Le Nouvion-en-Thiérache

commune française du département de l'Aisne
(Redirigé depuis Nouvion-en-Thiérache)

Le Nouvion-en-Thiérache (prononcé [lə nuvjɔ̃ ɑ̃ tje.ʁaʃ]) est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Le Nouvion-en-Thiérache
Le Nouvion-en-Thiérache
La mairie.
Blason de Le Nouvion-en-Thiérache
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité CC de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Érick Bétrémieux
2026-2032
Code postal 02170
Code commune 02558
Démographie
Gentilé Nouvionnais(es)
Population
municipale
2 468 hab. (2023 en évolution de −5,15 % par rapport à 2017)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 05″ nord, 3° 47′ 09″ est
Altitude Min. 154 m
Max. 229 m
Superficie 48,42 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Le Nouvion-en-Thiérache
(ville isolée)
Aire d'attraction Le Nouvion-en-Thiérache
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Guise
Législatives 3e circonscription de l'Aisne
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Le Nouvion-en-Thiérache
Géolocalisation sur la carte : France
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Le Nouvion-en-Thiérache
Géolocalisation sur la carte : Aisne
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Le Nouvion-en-Thiérache
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Le Nouvion-en-Thiérache
Liens
Site web https://www.lenouvion.com/

Géographie

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Localisation

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Le Nouvion-en-Thiérache est un gros bourg picard de la Thiérache situé à vol d'oiseau à 32 km au sud-ouest de Maubeuge et 16 km d'Avesnes-sur-Helpe 25 km à l'ouest de la frontière franco-belge et 38 km de Chimay, 24 km au nord-ouest d'Hirson et 22 km de Vervins, 51 km au nord de Laon, 18 km au nord-est de Guise et 40 km de Saint-Quentin, 43 km au sud-est de Cambrai et 64 km de Douai.

La commune est la ville-centre de l'aire d'attraction du Nouvion-en-Thiérache, de son unité urbaine et de son bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Maubeuge[I 1].

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Barzy-en-Thiérache, Beaurepaire-sur-Sambre, Boué, Buironfosse, Esquéhéries, La Flamengrie, Fontenelle, Leschelle et Papleux.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 48,42 km2 ; son altitude varie de 154 à 229 mètres[1].

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique du Nouvion-en-Thiérache[Note 2].

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Artois-Picardie et Seine-Normandie.

Elle est drainée par la rivière Sambre, le Morteau, le Noirrieu, l'Iron, le Calvaire[2], le Pimart[3], l'Iron[4], Lalouzy[5], le cours d'eau 01 de la commune d'Esqueheries[6], le cours d'eau 01 de la Croisée Cauchy[7], le cours d'eau 01 du Bout du Trou[8], le cours d'eau 01 du Carrefour de Mouzaia[9], le cours d'eau 02 de la commune de Nouvion-en-Thiérache[10], le cours d'eau 03 de la commune de Bouée[11], le cours d'eau 09 de la commune de Nouvion-en-Thiérache[12], le cours d'eau 11 de la commune de Nouvion-en-Thiérache[13], le cours d'eau 15 de la commune de Nouvion-en-Thiérache[14], le fossé 01 du Moulin Lointain[15], le fossé 02 de la commune de Nouvion-en-Thiérache[16], le fossé 14 de la commune de Nouvion-en-Thiérache[17], le fossé 27 de la commune de Nouvion-en-Thiérache[18], le fossé 32 de la commune de Nouvion-en-Thiérache[19], le fossé de la Fontaine des Jumelettes[20], le fossé de la Rue aux Loups[21], le fossé du Moulin des Gardes[22], le fossé du Point du Jour[23], le Mathurin[24], le ruisseau de la Boulande[25], l'Erresy[26] et un autre petit cours d'eau

La rivière Sambre[Note 3], d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Fontenelle et se jette dans divers bras de Décharge, confluence du Canal de la Sambre à l'Oise au Bassin d'Alimentation de Fesmy à Rejet-de-Beaulieu, après avoir traversé huit communes[27].

Le Morteau, d'une longueur de 23 km, prend sa source dans la commune de La Flamengrie et se jette dans le Noirrieu à Étreux, après avoir traversé six communes[28]. Les caractéristiques hydrologiques du Morteau sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,283 m3/s[Note 4]. Le débit moyen journalier maximum est de 4,57 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 6,12 m3/s, atteint le même jour[29].

Le Noirrieu, d'une longueur de 33 km, prend sa source dans la commune de La Flamengrie et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Vadencourt, après avoir traversé onze communes[30].

