Tunisiens

groupe ethnique

Les Tunisiens (en arabe tunisien : توانسة ; Twansa et en berbère ⵉⵜⵓⵏⵙⵉⵢⴻⵏ ; Ittunsiyen) sont l'ensemble des personnes jouissant individuellement de la nationalité tunisienne et, collectivement, de la Tunisie comme pays, et dont les membres formant un peuple partagent une culture et une histoire communes, héritées d'un patrimoine pluriel et plurimillénaire.

Tunisiens
توانسة Twānsa
Description de cette image, également commentée ci-après
Description de l'image Map of the Tunisian Diaspora in the World in 2024.svg.
Populations importantes par région
Drapeau de la Tunisie Tunisie 11 304 482 (2016)[1]
Drapeau de la France France 668 668 (2016)[2]
Drapeau de l'Italie Italie 189 092 (2016)[2]
Drapeau d’Israël Israël 120 700 (2016)[3]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 86 601 (2016)[2]
Drapeau de la Libye Libye 68 952 (2016)[2]
Drapeau de la Belgique Belgique et Drapeau du Luxembourg Luxembourg 24 810 (2016)[2]
Drapeau du Canada Canada 20 300 (2016)[2]
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 19 361 (2016)[2]
Drapeau de l'Algérie Algérie 18 796 (2016)[2]
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 16 774 (2016)[2]
Drapeau de la Suisse Suisse 16 667 (2016)[2]
Drapeau des États-Unis États-Unis 15 308 (2016)[2]
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 8 776 (2016)[2]
Drapeau de l'Indonésie Indonésie 1 332 (2016)
Drapeau de la Malaisie Malaisie 1 080 (2016)
Population totale c. 13 000 000 (2016)
Autres
Régions d’origine Tunisie (Afrique du Nord-Ouest)
Langues Arabe tunisien[4], Chelha tunisien
Religions Principalement Islam (Malikisme sunnite mais aussi Ibadisme) ; présence de minorités juives et chrétiennes (Catholiques)[5]
Description de l'image Tunisia in its region.svg.

L'arabe tunisien, en tant que langue maternelle et vernaculaire, constitue un pilier majeur de l'identité tunisienne, accompagnée par des éléments emblématiques tels que la cuisine, la musique et l'artisanat tunisiens.

Histoire

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De nombreuses civilisations et peuples ont envahi, migré ou ont été assimilés à la population au cours des millénaires. Ces influences sont donc multiples : Phéniciens, Romains, Vandales, Grecs, Arabes, Normands, Italiens, Espagnols, Turcs Ottomans, Janissaires et Français.

Afrique et Ifriqiya

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La première civilisation connue de l’histoire de la Tunisie actuelle est la culture capsienne, une civilisation préhistorique ancêtre aux Berbères. Les Phéniciens s'établirent en Tunisie entre le XIIe et le IIe siècle av. J.-C. et fondèrent l'ancienne Carthage[6]. Ces migrants ont apporté avec eux leur culture et leur langue qui s'est progressivement étendue des zones côtières tunisiennes au reste du Nord-Ouest de l'Afrique, en passant par la péninsule ibérique jusqu'à la plupart des principales îles de la Méditerranée (Baléares, Corse, Djerba, Malte, Sardaigne, Sicile et d'autres mineures)[7].

À partir du VIIIe siècle av. J.-C., la plupart des Tunisiens étaient des Puniques. Quand Carthage est tombé en 146 av. J.-C. sous le joug des Romains[8],[9], la population côtière était principalement punique, mais cette influence diminuait en s'éloignant des côtes[10]. De la période romaine à la conquête islamique, les Latins, les Grecs et les Numides ont également influencé les Tunisiens, appelés Afariqa : Africains romains.

Depuis la conquête islamique du Maghreb en 673, Un grand nombre d'Arabes, ainsi qu'une petite minorité de Persans et d'autres populations du Moyen-Orient, se sont installés en Tunisie qui s'appelait alors Ifriqiya, de son ancien nom la province romaine d'Afrique[11],[12],[13].

Au début du XIe siècle, les Normands du royaume de Sicile s'emparèrent de l'Ifriqiya et fondèrent le royaume d'Afrique qui dura de 1135 à 1160[14],[15]. Les Siciliens et les Normands s'installèrent en Tunisie, se mêlant à la population et donnant lieu à un contact de cultures différentes parmi le peuple tunisien qui a entre autres donné naissance à la culture normano-arabo-byzantine[16].

