Enseignement du français langue étrangère

situation d'enseignement du français
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L'enseignement du français langue étrangère (FLE) est, comme tout enseignement de langue étrangère, protéiforme selon son public et son contexte. Généralement, il correspond à l'enseignement de la langue et de la culture françaises  où la culture de la France peut être comparée à celle d'autres pays francophones , auquel peut être adjoint l'enseignement de la littérature de langue française, de la chanson française, de la bande dessinée franco-belge, du cinéma français et de la compétence interculturelle.

Cours de FLE pour des apprenants jeunes adultes à l'Alliance française de Paris en 2012.

Le français est enseigné comme langue étrangère partout dans le monde, y compris dans les pays francophones. Les principales structures qui le diffusent sont les Alliances françaises (des associations privées) et, depuis 2011, les Instituts français (des établissements publics français dans les pays non francophones).

Divers manuels  souvent de CLE International, Hachette FLE ou Didier FLE[1]  sont utilisés comme supports pédagogiques, mais depuis les années 2010, le site de TV5 Monde est également une ressource importante[2].

La plupart des enseignants sont formés dans une université, à l'Alliance française de Paris ou encore au CAVILAM, de plus en plus à distance depuis 2020[3]. Un « étudiant en FLE » suit une formation qui le prépare à être professeur, examinateur ou ingénieur pédagogique spécialisé dans le FLE.

L'enseignant peut préparer les apprenants à des certifications (diplômes ou tests), dont la typologie se trouve dans l'article général Français langue étrangère.

Généralités

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Enseignement dans les pays non francophones

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Logo des Alliances françaises.

Les Alliances françaises, des associations privées autonomes à but non lucratif[4], parfois subventionnées par les ambassades de France, et implantées dans une centaine de pays allophones et francophones (dont la France), dispensent des cours de FLE pour un certain nombre de publics (variable selon leur budget et l'offre de professeurs). Certaines organisent, en plus, des événements locaux qui visent à promouvoir la culture française contemporaine.

Logo des Instituts français.

Les Instituts français sont, quant à eux, des établissements publics français « à caractère industriel et commercial » (EPIC), financés directement par le ministère français des Affaires étrangères[5]. Implantés seulement dans les pays non francophones, ils ont pour mission de dispenser des cours de FLE pour tous les publics et de promouvoir la culture française via des événements locaux.

Comme le ministère français des Affaires étrangères est le principal partenaire de la Fondation des Alliances françaises, dans les villes où coexistent une Alliance française et un Institut français, l'Alliance française assure les cours de FLE, tandis que l'Institut français s'occupe des manifestations culturelles et de la médiathèque.

Par ailleurs, le français est enseigné dans de nombreuses écoles commerciales privées spécialisées dans les langues étrangères[6], ainsi que dans plusieurs établissements des systèmes scolaires non francophones[7], jusqu'à l'université dans certains cas[8].

Enseignement dans les pays francophones

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Dans des écoles de langues ou des associations à but social

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L'Alliance française Paris Île-de-France en 2019.

Dans les pays francophones, plusieurs entreprises et associations enseignent le français à certains publics.

Des associations à but non lucratif (maisons de quartier, centres sociaux) proposent des cours, le plus souvent gratuits, et parfois assurés par des bénévoles. Certaines ont pour objectif l'intégration sociale des étrangers qui résident dans un pays francophone. Des cours d'alphabétisation y sont aussi parfois proposés. En France, ces formations peuvent s'inscrire dans le cadre d'un contrat d'intégration républicaine (CIR), signé par le primo-arrivant et la direction territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) représentant l'État[9].

Il existe plusieurs Alliances françaises (voir supra) en France, notamment à Paris, mais aussi dans d'autres grandes villes de la métropole.

L'enseignement du FLE dans les entreprises françaises se développe à la suite de la loi de 2004 où la maîtrise de la langue française est reconnue comme compétence professionnelle. La formation peut être prise en charge dans le cadre de la formation professionnelle continue ou dans le cadre du compte personnel de formation (CPF), anciennement droit individuel à la formation (DIF).