L'Iron, d'une longueur de 25 km, prend sa source dans la commune de La Flamengrie et se jette dans le Noirrieu à Hannapes, après avoir traversé dix communes[31].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Marlemperche (0,5 ha)[32].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sambre ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 253 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Sambre. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis modifié le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois[33].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[34]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[35]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[36] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[37]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[38],[39].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 862 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet[34]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à 15 km à vol d'oiseau[40], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[41],[42]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 5].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[43], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au , Le Nouvion-en-Thiérache est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[44].

Elle appartient à l'unité urbaine du Le Nouvion-en-Thiérache, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[45],[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Nouvion-en-Thiérache, dont elle est la commune-centre[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[46],[47].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,4 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,3 %), prairies (31,5 %), zones urbanisées (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %), terres arables (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %)[48].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Habitat et logement

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En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 1 415, alors qu'il était de 1 346 en 2016 et de 1 326 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 82,4 % étaient des résidences principales, 1,6 % des résidences secondaires et 16 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 23,7 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements au Nouvion-en-Thiérache en 2022 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,6 %) par rapport au département (3,3 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement au Nouvion-en-Thiérache en 2022.
Typologie Le Nouvion-en-Thiérache[I 3] Aisne[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 82,4 86,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,6 3,3 9,7
Logements vacants (en %) 16 10 8

Voies de communication et transports

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La commune est desservie par le tracé de l'ancienne route nationale 43, (actuelle RD 10143), qui la relie à La Capelle et Hirson, à l'est, et au Cateau-Cambrésis et à Cambrai, à l'ouest.

Plusieurs routes départementales s'y croisent (RD 28, RD 26, RD 785 et RD 965.

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous les formes Nouvyon, Nouviam (1196) ; Noviannum, Novyan (1219) ; Novion (1222) ; Capellania hospitii de Noviono-in-Terrassia, Nouvion-en-Thiérasche (1298) ; Novyon-en-Therasce (1306) ; Nouvionnus (1340) ; Nouvion-en-Theraisse (1395) ; Nouvion-en-Thiérache (1398) ; Nouvion-en-Therasce (1490) ; Novyon-en-Therasche (1498) ; Nouvyon-en-Thierache (1581) ; Nouvion-en-Thiérasse (1573) ; Nouvion-en-Thiérasche (1599) ; Nouviant-en-Thiérasche (1603) ; Nouvion-en-Tiérasche (1611)[49].

De l'adjectif gaulois novio « nouveau » et -ó- magos « marché » ; l'article est tardif[50].

La Thiérache est une région naturelle située dans le nord-est du département de l'Aisne, elle déborde sur les départements français du Nord et des Ardennes, mais aussi sur les provinces belges de Hainaut et de Namur. Elle correspond globalement aux contreforts occidentaux du massif ardennais.[réf. nécessaire]

Histoire

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Antiquité

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Dans la forêt du Nouvion sont découverts en 1823 « un tombeau formé de quatre pierres plates, dans lequel il n'y avait pas d'ossements; mais on recueillit tout auprès deux vases lacrymatoires en verre vert, avec des fragments d'un miroir métallique et plusieurs monnaies de Trajan[51] », maquant l'ancienneté de l'occupation humaine dans le secteurs.

Moyen Âge

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En 1196, les habitants obtiennent une charte communale de Gauthier d'Avesne, seigneur de Guise et du Nouvion. Cette chgarte, inspirée de celle de Prisces, elle-même proicge de celle de Laon, abolissait divers droits seigneuriaux tels que le formariage et la mainmorte. Elle réglait la justice seigneuriale, autorisait les habitants à quitter la ville à leur gré, après avoir acquitté leurs dettes et payé 12 deniers au seigneur, d'installer des brasseries sous réserve du paiement d'un impôt particulier[51]...

A la fin du XIIIe siècle fonctionne au Nouvion une petite communauté de béguines qui hérite d'un legs en 1291 de Jeanne de Châtillon , dame de Guise[51]..

Durant le siège de Guise de 1339, les habitants du Nouvion se réfugient et se retranchent dans les bois. Une troupe d"Allemands s'empare de cette fortification et tue alors de nombreux habitants[51].

Les Impériaux incendient le Nouvion en 1483[51].

Temps modernes

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Le Nouvion-en-Thiérache est alors une cité commerçante, prospère au XVIIe siècle, mais qui subit d'importants dégâts lors des guerres de Louis XIV. Deux sœurs de charité y sont installées au XVIIe siècle par Mlle de Guise pour assurer l'instruction des filles pauvres. Les revenus d'une léproserie du Nouvion sont donnés en 1610 au couvent des Minimes de Guise par Charles de Lorraine[51].

