Parti authenticité et modernité

parti politique marocain

Le Parti authenticité et modernité (en arabe : حزب الأصالة والمعاصرة et en amazighe standard marocain : ⴰⵎⵓⵍⵍⵉ ⵏ ⵜⵣⵖⵕⵜ ⴷ ⵜⵎⴰⵜⵔⴰⵔⵜ, abrégé en PAM) est un parti politique marocain de centre gauche créé le par Fouad Ali El Himma, le conseiller du roi Mohamed VI, par la fusion de cinq formations politiques marocaines.

Parti authenticité et modernité
(ar) حزب الأصالة والمعاصرة
Image illustrative de l’article Parti authenticité et modernité
Logotype officiel.
Présentation
Coordinatrice de la direction collégiale Fatima Ezzahra El Mansouri
(depuis février 2024)
Fondation 7 août 2008
Siège 29, rue du 16-Novembre, Agdal, Rabat
Lettre-sigle PAM
Symbole électoral Tracteur[1]
Positionnement Centre gauche[2],[3]
Parti attrape-tout[4]
Idéologie Social-libéralisme[3]
Modernisme
Réformisme
Royalisme
Affiliation internationale Internationale libérale[5]
Adhérents 177 000 (2020)[6]
Couleurs Bleu
Site web pam.ma
Représentation
Représentants
97  /  395
Conseillers
19  /  120

Composé de personnalités proches du roi Mohammed VI, le PAM se veut une alternative à la montée en puissance des islamistes du PJD. Cette proximité avec le pouvoir lui vaut d’être qualifié de « parti du Palais ». Il est dirigé depuis 2024 par une direction collégiale mise en place lors de son 5e congrès national. Fatima Ezzahra El Mansouri en est la coordinatrice, aux côtés de Mohamed Mehdi Bensaid et, depuis , de Fatima Saadi.

Après avoir siégé dans l'opposition entre 2011 et 2021, il participe pour la première fois au gouvernement à la suite des élections de 2021, dans une coalition formée avec le Rassemblement national des indépendants et le Parti de l'Istiqlal. Il arrive ensuite en tête des élections de 2026.

Bien que le PAM affiche un positionnement officiel de centre gauche, de nombreux politologues et analystes le qualifient de parti attrape-tout.

À la suite des élections législatives du 23 septembre 2026, il arrive en tête avec 97 sièges, sans disposer de la majorité des 395 sièges, à la Chambre des représentants.

Histoire

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Origines et premières années

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Fondé par Fouad Ali El-Himma, le conseiller le plus proche de Mohammed VI[7],[8], le PAM est considéré comme le « parti du roi » face aux islamistes du PJD, plus réformistes[9]. La transformation rapide de cette initiative en parti politique suscite des interprétations divergentes. Ses promoteurs la présentent comme une tentative de fédérer les forces démocratiques et modernistes, tandis que ses détracteurs y voient un instrument de réorganisation du champ partisan et de constitution d'une force capable de concurrencer le PJD[10]. Il est le fruit de la fusion de cinq partis politiques marocains[11],[12], à savoir : le Parti national-démocrate, devenu le Parti démocrate-national, le Parti Al Ahd, devenu le Parti Al Ahd Addimocrat, le Parti de l'environnement et du développement devenu le Parti de l'environnement et du développement durable, l'Alliance des libertés, et l'Initiative citoyenne pour le développement.

Lors des élections communales du 12 juin 2009, organisées moins d'un an après sa création, le PAM remporte 6 015 sièges sur 27 795, soit environ 21,6 % du total. Il se classe en première position devant le Parti de l'Istiqlal et le Rassemblement national des indépendants.

Cette progression rapide renforce sa place dans le paysage politique national. Ses dirigeants y voient la confirmation de son implantation territoriale, tandis que ses adversaires l'attribuent en partie au ralliement d'élus locaux et de notables précédemment affiliés à d'autres formations[13],[9].

Élections législatives de 2011

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Les élections législatives de 2011 se déroulent dans le contexte du Mouvement du 20-Février et de l'adoption d'une nouvelle Constitution en juillet de la même année.

Le PAM obtient 524 386 voix, soit 11,90 % des suffrages exprimés, et remporte 47 sièges sur 395. Il se classe quatrième, derrière le PJD, le Parti de l'Istiqlal et le Rassemblement national des indépendants.

