Réseau express régional
Un réseau express régional, couramment désigné par le sigle RER [ɛ.ʁø.ɛʁ] ⓘ, est un réseau de train de banlieue en France et en Suisse. Certains tronçons sont parfois souterrains. Le concept d'origine en France est celui de l'Île-de-France qui consiste en une connexion passant par le centre-ville et les gares terminales. Cela permet de s'affranchir des limitations de retournement des trains et de mieux diffuser les correspondances avec les autres lignes et les autres réseaux.

Il se caractérise par des horaires cadencés et denses, des stations rapprochées, une tarification particulière (et le plus souvent unifiée avec les autres moyens de transport), une bonne interconnexion avec les autres moyens de transport (bus, tramway...), occasionnellement un réseau ferré qui lui est propre (en majeure partie), et la traversée du centre-ville en tunnel si besoin.
France
modifierActuels
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- le réseau express régional d'Île-de-France (dit « RER ») ;
- le réseau express régional franco-valdo-genevois (dit « Léman Express ») ;
- le réseau express régional strasbourgeois (dit « REME ») : ligne Saverne–Sélestat de type « RER » uniquement ;
- le réseau ferroviaire de Toulouse : ligne Arènes - Colomiers (ex-ligne C) et quatre lignes TER uniquement ;
- le tram-train de Nantes : lignes Nantes–Clisson et Nantes–Châteaubriand ;
- le tram-train de l'Ouest lyonnais : lignes Lyon–Brignais et Lyon–Saint-Bel.
En construction
modifier- le réseau express régional basco-landais ;
- le réseau express régional métropolitain de Bordeaux : ligne 41 Arcachon–Libourne de type « RER » uniquement ;
- le réseau express régional trinational de Bâle : ligne TER Bâle–Mulhouse ;
- le Service express régional lyonnais ;
- le réseau express régional toulonnais.
En projet
modifier- le Service express régional métropolitain Hauts-de-France (en projet) ;
- le réseau express régional toulousain (en projet) ;
- autres réseaux en projet (services express métropolitains) : Aix–Marseille, Grenoble, Nice (Côte d'Azur), Rennes[1].
Le , le président de la République Emmanuel Macron annonce dans une vidéo vouloir développer une dizaine de « RER métropolitains » dans les grandes agglomérations françaises sans toutefois citer lesquelles pourraient en bénéficier[2]. Treize milliards d'euros pourraient être débloqués pour financer ces RER ainsi qu'une autre enveloppe pour régénérer un nombre important de lignes ferroviaires[3]. En tout, plusieurs dizaines de milliards d'euros pourraient être débloqués pour le ferroviaire début 2023 selon le ministre de la Transition écologique[4].
Suisse
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En allemand, un tel réseau est appelé « S-Bahn ». Le terme « RER » (« réseau express régional ») est utilisé en français. Même dans les régions francophones, la ligne d'un RER est appelée « S# », # étant le numéro de la ligne.
Les réseaux suivants sont en exploitation :
- RER argovien (S-Bahn Aargau) ;
- RER bâlois (S-Bahn Basel) ;
- RER bernois (S-Bahn Bern) ;
- RER fribourgeois ;
- RER Jura ;
- RER lucernois (S-Bahn Luzern) ;
- RER saint-gallois (S-Bahn St. Gallen) ;
- RER tessinois (Rete celere del Canton Ticino) ;
- RER vaudois ;
- RER Zougois (Stadtbahn Zug) ;
- Réseau express régional zurichois (S-Bahn Zürich), le plus grand de Suisse ;
- Rhône Express Régional à Genève à partir 1996, nom inutilisé depuis les années 2010 au profit de Regio (R). Le Léman Express, RER transfrontalier, est créé à l'occasion de la mise en service de la ligne CEVA en 2019.
Notes et références
modifier- ↑ SNCF, « Étoiles ferroviaires et services express métropolitains », sur Ministère de l'Écologie, (consulté le ).
- ↑ « Je réponds à vos questions sur l'écologie, la suite ! » (consulté le )
- ↑ Valérie Collet, « RER métropolitains : plus de 13 milliards d'euros pour financer ces nouvelles liaisons ferrées »
, sur LEFIGARO, (consulté le ). - ↑ « RER métropolitain : le gouvernement promet « des dizaines de milliards » pour le ferroviaire », Sud Ouest, (ISSN 1760-6454, lire en ligne, consulté le ).
