Levier (Doubs)
Levier est une commune nouvelle, commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
| Levier | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Doubs | ||||
| Arrondissement | Pontarlier | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Altitude 800 (siège) |
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| Maire Mandat |
Marc Saulnier 2026-2032 |
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| Code postal | 25270 | ||||
| Code commune | 25334 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Levitiens, Boyard | ||||
| Population municipale |
2 400 hab. (2023) | ||||
| Densité | 54 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 57′ 15″ nord, 6° 07′ 10″ est | ||||
| Altitude | Min. 679 m Max. 901 m |
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| Superficie | 44,34 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Pontarlier (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Frasne | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | levier.fr | ||||
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Le , les anciennes communes de Levier et de Labergement-du-Navois fusionnent pour devenir la commune nouvelle de Levier[1].
Les habitants de la commune sont les Levitiens et Levitiennes[2].
Géographie
modifierLocalisation
modifierLevier est à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Pontarlier.
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Amathay-Vésigneux, Bolandoz, Boujailles, Chapelle-d'Huin, Déservillers, Gevresin, Montmahoux, Reugney, Septfontaines, Villeneuve-d'Amont et Villers-sous-Chalamont.
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[5] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 520 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 10,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Éternoz à 9 km à vol d'oiseau[9], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 259,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,9 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Levier est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontarlier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 54 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Toponymie
modifierLevier en 1261 ; Livier en 1264 - 1273) ; Lyvier en 1277. Fusion en 1974 avec la commune de Granges-Maillot (Chasteau Maillet en 1266 ; Chastial Meillet en 1273 ; Chestel Maillat en 1286 ; Chatel Maillet en 1345 ; Chastel Maillot en 1407)[16].
Histoire
modifierLe un incendie au quartier du bas du Gravier a fait cinq morts dont certains victimes de leur dévouement .
Le un vaste incendie anéantit une partie du centre-ville, 15 ménages se retrouvent sans logis.
Une tornade frappe la commune le , faisant huit blessés et des dégâts matériels importants. On estime son intensité à F4 sur l'échelle de Fujita[17]. C'est l'une des tornades les plus puissantes ayant frappé la France[18].
La tempête du entraîne des dégâts importants dans la forêt environ 3 000 m3.
Le , un orage supercellulaire frappe la ville avec des grêlons de diamètre 9 cm[19] détruisant la plupart des toitures, voitures et hachant les arbres.
Dans les années 1990, la commune de Levier avait alors la plus grande sapinière d'Europe.
Politique et administration
modifierChef-lieu de canton jusqu'en 2014, la commune est également le siège de la communauté de communes Altitude 800. Avec plus de 2 000 habitants en 2014, elle joue un rôle de bourg-centre au cœur des moyennes montagnes du Haut-Doubs.
La commune a la particularité d'être partagée entre deux cantons : elle fait partie du canton de Frasne depuis 2014, mais en 2017, elle fusionne avec Labergement-du-Navois qui était et reste dans le canton d'Ornans.
Administration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierLe nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 devrait être de 19[20]. Toutefois la commune a été créée en 2017 et dans le cas d'espèce l'article L. 2113-8 du CGCT prévoit, lors du premier renouvellement suivant la création d'une commune nouvelle, que le conseil municipal comprend le nombre de membres correspondant à « la strate démographique immédiatement supérieure » à celle dont relève normalement la commune, cet effectif restant identique jusqu'au troisième renouvellement général des conseils municipaux suivant la création de la commune nouvelle[21]. Ce sont donc 23 sièges qui sont à pourvoir et 9 au conseil communautaire.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Marc Saulnier (51,48 %), maire sortant[22], et Emmanuel Bouriot (48,52 %). 18 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Marc Saulnier et cinq à celle de Emmanuel Bouriot. Sept sièges au conseil communautaire sont alloués à la liste gagnante et deux à celle de Emmanuel Bouriot[23]. Marc Saulnier est réélu maire pour un deuxième mandat le [24],[Note 4].
Liste des maires
modifierNouvelle commune
modifierAncienne commune
modifierAncienne commune de Granges-Maillot
modifier"
Démographie
modifierCommune nouvelle
modifierAncienne commune
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30],[Note 6].
En 2014, la commune comptait 2 035 habitants, en évolution de +4,41 % par rapport à 2009 (Doubs : +2,04 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Économie
modifierL'une des principales activités économiques de Levier est l'exploitation forestière, en effet la commune est constituée d'une importante surface boisée. 1 441 hectares de forêts dont 306 en forêt communale, 432 appartenant à l'État et 703 à des particuliers[16].
La commune de Levier accueille également une maison de retraite : l'EHPAD Fernand Michaud comprenant 48 lits.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- L'église Saint-Jean-Baptiste a été reconstruite au XVIIIe siècle par l'architecte Joly puis restaurée au XIXe siècle, le clocher-porche datant de cette époque.
- Église Saint-Jean-Baptiste.
- Intérieur de l'église.
- Presbytère.
- Le château Maillot, construit après 1813 pour le marquis de Moustier, inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel.
- Le château Maillot (façade sud).
- Le château Maillot (façade nord).
- Le musée-relais du cheval comtois et de la forêt a été créé en 2001. Il accueille des expositions et présente un ensemble de documents et témoignages relatifs aux usages du cheval comtois. Il s'est également ouvert au thème de la forêt et de son exploitation[33].
- Monument aux morts.
- École Jeanne-d'Arc.
- Centre d'accueil et de loisirs Les Fauvettes.
Personnalités liées à la commune
modifier- Charles Nicod, architecte Prix de Rome en 1907 est né dans la commune.
- Alexis Rousset (1863-1903) : explorateur, y est né en 1863.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Levier sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département du Doubs en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Références
modifier- ↑ « Recueil des actes administratifs N°25-2016-047, page 138 », sur doubs.gouv.fr (consulté en ).
- ↑ « Le nom des habitants du 25 - Doubs - Habitants », sur habitants.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Levier et Éternoz », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Coulans », sur la commune d'Éternoz - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Coulans », sur la commune d'Éternoz - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pontarlier », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- 1 2 Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
- ↑ Jean Dessens et John T. Snow, « Les trombes en France », Lycos.fr, (consulté le ).
- ↑ .
- ↑ « Forts orages grêligènes en Bourgogne, violents orages en Alsace et Franche-Comté », Kéraunos (consulté le ).
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ art L. 2113-8 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Fiche de M. Louis PHILIPPE, sur lesbiographies.com
- ↑ [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - Liste des maires
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
- ↑ site web du musée