Après la nomination d'Abdel-Ilah Benkiran à la tête du gouvernement, le PAM choisit de siéger dans l'opposition[14].

Élections de 2015 et 2016

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Lors des élections communales de 2015, le PAM arrive en tête en nombre de sièges, avec environ 21 % des sièges, devant le Parti de l'Istiqlal et le PJD.

Le parti réalise une part importante de ses résultats dans les communes rurales, alors que le PJD s'impose dans plusieurs grandes villes, notamment Rabat, Salé, Tanger, Kénitra, Meknès, Marrakech, Agadir et Fès[15],[16].

Le troisième congrès national du parti se tient du 22 au 24 janvier 2016 à Bouznika. Ilyas El Omari est élu secrétaire général en remplacement de Mustapha Bakkoury. Fatima Ezzahra El Mansouri devient présidente du Conseil national[17].

Aux élections législatives du 7 octobre 2016, le PAM obtient 1 216 552 voix et 102 sièges sur 395. Il se classe deuxième derrière le PJD, qui remporte 125 sièges. Le PAM gagne 55 sièges par rapport à 2011, mais demeure dans l'opposition.

Crise de 2017-2020

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Ilyas El Omari annonce sa démission du secrétariat général en 2017. Après plusieurs mois de transition, Hakim Benchamach est élu secrétaire général lors d'une session extraordinaire du Conseil national organisée en mai 2018[18].

En 2019, le parti traverse une crise opposant le secrétaire général Hakim Benchamach à plusieurs responsables réunis au sein du courant de « l'Appel pour l'avenir ».

Benchamach procède au remplacement ou à l'exclusion de plusieurs responsables régionaux. Ses opposants contestent la légalité de ces décisions et l'accusent de chercher à contrôler la commission préparatoire du quatrième congrès[19].

En juin 2019, les membres du courant saisissent le tribunal de première instance de Rabat pour contester plusieurs décisions du secrétariat général[20].

Le quatrième congrès national se tient du 7 au 9 février 2020 à El Jadida. Abdellatif Ouahbi, chef de file du courant de l'avenir, est élu secrétaire général. Il défend une plus grande autonomie du parti, une ouverture à différentes alliances politiques et un renforcement de la démocratie interne[21].

Élections de 2021 et entrée au gouvernement

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Lors des élections législatives du 8 septembre 2021, le PAM obtient 87 sièges sur 395. Il se classe deuxième derrière le Rassemblement national des indépendants, qui remporte 102 sièges, et devant le Parti de l'Istiqlal.

Le parti rejoint la coalition gouvernementale dirigée par Aziz Akhannouch, aux côtés du RNI et de l'Istiqlal. Cette participation constitue la première entrée du PAM au gouvernement depuis sa création.

Lors des élections à la Chambre des conseillers d'octobre 2021, le parti obtient 19 sièges sur 120.

Affaire « Escobar du Sahara » et cinquième congrès

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Le cinquième congrès national se déroule du 9 au 11 février 2024 à Bouznika, sous le slogan « Renouveler le parti pour assurer sa continuité ». Le congrès met fin au mandat d'Abdellatif Ouahbi et adopte une direction collégiale du secrétariat général, composée à l'origine de :

En septembre 2024, le bureau politique suspend Salaheddine Aboulghali de la direction collégiale à la suite de plaintes transmises à la commission d'éthique. Aboulghali conteste la décision et les accusations portées contre lui. Le , le Conseil national désigne Fatima Saadi pour le remplacer. La direction collégiale est dès lors composée de Fatima Ezzahra El Mansouri, Mohamed Mehdi Bensaid et Fatima Saadi[23],[24].

En décembre 2023, deux responsables du parti, Saïd Naciri, ancien président du WAC[25], et Abdenbi Bioui, président du Conseil de la région de l'Oriental, sont inculpés et placés en détention provisoire dans le cadre d'une affaire judiciaire portant notamment sur des soupçons de trafic international de stupéfiants, connu publiquement sous le nom Affaire «Escobar du Sahara». Les deux responsables restent présumés innocents jusqu'au prononcé de décisions judiciaires définitives[26]. L'image du parti est ternie par la condamnation de deux de ses cadres à douze et dix ans de prison ferme, en juin 2026, dans l'affaire « Escobar du Sahara »[27].

