Lambert Nypels

militaire belge

Lambert Nypels, né le à Maastricht (Pays-Bas) et mort le à Bruxelles, est un militaire belge. Il sert dans la Grande Armée et participe aux nombreuses guerres napoléoniennes. Il a également servi dans les forces armées néerlandaises et comme lieutenant-général dans l'armée belge après la révolution belge de 1830. Il a ainsi participé à la campagne des Dix-Jours au cours de la guerre belgo-néerlandaise.

Lambert Nypels
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
Bruxelles (Belgique)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Allégeance
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Armes
Grades militaires
Conflit
Distinctions

Biographie

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Lambert Pierre Antoine André Servais, né le à Maastricht[1],[2], fait partie d'une famille de militaires. Un de ses frères est lieutenant-général, un autre est colonel et ses deux fils servent également dans l'armée belge[3].

Le , à l'âge de 18 ans, il entre comme sergent au service de la République Française, dans la légion franche[1],[2]. Il combat en Italie et obtient le grade de sous-lieutenant en mai de la même année[1], ne restant que trois mois sous-officier[2].

Guerres du Premier Empire

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En 1804, Napoléon prévoit d'envahir l'Angleterre et Nypels doit participer à l'assaut[4],[2]. Le projet est finalement abandonné et il est envoyé en Allemagne. De 1805 à 1814, il va participer aux différentes campagnes militaires du Premier Empire[4]. Durant cette période, Lambert Nypels démontre un caractère « chevaleresque » face à l'ennemi[4].

Il participe ainsi en 1805 aux batailles de Wertingen, Günzburg, d'Elchingen et d'Austerlitz[4],[5]. Il est blessé par balle à la bataille d'Iéna en 1806 et il est promu lieutenant pour « brillante conduite »[4]. En 1807, il combat à Eylau et à Friedland[4]. Il est blessé en 1809, à Raab[4], où il est salué du titre de « brave parmi les braves »[6].

Il continue néanmoins à se battre et participe à la bataille de Wagram[4]. Il y est touché par un boulet de canon, qui lui « laboure » les deux cuisses[4],[6]. Il rentre alors en France et est promu capitaine le [4],[6]. Il ne tarde par à repartir au combat, cette fois avec l'armée d'Espagne, effectuant toute la campagne d'Espagne. En 1812, il participe à la campagne de Russie et est blessé gravement à la bataille de Maloïaroslavets. Il prend également à la désastreuse retraite de Russie[7],[6].

Chef de bataillon en 1813, il est encore une fois blessé, cette fois par un éclat d'obus lors de l'assaut sur Mantoue en Italie[7]. Il est promu la même année chef de bataillon et participe à la campagne de Saxe[7]. L'année suivante, durant la campagne de France, il combat aux batailles de Brienne, La Rothière, Champaubert et Montereau[7].

Royaume uni des Pays-Bas

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Le , sur sa demande, il démissionne de l'armée française et le rejoint les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas, avec le grade de lieutenant-colonel[7],[8]. Il commande le 21e bataillon de milice, puis l'année suivante le dépôt de la 1re division d'infanterie. En 1826, il prend le commandement, avec le grade de colonel, de la 3e division d'infanterie[7].

Royaume de Belgique

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En 1830, la révolution belge éclate et le gouvernement provisoire de Belgique fait appel aux officiers d’origine belge afin de rejoindre l'insurrection et la guerre belgo-néerlandaise. Nypels rejoint les patriotes belges[7]. Il obtient le grade de général-major et le prend le commandement en chef par interim des forces belges[7]. Son rôle est de former les volontaires de la révolution belge en une véritable force armée afin de mener à bien la campagne d'Anvers, ce qu'il réalise avec brio. Fin de l'année, il est promu lieutenant-général[9].

En 1831, alors qu'il commande la 2e division d'infanterie, les Pays-Bas tentent de reprendre le contrôle de la Belgique lors de la campagne des Dix-Jours[9]. S'il s'agit d'un échec, Nypels est, d'après certains, impliqué aux côtés des Néerlandais et des orangistes dans cette invasion au même titre que le général Daine[9]. Il décide alors que sa conduite soit examinée par la haute cour militaire et se porte volontairement prisonnier. Un arrêt de non-lieu classe l'affaire[9].

Le , il rejoint le quartier général de Léopold Ier[9].

En 1835, il se présente aux élections pour l’arrondissement de Ruremonde. Il n'est pas élu pour une question de nationalité[10].

Le , il est nommé président de la Commission des pensions militaires, poste qu'il occupe jusqu'au [8].

Il prend sa pension de l'armée belge le . Il est nommé par le gouvernement commandant supérieur des gardes civiques de Bruxelles[9], poste qu'il occupe jusqu'en 1849[9],[8].

À la suite de son décès à Bruxelles le , il reçoit des funérailles avec les honneurs militaires à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles et est inhumé au cimetière de Saint-Josse-ten-Noode[9].

Distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 3 Biographie nationale de Belgique, p. 28.
  2. 1 2 3 4 Laroière, p. 127.
  3. ↑ « Nécrologie », L'Indépendance Belge,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Biographie nationale de Belgique, p. 29.
  5. ↑ Laroière, p. 128.
  6. 1 2 3 4 5 Laroière, p. 129.
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Biographie nationale de Belgique, p. 30.
  8. 1 2 3 Laroière, p. 130.
  9. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Biographie nationale de Belgique, p. 31.
  10. ↑ « Chambre des représentants de Belgique. Séance du lundi 10 août 1835 », sur www.unionisme.be (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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