À partir de 2007, les ministères français de l'Éducation, des Affaires étrangères et de la Culture labellisent certaines écoles de FLE en France avec le label « Qualité FLE », en s'appuyant sur quatre critères d'évaluation : l'accueil et l'hébergement, la qualité des cours et de l'enseignement, les locaux, la gestion[10].

Dans des structures éducatives, pour les écoliers ou les étudiants

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En France, les mineurs non francophones nouvellement arrivés dans le pays ont l'obligation, comme pour tous les mineurs en France, d'être scolarisés jusqu'à l'âge de seize ans. C'est pourquoi il existe dans les écoles primaires et les collèges des dispositifs spécifiques, qui portent depuis 2012 le nom d'unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A).

La plupart des universités des pays francophones proposent des cours de FLE à leurs étudiants « internationaux », c'est-à-dire issus d'un autre pays. Avec l'essor de la mobilité étudiante dans les années 2000, des centres spécifiques se multiplient au sein même des universités. En Suisse romande, l'université de Lausanne et celle de Genève dispensent, en 2023, des cours de FLE à leurs étudiants non francophones, au sein de l'EFLE (pour « école de français langue étrangère ») à Lausanne et de l'ELCF (pour « école de langue et de civilisation françaises ») à Genève[11].

Cours en ligne

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Supports

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Des manuels de FLE sont édités depuis au moins le XVIIIe siècle[12],[13], et depuis les années 1990[14] des ressources pédagogiques foisonnent sur Internet.

Manuels

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CLE International
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Logo de CLE International.

CLE International est une maison d'édition scolaire française créée en 1973. Spécialisée dans le français langue étrangère (FLE), elle produit notamment des manuels.

Marque de Nathan[15], elle fait d'abord partie de CEP Communication, puis de Vivendi Universal Publishing, et enfin d'Editis.

Parmi ses collections les plus commentées, on compte Le Nouveau Sans frontières (1988-), Grammaire progressive du français (1995-), Panorama (1996-), Vocabulaire progressif du français (1997-), Grammaire en dialogues (2007-) et Odyssée (2021-).

Hachette FLE
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Logo de Hachette FLE.

Hachette Français langue étrangère ou plus couramment Hachette FLE est une maison d'édition scolaire française, membre du groupe Hachette Livre. Spécialisée dans le français langue étrangère (FLE), elle produit notamment des manuels[16].

Ses collections les plus commentées sont Adosphère (dont les nouvelles éditions s'intitulent désormais Adomania), Alter ego, Alter ego +, Café crème, La France en direct et Le Nouveau Taxi !

Didier FLE
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Logo de Didier FLE.

Didier Français langue étrangère ou plus couramment Didier FLE est l'ensemble du catalogue des éditions Didier et Hatier consacré aux manuels de français langue étrangère (FLE) et à la formation des enseignants de FLE.

Didier FLE est l'éditeur officiel[Quoi ?] de la Commission nationale des DELF et DALF, du test de connaissance du français (TCF) et de la Commission nationale du diplôme initial de langue française (DILF)[réf. nécessaire].

Sa collection la plus commentée est Édito.

Ressources en ligne

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Tv5monde.com est le site web du projet culturel[17] TV5 Monde. Il propose notamment des ressources de français langue étrangère (FLE).

D'après Lassaad Kalai (université de Jendouba), « le site de TV5 Monde est une vitrine culturelle du monde francophone, un portail culturel qui s'ouvre à l'extérieur et permet aux pays francophones, notamment la France, d'exporter leurs cultures[18] ».

Amérique du Nord

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Louisiane

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Panneau routier bilingue à l'entrée de la Louisiane.

Entre 1916 et 1931, des lois successives interdisent l'emploi de la langue française dans les écoles. En 1921, la Constitution louisianaise déclare l’anglais seule langue autorisée.