Élections législatives de 2026

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Le parti est rejoint en juillet 2026 par Fouzi Lekjaa, ministre du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football. Ce ralliement, alors que le parti sort affaibli par les scandales de corruption et de narcotrafic et une crise pour la direction du parti, est décrit comme un « parachutage téléguidé par le palais royal » par Le Monde. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, qui jouit d'une immense popularité du fait du parcours de l'équipe du Maroc de football aux Coupes du monde 2022 et 2026, ainsi qu'à la CAN 2025, est alors perçu comme favori pour devenir chef du gouvernement, en prévision de la co-organisation de la Coupes du monde 2030[27].

Aux élections législatives de 2026, le Parti authenticité et modernité arrive en tête avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants[28],[29].

Idéologie

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Positionnement politique

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Le Parti Authenticité et Modernité se présente comme une formation moderniste, réformiste et attachée à la démocratie sociale. Son idéologie cherche à concilier la modernisation des institutions et de la société avec la préservation des références historiques, culturelles et religieuses du Maroc. Cette orientation se traduit par une conception de la politique fondée sur la démocratie, la justice sociale, l’État de droit et la défense de l’identité nationale.

Sur le plan institutionnel et politique, le PAM défend la monarchie constitutionnelle et considère les institutions de l’État comme le cadre de la stabilité et de l’organisation de la vie politique nationale. Il affirme son attachement au pluralisme politique, à la séparation et à l’équilibre des pouvoirs, au renforcement des institutions et à la participation des citoyens à la vie publique. Cette orientation s’accompagne d’un soutien aux libertés publiques et individuelles ainsi qu’aux droits humains. Le parti associe donc la réforme politique au renforcement du fonctionnement démocratique des institutions.

Sur le plan social, le PAM place la justice sociale au cœur de son discours. Il met l’accent sur la réduction des inégalités, la solidarité entre les différentes catégories de la population et l’amélioration des conditions de vie. Cette approche implique notamment une attention portée à l’accès aux services publics, à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la protection sociale. La démocratie sociale défendue par le parti ne se limite ainsi pas à la participation politique : elle renvoie également à la recherche d’une plus grande égalité dans l’accès aux ressources et aux opportunités.

Sur le plan économique, son orientation s’inscrit dans une logique d’économie sociale et de développement inclusif. Le PAM accorde une place à l’initiative privée et au développement économique, tout en soulignant le rôle de l’État dans la régulation, la réduction des disparités et la protection sociale. L’objectif affiché est de rechercher un équilibre entre la dynamique économique et les impératifs de cohésion sociale, afin que la croissance bénéficie à différentes catégories de la population et aux territoires connaissant davantage de difficultés.

Sur le plan culturel et identitaire, le parti défend une conception de l’identité marocaine qui associe plusieurs dimensions historiques, culturelles et religieuses. L’islam y est reconnu comme une composante fondamentale de l’identité du pays, aux côtés des autres éléments constitutifs de la personnalité marocaine. Le PAM inscrit également son discours dans la défense de l’unité nationale et territoriale du Royaume. Cette conception de l’identité vise à inscrire les transformations de la société dans la continuité de l’histoire et des références propres au Maroc, plutôt qu’à considérer la modernisation comme une rupture avec celles-ci.

Critiques publiques

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Le PAM fait depuis sa création l'objet de nombreuses critiques portant à la fois sur ses origines, son rapport au pouvoir, son positionnement idéologique et la composition de ses élites. La première controverse concerne précisément les conditions de sa naissance en 2008. Le parti est fondé à l'initiative de Fouad Ali El Himma, ancien ministre délégué à l'Intérieur et proche conseiller du roi Mohammed VI[30], après la constitution du Mouvement de tous les démocrates puis la création du groupe parlementaire « Authenticité et Modernité ». Cette origine particulière a rapidement alimenté l'idée selon laquelle le PAM serait une formation créée ou soutenue par le Palais afin de réorganiser le champ partisan et de constituer un contrepoids à la progression du Parti de la justice et du développement (PJD)[31]. Plusieurs travaux et analyses consacrés à la naissance du parti ont ainsi souligné le caractère exceptionnel de la rapidité de son ascension et la place occupée, dans ses premières années, par des personnalités disposant de liens étroits avec les cercles du pouvoir. Dans le débat politique et médiatique marocain, cette proximité a donné naissance à des appellations telles que « parti du Makhzen », « parti du Palais »[32] ou encore « parti du Roi »[33], expressions qui renvoient moins à une définition juridique du parti qu'à une interprétation de ses conditions de création, de ses réseaux de recrutement et de ses relations avec les élites proches du pouvoir.