Après la Reconquista et l'expulsion des Juifs et morisques d'Espagne, beaucoup d'Espagnols musulmans et juifs sont arrivés. Selon Matthieu Carr, « autant que quatre-vingt mille Maures se sont installés en Tunisie, la plupart d'entre eux dans et autour de la capitale, Tunis, qui contient toujours un quartier connu sous le nom Zuqaq al-Andalus, ou "Avenue de l'Andalousie" »[pas clair][réf. nécessaire].

Dominations espagnole et ottomane

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Rue des Teinturiers à Sfax (v. 1900)

Au cours des XVIIe et XIXe siècles, l'Ifriqiya est passée sous domination espagnole, puis ottomane et a accueilli des immigrants italiens à partir de l’année 1609[17],[18]. Tunis est officiellement intégré dans l'Empire ottoman sous le nom d'Eyalet de Tunis (province), éventuellement y comprenant l'ensemble du Maghreb, à l'exception du Maroc.

Sous l'Empire ottoman, les limites du territoire habité par les Tunisiens se sont contractées ; l'Ifriqiya perd du territoire à l'est (Tripoli). Au XIXe siècle, les dirigeants de la Tunisie ont pris conscience des efforts politiques et sociaux menés lors de la réforme dans la capitale ottomane (Tanzimat). Le Bey de Tunis, par ses propres lumières, mais éclairé par l'exemple turc, tente d'effectuer une modernisation des institutions et de l'économie. Toutefois, la dette internationale tunisienne augmente au point de devenir ingérable. Ce fut la raison ou le prétexte qu'utilisa la France, alors principale créancière du pays, pour y établir un Protectorat en 1881.

Protectorat français

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De la République à la Révolution

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Carte tunisienne d'électeur après l'Indépendance

L'indépendance vis-à-vis de la France a été obtenue le 20 mars 1956. La Tunisie se reconstitue alors brièvement en tant que monarchie constitutionnelle avec le Bey de Tunis, Lamine Bey, en tant que roi et chef d'État de la Tunisie. Ce dernier abdique en 1957 et c'est le Premier ministre Habib Bourguiba qui abolit la monarchie et établit fermement son parti, le Néo-Destour — qui signifie littéralement « nouvelle constitution » — la même année.

Dans les années 1970, l’économie tunisienne se développe à un bon rythme. Du pétrole est découvert dans le Sud tunisien et le tourisme s'accroît. L'urbanisation fait que les populations des villes et des campagnes arrivent à des proportions à peu près égales. Toutefois, des problèmes agricoles et de chômage urbain entraîne une migration accrue vers l'Europe.

Le 7 novembre 1987, le Président Bourguiba, alors âgé de 84 ans, est renversé et remplacé par Ben Ali, son Premier ministre[19]. Toutefois, le régime de Ben Ali est marqué par le clientélisme, le chômage, l'inflation alimentaire, la corruption[20],[21], l'absence de libertés politiques, de liberté d'expression[22] et de mauvaises conditions de vie. Ce régime arrive à sa fin 23 ans plus tard, le 14 janvier 2011, durant les événements de la Révolution tunisienne qui provoque une succession de manifestations à l'échelle nationale.

Après le renversement de Ben Ali, les Tunisiens élisent une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution et d'établir un gouvernement provisoire, connu sous le nom de la Troïka car c'est une coalition de trois partis ; Ennahdha, Congrès pour la République et Ettakatol[23],[24]. Une généralisation du mécontentement subsiste cependant, conduisant à une crise politique entre 2013 et 2014[25],[26]. Comme résultat des efforts déployés par le Quartet du dialogue national, l'Assemblée constituante achève ses travaux, le gouvernement intérimaire démissionne, et de nouvelles élections ont lieu en 2014, qui complètent l'achèvement de la transition vers un état démocratique[27]. Le Quartet du dialogue national a reçu le prix nobel de la paix 2015 pour « sa contribution décisive à la construction d'une démocratie pluraliste en Tunisie dans le sillage de la Révolution tunisienne de 2011 »[28].

Au-delà des changements politiques, qui conduisent à ce que la Tunisie devienne une démocratie reconnue en 2014[29], ces événements ont aussi apporté des changements importants à la culture tunisienne post-2011.

Population

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Costume traditionnel de Hammamet.

La démographie de la Tunisie se caractérise par l'uniformité de la population en matière de composantes culturelles ou religieuses. Ainsi, sur un fond Berbère[30] et après avoir assimilé à travers son histoire les Romains, les Vandales, les Phéniciens les Turcs et les Européens ce sont les Arabes qui vont le plus marquer l'identité tunisienne.

En 2005, 97 % des Tunisiens sont de confession musulmane sunnite[31].