C'est seulement avec l'arrivée de James Domengeaux (1907-1988) que débute la refrancisation de la Louisiane. En 1968, il obtient l'adoption de la Loi 409, portant création du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) qui a pour mission de « faire tout ce qui est nécessaire pour encourager le développement, l’utilisation et la préservation du français tel qu’il existe en Louisiane, pour le plus grand bien culturel, économique et touristique de l’État »[19]. À cette époque, seulement le quart de la population parlait une variété de français, sans pouvoir ni le lire ni l'écrire[20].

Depuis la création du CODOFIL les Louisianais ont pris conscience qu'il fallait sauvegarder cette culture française et plusieurs lois ont été votées dont :

  • la Loi no 408 (1968) prévoyant l'enseignement du français dans les cinq premières années des écoles primaires et les trois premières années des écoles secondaires ;
  • la Loi no 259 (1968) exigeant que les universités et les collèges forment des enseignants qualifiés en français ;
  • la Loi no 256 (1968) reconnaissant la langue française comme officielle dans la publication des avis juridiques et des contrats ;
  • la Loi no 458 (1968) autorisant l'établissement d'une station de télévision en français[21].

En 1971, la partie méridionale de la Louisiane est reconnue officiellement comme région francophone de l'État de Louisiane sous le nom d'Acadiana[22].

En 1976, publication du premier livre en français cadien, Lâche pas la patate de Revon Reed. Arrivée des premiers enseignants belges.

En 1987, pour la première fois, la Louisiane participe au Sommet de la Francophonie de Québec en tant qu'observateur.

En 1991, arrivée des premiers enseignants acadiens et en 1992 les premiers programmes d'immersion débutent.

C'est en 1994 que l'université de Louisiane à Lafayette lance le premier programme de doctorat en Études francophones en Amérique du Nord.

En 1999, la FrancoFête célèbre trois cents ans de l'héritage français en Louisiane et durant l'année 2000, on assiste à la création de la première section francophone du barreau louisianais[23].

Québec

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La loi 101 oblige toute personne à étudier dans une école publique francophone, sauf si l'un des deux parents a fait son éducation primaire ou secondaire au Canada dans une école anglophone. Le nombre d'élèves anglophones a chuté de 43 % en vingt ans, passant de 256 251 élèves anglophones en 1971-72 à 111 466 en 1994-95. Ce phénomène est encore plus présent dans l'île de Montréal, ou le nombre d'élèves étudiant en anglais a subi une diminution de 60 % entre 1971 et 1995[24].

Ce grand projet de francisation est considéré comme une réussite, sachant que les anglophones sont passés de 14 % en 1971 à 7 % en 2006[25]. Mais aussi le pourcentage de nouveaux immigrants choisissant l'anglais comme langue d'étude est passé de 90 % en 1966 à 4 % en 2006[26].

La connaissance du français dans l’ensemble du Québec est passée de 93,6 % en 1991 à 93,9 % en 1996 puis à 94,6 % en 2001[27].

Chez les personnes de langue maternelle anglaise, l'aptitude à parler le français est passée de 35 % en 1971 à 60 % en 1991, à 67,2 % en 2001[28], puis à 71 % en 2006[29].

Chez les personnes de langue maternelle tierce, l'aptitude à parler le français est passée de 35 % en 1971[30] à 68,6 % en 1991 à 73,5 % en 2001[27],[31]puis à 75,3 % en 2006[32].

Amérique centrale

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Amérique du Sud

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Afrique

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Le français est devenu la langue la plus parlée d'Afrique grâce à l'approfondissement de l'enseignement. Le nombre de locuteurs a évolué très rapidement entre 1992 et 2002 ; le nombre d'apprenants du français en Afrique subsaharienne et océan Indien a ainsi augmenté de 60,37 %, passant de 22,337 millions à 34,563 millions de personnes[33].

On peut observer une tendance similaire au Maghreb. Cependant, les chiffres fournis par l'OIF pour le Maghreb ont été réunis avec ceux du Moyen-Orient ; le décompte exact pour les pays du Maghreb n'est donc pas possible mais on observe une augmentation de 10,47 millions à 18 millions d'apprenants pour cet ensemble, quand bien même le français n'est pas une langue officielle (Algérie). Il faut aussi considérer le nombre de locuteurs du français dans chaque pays pour se faire une idée de l'importance que joue le français en Afrique[33].