Une deuxième série de critiques concerne le positionnement idéologique du PAM. Le parti est aujourd'hui fréquemment présenté comme une formation de centre gauche ou comme un parti relevant de la démocratie sociale, mais cette classification fait l'objet de réserves en raison de la composition originelle particulièrement hétérogène de la formation. Le PAM n'est en effet pas issu d'une tradition idéologique homogène comparable à celle du PPS ou de l'USFP. Sa constitution résulte de la convergence de personnalités et de groupes issus d'horizons politiques différents, comprenant notamment des acteurs provenant de la gauche, des notables locaux, des entrepreneurs, des élus indépendants et des personnalités ayant évolué dans différents courants du champ politique marocain. Cette diversité originelle rend difficile son inscription dans une famille idéologique unique. Le parti s'est davantage construit autour d'un projet de modernisation politique, d'une opposition à la progression du PJD et d'une volonté de recomposition des élites politiques que sur la base d'une doctrine économique et sociale préalablement stabilisée.

Le PAM peut ainsi être analysé comme un parti « attrape-tout » ou « catch-all », dans la mesure où sa stratégie repose sur la capacité à agréger des groupes sociaux, des sensibilités politiques et des intérêts électoraux différents plutôt que sur la représentation exclusive d'une classe sociale ou d'une idéologie particulière[9]. Cette caractéristique permet de comprendre pourquoi son positionnement peut apparaître relativement flexible selon les périodes, les dirigeants et les enjeux politiques. L'évolution du parti sous Abdellatif Ouahbi, ancien militant de gauche, ainsi que l'affirmation plus récente de la démocratie sociale ont d'ailleurs contribué à modifier l'image idéologique initiale du PAM[13].

Une troisième critique concerne la sociologie des élites du PAM et la place importante occupée, notamment dans ses premières années, par des notables locaux, des entrepreneurs et des personnalités disposant de ressources économiques et sociales importantes[34]. Plusieurs analyses ont ainsi relevé le rôle de ces acteurs dans l’implantation du parti et dans sa capacité à se développer rapidement sur le terrain électoral. Cette caractéristique tient notamment au profil de certains responsables et candidats du parti, dont l’influence reposait moins sur une longue expérience militante que sur leur implantation locale, leurs réseaux relationnels et leur capacité à mobiliser des ressources[35]. Dans une analyse consacrée aux premières années du PAM, la Carnegie Endowment relevait notamment l’importance d’un réseau de notables influents et fortunés dans le succès électoral local du parti. Ces acteurs pouvaient contribuer au financement des campagnes, à la mobilisation des électeurs et à la mise en relation du parti avec différents groupes et réseaux présents à l’échelle locale.

Organisation du parti

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Instances nationales

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Les principales instances du PAM comprennent :

  • le congrès national ;
  • le Conseil national ;
  • la direction collégiale du secrétariat général ;
  • le bureau politique ;
  • les secrétariats régionaux, provinciaux et locaux ;
  • les commissions fonctionnelles et thématiques ;
  • les organisations parallèles et sectorielles.

Le congrès national est l'instance suprême du parti. Il adopte les documents politiques et organisationnels et choisit les organes dirigeants.

Le Conseil national est l'instance délibérative entre deux congrès. Il adopte les grandes orientations politiques et organisationnelles, élit les membres du bureau politique et contrôle l'action de la direction.

