UDI[57]
26 Drôme Bernard Buis[74] RDPI RE
Marie-Pierre Monier[75] SER PS
Marie-Pierre Mouton REP LR
27 Eure Nicole Duranton[b],[76] RDPI HOR[48]
Hervé Maurey UC LC[77]
Kristina Pluchet REP LR
28 Eure-et-Loir Chantal Deseyne REP LR
Daniel Guéret REP-R[49] LR
Albéric de Montgolfier REP-R[49] LR
29 Finistère Michel Canévet UC AC[78]
Jean-Luc Fichet[79] SER PS
Nadège Havet RDPI RE
Philippe Paul REP-R[49] LR
30 Gard Denis Bouad[80] SER PS[81]/CONV[51]
Laurent Burgoa REP LR
Vivette Lopez[82] REP LR
31 Haute-Garonne Alain Chatillon[83] REP LR[83]
Pierre Médevielle LIRT HOR[48],[83]
Brigitte Micouleau REP LR[83]
Émilienne Poumirol[83] SER PS[83]
Claude Raynal[83] SER PS[83]
32 Gers Alain Duffourg UC AC[78]
Franck Montaugé[84] SER PS
33 Gironde Alain Cazabonne UC MoDem[85]
Nathalie Delattre RDSE PRV[70]
Hervé Gillé SER PS
Laurence Harribey[86] SER PS
Florence Lassarade[87] REP LR
Monique de Marco[88] GEST LE[89]
34 Hérault Christian Bilhac[90] RDSE PRG[50]/CONV[91]
Hussein Bourgi SER PS[92]/CONV[51]
Henri Cabanel[93] RDSE DVG
Jean-Pierre Grand LIRT HOR[48]
35 Ille-et-Vilaine Dominique de Legge[94] REP LR
Anne-Sophie Patru[c] UC UDI[57]
Sylvie Robert SER PS[95]
Daniel Salmon GEST LE[96]
36 Indre Nadine Bellurot REP-A[49] LR
Frédérique Gerbaud REP LR
67 Bas-Rhin Jacques Fernique GEST LE[97]
Claude Kern[98] UC UDI[57]
Laurence Muller-Bronn REP-A[49] LR
Elsa Schalck REP LR
Marc Séné REP LR
68 Haut-Rhin Sabine Drexler REP-A[49] DVD
Ludovic Haye UC HOR[48]
Christian Klinger REP LR
Patricia Schillinger[99] RDPI RE[99]
69 Rhône et métropole de Lyon Étienne Blanc REP LR/[100]
Gilbert-Luc Devinaz[101] RDSE-A[49] CONV[91]
Catherine Di Folco REP LR
Thomas Dossus GEST LE[102]
Bernard Fialaire RDSE PRV[70]
Raymonde Poncet-Monge[103] GEST LE[104]
Paul Vidal REP LR
70 Haute-Saône Alain Joyandet[105] REP LR
Olivier Rietmann REP LR/NF[53]
71 Saône-et-Loire Fabien Genet REP-R[49] LR
Paulette Matray SER PS
Marie Mercier REP LR
72 Sarthe Thierry Cozic SER PS[106]/CONV[51]
Louis-Jean de Nicolaÿ[107] REP LR
Jean Pierre Vogel REP LR
73 Savoie Martine Berthet REP LR
Cédric Vial REP-R[49] DVD
74 Haute-Savoie Loïc Hervé UC LC[52]
Sylviane Noël REP-R[49] LR
Cyril Pellevat LIRT LR
76 Seine-Maritime Céline Brulin CRCE-K PCF[60]
Agnès Canayer REP-R[49] DVD
Patrick Chauvet[108] UC LC[109]
Didier Marie[110] SER PS
Pascal Martin UC DVD[d],[111],[112]
Catherine Morin-Desailly UC LC[113]
79 Deux-Sèvres Gilbert Favreau[114] REP LR[114]
Philippe Mouiller REP LR/SL
80 Somme Rémi Cardon SER PS
Stéphane Demilly UC UDI[57]
Laurent Somon REP LR
81 Tarn Philippe Folliot UC AC[78]
Marie-Lise Housseau UC AC[78]
82 Tarn-et-Garonne François Bonhomme REP-A[49] LR
Pierre-Antoine Lévi UC LC[115]
83 Var Jean Bacci[116] REP LR
Michel Bonnus[116] REP LR
Françoise Dumont REP LR/SL
André Guiol[90] RDSE CONV[51]
84 Vaucluse Jean-Baptiste Blanc REP LR
Alain Milon[117] REP LR
Lucien Stanzione SER PS
85 Vendée Annick Billon UC UDI[57]
Didier Mandelli[118] REP LR
Bruno Retailleau REP LR
86 Vienne Bruno Belin REP-R[49] LR
Marie-Jeanne Bellamy REP-A[49] DVD
87 Haute-Vienne Isabelle Briquet SER PS
Christian Redon-Sarrazy SER PS
88 Vosges Daniel Gremillet REP LR
Jean Hingray UC UDI[57]
89 Yonne Jean-Baptiste Lemoyne RDPI RE
Dominique Vérien UC UDI[57]
90 Territoire de Belfort Cédric Perrin REP LR
973 Guyane Georges Patient[119] RDPI GR
Marie-Laure Phinéra-Horth[120] RDPI NFG[121]
977 Saint-Barthélemy Micheline Jacques REP LR
978 Saint-Martin Annick Petrus REP LR/RSM
986 Wallis-et-Futuna Mikaele Kulimoetoke RDPI RE
987 Polynésie française Teva Rohfritsch RDPI ION[122]/RE[123]
Lana Tetuanui UC-A[49] Tapura[124]/UDI[57]
99 Français établis hors de France Sophie Briante Guillemont RDSE ASFE[125]
Olivier Cadic UC UDI[57]
Samantha Cazebonne RDPI RE
Yan Chantrel SER PS
Christophe-André Frassa[126] REP LR
Mélanie Vogel GEST LE[127]

Notes et références

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  1. Siège temporairement en remplacement de Philippe Tabarot, membre du Gouvernement.
  2. Siège temporairement en remplacement de Sébastien Lecornu, membre du Gouvernement.
  3. Siège temporairement en remplacement de Françoise Gatel, membre du Gouvernement.
  4. Même si le site Horizons le mentionne, il a quitté le parti en 2022 comme indiqué ci-après, ayant repris sa « liberté » d'Agir quelques mois plus tard.

Références

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Voir aussi

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