Nigeria

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L'Alliance française de Lagos en 2019.

Le Nigeria est un État anglophone qui se trouve « enclavé » entre des pays francophones (le Bénin, le Niger, le Tchad et le Cameroun)[34].

C'est donc vers la fin des années 1990 – début 2000 qu'il a été fait état de la volonté du gouvernement fédéral nigérian de franciser le pays en envisageant notamment un enseignement obligatoire du français comme langue vivante voire l'institution du français comme seconde langue officielle[35].

C'est donc dans ce contexte que le français devient progressivement langue officielle du Nigeria, comme le précise la section 1, no 10 de la Politique d'éducation nationale de 1998 : « L'enseignement du français a été déclaré obligatoire dans toutes les écoles ».

Le Nigeria a récemment fait preuve de son envie de francisation en appelant à un soutien accru à la formation de professeurs de français[35].

C'est en 1996 que le président nigérian Sani Abacha déclarait devant le Nigerian Institute for International Affairs que « le Nigeria est résolu à lancer un programme national d'apprentissage linguistique qui permettra, rapidement, à notre pays de devenir parfaitement bilingue[36] ».

Aujourd'hui, plus de 91 % des élèves étudient le français dans le premier cycle du secondaire et le français est considéré comme la plus importante langue étrangère parlée au Nigeria[37] loin derrière l'anglais.

Mozambique

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Le Mozambique est un État officiellement lusophone mais connaît depuis 1992 une importante progression du français. Alors que ce pays n'est même pas entouré de pays francophones, des mesures sont prises depuis les années 1990 en faveur du français.

Alors que le nombre d'étudiants du français n'était que de 5 000[38] dans les premières années après sa réintroduction, il est de nos jours appris par plus de 50 % des 15 à 18 ans en plus d'être choisi comme option dans les départements universitaires des sciences sociales, de médecine, de droit ainsi que par les cadres de la police et des finances[39].

En 1992, le français devient obligatoire pour les classes de lettres et dans certains secteurs de l'enseignement supérieur[40].

Le , le Mozambique rejoint l'Organisation internationale de la francophonie[41].

En 2009, le français est introduit à des niveaux inférieurs (9e et 10e)[42].

On s'attend à ce que les effectifs doublent dans une période de 5 ans dans le circuit scolaire. On prévoit aussi le lancement d’un mensuel français Flash Hebdo et l’élargissement du temps de diffusion du français sur les ondes radiophoniques, notamment grâce à Radio France Internationale[43].

De plus, il a été récemment annoncé que l'enseignement du français s’étendra aux classes scientifiques.

La Zambie, État anglophone, a connu au début des années 2000 une progression du français, comme le titrait en 2002 le journal africain SYFIA Info : « L'étonnante progression du français en Zambie »[44].

Le français est introduit pour la première fois dans le système scolaire zambien en 1954 avec une seule classe de français de 22 élèves, puis en 1964, l'enseignement s'étend à une douzaine d'écoles. Dans les années 1990, il y a déjà plus de 100 écoles publiques de français en Zambie[45].

En Asie, le nombre de francophones ne dépasse pas 5 millions : Liban, Israël, ancienne Indochine Française pour l'essentiel. Cela sur une population qui avoisine 3 milliards d'habitants. La proportion de francophones est donc à peine supérieure à 1 habitant sur mille. Depuis les années 2000, l'Asie s'intéresse à l'enseignement du français. Tout commence en [46] quand le programme VALOFRASE[47] (Valorisation du français en Asie du Sud-Est) a été lancé grâce à l'Agence universitaire de la Francophonie, l'Organisation internationale de la francophonie, la Centrale des syndicats au Québec, la Wallonie-Bruxelles à Hanoï et la Coopération française.

De 1994 à 2004, le nombre d'étudiants en français a augmenté de 48,8 % en Asie, ce qui reste très peu compte tenu des effectifs de départ[48].