L'influence ottomane a été particulièrement importante dans la formation d'une communauté turco-tunisienne, d'autres peuples ont aussi migré vers la Tunisie au cours de différentes périodes de temps, y comprenant de manière non exhaustive[pas clair]. Néanmoins, dès 1870, la distinction entre les masses tunisiennes et l'élite turque se flouta[32].

À partir de la fin du XIXe siècle jusqu'à l'après Seconde Guerre mondiale, la Tunisie accueillit de grandes populations de Français et d'Italiens (près de 255 000 Européens en 1956)[33], bien que la plupart d'entre eux, ainsi qu'une grande partie de la communauté ancestrale juive de Tunisie, partirent après que la Tunisie devint indépendante, alors que l''histoire des Juifs en Tunisie remonte à près de 2 000 ans. En 1948, la population juive est estimée à 105 000, mais, en 2013, seulement environ 900 personnes sont restées[34].

Génétique : haplogroupes et ADN autosomal

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Chromosome Y (lignées paternelles)

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Les haplogroupes du chromosome Y des Tunisiens présentent une variation importante selon les régions et les populations étudiées. L'étude de Fadhlaoui-Zid et al. (2011), portant sur cinq groupes ethniques tunisiens, identifie E-M81 comme la principale lignée paternelle, avec une fréquence moyenne d'environ 71 % dans l'ensemble des échantillons étudiés. E-M81 atteint notamment 100 % dans les échantillons berbérophones de Chenini-Douiret et de Jradou. L'étude met également en évidence une présence importante de J-M267 (J1), qui dépasse 30 % dans certains groupes. Ces résultats montrent une forte prédominance des lignées nord-africaines dans les populations étudiées, tout en révélant une diversité génétique notable entre les différents groupes[35]

E-M81, également désigné E1b1b1b dans certaines anciennes nomenclatures, est particulièrement fréquent en Afrique du Nord-Ouest. Il est également présent, à des fréquences plus faibles, dans la péninsule Ibérique ainsi qu'en Italie et en France. J-M267 (J1) est quant à lui particulièrement fréquent au Proche-Orient et dans la péninsule Arabique. La présence de cette lignée en Afrique du Nord témoigne notamment d'anciens échanges démographiques entre l'Afrique du Nord et les régions du Proche-Orient, sans que les haplogroupes puissent être assimilés directement à une origine ethnique ou linguistique.

Une étude de Frigi et al. (2021), consacrée au patrimoine paternel tunisien, estime la composition du pool de chromosomes Y à environ 71,7 % de lignées attribuées à une composante nord-africaine autochtone, 18,4 % à une composante proche-orientale, 5,2 % à une composante subsaharienne, 3,5 % à une composante européenne et 1,3 % à une composante asiatique[36]

Les fréquences observées dans les différents échantillons sont les suivantes :

ADN mitochondrial (lignées maternelles)

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Contrairement aux lignées paternelles, dominées dans plusieurs échantillons par E-M81, l'ADN mitochondrial des Tunisiens présente une diversité plus importante et comprend des lignées d'origines nord-africaine, européenne, proche-orientale et subsaharienne. La différence observée entre les patrimoines paternel et maternel est compatible avec une asymétrie sexuelle dans l'histoire du peuplement de la Tunisie, les différents groupes ayant connu des contributions démographiques distinctes selon le sexe[35]

ADN autosomal

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Contrairement aux marqueurs uniparentaux que sont le chromosome Y et l'ADN mitochondrial, l'ADN autosomal est transmis par l'ensemble des ancêtres et permet donc d'étudier plus largement la composition génétique des populations.

L'étude génomique de Henn et al. (2012), fondée sur environ 730 000 SNP, met en évidence chez les populations nord-africaines une composante ancestrale nord-africaine, désignée comme « Maghrebi » par les auteurs. Sa proportion augmente globalement d'est en ouest à travers l'Afrique du Nord. Les populations berbérophones tunisiennes étudiées présentent une proportion particulièrement élevée de cette composante et se distinguent également par des niveaux importants d'homozygotie, compatibles avec une histoire d'endogamie et d'isolement relatif. L'étude identifie parallèlement des contributions génétiques provenant du Proche-Orient, de l'Afrique subsaharienne et, dans une moindre mesure, de l'Europe[38]

Une synthèse génétique tunisienne dirigée par Amel Benammar Elgaaïed, fondée sur environ 1 000 individus non apparentés provenant de 26 localités et recueillis sur une période d'une vingtaine d'années, rapporte également une forte asymétrie entre les lignées paternelles et maternelles. Les auteurs estiment qu'environ 72 % des lignées paternelles sont associées à une composante nord-africaine et 18 % à une composante proche-orientale. Pour les lignées maternelles, les auteurs identifient une contribution importante de lignées associées à l'Europe du Sud, notamment à la péninsule Ibérique, ainsi que des composantes subsahariennes et proche-orientales.

