Relations entre la France et le Japon
Les relations franco-japonaises (日仏関係, Nichi-Futsu kankei) débutent de manière fortuite au XVIIe siècle lorsqu'un samouraï et ambassadeur japonais, Hasekura Tsunenaga, dans sa route vers Rome, fait escale pour quelques jours dans le sud de la France.
| Relations entre la France et le Japon | |
France Japon | |
| Ambassades | |
|---|---|
| Ambassade de France au Japon | |
| Ambassadeur | Laurent PIC |
| Adresse | 4-1-44, Minami-Azabu Minato-ku Tokyo |
| Site web | ambafrance-jp.org |
| Ambassade du Japon en France | |
| Ambassadeur | Yoichi Suzuki |
| Adresse | 7, avenue Hoche 75008 Paris |
| Site web | fr.emb-japan.go.jp |
| Rencontres sportives | |
| Football | 5 |
| Rugby à XV | 2 |
Le 2 avril 2026, Sanae Takaichi visté les locaux de la startup spatiale Astroscale Holdings Co., Ltd. à Tokyo avec Emmanuel Macron. | |
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Après la longue période isolationniste du Japon (sakoku), la France et le Japon sont devenus de grands partenaires depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Les deux pays ont échangé autant dans les domaines militaire et économique que dans le domaine artistique. Le Japon a modernisé son armée avec l'aide du français Jules Brunet. La France a aidé le Japon à développer ses moyens de construction navale et a participé au développement des lois japonaises.
En France, l'influence japonaise s'est fait sentir dans le domaine artistique. Le Japon a ainsi inspiré les impressionnistes et est à l'origine du japonisme.
Histoire
modifierDébut de l'époque d'Edo (XVIIe et XVIIIe siècles)
modifierEn 1615, Hasekura Tsunenaga, un samouraï japonais, envoyé à Rome par son suzerain le daimyo Date Masamune, fait escale quelques jours à Saint-Tropez[1].
En 1619, le Français François Caron, qui a émigré aux Pays-Bas, entre dans la compagnie néerlandaise des Indes orientales et devient le premier Français à officiellement poser le pied sur le sol japonais. Il reste vingt ans au Japon et devient directeur de la compagnie au Japon. Il fonda plus tard la compagnie française des Indes orientales.
En 1636, Guillaume Courtet, un prêtre dominicain français, débarque en 1589, aux îles Ryûkyû où il est fait prisonnier et martyrisé à Nagasaki en 1637[2].
Aucun Français ne pénètre plus au Japon entre 1640 et 1780 à la suite de la politique de sakoku.
En 1787 Jean-François de La Pérouse visite l'archipel Ryūkyū. Le détroit entre Sakhaline et Hokkaidō porte aujourd'hui son nom[3],[4].
Réouverture du Japon au XIXe siècle
modifierRelations franco-japonaises
modifierSous le Second Empire à la suite du travail de Gustave Duchesne de Bellecourt ambassadeur de France au Japon (1859-1864), les rapports entre les deux pays s’officialisent le autour du Traité de paix, d’amitié et de commerce. Ce traité faisant partie des traités inégaux prévoit notamment l’ouverture de cinq ports au commerce et aux sujets français (Hakodate, Kobe, Nagasaki, Niigata et Yokohama), ainsi que deux villes, Edo et Osaka[réf. nécessaire]. L’ambassadeur apporte finalement au shogun le traité franco-japonais ratifié le [5].
L’ensemble de ses prérogatives concernant le Japon sera finalement confié par Napoléon III à Léon Roches. Ce derniers succède à Duchesne de Bellecourt. À cette période, c’est le shogun Tokugawa Yoshinobu qui règne sur le Japon. Il appartient à une dynastie (1603-1867) qui a su établir et préserver 250 ans de paix[6]. Or, le Shogunat Tokugawa subit des pressions intérieures et extérieures. D’une part les partisans pour le rejet des étrangers qui vont se regrouper progressivement vers l’autorité impériale arguant la remise des pouvoirs à ce dernier, d’autre part les puissances étrangères qui forcent l’ouverture au commerce extérieur et hormis la France, favorisent la montée en puissance de l’empereur.