Cambodge

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Alors qu'avant le lancement du programme VALOFRASE, les étudiants en français au Cambodge étaient peu nombreux, en 2007-2008, 45 434 étudiants décident de choisir le français comme langue d'apprentissage, ce nombre passe à 98 184 durant l'année 2008-2009, à 114 529 durant l'année 2009-2010[49] et passe à 128 097 durant l’année 2010-2011[50].

De plus, le nombre de régions proposant le français passe de 16 sur 24 en 2006 à 21 en 2009[49] puis finalement à 24 en 2011, toutes les régions l'enseignant désormais.

À partir de la rentrée 2009/2010, le français et l'anglais sont obligatoires dans le cursus scolaire des Cambodgiens (le français étant appris comme LV2).

En 2015, le français est parlé par 423 000 personnes, soit 3 % de la population du pays[51].

L'Alliance française de Hong Kong en 2020.

« Avec un total d'environ 15 500 (chiffres de 2002, en 2008 ils sont plus de 50 000 étudiants[52]) apprenants de français dans les universités, et un corps enseignant de plus de 700 professeurs chinois de français et 55 professeurs français, la population chinoise montre un intérêt jamais démenti pour la langue française »[53].

« Il n’y a dans aucun autre pays un développement du français aussi fort qu’en Chine », affirme le directeur de l’Alliance française de Canton[54].

Les entreprises chinoises demandent de plus en plus de francophones pour pouvoir investir en Afrique (Michel Grenié, attaché de coopération linguistique et éducative, ambassade de France à Pékin).

Le nombre de locuteurs francophones ne cesse de s’accroître. C’est le pays où le nombre de départements de français dans les universités progresse le plus vite au monde, avec une augmentation de 200 % en huit ans[55].

En Inde, 13 écoles de l'Alliance française ont pour charge d'enseigner le français à travers l'ensemble du pays[56]. Sur les 220 000 habitants résidant à Pondichéry, 10 000 savent parler le français[57].

Au Laos, le nombre d'étudiants diplômés du baccalauréat augmente de 400 % de 2004 à 2006 et de 935 % de 2004 à 2009[58].

Une réforme de l'éducation au Laos à l'horizon 2012 verra la prescription de l'anglais et du français[Passage à actualiser].

En 2015, le français est parlé par 190 000 personnes, soit 3 % de la population du pays[51].

Thaïlande

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En 2008, la Thaïlande décide de devenir membre de l'Organisation internationale de la francophonie[59], en raison de la francisation qui se produit en Asie mais aussi du fait que la Thaïlande partage des frontières avec deux anciens protectorats français, le Cambodge et le Laos.

En 2009, le français est la deuxième langue étrangère étudiée dans le secondaire[60]. En 2010, ce sont près de 550 000 personnes qui parlent français en Thaïlande (0,8 % de la population).

En 2020, en Thaïlande, le français est enseigné dans 210 écoles secondaires et plus de 30 universités. Selon les chiffres officiels, on dénombre plus d’une centaine de milliers de locuteurs et près de 40 000 apprenants dans le pays[61].

Viêt Nam

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Au Viêt Nam, les étudiants passant par le VALOFRASE ont un taux de réussite au concours d’entrée à l’université d'environ 70 % alors que la moyenne nationale est de 15 %[62].

En 2007, 113 667 étudiants ont choisi le français comme langue d'étude.

40 provinces sur 64 proposent l'apprentissage du français à l'école[63].

En 2015, le français est parlé par 654 000 personnes, soit 0,7 % de la population du pays[51].

Albanie

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Le français est la deuxième langue étrangère enseignée en Albanie.

Lituanie

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La Lituanie compte, depuis la rentrée 2009, un réseau de douze établissements bilingues francophones, dont l’École Dzukija d’Alytus, où la première section bilingue lituanienne avait été créée en 2002[64].

L'Alliance française Paris Île-de-France en 2019.

En France, plusieurs écoles enseignent le français langue étrangère. Le réseau principal est celui des Alliances françaises.

À côté de ce réseau, on trouve des centres universitaires et des établissements d'enseignement supérieur privé.

