Marie-Pierre de Gérando

acteur français

Marie-Pierre de Gérando, né le à Bergerac, est un acteur français, spécialiste des seconds rôles, familier du public dans les années 1980 notamment, connu pour ses rôles de personnages d'autorité (ministre, monarque, officier, espion, proviseur, professeur de médecine, procureur, châtelain, etc.).

Marie-Pierre de Gérando
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Marie-Pierre de Gérando
Naissance (87 ans)
Bergerac
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur

Biographie

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Il est né à Bergerac et passera son enfance et adolescence à Monsaguel (Dordogne) où son père Félix (Kolozsvár 1890 - Monsaguel 1945), Juste parmi les Nations, secrétaire général de la mairie de Bergerac, où il établit son P.C de résistance.

Marie-Pierre de Gérando est élève aux cours Raymond Girard avec Jean-Paul Belmondo comme collègue puis, en 1961, il réussit le concours d'entrée de l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (école préparatoire au concours du CNSAD).

En , il intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris (Université Paris Sciences et Lettres - PSL) (15 places pour 612 candidats). Il avait pour camarades de promotion (1963 - 1966) Marlène Jobert, Danièle Évenou, Bernard Tixier, Maurice Risch, Ludmila Mikael, Michel Favory, Michel Creton, Jean-Pierre Andréani. Leur professeur était le doyen de la Comédie-Française Georges Chamarat.

Parlant couramment le hongrois, il étudie également à la prestigieuse École supérieure d'art dramatique et cinématographique de Budapest où il se lie d'amitié avec Vilmos Zsigmond et Judit Elek.

Vie privée

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Il se marie en 1970 avec Chantal Binoche, cousine de Juliette Binoche. Ils ont trois enfants et huit petits-enfants.

Il est l'arrière-petit neveu de l'héroïne de la Révolution hongroise Blanche de Teleki. Il est l'arrière petit-fils d'Auguste de Gérando. Il est également l'arrière-arrière-petit-neveu de Joseph-Marie de Gérando (1772–1842), conseiller d'État, Pair de France et membre de l'Institut. Il est un descendant direct, à la huitième génération, de Mihály Teleki de Szék (1634–1690), comte du Saint-Empire, chancelier du prince Abaffi, général en chef des armées de Transylvanie et prétendant au trône transylvain en 1690.

Sa mère, Juliana Markó (Békés 1902 - Tours 1979), pianiste virtuose, était l'élève de Béla Bartók.

Filmographie

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Cinéma

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Télévision

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Documentaire

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  • 1981 : Ces malades qui nous gouvernent de Claude Vajda

Publicité

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  • 1965 - visage et voix de la campagne publicitaire audiovisuelle 1965 commandée par la SNCF

Théâtre

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Création théâtrale

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En 1986, son ami le sculpteur Jean-Paul Burckhardt, frère du réalisateur Roger Burckhardt, lui fait découvrir le Caux-Palace à Montreux. Il y découvre une salle de théâtre de 400 places et y rencontre Vladimir Volkoff. Ce dernier lui propose d'endosser le rôle de l'espion du KGB, Igor, personnage central de l'œuvre Le Retournement (prix Chateaubriand).

Colonne Morris au Jardin du Luxembourg, Paris

En 1987, la pièce Retournements est mise en scène par Maurice Chevit avec Michel Orphelin dans le rôle du pope et Christine le Serbon dans le rôle de la sacristine. Elle fut vue par près de 24 000 spectateurs.

En 1993, la pièce est reprise au Théâtre Mouffetard à Paris devant 18 000 spectateurs.

C'est la seule pièce parisienne, pour l'année 1993, à bénéficier d'un double affichage en hauteur sur colonne Morris.[réf. nécessaire]

Répétitions de "Retournements" avec Maurice Chevit

Au cours de l'année 1997, il organise le montage financier, avec Vladimir Volkoff, de la pièce Yalta dans laquelle il devrait jouer aux côtés de Bernard Lavalette et Benoît Allemane. En raison de contraintes personnelles, il offre finalement son rôle (Staline) à Christian Alers.[réf. nécessaire] Cette pièce sera jouée début 1998 au Théâtre Mouffetard.