Léon Roches impose que soient exécutés onze hommes jugés responsables d’une attaque ayant causé la mort d’un nombre équivalent de marins français[7]

En 1865 une ligne de navigation directe entre la France et le Japon est créée et assurée par la Compagnie des Messageries impériales (Messageries maritimes)[8].
Par ailleurs en France, dans les années 1850 l’élevage des vers à soie est très durement touché par la pébrine. La production française alors à son apogée au sein des maisons soyeuses de l’industrie lyonnaise se dégrade considérablement et durablement. Le shogun Tokugawa envoie en présent des cocons de soie à Napoléon III. À partir de 1865, le commerce des graines et des balles de soie entre Yokohama et Lyon se développe (le jumelage entre Lyon et Yokohama initié par le consul général du Japon Louis Michallet sous l’égide du club Lyon-Japon fait écho à cette période). Ainsi, en cinq ans, Lyon devient première place mondiale du commerce de la soie[9]. Et en 1872, afin de répondre à la forte demande étrangère, la première filature de soie est construite à Tomioka au Japon, la France jouant un rôle de premier plan dans les exportations japonaises.
Le shogun confie à la France la construction du premier arsenal maritime japonais. L’Empire de Napoléon III envoie ses ingénieurs qui dispensent savoir-faire et technologies. Léonce Verny entreprend la construction de l’arsenal de Yokosuka de 1865 à 1876. En 1866, afin de résister à la montée de rébellions intérieures attisées par les politiques et les agressions extérieures, le shogun demande qu’une mission militaire française soit envoyée pour moderniser et renforcer l’armée de terre qu’il dirige[10]. L’empire français répond à cette demande par la vente d’armement et la venue au Japon du lieutenant d’artillerie Jules Brunet (qui sera plus tard appelé « dernier samouraï »[11]). Il arrive ainsi sous les ordres du capitaine Jules Chanoine pour former l’armée du shôgun et instaurer une administration militaire fondée sur le modèle français[12].
En 1868, l’ambassadeur Léon Roches est rappelé en France après la chute du shogunat, tandis qu'à la suite du soutien du parti de l’empereur l’ambassadeur britannique reste au Japon. Le Japon moderne a rendu hommage aux liens étroits qui unirent l’Empire français et le Shogunat Tokugawa au travers du Budokan Miyamoto Musashi dont le toit rappelle le bicorne, couvre-chef de l’ancêtre de Napoléon III[13].
- Drapeau officiel du 150e anniversaire des relations franco-japonaises.
XXe siècle
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Le Japon cherchant à moderniser sa flotte militaire dans la seconde moitié du XIXe siècle fait appel à un ingénieur maritime de Brest, Léonce Verny. Après avoir recruté trois ouvriers de l'Arsenal de Brest en 1866, il se rend avec eux à Yokosuka où il participe à la création d'un arsenal moderne, et où l'un d'eux reste jusqu'en 1874[14]. Plus tard en un officier japonais visite l'arsenal de Lorient, toujours dans le cadre d'échanges technologiques militaires[15].
Yves Le Prieur, fait voler le premier avion au Japon en 1909[16], et est le premier français à pratiquer le judo[17].
Le frère du shogun, Tokugawa Akitake est présent en France dans le cadre de l'exposition universelle de 1867[18]. Le cousin de l'empereur Meiji, le prince Fushimi, visite Brest en 1909[19].
Le cargo Nagata Maru coulé au large d'Ouessant le , 5 marins enterrés au carré militaire de Brest-Kerfautras[20]
Lors de la seconde guerre mondiale, trois sous-marins japonais, les I-30, I-8, et I-29 passent par les bases de sous-marins de Brest et de Lorient entre 1942 et 1944[21].