Au niveau autosomal, cette étude propose une répartition d'environ 44 % pour une composante associée à l'Europe, 25 % au Proche-Orient, 18 % à l'Afrique du Nord et 13 % à l'Afrique subsaharienne[39]

Ces proportions doivent toutefois être interprétées avec prudence : les catégories utilisées dans cette dernière étude ne correspondent pas nécessairement aux composantes ancestrales définies dans les études génomiques internationales. La répartition de l'ascendance entre les pôles européen, proche-oriental et nord-africain dépend notamment des populations de référence et des méthodes statistiques employées. Les différentes études convergent néanmoins sur l'existence d'un important substrat nord-africain, associé à des contributions génétiques provenant du Proche-Orient, de l'Europe et de l'Afrique subsaharienne, dans des proportions variables selon les populations et les régions.

Culture tunisienne

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La culture tunisienne est un produit de plus de trois mille ans d'histoire et un flux multi-ethnique important. La Tunisie antique était une civilisation de passage importante et les différentes cultures, les civilisations et les multiples dynasties successives ont contribué à la culture du pays au fil des siècles, avec divers degrés d'influence. Parmi ces cultures, étaient les Phéniciens – leur civilisation antique originale – les Romains (Romano-africains), les Vandales, les Juifs, les chrétiens, les Berbères, les Turcs les Français et surtout les Arabes, Ce mélange unique de cultures fait de la Tunisie, avec son emplacement géographique stratégique au sein de la Méditerranée, le cœur de certaines grandes civilisations de la Mare Nostrum.

Les éléments importants de la culture tunisienne sont variés et représentent un patrimoine mixte unique. Ce patrimoine peut être vécu à travers les musées tels que le Musée du Bardo, le contraste et la diversité de l'architecture de villes tels que Sidi Bou Said ou la médina de Tunis, en cuisine telle qu'avec les fromages et les croissants français, de la musique reflétant l'Andalousie et les influences ottomanes, la littérature, le cinéma, la religion, les arts, le sport et d'autres domaines de la culture tunisienne.

Diversité culturelle

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Amulette tunisienne

Dans sa thèse sur la politique culturelle tunisienne, Rafik Said[Qui ?] considère que « cette zone relativement petite a produit des successions chevauchantes de cultures, et une confrontation de morales et de doctrines au cours de son histoire »[40].

Janice Deledalle-Rhodes[Qui ?] qualifie pour sa part la culture tunisienne de « cosmopolite » et avance que « la Tunisie ne peut pas être considérée dans la catégorie des autres colonies » en raison de la diversité des cultures intégrées dans le patrimoine tunisien à travers les âges[41].

Symboles culturels

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L'identité nationale est forte et les efforts tunisiens pour créer une culture nationale se sont révélés plus forts au XIXe siècle. La culture et le patrimoine national sont constamment mentionnés en référence à l'histoire moderne du pays, en particulier la construction de l'État moderne qui a suivi au protectorat français à partir des années 1950. Ceci est célébré pendant les fêtes nationales, dans le nom des rues rappelant des personnages historiques, des dates clés ou le sujet de films ou de documentaires.

Drapeau de la Tunisie

Drapeau

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Le drapeau national de la Tunisie est principalement rouge et se compose au centre d'un cercle blanc contenant un croissant rouge autour d'une étoile à cinq branches.

La dynastie des Hafsides utilisait un drapeau similaire au Moyen Âge. Il consistait en un croissant blanc pointé vers le haut et une étoile blanche à cinq branches, mais le reste du drapeau était de couleur jaune[42]. Le croissant et l'étoile peuvent également rappeler le drapeau ottoman en tant qu'indication de l'histoire de la Tunisie au sein de l'empire ottoman[43],[44].

Pour l’ambassade de Tunisie en France, le fond rouge représente le sang des martyrs tombés durant la conquête par les Ottomans, en 1574, du territoire alors aux mains des Espagnols[45],[46]. Une autre interprétation donnée est que « le rouge du drapeau beylical propage la lumière sur tout le monde musulman »[47]. Le blanc symbolise la paix alors que le croissant représente l’unité de tous les musulmans et les branches de l’étoile les cinq piliers de l'islam[46].