Discographie

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Sa diction et sa voix lui ont permis aussi de servir la poésie enregistrée. En 1967, à la demande de René et Marcel Pagnol, il enregistre sous format de disque vinyle 45 tours Les Oraisons funèbres chez Bossuet d'après Hélène Gavarry, sous la direction de Claude Reboul - Société de distribution : Compagnie méditerranéenne de films - producteur IPN

  • 1962 : Victor Hugo, tribun , création radiophonique O.R.T.F., émission de Roger Pillaudin, réalisation Jean-Jacques Vierne - "Semaine Victor Hugo", hémicycle de l'Assemblée nationale, stéréophonie

Bibliographie

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Il est cité dans de nombreuses autobiographies de gens du spectacle et des arts.

En autres, Popeck : « (...) et Marie-Pierre de Gérando qui fut l'un des premiers acquis au personnage de Popeck et qui m'accompagna plus tard au cabaret et intima, pendant mon passage sur scène, l'ordre de se taire à un client éméché, lequel s'exécuta devant non imposante stature. » - "Je veux bien qu'on rit, mais pas qu'on se moque", J-C Lattès, 1985, (ISBN 9782709604222)

« [s'adressant à Charles Denner] (...) Je reste un long moment avec votre ami de trente-cinq ans. Tout le monde m'a parlé de lui. Il est une part de votre famille. Marie-Pierre de Gérando est acteur. (...) » "L'un pour l'autre" - Récit - Nathalie Rheims, Galilée, 1999, (ISBN 2718605278)

Anecdotes

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En 1963, Bruno Coquatrix, directeur de l'Olympia, avec lequel il sera plus tard la covedette du film Faites-la chanter à la demande de ce dernier, le repère à l'école de la rue Blanche (ENSATT). Il lui demande d'assurer des cours de "coaching" vocal pour Johnny Hallyday afin de préparer le tournage du film D'où viens-tu Johnny ?.

Proche de Raymond Barre et de son épouse Éva, d'origine hongroise, il fonde, le 19 décembre 1992, aux côtés de sa sœur Judit, l'Association des Amis de l'Institut hongrois. Il en sera l’un des trois vice-présidents fondateurs avec l'homme de lettres Jean Rohr, président de l’association des écrivains d’expression française et le politologue Stéphane Rosière, sous la présidence de l’ancien Premier ministre Raymond Barre, élu à l'unanimité.

En juin 1989, il participe à une initiative de sa famille visant à offrir un tableau au musée Beethoven de Martonvásár, en Hongrie. À cette occasion, il invite la poétesse hongroise Ágnes Nemes Nagy à assister à la cérémonie de remise de l’œuvre, au cours de laquelle il devait lui-même lire l’un des poèmes de celle-ci. La poétesse décline l’invitation pour des raisons de santé[1].

Le 17 juin 1995, il assiste à l'inauguration du Centre éducatif Teleki de Sovata, en Transylvanie, établissement destiné notamment à la formation continue des enseignants de la minorité hongroise de Roumanie. Dans son discours, il évoque l'histoire de la famille Teleki et souligne sa contribution à la vie politique, scientifique et culturelle hongroise. Deux jours plus tard, le 19 juin, il est reçu à Bucarest par le président roumain Ion Iliescu. À l'issue de cette rencontre, il déclare à l'agence de presse hongroise MTI avoir exprimé ses inquiétudes concernant la nouvelle version de la législation roumaine sur l'enseignement, en rappelant que les Hongrois de Roumanie ne réclament pas de privilèges, mais les mêmes droits que les autres citoyens[2],[3].

Dans ses mémoires, le diplomate hongrois Havasi évoque ses nombreuses rencontres avec Marie-Pierre de Gérando-Teleki lors de manifestations et de réceptions diplomatiques à Paris. Il le décrit comme un homme « s’exprimant avec élégance, dans un langage choisi, et extrêmement divertissant » (« választékosan beszélő, [...] rendkívül szórakoztató férfiúként ismertem meg ») - (Magyar Szemle, 2021, nos 5-6, p. 84).

Références

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  1. ↑ (hu) Anna Tüskés, « Nemes Nagy Ágnes francia levelesládájából », Irodalomismeret, no 2,‎ , p. 32-53 ([https://epa.oszk.hu/03200/03258/00019/pdf/EPA03258_irodalomismeret_2017_02_032-053.pdf)](https://epa.oszk.hu/03200/03258/00019/pdf/EPA03258_irodalomismeret_2017_02_032-053.pdf)\
  2. ↑ (hu) « Romániai Magyar Szó », Romániai Magyar Szó, Bucarest,‎
  3. ↑ (hu) « Romániai Magyar Szó », Romániai Magyar Szó, Bucarest,‎ (lire en ligne)
    Article cité dans la chronologie historique de la minorité hongroise de Roumanie, établie par Frigyes Udvardy

Liens externes

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