Le secteur de l'ostréiculture voit plusieurs échanges être mis en œuvre. Des naissains venant des régions du Tōhoku et de Hiroshima sont importés dans les années 1970 pour faire face à des pertes importantes en Bretagne en raison d'une épidémie. Après le séisme de 2011 qui ravage le littoral oriental du Tōhoku, des naissains sont fournis par les ostréiculteurs bretons pour reconstituer les stocks japonais[22],[23],[24].
Chronologie
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XIXe siècle
modifier- 1808 : le français est enseigné par le Néerlandais Hendrik Doeff à cinq Japonais, dans le but qu'ils deviennent interprètes.
- 1844 : l'expédition du Français Fornier-Duplan débarque à Okinawa. Les Japonais refusent d'ouvrir des relations commerciales, mais le Français apprend sa langue à un Japonais.
- 1855 : depuis le début d'ouverture des frontières du Japon (bakumatsu), la France signe, tout comme les États-Unis, un traité avec les Japonais à Okinawa le .
- 1858 : après le traité d'amitié et de commerce signé à Edo (actuellement Tokyo), des relations diplomatiques sont ouvertes entre les deux pays.
- 1862 : le shogun envoie une délégation en France conduite par Yasunori Takenouchi (竹内 保徳, Takenouchi Yasunori).
- 1864 : arrivée de Léon Roches au Japon. Bombardement de Shimonoseki par les bateaux français, anglais, néerlandais et américains. Léonce Verny arrive au Japon pour la construction de l'arsenal de Yokosuka.
- 1865 : visite de Shibata Takenaka en France.
- 1865 : le le paquebot Dupleix des Messageries maritimes est le premier navire marchand français à pénétrer dans les eaux japonaises, offrant un service via Yokohama à la fois pour les passagers et pour les marchandises, dont la soie japonaise.

- 1867 : une mission militaire française conduite par Jules Chanoine arrive au Japon. Une délégation japonaise est présente pour l'Exposition universelle de Paris. Le Français Jean-François Coignet est envoyé au Japon pour prendre en charge la mine d'argent d'Ikuno dans la préfecture de Hyōgo.
- 1868 : 11 marins français sont tués par des forces rebelles au sud du Japon, lors de l'incident de Sakai.
- 1869 : des troupes françaises combattent aux côtés des troupes du shōgun conduites par Enomoto Takeaki contre les troupes impériales à Hakodate (voir République d'Ezo).
- 1870 : Henri Auguste Pélegrin dirige la construction d'un système d'éclairage des rues de Nihonbashi, Ginza et de Yokohama.
- 1872 : Paul Brunat ouvre la première usine moderne de fabrication de soie à Tomioka, dans la préfecture de Gunma. Deuxième mission militaire française au Japon.
- 1873 : l'expert en droit Gustave Émile Boissonade est envoyé au Japon pour achever la construction du système de lois moderne.
- 1874 : la seconde mission militaire française est envoyée au Japon et construit des centres de formation militaire.
- 1876 : arrivée au Japon du commandant Henri Rieunier (1833-1918) en mission diplomatique de la France, pour deux ans, à bord du Laclocheterie. Le Laclocheterie, en , est le premier bâtiment français à pénétrer dans la manche de Tartarie après ceux des équipages de La Pérouse au XVIIIe siècle de l'Astrolabe et de la Boussole. Le il fait partie de la flottille qui escorte le Mikado - qui est à bord du Takawo-maru - de Yokohama à Kobe. Sa visite - après accostage du Laclocheterie à Naha - au dernier roi indigène Shō Tai au château royal à Tsouri (ou Shuri) en , dans la grande île du petit royaume tropical japonais des Ryūkyū, Okinawa, est historique.
- 1881 : arrivée de Georges Ferdinand Bigot au Japon.
- 1882 : des tramways français sont introduits à Asakusa.
- 1884 : troisième mission militaire française au Japon.
- 1885 : arrivée en mission diplomatique de la France au Japon pour deux ans de l'amiral Henri Rieunier (1833-1918) à bord du Turenne, commandant en chef de la division navale des mers de Chine orientale et du Japon. Le seul officier général français sur le sol de l'Empire du Soleil Levant.