Selon Ludvík Mucha, le disque blanc situé au centre du drapeau représente le soleil. Le croissant rouge et l’étoile à cinq branches, deux anciens symboles de l’islam, s’inspirent du drapeau ottoman et figurent sur de nombreux drapeaux de pays islamiques[48]. Le croissant de lune est, du point de vue d’un observateur arabe, censé apporter la chance. Quant à la couleur rouge, elle est devenue un symbole de la résistance contre la suprématie turque.

Selon Whitney Smith, le croissant est déjà utilisé sur les emblèmes, artefacts religieux et bâtiments de la Carthage punique[49]. Lorsqu’il apparaît sur le drapeau ottoman, ce symbole est rapidement adopté par les autres pays musulmans comme symbole de l’islam, alors qu’il pourrait être à l’origine propre à la région. De même, le soleil se retrouve avec le croissant dans l’ancienne religion punique ; il est en particulier associé au signe de Tanit[50].

Blason de la Tunisie

Armoiries

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Les armoiries nationales, quant à elles, ont été officiellement adoptées en 1861 et incluent des versions révisées les 21 juin 1956 et 30 mai 1963.

En haut, une galère carthaginoise navigue sur la mer, tandis que la partie inférieure est divisée verticalement et à droite. représente un lion noir saisissant un cimeterre d'argent. Une bannière porte la devise nationale : « Liberté, Ordre, Justice ».

Fleur de jasmin

Importé par les Andalous au XVIe siècle, le jasmin est devenu la fleur nationale de la Tunisie[51].

La cueillette a lieu à l'aube et, à la tombée de la nuit, lorsque les jeunes garçons collectionnent des petits bouquets qu'ils vendent ensuite aux passants dans la rue ou aux automobilistes arrêtés aux intersections[52].

De plus, le jasmin fait l’objet d’une langue des signes spécifique. Un homme qui porte du jasmin à l'oreille gauche indique qu'il est célibataire. De plus, offrir du jasmin blanc est considéré comme une preuve d'amour alors qu'au contraire, offrir du jasmin d'hiver sans odeur est un signe d'insolence[53].

Khamsa tunisienne

La khamsa (en arabe tunisien : خمسة, romanisé en hamsa), est une amulette en forme de paume de main populaire en Tunisie et plus généralement au Maghreb et couramment utilisée dans la fabrication de bijoux et de tentures murales[54],[55]. Représentant la main droite ouverte, une image reconnue et utilisée comme un signe de protection à maintes reprises au cours de l'histoire, la khamsa est censée assurer une défense contre le mauvais œil. Il a été théorisé que ses origines se trouvaient à Carthage (Tunisie moderne) et auraient pu être associées à la déesse Tanit[56].

Signe de Tanit

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Le signe de Tanit est un symbole anthropomorphe présent sur de nombreux vestiges archéologiques de la civilisation punique[57]. À la fois le symbole et le nom de la déesse Tanit sont encore fréquemment utilisés dans la culture tunisienne, comme dans la tradition de Omek Tannou[58] ou le grand prix du film du Tanit d'or[59]. Certains érudits relient également le nom de la capitale Tunis et, par extension, celui du pays moderne et de son peuple, à la déesse phénicienne Tanith (Tanit ou Tanut), de nombreuses villes anciennes étant nommées d'après des divinités protectrices[60],[61].

Chéchia

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Tunisien portant une chéchia et tenant du jasmin dans les mains.

La chéchia est le couvre-chef national de la Tunisie. Souple et de forme cylindrique, la chéchia est importée en Tunisie sous sa forme actuelle depuis l'Espagne, par les Maures expulsés après la prise de Grenade en 1492, lors de la Reconquista. Trouvant en Tunisie une seconde patrie, ils y implantent l'artisanat de la chéchia.

Après l'indépendance de la Tunisie en 1956 et avec l'arrivée des produits manufacturés et de coutumes en provenance de l'Occident, le port de la chéchia tend à se limiter aux vacances et aux fêtes religieuses ; il est souvent associé au troisième âge.

Langues

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Le peuple tunisien est homogène en termes de langue[62], puisque presque tous les Tunisiens parlent le tunisien comme langue maternelle, en plus de maîtriser le français et / ou l’arabe[63].

La langue tunisienne est construite sur des substrats berbère, latin (langue romane d'Afrique)[64],[65] et néo-punique[66],[67] importants, tandis que son vocabulaire est principalement dérivée d'une corruption morphologique de vocabulaire arabe, français, turc, italien et de langues espagnoles[68]. Le multilinguisme au sein de la Tunisie et dans la diaspora tunisienne en fait commun pour les Tunisiens d'effectuer une altérnance de code linguistique, mélangeant le tunisien avec du français, de l'anglais ou d'autres langues dans le discours quotidien[69].[pas clair]

En outre, le tunisien est étroitement lié à la langue maltaise[70], qui est une descendante directe du tunisien et du siculo-arabe[71],[72].