Océanie

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Formation des enseignants et des formateurs

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Géographie des formations

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Au début du XXIe siècle, il existe des formations :

Dans les universités de pays francophones

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Dans d'autres pays

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Contrairement aux études en France et en Europe francophone, où les futurs enseignants sont préparés à se confronter à tous types de publics, les formations de didactique du FLE dans les pays non francophones transmettent des compétences d'enseignement du français qui seront appliquées dans un contexte scolaire ou universitaire conforme au système éducatif du pays.

Origines en France

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En France, une filière « École supérieure de préparation des professeurs de français à l'étranger » est créée en 1920. À l'origine, la préparation dure un an, mais elle est répartie sur trois ans après la Seconde Guerre mondiale. De cette filière naît le « CAPES de lettres modernes mention étranger », supprimé en 1980 par le ministère de l'Éducation nationale[91].

Le Centre de recherche et d'étude pour la diffusion du français (CREDIF) et le Bureau pour l'enseignement de la langue et de la civilisation françaises à l'étranger (BELC) sont les deux premiers organismes à former des spécialistes en FLE[91].

Au XXIe siècle, il existe notamment :

Références

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  2. (it) Patricia Kottelat, « Introduzione alla didattica del FLE (Français Langue Etrangère) », RiCOGNIZIONI. Rivista di Lingue e Letterature straniere e Culture moderne, vol. 10, no 19, (ISSN 2384-8987, DOI 10.13135/2384-8987/7411, lire en ligne, consulté le )
  3. DEBONO Marc, DE ROBILLARD Didier & PIEROZAK Isabelle, « Le distanciel formatif en didactique des langues : comment réenvisager le rapport entre "technicité" et "humanité" ? », Revue Intelligibilité du numérique, (ISSN 2727-3008, lire en ligne, consulté le )
  4. Dorian Dervillée, « La création de valeur en Alliances Françaises - », www.academia.edu, (lire en ligne, consulté le )
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  8. https://journals.openedition.org/rdlc/2112
  9. Grégoire Ducroquet, Toute la misère du monde?, L'Harmattan, coll. « Enfance, éducation et société », , 125 p. (ISBN 9782343205366), p. 11
  10. Bouchra Ardouni Bejjaj-Ardouni, « Pilotage et dispositifs d'évaluation de l'assurance qualité éducative : Etude des systèmes de management de la qualité des centres universitaires de français langue étrangère non labellisés et labellisés Qualité FLE », thèse, Université Côte d'Azur, (lire en ligne, consulté le )
  11. Bruno Maurer, Laurent Gajo, Anne-Christel Zeiter-Grau et Mariana Fonseca, « Le français langue étrangère dans la recherche en Suisse : exemples, enjeux et perspectives à la lumière de l’ELCF et de l’EFLE », dans Organisations et orientations de la recherche en didactiques du FLE/FLS. Pratiques, formations et parcours professionnels, Lambert-Lucas, (lire en ligne)
  12. Émilie Perrichon, « L’exercice dans des manuels de FLE pour anglophones à Boulogne-sur-Mer des XVIIIe et XIXe siècles : une représentation contextualisée des objectifs sociaux de l’enseignement d’une langue vivante », Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde, nos 62-63, 2019/déc./01, p. 377–401 (ISSN 0992-7654, DOI 10.4000/dhfles.6564, lire en ligne, consulté le )
  13. Marcus Reinfried, « Les exercices de grammaire dans les manuels de FLE en Allemagne : de Meidinger à Ploetz (1783-1880) », Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde, nos 62-63, 2019/déc./01, p. 187–206 (ISSN 0992-7654, DOI 10.4000/dhfles.6234, lire en ligne, consulté le )
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  15. Consultation du Registre des Marques I.N.P.I. le 20 juin 2019
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  17. Marie-Christine Saragosse, « « TV5MONDE, ce n'est pas seulement une chaîne de TV, c'est tout un projet culturel » », Géoéconomie, vol. 55, no 4, , p. 107–112 (ISSN 1620-9869, DOI 10.3917/geoec.055.0107, lire en ligne, consulté le )
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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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