- 1886 : le Français Louis-Émile Bertin (1840-1924), ingénieur général du Génie maritime, polytechnicien, arrive au Japon début 1886, détaché par le gouvernement français pour conseiller le gouvernement japonais dans la modernisation et le développement de la première marine militaire du Japon et de la défense côtière du Japon. Il repense totalement l'arsenal de Yokosuka, choisit de nouveaux emplacements, les propose et entreprend la construction des nouveaux arsenaux de Kure et de Sasebo. Les navires dont Bertin conseilla et supervisa la construction constituèrent le noyau de la flotte japonaise qui remporta la première guerre sino-japonaise (1894) et par la suite la guerre russo-japonaise (1905). Il reste plus de quatre ans au Japon dans cette fonction de conseiller naval du gouvernement japonais, parle le japonais et a des relations étroites avec l'empereur Meiji et de hauts dignitaires du gouvernement de l'Empire et de ses forces armées.
XXe et XXIe siècles
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- 1906 : arrivée d'Auguste Gérard (1852-1922), premier ambassadeur de France au Japon, la légation prenant rang d'ambassade. L'ambassadeur consolide l'amitié franco-japonaise, dans la perspective probable d'une guerre contre l'Allemagne. À son départ en 1913, le Japon lui fait des adieux grandioses.
- 1910 : Sakichi Toyoda, le fondateur du groupe Toyota, fait une visite en France pour y étudier les techniques de production.
- 1918 : Quatrième mission militaire française au Japon.
- 1922: Mission Joffre en Extrême-Orient.
- 1924 : Première liaison aérienne entre la France et le Japon. Création de la Maison franco-japonaise dans le quartier d'Ebisu, à Tokyo.
- 1940 : Invasion japonaise de l'Indochine.
- 1941 : Guerre franco-thaïlandaise après que le Japon a conclu une alliance avec la Thaïlande.
- 1952 : Création de l'Institut franco-japonais de Tokyo.
Dans les années 1990 et 2000, la France a été très impliquée dans les échanges avec le Japon. Cela pourrait être le résultat de la politique menée par Jacques Chirac vis-à-vis du Japon. Le président français a en effet effectué pas moins de quarante visites dans ce pays, plus que n'importe quel autre président. La France a lancé le programme « Le Japon, c'est possible » destiné à encourager les exportations vers ce pays. Le Japon et la France ont aussi construit la maison de la culture du Japon à Paris. Sur la période 1993-2004, le montant des échanges commerciaux entre les deux pays a augmenté de 50 %, le Japon devenant le neuvième client de la France. La France se place en troisième position quant aux investissements au Japon.
La France et le Japon ont travaillé ensemble dans des missions humanitaires, principalement dans des missions contre le sida et le sous-développement dans des pays africains : Djibouti, Madagascar, Ouganda.
Le Japon et la France partagent beaucoup d'idées sur l'art et la cuisine. Le Japon a été influencé par la cuisine française. En France, ce sont les mangas qui font connaître le Japon, et certains mangas ont pour toile de fond des épisodes de l'histoire de France (La Rose de Versailles, et plus récemment Nodame Cantabile et Les Gouttes de Dieu).
Dans le domaine économique, les deux pays sont actuellement en train de collaborer étroitement au sujet des réacteurs nucléaires de nouvelle génération. En , la France et le Japon ont annoncé un projet commun pour construire un nouvel avion supersonique, qui pourrait être le successeur du Concorde. Un partenariat public-privé tout à fait original vient d'être signé entre la France et un consortium franco-japonais pour la reconstruction d'une nouvelle ambassade de France au Japon[25].

Le cent cinquantième anniversaire des relations franco-japonaises a été célébré en 2008.
Depuis 2005, environ 30 000 Japonais vivent en France, contre 25 000 en 2000, et 15 000 en 1990[26]. La moitié d'entre eux vivrait en Île-de-France, et fréquenterait régulièrement le quartier japonais de Paris situé autour de la rue Sainte-Anne dans les 1er et 2e arrondissements, près de l'Opéra Garnier[27]. Le premier restaurant japonais du quartier, Takara, fut ouvert en 1963, rue Molière, par Takumi Ashibe[27].