Cuisine

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Couscous au poisson des îles Kerkennah

La cuisine tunisienne est un mélange de traditions et de cuisines méditerranéennes. Son ardeur épicée provient des pays méditerranéens voisins et des nombreuses civilisations qui ont gouverné la terre tunisienne: Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Espagnols, Turcs, Italiens (Siciliens), Français ainsi que la civilisation tunisienne originale des berbéro-puniques.

La nourriture tunisienne utilise une variété d'ingrédients et de différentes manières. Le plat principal servi en Tunisie est le couscous, à base de minuscules grains cuits, généralement servis avec de la viande et des légumes.

En cuisine, est également utilisée une variété de saveurs telles que l'huile d'olive, l'anis, la coriandre, le cumin, la cannelle, le safran, la menthe, l'orange et l'eau de fleur d'oranger, la fleur et l'eau de rose.

Comme toutes les cultures méditerranéennes, la culture tunisienne propose une « cuisine du soleil », basée principalement sur l'huile d'olive, les épices, les tomates, les fruits de mer et poissons, et la viande d'élevage (agneau).

Architecture

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L'architecture tunisienne s'exprime traditionnellement sous différentes facettes à travers l'architecture romaine et l'architecture islamique. Kairouan forme, à travers de nombreux bâtiments, l'épicentre d'un mouvement architectural exprimant la relation entre les bâtiments et la spiritualité avec la décoration ornementale des édifices religieux de la ville sainte. À Djerba, l'architecture telle que la forteresse du Kef reflète le destin militaire et spirituel d'une influence soufie dans la région.

Mosquée à Kairouan

Le rôle influent des différentes dynasties qui ont gouverné le pays, notamment dans la construction de villes et de princes de Raqqada Mahdia, éclaire le rôle du contexte géopolitique dans l'histoire architecturale du pays. Ainsi, de nombreuses forteresses originales qui protégeaient la côte des invasions byzantines se sont transformées en villes, comme Monastir, Sousse ou Lamta.

La médina de Tunis, site du patrimoine mondial de l'UNESCO, est un exemple typique de l'architecture islamique. Cependant, dans les zones situées entre les ports de Bizerte et de Ghar El Melh, les colonies fondées par les Maures fuyant l'Andalousie ont été reconquises par des souverains catholiques et ont une influence plus chrétienne.

Médina de Tozeur

Compte tenu de la nature cosmopolite des villes tunisiennes, celles-ci ont conservé une diversité et une juxtaposition de styles. De nombreux bâtiments ont été conçus par de nombreux architectes, artisans et entrepreneurs durant le protectorat français. Victor Valensi, Guy Raphaël, Henri Saladin, Joss Ellenon et Jean-Emile Resplandy comptent parmi les architectes les plus célèbres de cette époque[73]. Cinq styles architecturaux et décoratifs distincts sont particulièrement populaires: ceux du style éclectique (néo-classique, baroque, etc.). Entre 1881 et 1900, puis jusqu'en 1920, le style était néo-mauresque, entre 1925 et 1940, il était du style Art Déco puis du style moderniste entre 1943 et 1947.

Musique

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Bendir tunisien (tambour sur cadre) avec piège

Selon Mohammed Abdel Wahab, la musique tunisienne a été influencée par de vieilles chansons andalouses aux influences turques, persanes et grecques. Le malouf tunisien est une note majeure dans la musique classique tunisienne. Issu du règne des Aghlabides au XVe siècle, il s'agit d'un type particulier de musique andalouse. Dans les zones urbaines, il utilise des instruments à cordes (violon, oud et kanun) et des percussions (darbouka), tandis que dans les zones rurales, il peut également être accompagné d'instruments comme le mezoued, le gasba et le zurna[74].

L'émergence de nouveaux modèles de musique contemporaine et improvisée depuis la fin des années 1990 a modifié le paysage musical de la Tunisie. Dans le même temps, la musique d’origine levantine (égyptienne, libanaise ou syrienne) attire la majorité de la population. La musique occidentale populaire a également connu un succès majeur avec l’émergence de nombreux groupes et festivals, parmi lesquels la musique rock, le hip hop, le reggae et le jazz.

Parmi les principaux artistes tunisiens contemporains on compte Hedi Habbouba, Saber Rebaï, Dhafer Youssef, Belgacem Bouguenna, Sonia m'barek et Latifa. D'autres musiciens notables incluent Salah El Mahdi, Anouar Brahem, Zied Gharsa et Lotfi Bouchnak.