La verrerie du Garmouzet est créée en 1662 par Nicolas Vaillant, écuyer et seigneur de Charles-Fontaine, profitant de l'autorisation donnée par le duc Henri II de Guise d'exploiter les forêts de son duché. Elle devient l'une des frandes verreries forestuères de Thiérache dans la seconde moitié du XVIIe siècle et produit du verre blanc et du verre à miroirs. En 1694, les lieux ne sont plus exploités, peut-être à la suite d'un incendie, mais l'activité reprend vers 1725. Un incendie détruit les installations en 1750, et les terrains sont progressivement vendus pour honorer les dettes de l'entrepreneur[52]

Sous l'Ancien Régime, la localité relève de la généralité de Soissons, des bailliage et élection de Guise, ainsi que du diocèse de Laon[51].

A la fin de l'Ancien Régime, les habitants n'étaient plus astreints à la taille, ni à la gabelle[51].

Époque contemporaine

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De 1785 à 1831, le Verrerie du Garmouzet est reprise par Jean-Michel Caton et son fils fils Louis, puis est rachetée en 1832 par Jean-Jacques Pagnier, Eugène Collignon et Alexandre Bosquette qui en assurent le développement jusqu'en 1879. L'entreprise emploie en 1839 une centaine de personnes et les installations sont alors constituées d'un « four avec sa halle, d'un grand bâtiment, remises, magasins et de deux autres bâtiments avec héritages en dépendance ». En 1870, l'usine emploie environ 300 ouvriers, y compris femmes et enfants. La verrerie est primée lors de l'Exposition universelle de 1867 de Paris, notamment pour la qualité de la production de gobeleterie blanche façon cristal. Une cité ouvrière et une école sont construits, mais l'activité cesse en 1879, vraisemblablement en raison de problèmes d'approvisionnement en charbon par voie ferrée[52].

En 1859 est construit l'Hôtel de ville sur les plans de l'architecte J. Touchard à l'emplacement d'une ancienne halle, et dont le rez-de-chaussée sert de marché couvert jusqu'aux années 1970[53].

L'église paroissiale Saint-Denis est reconstruite de 1871 à 1875 sur les plans de l'architecte Ch. Boutry après démolition de l'édifice précédent[54].

La verrerie du Garmouzet intègre en 1879 la Compagnie du Verre et du Cristal trempés, qui regroupe également les verreries de Pont-d'Ain et de Choisy-le-Roi. La société, dirigée par René Bosquette, inventeur d'un procédé un procédé apportant au verre une résistance aux chocs et à la chaleur, et est alors l'une des plus importantes sociétés verrières[52].

En 1885 est mise en service par la compagnie des chemins de fer du Nord la ligne de Busigny à Hirson comprenant une gare au Nouvion. Cette ligne, principalement destinée au trafic de fret, fiabilise ainsi les approvisionnement de la verrerie du Garmouzet[52] et supporte également un service voyageur, qui cesse en 1959. La ligne est fermée en 1974 vers La Capelle, et en 1987 vers Boué. La rue de la Gare au Nouvion rappelle cet épisode ferroviaire de la commune.

La production de l'usine du Garmouzet cesse en 1886[52] , et, en 1903 est implanté au Nouvion une laiterie, qui est la première en France à produire de la poudre de lait[55]..

Le groupe scolaire Ernest-Lavisse est construit de 1887 à 1890 sur les plans de l'architecte Jean Lafitte[56].

En 1909 ou 1910 est créée la verrerie du Nouvion[57].

Première Guerre mondiale

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Au début de la Première Guerre mondiale, le , 210 maisons du Nouvion-en-Thiérache sont détruites[58]. Le , les Allemands réquisitionnent des voitures et des camions, six vélos, des bougies et du kérosène[59]. Chaque jour, la ville devait fournir aux Allemands 100 kg de viandes assorties, 85 kg de pain, 48 kg d'avoine, 8 bottes de luzerne, 8 bottes de paille, des carottes, des navets, un chou et 200 kg de charbon[59].

Une grande partie de la forêt de Nouvion-en-Thiérache est réquisitionnée et abattue pour produire du charbon et des crosses de fusil[60]. Le , la ville est libérée[59].

Après la fin de la guerre, la commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [61].

De l'entre-deux-Guerres au XXIe siècle

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En 1942 la laiterie de 1903 est reprise par la beurrerie coopérative agricole de la Thiérache, une laiterie industrielle qui s’agrandit par étapes de 1946 à 1968, année où elle emploie environ 400 personnes. Vers 1980, elle devient la fromagerie du Nouvion et emploie 210 personnes, puis est reprise par la fromagerie Fauquet vers 1990[55].