En 2008, on comptabilisait 9 000 Français au Japon, contre 5 000 en 2000, et 3 000 en 1990[26]. Le quartier français à Tokyo se trouve dans le quartier de Kagurazaka près d'Iidabashi, dans l'arrondissement de Chiyoda, où se trouvait jadis l'ambassade de France au Japon.
Fin septembre 2013, le gouvernement japonais accepte officiellement l'aide française pour la décontamination et le démantèlement des réacteurs défectueux de la centrale de Fukushima Daiichi[28].
En , le président français Emmanuel Macron se rend à Hiroshima pour le sommet des pays du G7[29].
Culture
modifierLittérature
modifierAlain Kervern traduit plusieurs livres sur la poésie japonaise du japonais vers le français et le breton[30].
Jumelages
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Plusieurs villes vont l'objet de jumelages, dont Rennes et Sendai depuis 1967[31], Brest et Yokosuka depuis 1970[32], Nantes et Niigata depuis 2009[33], et entre Landerneau et Imadate de 1993 à 2012[34],[35]
Les phares de Millier en baie de Douarnenez et de Kannozaki en baie de Tokyo font aussi l'objet d'un jumelage depuis 2025[36].
Français au Japon
modifier- François Caron[37].
- Bernard Petitjean), prêtre missionnaire auprès des Missions étrangères de Paris, débarque à Yokohama en 1862 et s’installe à Nagasaki en 1864. Il participe à la construction d’une église pour les Français résidant dans le secteur étranger de Nagasaki,
la cathédrale d’Oura (Oura tenshudo) ou Basilique des Vingt-Six Saints Martyrs du Japon, qui fut inaugurée en 1865[38].
- Léon Dury. Il arrive au Japon en mai 1862 et est nommé chirurgien directeur de l’hôpital de Hakodate par le gouvernement shogunal[39]. En 1867, il se rend à Paris à l'Exposition universelle, avec les membres de la délégation japonaise[40].
- Léon Roches. Il devient en 1864 le deuxième ministre plénipotentiaire de la France au Japon[41].
- Léonce Verny de 1864 à 1866.
- Jules Brunet de 1867 à 1869.
- Gustave Émile Boissonade au Japon de 1873 à 1895.
- Émile Guimet au Japon en 1876.
- Félix Régamey, peintre et dessinateur
- Henri Rieunier, amiral, de mai 1876 à janvier 1878, puis d'avril 1885 à février 1887.
- Hugues Krafft voyageur et photographe, amateur du Japon, y séjourna plusieurs mois en 1882-1883.
- Louis-Émile Bertin, ingénieur général du Génie maritime au Japon de 1886 à 1890, créateur de la marine militaire du Japon, il repensa de fond en comble l'arsenal de Yokosuka et créa les arsenaux de Kure et de Sasebo.
- Charles-Émile Bertin, de 1886 à 1889 avec ses parents, puis dans le cadre des missions militaires françaises de 1904 à 1906 et de 1909 à 1912.
- Auguste Gérard, ambassadeur de France au Japon (1906-1913).
- Joseph Joffre, Maréchal de France (1922).
- Paul Claudel, ambassadeur français à Tokyo de 1922 à 1928.
- Noël Nouet, poète et peintre, de 1926 à sa mort en 1969.
- Pierre Barouh, dans les années 1980 avec son label Saravah.
- Péter Frankl, mathématicien et jongleur, depuis 1988.
- Julie Dreyfus, actrice, depuis 1988.
- Clémentine, chanteuse, depuis 1990.
- Philippe Troussier, sélectionneur de l'équipe du Japon de football entre 1998 et 2002, manager du club FC Ryūkyū en 3e division japonaise de 2008 à 2010.
- Inès Ligron, directrice de Miss Univers Japan de 1998 à 2009.
