Michel Vitold

acteur et metteur en scène français

Michel Vitold, nom de scène de Vitold Sayanoff (en russe : Витолд Саянов), né le à Kharkiv, alors dans l'empire de Russie tsariste, aujourd'hui Kharkiv en Ukraine, et mort le à Clamart en France, est un acteur et un metteur en scène français d'origine russo-géorgienne.

Michel Vitold
Description de cette image, également commentée ci-après
Michel Vitold en 1939 (Studio Harcourt).
Nom de naissance Vitold Sayanoff
Naissance
Kharkov, (gouvernement de Kharkov) Empire russe
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 79 ans)
Clamart, France
Profession Acteur
Films notables L'Aveu
Judex
Le Testament du docteur Cordelier

Biographie

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Origines et formation

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Issu d'une famille noble de Géorgie émigrée d'abord en Turquie de Russie soviétique, Vitold Sayanoff, né à Kharkiv en 1914 arrive en France à l’âge de dix ans[1]. La famille s'installe à Chalon-sur-Saône, puis à Vichy[1], où il est élève d'un collège religieux.

À la suite de la mort de son père, il abandonne ses études à l'âge de treize ans pour exercer divers petits métiers jusqu'à l'âge de 25 ans : laveur de vitres, fabricant de pistolets pour enfants, porteur pour une maison de caviar...

Passionné par le théâtre, après avoir échoué deux fois au Conservatoire, il fait un bref apprentissage du métier de comédien auprès de Charles Dullin, principalement avec Raymond Rouleau et Julien Bertheau. Il est aussi élève du Cours Simon.

Théâtre

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Il entre dans la Compagnie des Quatre Saisons d'André Barsacq, dans laquelle il interprète des pièces de Jean Anouilh : Le Voyageur sans bagage en 1937, Le Bal des voleurs en 1938, et de Jean Cocteau : Œdipe Roi en 1937. Il a ensuite joué dans des pièces de Jean-Paul Sartre : Huis clos en 1944 dont il créé le rôle de Garcin[2], Morts sans sépulture en 1946, Nekrassov en 1955.

Avec Jean Vilar, il est de la première aventure du Festival d'Avignon, jouant en 1948 dans Schéhérazade de Jules Supervielle.

En 1958, il met en scène Douze hommes en colère de Reginald Rose[1]. Dans les années 1960, à la Comédie-Française, il met en scène Britannicus de Jean Racine et Crime et châtiment, d'après Dostoïevski, les deux pièces avec Robert Hirsch.

Il a été pensionnaire de la Comédie-Française de 1983 à 1985 ; il y joue notamment le rôle d'Auguste dans Cinna de Pierre Corneille.

Il fait sa dernière apparition marquante sur scène en 1987 au Théâtre du Lucernaire, dans Contes bariolés d'après Anton Tchekhov.

Cinéma et télévision

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Il apparaît au cinéma dès les années 1930.

On se souvient de son rôle de banquier dans Judex. Il est aussi présent dans Le Testament du docteur Cordelier de Jean Renoir, donne la réplique à Yves Montand dans L'Aveu de Costa-Gavras et tourne avec nombre de réalisateurs prestigieux comme : Jean Delannoy, Édouard Molinaro, Michel Deville, Jacques Deray, Claude Autant-Lara et Alain Corneau.

À la télévision, il a joué dans : Oncle Vania, La Mort du titan, Pierre de Coubertin, Madame le juge, Les Brigades du Tigre, Le Tourbillon des jours, Les Cinq Dernières Minutes, Quentin Durward, Corsaires et Flibustiers, etc.

Vie privée

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Sa première épouse, Michèle Sayanoff Dufour, a publié ses mémoires sous le titre Les Sept vies de ma grand-mère (éditions Flammes d'âme).

Il a ensuite été marié à la comédienne Christiane Lénier, puis avec Mireille Paparella qui poursuivit le travail théâtral qu'il avait entamé dans la compagnie qu'il avait fondée.

Michel Vitold meurt le à Clamart[3],[4],[2].

Théâtre

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  • Tous les théâtres indiqués, sauf mention contraire, sont situés à Paris.

Comédien

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Metteur en scène

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Filmographie

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Cinéma

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Années 1930

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Années 1940

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Années 1950

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Années 1960

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Années 1970

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Années 1980

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Années 1990

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Télévision

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Années 1950

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Années 1960

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Années 1970

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Années 1980

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Années 1990

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Doublage

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Distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 3 Chantal Meyer-Plantureux 2013.
  2. 1 2 Catherine Degan, « Mort du comédien et metteur et metteur en scène Michel Vitold, le premier Garcin de Huis clos », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  3. ↑ « Mort du comédien Michel Vitold », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. ↑ « Un comédien tourmenté », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  5. ↑ « L'enterrement [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
  6. ↑ « Huis clos (1944) », sur Bibliothèque nationale de France.
  7. ↑ Yves Florenne, « la Shéhérazade de Supervielle a été créée au festival d'Avignon », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. ↑ C. de R., « Claude-André Puget installe le romanesque à la Comédie des Champs-Élysées », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. ↑ Robert Kemp, « Ce soir on improvise, de Pirandello au Théâtre d'aujourd'hui », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  10. ↑ Robert Kemp, « Les Bouches inutiles au théâtre des Carrefours », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. ↑ Henri George, « photographies de la représentation du  », sur Gallica.
  12. ↑ « Recueil d'articles de presse de sur la représentation de la pièce », sur Gallica.
  13. ↑ « Michel Vitold, Huis Clos de Jean-Paul Sartre au Théâtre en rond de Paris », La Montagne,‎ .
  14. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Bon week-end, monsieur Bennett d'Arthur Watkyn », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  15. ↑ Claude Sarraute, « Michel Vitold et Jany Holt jouent La danse de mort au Lutèce », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  16. ↑ C. F., « Pourquoi Michel Vitold reprend-il Le Malentendu, de Camus ? », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Le Misanthrope de Molière », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  18. ↑ « Le Clou », sur Unifrance.
  19. ↑ « La Bête féroce », sur Unifrance.
  20. ↑ « Michel Vitold » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  21. ↑ « La Cerisaie » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  22. ↑ « L'Homme qui revient de loin » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  23. ↑ [vidéo] « Tarendol (film, 1980) — CinéSérie ».
  24. ↑ « Fort comme la mort », sur http://www.maupassantiana.fr/.
  25. ↑ « Fort comme la mort » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database
  26. ↑ « La Steppe » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database
  27. ↑ Sandra Gorgievski, « Chevaliers de la scène à l’écran », Babel, no 15,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).

Bibliographie

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  • Claude Sarraute, « Michel Vitold. L'arbre et la forêt », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Chantal Meyer-Plantureux, « Vitold Michel (Vitold Sayanoff) », dans Pascal Ory (dir.), Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Paris, Robert Laffont, (lire en ligne).
  • Bruno Villien, « Vitold Michel », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957, lire en ligne), p. 1423.
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, éditions Cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531139-0-7).

Liens externes

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