Ptahchepsès est un prince égyptien de la Ve dynastie, probable fils d'Ounas[1].

Ptahchepsès
Nom en hiéroglyphe
p
t
HA50ss
Transcription Ptḥ-špss
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Famille
Père Ounas (?)
Sépulture
Emplacement Temple de la vallée d'Ounas

Attestation et titre

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Ptahchepsès est avant tout attesté par un sarcophage trouvé dans le temple bas du complexe funéraire d'Ounas, plus précisément sur le dallage de le couloir reliant les deux escaliers d'accès aux terrases ; la ceinture en or retrouvée dans le sarcophage était décorée d'un personnage assis portant l'uræus royal et protégé d'un faucon[1],[2]. Il porte les titres suivants :

  • « Fils du roi » (sȝ-nsw.t),
  • « Iry-pât » (jry-pˁt).

Généalogie

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Ptahchepsès est qualifié de « fils royal », ce qui fait de lui le fils d'un roi ; d'ailleurs, la figuration très royale du personnage sur la ceinture pourrait faire penser qu'il s'agissait d'un prince héritier. Le lieu de découverte de son sarcophage, dans le temple bas du complexe funéraire d'Ounas, fait pencher en faveur de ce roi[1],[2],[3]. Aidan Mark Dodson considère quant à lui que le prince aurait vécu pendant la VIIIe dynastie, car le lieu de découverte du sarcophage, somme toute très atypique, serait le lieu d'inhumation d'origine d'un prince ayant vécu pendant une période si troublée que la famille royale, appauvrie, n'aurait eu d'autre choix que de l'inhumer simplement sur le dallage[4]. Michel Baud, et d'autres chercheurs avant et après lui, considère que cette hypothèse est tellement contraire aux pratiques funéraires égyptiennes qu'il s'agit très probablement d'une réinhumation après des pillages[1].

Sépulture

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Un sarcophage au nom du prince a été découvert dans le temple bas du complexe funéraire d'Ounas, que Baud décrit ainsi :

« L'objet le plus remarquable découvert dans ce sarcophage est une ceinture en or (JE 87078), dont la plaque de boucle est décotée et inscrite. Le décor symétrique représente le personnage assis, coiffé de l'uraeus et protégé par un faucon aux ailes déployées. Le motif est donc royal (Drioton, op. cit., p. 90), et doit être mis en relation avec le statut élevé du personnage et le lieu de découverte du sarcophage. [...] Le sarcophage lui-même est remarquable, qui a été rapproché de modèles royaux de la fin de la IVe dynastie (Dodson, art. cit.). Le personnage est donc très certainement le prince héritier d'Ounas[1]. »

Identification à Shepespouptah

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Le prince a parfois été identifié à iry-pât Shepespouptah, dont le nom a été découvert par l'intermédiaire de deux domaines funéraires mentionnés dans la tombe du vizir Mehou, époux de la fille royale Néfertkaous Ikou (elle-même probable fille d'Ounas) ; le nom de ces deux domaines, « La fraîcheur de l'iry-pât Shepespouptah » et « Le verger d'arbres ised de Shepespouptah »[5], rappellent ceux du roi Ounas lui-même[1],[2]. Il est à noter que les hypothèses liées à Shepespouptah sont également liées à la reine-mère Sechséchet Ire, mère de Téti, qui est également mentionnée deux fois dans les domaines funéraires du mastaba de Mehou ; les deux noms de domaine rappellent d'ailleurs ceux du roi Téti[1],[6].

Certains voient en Shepespouptah la même personne que le prince Ptahchepsès, notamment Michel Baud et Naguib Kanawati : Naguib Kanawati propose que Sechséchet Ire aurait épousé le prince Shepespouptah/Ptahchepsès, qu'il considère comme le frère, et non le fils, d'Ounas et aurait eu ensemble le futur roi Téti (cela ferait donc de Téti le neveu d'Ounas)[7],[note 1] ; Michel Baud, quant à lui, fait de Shepespouptah/Ptahchepsès le fils d'Ounas, mais exclut tout mariage avec Sechséchet Ire, tout simplement parce qu'ils n'auraient pas du tout été de la même génération (Sechséchet Ire serait de la même génération qu'Ounas, tandis que Shepespouptah/Ptahchepsès serait de la même génération que Téti)[8].

Certains voient en Shepespouptah une personne différente de Ptahchepsès, notamment Juan Carlos Moreno-Garcia[9],[note 2] et Yannis Gourdon, qui exclut explicitement l'identification car, d'une part, Shepespouptah ne porte aucun titre royal dans le mastaba de Mehou et, d'autre part, les noms Shepespouptah et Ptahchepsès sont deux formations onomastiques bien distinctes qui n'alternent jamais pour un même individu[3],[note 3].

Notes et références

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  1. ↑ De manière plus complète, Kanawati propose la reconstruction suivante : un inspecteur des prêtres fuénéraires de la pyramide de Mykérinos nommé Iynéfert et son épouse Mérititès, enterrés dans un mastaba à Gizeh qui se trouve aujourd'hui au Musée d'État de Bade à Karlsruhe, avaient deux filles, nommées Nebet et Sechséchet, et trois fils, nommés Iynefert, Tjenti et Qai-Iouf ; les deux filles seraient respectivement la reine Nebet, épouse du roi Ounas, et la reine-mère Sechséchet Ire, mère du roi Téti ; les deux premiers fils seraient respectivement les vizirs Tjenti et Iynefert Shanef ; Nebet et Ounas auraient eu la reine Ipout Ire, tandis que Shepespouptah/Ptahchepsès et Sechséchet Ire auraient eu Téti ; Téti et Ipout Ire se seraient par la suite mariés et auraient eu Pépi Ier[7].
  2. ↑ Selon Juan Carlos Moreno-Garcia, le prince Ptahchepsès et l'iry-pât Shepespouptah seraient deux personnages différents[9]. Cependant, le Shepespouptah mentionné dans les domaines funéraires serait lié par des liens familiaux à Sechséchet Ire ainsi qu'à Mehou et le Shepespouptah, époux de la princesse Sechséchet surnommée Shechti, fille de Téti (ce dernier aurait laissé une dédicace sur le linteau de la tombe de Mehou indiquant que c'est lui qui avait fait ce monument pour Mehou)[10].
  3. ↑ Pour Yannis Gourdon, rien ne vient contredire une union entre Shepespouptah et Sechséchet, ce qui ferait de ce Shepespouptah le père de Téti[11].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Baud 2005, p. 580-582.
  2. 1 2 3 Stasser 2013, p. 20-21.
  3. 1 2 Gourdon 2016, p. 47.
  4. ↑ Dodson 1992, p. 49-51.
  5. ↑ Stasser 2013, p. 20, note 47.
  6. ↑ Stasser 2013, p. 20.
  7. 1 2 Stasser 2013, p. 22-24.
  8. ↑ Baud 2005, p. 581-582.
  9. 1 2 Stasser 2013, p. 20, note 49.
  10. ↑ Stasser 2013, p. 21-22.
  11. ↑ Gourdon 2016, p. 48-49.

Bibliographie

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