Secrétaires généraux et direction collégiale

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Période Direction Mode de désignation
2008-2009 Hassan Benaddi Fondation du parti
2009-2012 Mohamed Cheikh Biadillah Premier congrès national
2012-2016 Mustapha Bakkoury Deuxième congrès national
2016-2018 Ilyas El Omari Troisième congrès national
2018-2020 Hakim Benchamach Session extraordinaire du Conseil national
2020-2024 Abdellatif Ouahbi Quatrième congrès national
Depuis 2024 Direction collégiale du secrétariat général Cinquième congrès national

Direction collégiale depuis octobre 2024

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Organisations parallèles

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Le PAM dispose de plusieurs organisations parallèles, parmi lesquelles :

  • l'Organisation des femmes du Parti authenticité et modernité ;
  • l'Organisation de la jeunesse du Parti authenticité et modernité ;
  • l'Organisation des élus du parti ;
  • des structures professionnelles et sectorielles ;
  • des forums réunissant des universitaires, des chercheurs et des cadres.

Résultats électoraux

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Élections législatives

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Année Résultat Rang[36] Sièges Situation
Voix %
2011 524 386 11,90 4e
47  /  395
Opposition
2016 1 216 552 25,82 2e
102  /  395
Opposition
2021 1 385 230 18,30 2e
87  /  395
Akhannouch I et II
2026 1 065 371 21,30 1er
97  /  395

Élections régionales

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Année Résultat Rang Conseillers Présidences régionales
Voix %
2015 1 318 700 19,91 % 2e
135  /  678
5  /  12

Élections communales

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Année Résultat Rang Conseillers
Voix %
2009 — 21,64 % 1er
6015  /  27795
2015 1 333 546 21,16 % 1er
6662  /  31482

Représentation au sein du gouvernement marocain

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Dans la composition gouvernementale issue du remaniement d'octobre 2024[37], les membres du PAM occupant des fonctions ministérielles comprennent :

Ministre Portefeuille
Abdellatif Ouahbi Ministre de la Justice
Fatima Ezzahra El Mansouri Ministre de l'Aménagement du territoire national, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville
Younes Sekkouri Ministre de l'Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences
Leila Benali Ministre de la Transition énergétique et du Développement durable
Mohamed Mehdi Bensaid Ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication

Le 29 septembre 2026, conformément à l'article 47 de la Constitution marocaine, qui prévoit que le roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections à la Chambre des représentants, le roi Mohammed VI reçoit Fatima Ezzahra El Mansouri au Palais royal de Rabat, et la charge de former le nouveau gouvernement en constituant une majorité parlementaire avant l'entrée en fonction de la nouvelle législature le 4 octobre. Elle devient ainsi, à 50 ans, la première femme nommée à la tête du gouvernement du Maroc[38],[39].

Affiliation internationale

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Le PAM rejoint l'Internationale libérale comme parti membre à part entière lors du congrès de l'organisation tenu au Chili en décembre 2024[40].

Le parti participe ensuite à différentes activités de coopération entre formations libérales africaines et européennes.