- Michaël Ferrier, écrivain.
- Carlos Ghosn, directeur à partir de 1999, puis PDG du constructeur automobile japonais Nissan, de 2001 à 2018 (voir Affaire Carlos Ghosn), avant de quitter le Japon pour le Liban.
- Boris Le Lay, blogueur et militant français d'extrême droite, depuis 2013, condamné par la justice française et faisant l'objet d'une notice rouge d'Interpol[42],[43],[44].
Japonais en France
modifier- Hasekura Tsunenaga en octobre 1615.
- Fukuzawa Yukichi en 1862.
- Shibata Takenaka en 1865.
- Takashima Hokkai, peintre, ingénieur, botaniste de 1885 à 1888.
- Kikou Yamata, écrivaine née en France en 1897.
- Tsugouharu Foujita, peintre, de 1913 à 1931, et de 1949 à sa mort en 1968.
- Shūzō Kuki, philosophe, de 1924 à 1927, et de 1928 à 1929.
- Sadami Yokote, peintre, de 1927 à sa mort en 1931.
- Takanori Oguiss, peintre, de 1927 à 1940, puis de 1948 à sa mort en 1986.
- Sessue Hayakawa, acteur, de 1937 à 1949.
- Takumi Ashibe, cuisinier, de 1954 à sa mort en 2019.
- Kanō Minoru, sculpteur, de 1957 à sa mort en 2007.
- Akira Tanaka, peintre, de 1959 à sa mort en 1982.
- Hiroko Matsumoto, mannequin, de 1960 à sa mort en 2003.
- Kenzō Takada, couturier, depuis 1964.
- Yoshi Oida, metteur en scène, depuis 1968.
- Satoru Satō, artiste contemporain, depuis 1969.
- Akira Mizubayashi, écrivain de 1973 à 1983.
- Mikio Watanabe, graveur, depuis 1977.
- Issei Sagawa, le « Japonais cannibale » du début des années 1980.
- Sadaharu Aoki, pâtissier, depuis 1991.
- Tomuya, chanteur, depuis 1992.
- Yuki Onodera, photographe, depuis 1993.
- Hisayuki Takeuchi, cuisinier, depuis 1999.
- Hitonari Tsuji, romancier et acteur, depuis 2003.
- Miho Nakayama, chanteuse et actrice, depuis 2003.
- Saki Kumagai, footballeuse internationale évoluant à l'Olympique lyonnais, depuis 2013.
- Kōjirō Shiraishi, navigateur basé au Pôle course au large de Lorient[45].
- Louis Thébault-Yamaguchi, footballeur franco-japonais formé au FC Lorient[46].
Notes et références
modifier- ↑ Hiroyuki Ninomiya (préf. Pierre François Souyri), Le Japon pré-moderne : 1573 - 1867, Paris, CNRS Éditions, coll. « Réseau Asie », (1re éd. 1990), 231 p. (ISBN 978-2-271-09427-8, présentation en ligne), chap. 2 (« La situation internationale »), p. 57.
- ↑ [PDF] Marie-France Delmont-Hozaka, « La France et la Japon : relativité et vagabondages », 2004, p. 27.