La verrerie, devenue en 1932 verrerie Saint-Antoine, est reprise en 1957 par M. Doyen qui la développe, portant les effectifs de 60 à 200 salariés, puis 150 en 1969, ferme en 1971[57].

En 1984, les locaux de l'ancienne verrerie du Garmouzet sont utilisés par les ateliers de l'Institut Médico-pédagogique de la Fondation Savart de Saint-Michel-en-Thiérache[52].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne et dans la région Hauts-de-France[I 1].

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Nouvion-en-Thiérache[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Intercommunalité

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Le Nouvion-en-Thiérache est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1992 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

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Liste des maires successifs[51]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1955
(décès)
Robert Degon (1896-1955)   Résistant
1955 1974 Jacques Lemaire FGDS Médecin
Suppléant du député Maurice Brugnon (1967 → 1978)
1974 mars 1977 Jean Fabry[67]    
mars 1977 mars 1983 André Diot[67]    
mars 1983 mars 2001 Gérald Neuville PS Neveu d'André Diot[67], maire honoraire
mars 2001 mai 2020[68] Guy Vérin[69] UDF puis
UMPLR
Notaire retraité
Conseiller général du Nouvion-en-Thiérache (1992 → 2004)
mai 2020[70],[71],[72] mars 2026 Roselyne Cail DVC Cadre retraitée
Conseillère départementale de Guise (2021 → )
Vice-présidente de la CC de la Thiérache du Centre (2020 → )
mars 2026[73] en cours
(au 27 mars 2026)
Érick Bétrémieux    

Équipements et services publics

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Espaces publics

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En 2025, la ville est labellisée « une fleur » au Concours des villes et villages fleuris[74].

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[75]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[76].

En 2023, la commune comptait 2 468 habitants[Note 7], en évolution de −5,15 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0183 3573 0823 1583 1063 0683 0453 2403 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0943 0703 2613 1723 2733 3343 2093 1103 085
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 1892 9772 8752 6282 8512 6232 6362 4552 684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 0963 3433 2473 1392 9052 9172 8502 8042 611
2021 2023 - - - - - - -
2 5052 468-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[77].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • L'église Saint-Denis.
  • Hôtel de ville.
  • École de garçons et école de filles dite groupe scolaire Ernest-Lavisse[78], résultat de la collaboration des architectes Jean Lorrain, Jean Lafitte, Jean Canonne et Louis-Raymond Fischer.
  • Monument aux morts de 1922, édifié par le marbrier Leblant sur le projet de Raoul Brandon, architecte à Aulnoye, et dont les inscriptions rappellent l'incendie de tout le centre de la commune, allumé par les allemands en [79].
  • Château du Nouvion-en-Thiérache, dans lequel naquit le « comte de Paris » en 1908.
  • Le Petit château, le parc du Nouveau château et le jardin du château du Point de Jour.
  • Croix de chemin dite Croix des Veneurs (1856), sur l'emplacement d'une croix plus vieille[80].
  • Chapelle Notre-Dame-de-Liesse dite chapelle Jerôme (1748)[81], ainsi que quelques chapelles disséminées sur le territoire de la commune.

Personnalités liées à la commune

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  • Camille Godelle (1804-1874), conseiller général, conseiller d'État, député de l'Aisne à l'Assemblée Nationale[82].
  • Ernest Lavisse, né en 1842 et décédé en 1922, professeur à la Sorbonne, directeur de l'École normale supérieure et membre de l'Académie française[83].
  • Emile Lavisse, né en 1855 (décédé à Paris en 1915), auteur de plusieurs ouvrages militaires. Il est Commandant de la 12e Brigade d'Infanterie en 1914[84].
  • Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris », prétendant orléaniste au trône de France (1940-1999), né au Nouvion le [85].
  • Marc Blancpain (1909-2001), né au Nouvion où il est inhumé. Il fut un défenseur de la langue française. Enseignant, écrivain et journaliste, il dirigea l'Alliance française[83].
  • Adrien Fainsilber (1932-2023), architecte et urbaniste, né au Nouvion, architecte de La Cité des Sciences et de La Géode.
  • Jean d'Orléans (1965), petit-fils d'Henri d'Orléans, possède la majeure partie de la forêt du Nouvion[86].
  • Kamini Zantoko (1979), rappeur français né au Nouvion[87].

Héraldique

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Blason de Nouvion-en-Thiérache (Le) Blason
De gueules à la barre d'argent[88].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Poure approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. la rivière Sambre ne doit pas être confondue avec la Sambre.
  4. Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:06 TU à partir des 418 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/08/1989 au 01/06/2024.
  5. Les records sont établis sur la période du au .
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  8. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
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Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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