Notes et références

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  1. ↑ « Arrêté du ministre de l'Intérieur no 2914-11 du 30 kaada 1432 (28 octobre 2011) fixant les symboles attribués aux listes de candidatures ou aux candidats appartenant aux partis politiques », Bulletin officiel du royaume du Maroc, no 5992,‎ , p. 2386-2387 (lire en ligne [PDF])
  2. ↑ « Législatives au Maroc : « Il n'y a pas d'islamistes modérés » », sur Le Figaro, (consulté le )
  3. 1 2 « Maroc : aux urnes, citoyens ! », sur Jeune Afrique (consulté le )
  4. ↑ « Maroc : le PAM peut-il sortir de la tourmente et réussir le pari de devenir « le parti des régions » ? », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  5. ↑ (en) « Parti Authenticité et Modernité », sur Liberal International (consulté le )
  6. ↑ Mohamed Foulahi, « Le PAM compterait près de 177.000 adhérents », sur maghreb-intelligence.com,
  7. ↑ « Parti authenticité et modernité: un projet compromis, mais pas fini », sur Le 360 Français (consulté le )
  8. ↑ Brahim Mokhliss, « La contribution du Parti authenticité et modernité en débat », sur Le Matin.ma, (consulté le )
  9. 1 2 3 Omar Brouksy, « Au Maroc, le « parti du roi » en campagne contre le « parti de Dieu » », sur Orient XXI,
  10. ↑ (en) Ferdinand Eibl, « The Party of Authenticity and Modernity (PAM): Trajectory of a Political Deus ex Machina », The Journal of North African Studies, vol. 17, no 1,‎ , p. 45-66 (DOI 10.1080/13629387.2011.582698)
  11. ↑ « Maroc: huit partis politiques créent une nouvelle coalition », sur RFI, (consulté le )
  12. ↑ « Maroc: Naissance du parti "Authenticité et modernité" », sur Maghress (consulté le )
  13. 1 2 Amel Boubekeur, « Mohammed VI : dix ans de règne, toujours pas d'équilibre des pouvoirs », sur Rue89, (consulté le )
  14. ↑ « Le Parti Authenticité et Modernité passe dans l’opposition », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  15. ↑ « Élections locales : percée du parti islamiste marocain PJD », sur France 24, (consulté le )
  16. ↑ Thierry Desrues, « Le PJD en ville, le PAM à la campagne. Le multipartisme marocain à l'épreuve de la bipolarisation », L'Année du Maghreb, no 15,‎ , p. 229-254 (DOI 10.4000/anneemaghreb.2901, lire en ligne, consulté le )
  17. ↑ « Maroc : le sacre d'Ilyas El Omari à la tête du PAM », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  18. ↑ « Dix choses à savoir sur Hakim Benchamach, secrétaire général du PAM au Maroc », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  19. ↑ « La semaine mouvementée de Hakim Benchamach », sur TelQuel, (consulté le )
  20. ↑ « Crise au PAM : les opposants de Benchamach recourent à la justice », sur Le Desk, (consulté le )
  21. ↑ « Maroc : Abdellatif Ouahbi, nouvel homme fort du PAM », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  22. 1 2 « À leur congrès, les membres du Conseil national du Parti authenticité et modernité optent pour une direction collégiale », sur Le360, (consulté le )
  23. 1 2 « PAM : Fatima Saâdi remplace Aboulghali à la direction collégiale », sur Médias24, (consulté le )
  24. ↑ https://medias24.com/2024/10/19/pam-fatima-saadi-remplace-aboulghali-a-la-direction-collegiale/
  25. ↑ Maroc hebdo - Qui est Said Naciri ?
  26. ↑ « Le Matin - Ce que l'on sait sur l'arrestation de Naciri et Bioui... », sur Le Matin, (consulté le )
  27. 1 2 Alexandre Aublanc, « Au Maroc, le patron du football, Fouzi Lekjaa, enfile son costume de premier ministrable », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  28. ↑ « Au Maroc, le PAM arrive en tête des législatives et attend le choix du roi », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  29. ↑ « SM le Roi nomme Fatima Ezzahra El Mansouri Cheffe du gouvernement et la charge de former le nouveau gouvernement », sur SNRT News (consulté le ).
  30. ↑ « Au Maroc, déroute majeure du parti islamiste au pouvoir depuis dix ans », Libération,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  31. ↑ « Au Maroc, une bipolarisation sous contrôle du Palais », sur Orient XXI, (consulté le )
  32. ↑ « Au Maroc, le palais royal reste maître du jeu politique », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  33. ↑ Yabiladi.com, « Dix ans après sa création, le PAM affirme qu’il n’est pas «un parti administratif» », yabiladi,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  34. ↑ « Législatives au Maroc : le PAM en tête, la participation au plus bas depuis près de 20 ans », sur France 24, (consulté le )
  35. ↑ « De la rupture au pouvoir : histoire du PAM », (consulté le )
  36. ↑ Classement selon le nombre de voix ou de sièges publié pour le scrutin concerné.
  37. ↑ « Composition du gouvernement marocain », sur Maroc.ma (consulté le )
  38. ↑ El Mehdi El Azhary, « Le Roi nomme Fatima-Zahra El Mansouri à la tête du gouvernement », Le Brief, (consulté le )
  39. ↑ Alexandre Aublanc et Simon Roger, « Au Maroc, le roi nomme pour la première fois une femme, Fatima Ezzahra El-Mansouri, à la tête du gouvernement », Le Monde,
  40. ↑ (en) « Middle East and North Africa — Parti Authenticité et Modernité », sur Liberal International, (consulté le )

Voir aussi

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