- ↑ « La Pérouse, Jean-François de Galaup (1741-1788 ; comte de) », sur francearchives.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Lise Andries, « Le voyage de Lapérouse dans la mer du Japon », Dix-huitième siècle, Société Française d'Étude du Dix-Huitième Siècle, vol. 43, no 1, , p. 557–576 (ISSN 0070-6760, DOI 10.3917/dhs.043.0557, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Masaya Nabatsu, Les missions militaires françaises au Japon entre 1867 et 1889, Université Sorbonne Paris Cité, , 468 p. (lire en ligne), p. 14, 35, 47, 178
- ↑ Tokitsu, Kenji, 1947- (trad. du japonais), Miyamoto Musashi : maître de sabre japonais du XVIIe siècle : l'homme et l'œuvre, mythe et réalité, Méolans-Revel, Editions désiris, , 408 p. (ISBN 2-907653-54-7 et 9782907653541, OCLC 41259596, lire en ligne), p. 289, 290
- ↑ Alain Messaoudi, « Une figure transitoire aux frontières d’un empire colonial : Léon Roches, consul de France (1845-1867) », dans Fabrice Jesné (éd.), Les consuls, agents de la présence française dans le monde, Presses universitaires de Rennes, , 105-119 p. (DOI 10.4000/13vwu, lire en ligne)
- ↑ « Relations avec le Japon : Figures diplomatiques », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ Pierre Cayez et Serge Chassagne, Lyon et le lyonnais, Paris, A. et J. Picard / Cénomane, coll. « Les patrons du Second Empire » (no 9), , 287 p. (ISBN 978-2-7084-0790-9, BNF 40981557), p. 7
- ↑ Masaya Nabatsu, Les missions militaires françaises au Japon entre 1867 et 1889, Université Sorbonne Paris Cité, , 468 p. (lire en ligne), p. 63
- ↑ François-Xavier Héon, Le véritable dernier Samouraï : l’épopée japonaise du capitaine Brunet, Stratégique, (lire en ligne)
- ↑ Masaya Nabatsu, Les missions militaires françaises au Japon entre 1867 et 1889, Université Sorbonne Paris Cité, , 468 p. (lire en ligne), p. 84
- ↑ Jacques Kalerguy, Bulletin de l'académie du Var 2008 - 1858, signature du premier traité franco-japonais - 2008 -1858, (lire en ligne), p. 73
- ↑ Guille des Buttes et Plaud-Dilhuit 2012, p. 21
- ↑ « Lorient. Officier japonais », dans La Dépêche de Brest, le 31 octobre 1906, consulté sur www.ladepechedebrest.fr le 8 décembre 2014
- ↑ Marine & Oceans, « 23 mars 1885 : Naissance d’un marin et inventeur génial, Yves LE PRIEUR », sur MARINE & OCÉANS, (consulté le )
- ↑ « Ecole Navale / Espace tradition / Officiers célèbres », sur parcoursdeviesdanslaroyale.fr (consulté le )
- ↑ (en) « TOKUGAWA Akitake | Portraits of Modern Japanese Historical Figures | National Diet Library, Japan », sur Portraits of Modern Japanese Historical Figures (consulté le )
- ↑ « Entre Brest et le Japon, des liens très anciens », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Nagata maru cargo ship 1889-1916 », sur wrecksite.eu (consulté le ).
- ↑ « Étudiante à l’UBO, elle enquête sur la venue de sous-marins japonais en Bretagne en 1943 », Ouest-France, 14 mais 2025 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jeanne Takada, « Les huîtres françaises viennent du Japon », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (fr + en) « BRETAGNE. Japon-France : l’huître en aller-retour », Courrier International/The Japan Times, (lire en ligne, consulté le ).
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- ↑ Philippe Pons (Tokyo correspondant), « La France s'offre une ambassade à Tokyo sans débourser un euro », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en + ja) Registered Foreigners by Nationality, Ministère japonais de la Justice, sur le site du Bureau des statistiques du Ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications [xls].
- 1 2 « Quartier de l'Opéra », Jipango no 24, automne 2010.
- ↑ Christophe Journeau et Damien Roulet, Le corium de Fukushima Daiichi : formation, état actuelet R&D en vue de sa récupération, 16e congrès francophone de techniques laser pour la mécanique des fluides, CNRS, université Paris Saclay, septembre 2018 .