Cinéma

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Le cinéma tunisien est aujourd'hui reconnu comme l'un des cinémas les plus libéraux, les plus inventifs (et l'un des plus primés) d'Afrique et du Moyen-Orient. Depuis les années 1990, la Tunisie est devenue un lieu de tournage attrayant et de nombreuses sociétés ont émergé, au service de l’industrie cinématographique étrangère et ont connu un succès.

La Tunisie accueille également les journées cinématographiques de Carthage, organisé depuis 1966. Ce festival privilégie les films des pays d'Afrique et du Moyen-Orient. C'est le plus ancien festival du film sur le continent africain[75].

Théâtre

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En plus d'un siècle d'existence, la scène théâtrale tunisienne a hébergé ou a donné naissance à de grands noms, comme celui de Sarah Bernhardt, Pauline Carton, Gérard Philipe et Jean Marais, pour ne citer que quelques uns[76].

Le 7 novembre 1962, Habib Bourguiba, dont le frère est un dramaturge, a consacré son discours à cet art[77] qu'il considère comme « un puissant moyen de diffusion de la culture et un moyen très efficace d'éducation populaire »[78]. À partir de cette date, le 7 novembre est considéré comme la Journée nationale du théâtre tunisien[79].

Troupe folklorique de Kerkennah

La variété des danses exécutées par les Tunisiens reflète probablement les flux migratoires qui ont traversé le pays au cours des siècles. Ainsi, les premiers Phéniciens ont apporté avec eux leurs chants et leurs danses, dont les traces sont enracinées dans la région de Tunis, tandis que les Romains ont laissé peu de traces dans l'art à l'exception de leur apport architectural[80]. Les danses religieuses ont été influencées par le soufisme mais, à la fin du XVe siècle, elles sont progressivement devenues arabo-andalouses avec leur musique urbaine.

La danse orientale arriverait plus tard avec les Ottomans, bien que certains experts en histoire de l'art de l'Afrique du Nord-Ouest aient affirmé qu'elle avait été introduite en Tunisie par les premiers corsaires turcs au XVIe siècle, alors que d'autres affirment que l'origine de cette danse remonte à l'époque du matriarcat en Mésopotamie et fondée par les premiers Phéniciens[81]. Cette forme de danse orientale habituellement pratiquée en Tunisie insiste sur les mouvements rythmiques du bassin, soulignés par l'élévation des bras à l'horizontale, ainsi que sur les pieds bougeant en rythme et transférant du poids sur la jambe droite ou gauche[82].

La Nouba, plus ancrée dans la pratique populaire, est lié aux danseurs de Kerkennah ainsi que ceux de Djerba dans une moindre mesure[83]. Certains experts disent que la robe des danseurs est d'origine grecque. Structurée en plusieurs scènes, la danse est souvent accompagnée de jeux acrobatiques avec des jarres remplies d’eau.

Littérature

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Première page d'un livre tunisien (1931) par Mohamed Salah Ben Mrad (1881-1979)
Buste de Aboul-Qacem Echebbi à Ras El-Aïn (Tozeur)

Parmi les figures littéraires tunisiennes, on compte Ali Douagi, qui a produit plus de 150 radio histoires, plus de 500 poèmes et chansons folkloriques et près de 15 pièces de théâtre[84], Khraief Bashir et d'autres, tels que Moncef Ghachem, Mohamed Salah Ben Mrad ou Mahmoud Messaadi.

En ce qui concerne la poésie tunisienne, elle opte généralement pour la non-conformité et l'innovation avec des poètes tels que Aboul-Qacem Echebbi. La littérature quant à elle se caractérise par son approche critique. Contrairement au pessimisme d'Albert Memmi, qui a prédit que la littérature tunisienne serait condamnée à mourir jeune[85], un grand nombre d'écrivains tunisiens sont à l'étranger, y compris Abdelwahab Meddeb, Tahar Bekri, Mustapha Tlili, Hélé Béji ou Fawzi Mellah. Les thèmes de l'errance, de l'exil et le chagrin sont au centre de leurs écrits créatifs.

La bibliographie nationale répertorie 1 249 ouvrages non scolaires publiés en 2002 en Tunisie[86]. En 2006, ce chiffre était passé à 1 500 et 1 700 en 2007[87]. Près d'un tiers des livres sont publiés pour les enfants.