- ↑ Karyn Nishimura, G7 : les impairs de Macron qui font tache au Japon, liberation.fr, 20 mai 2023
- ↑ « Haïkus & changement climatique, le regard des poètes japonais - Alain Kervern, par Françoise Delorme - Terre à ciel », sur www.terreaciel.net (consulté le )
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- ↑ Pacte d'amitié : Imadate n'est plus, dans Le Télégramme, le 20 août 2013, consulté sur www.letelegramme.fr le 9 décembre 2014
- ↑ « La maison-phare du Millier de Beuzec-Cap-Sizun est désormais jumelée avec le phare de Kannonzaki au Japon », Le Télégramme, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Seiichi Iwao, Tarō Sakamoto, Keigo Hōgetsu et Itsuji Yoshikawa, « 8. Caron, François (1600-1673) », Dictionnaire historique du Japon, vol. 3, no 1, , p. 4–4 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « 8. Découverte de croyants : Le père Bernard PETITJEAN »
- ↑ Sandrine Chabre, Il aima le Japon et le fit aimer : Léon Dury, 1822-1891, Lambesc, Éditions le Pressoir malicieux, , 254 p. (ISBN 978-2-9583191-0-6)
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- ↑ Théo du Couëdic et Maxime Recoquillé, « Boris Le Lay, itinéraire d’un multirécidiviste de la haine raciale », sur Slate.fr, Slate, (consulté le ).
- ↑ Philippe Créhange, « Quimper - On a retrouvé Boris Le Lay, le néonazi breton réfugié au Japon [Exclusif] »
, Le Telegramme, (consulté le ) - ↑ Philippe Créhange, « Ce militant antiraciste japonais traque le néonazi breton Boris Le Lay »
, Le Telegramme, (consulté le ) - ↑ « « Si on construit un bateau, autant aller au-delà de l’ambition » : le pari collectif de Kojiro Shiraishi et DMG Mori », Le Télégramme, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Gardien franco-japonais et ex du FC Lorient, Louis Thébault-Yamaguchi a écœuré Cristiano Ronaldo », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- Ambassade de France au Japon
- Ambassade du Japon en France
- Politique étrangère de la France
- Représentations diplomatiques du Japon
- Relations entre la France et le Japon au XIXe siècle
- Conseiller étranger : étrangers employés par le passé au Japon dans le but d'intégrer les techniques et institutions modernes occidentales
- Incident de Kobe
- Relations entre la Bretagne et le Japon
Bibliographie
modifier- Michaël Ferrier, La Tentation de la France, la Tentation du Japon : regards croisés, Picquier, (ISBN 2-87730-663-1)
- Michaël Ferrier, Japon, la Barrière des Rencontres, Nantes, Cécile Defaut, , 252 p. (ISBN 978-2-35018-074-8)
- Bernard Hervé, Ambassadeurs au pays du soleil levant dans l'ancien empire du Japon, Atlantica
- Nicolas Ladam, Le Voyage d'Hugues Krafft au Soleil Levant. Pratiques du voyage et représentations du Japon d'un grand bourgeois français dans les années 1880 (mémoire de master d'histoire soutenu à l'université de Reims Champagne-Ardenne, sous la direction de Catherine Nicault), (lire en ligne)
- Maurice Pinguet, La mort volontaire au Japon, Paris, Gallimard, (1re éd. 1984), 380 p. (ISBN 2-07-072368-2)
- Maurice Pinguet, Le Texte Japon, introuvables et inédits, le Seuil,
- Fabien Arribert-Narce (dir.), Kohei Kuwada (dir.) et Lucy O'Meara (dir.), Réceptions de la culture japonaise en France depuis 1945, Paris, Honoré Champion, coll. « Poétiques et esthétiques XXe – XXIe siècles », .
- Isabelle Lavelle, « Yamada Toyoko 山田登世子, « Furansu kabure » no tanjō — Myōjō no jidai 「フランスかぶれ」の誕生。「明星」の時代 (Naissance de la « fièvre francophile ». L’époque de Myōjō, 1900-1927). Tokyo, Fujiwara shoten 藤原書店, 2015, 271 p. », Ebisu. Études japonaises, no 54, , p. 277–281 (ISSN 1340-3656, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
modifier- Ministère des Affaires étrangères. Relations politiques entre la France et le Japon
- Institut franco-japonais de Tokyo
- 150e anniversaire des relations franco-japonaises : événements au Japon
- 150e anniversaire des relations franco-japonaises : événements en France
- Nobutaka Miura, La Modernisation du Japon et la France