Diaspora tunisienne

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Les statistiques de l'Office des Tunisiens à l'étranger indiquent plus de 128 000 familles tunisiennes en Europe, avec une concentration en France et en Allemagne. Les jeunes Tunisiens (moins de 16 ans) représentent 25 % de la communauté tunisienne à l'étranger[88] Il y a donc actuellement un rajeunissement de la diaspora tunisienne qui est maintenant dans sa troisième génération. Les femmes représentent près de 26 % de l'ensemble de cette communauté et en France, leur pourcentage est estimé à 38,2 %. La portion de la diaspora âgée de plus de 60 ans représente environ 7 %.

À l’origine, la plus grande partie des Tunisiens d’Europe travaillait dans des secteurs exigeant un minimum de qualifications. En effet, les migrants des années 1960 et 1970 étaient moins éduqués (principalement des agriculteurs ou des ouvriers)[89]. Par la suite, la majorité des Tunisiens installés en France ont travaillé dans le secteur des services (hôtels, restaurants ou commerce de détail) ou ont dirigé de petites entreprises.

En 2008, la Tunisie est devenue le premier des pays du Maghreb à signer un accord de gestion concernant le flux de migrants, sous l'impulsion du président Nicolas Sarkozy : il facilite l'accès de près de 9 000 étudiants tunisiens inscrits dans des établissements français, mais aussi près de 500 titres de séjour destinés à des personnes hautement qualifiées pour pouvoir acquérir une expérience en France d'une validité maximale de six ans.

Dans le monde arabe, la population tunisienne est principalement constituée de personnes hautement qualifiées, tandis que les ouvriers et autres travailleurs non qualifiés, proviennent en majorité, dans cette région, de pays asiatiques comme l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan.

Personnalités d'héritage tunisien

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Personnalités historiques

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Personnalités modernes internationales

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A - Abdelwahab Meddeb (France), Adel Tawil (Allemagne), Afef Jnifen (Italie), Aïda Touihri (France), Alain Marouani (France), Amel Karboul (Allemagne), Änis Ben-Hatira (Allemagne), Ariel Zeitoun (France)

B - Bertrand Delanoë (France), Bushido (rappeur) (Allemagne)

C - Charley Marouani (France), Claude Bartolone (France), Claude Hagège (France), Claudia Cardinale (Italie), Cyril Hanouna (France)

D - Danièle Évenou (France), Dany Brillant (France), David Khayat (France)

E - Élie Kakou (France), Elsa Cayat (France), Elyas M'Barek (Allemagne)

F - Ferrid Kheder (États-Unis)

G - Georges Cravenne (France), Georges Wolinski (France), Ghassan ben Jiddo (Liban), Gisèle Halimi (France)

H - Hassen Chalghoumi (France), Hatem Ben Arfa (France), Hédi Dridi (Suisse), Hend Sabry (Égypte)

J - Jacques Saada (Canada)

K - Kev Adams (France)

L - Lââm (France), Leila Ben Youssef (États-Unis), Loco Dice (Allemagne), Loris Azzaro (Italie), Lucette Valensi (France),

M - Marcel Dadi (France), Maurizio Valensi (Italie), Michel Boujenah (France), Mireille Hadas-Lebel (France), Mohamed Hechmi Hamdi (Angleterre), Mohammed Salah Baouendi (États-Unis), Moses Levy (Italie), Mounir Chaftar (Allemagne), Mustapha Tlili (États-Unis)

N - Nabila Ben Youssef (Canada), Néjib (France), Nejmeddin Daghfous (Allemagne), Norbert Saada (France)

O - Oussama Mellouli (États-Unis)

P - Paul Chemla (France), Pierre Cintas (France), Pierre Darmon (France), Pierre Lévy (France), Pierre Lellouche (France), Philippe Seguin (France), Poorna Jagannathan (États-Unis)

R - Raphaël Mezrahi (France), Rani Khedira (Allemagne), René Borg (France), Roger Fenech (France)

S - Sadek (France), Salah Mejri (États-Unis), Sami Allagui (Allemagne), Sami Khedira (Allemagne), Samia Orosemane (France), Sana Hassainia (Canada), Serge Moati (France), Sofian Chahed (Allemagne)

T - Tarak Ben Ammar (France), Tunisiano (France)

Y - Yoann Touzghar (France)

Liens avec la Tunisie

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En Tunisie, des cours d’enseignement gratuits en arabe tunisien sont organisés pendant les vacances d’été pour les enfants des résidents tunisiens à l’étranger, fortement influencés par la culture des pays dans lesquels ils vivent. Des voyages sont également organisés pour leur permettre de découvrir la culture, l’histoire et la civilisation tunisiennes.

Références

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Liens externes

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