Race de chevaux
Une race de chevaux, ou race chevaline, est une race domestique de l'espèce Equus caballus. Toutes ces races descendent de la lignée DOM2 des steppes eurasiennes. La notion de race de chevaux ne repose pas sur des critères biologiques objectifs ni sur l'existence obligatoire d'un standard de race, mais sur des consensus d'experts et des règles fixées par des groupements ou associations d'éleveurs. La plupart ont été sélectionnées en fonction des besoins humains pour le transport, mais leur définition est très subjective, car fortement influencée par l'exploration et les mouvements de nationalisation et de mondialisation. Ainsi, des groupes de chevaux peuvent être définis et nommés comme races sur la base de critères plus ou moins discutables, allant de la convergence morphologique à l'aptitude sportive, en passant par la seule couleur. Si les races de chevaux européennes sont le plus souvent définies sur la base de leurs performances sportives, les races américaines peuvent l'être par leurs allures ou leur couleur de robe : la couleur pie est ainsi le seul critère qui sépare un Paint Horse d'un Quarter Horse.
Alors que la notion de pureté est omniprésente dans la définition et le vocabulaire relatif aux races de chevaux, ces entités ne sont pas, de fait, fixées dans une « pureté » immuable ; elles évoluent et sont recomposées en fonction des objectifs commerciaux et des idéaux esthétiques de chaque époque. L'usage répété des mêmes reproducteurs peut aussi homogénéiser des races distinctes par le passé, à l'image des évolutions du cheval de sport européen depuis les années 1990, la notion de marque et de registre généalogique se substituant à celle de race pour les définir. Qu'elles soient naturelles ou issues d'un élevage sélectif, les races de chevaux sont réparties sur tous les continents. Il est difficile de les comptabiliser exactement, mais la FAO en recense plus de 700, subsistantes ou éteintes, en 2008.
Taxonomie et critères
modifierLe concept de race chez le cheval remonte aux classifications de Carl von Linné, Lamarck et Buffon[1]. Il est théorisé par les hippologues du XIXe siècle[1]. La définition qu'ils en donnent, basée sur des critères fixés par l'humain tels que la morphologie, la robe et l'aptitude utilitaire, reste valable de nos jours[1]. Comme toutes les autres races d'animaux domestiques, les races chevalines n'ont pas de nom scientifique[2], et sont décrites et définies comme telles par l'être humain[3]. Les critères qui les distinguent les unes des autres sont généralement fixés par des associations d'éleveurs. Ils restent de ce fait très subjectifs[4] et arbitraires[5]. Les critères d'appréciation relatifs à la morphologie du cheval le sont tout particulièrement[6].
La définition des races et leur constitution alimentent toujours d'importants débats dans le secteur équestre[S 1],[7]. L'élevage et la sélection de races relèvent de tentatives humaines de modeler les corps équins pour qu'ils se conforment à des normes de « perfection », localisées et historiquement spécifiques[S 1]. La race « soutient et contribue à la portée mondiale des industries dans lesquelles le cheval occupe une place »[S 2]. Cette notion de « race » dénote en effet une influence humaine importante sur la sélection, de manière à obtenir des traits considérés comme désirables, particulièrement en matière de taille, de forme de la tête ou encore de couleur de robe[S 3]. Ces traits n'améliorent pas forcément la capacité d'un cheval à survivre dans son environnement, et sont plutôt choisis en fonction de motifs économiques ou esthétiques[S 3]. La sélection des races tend ainsi à rendre les chevaux plus dépendants des soins humains[S 3]. La notion de race revêt aussi un caractère exclusif, comme le dénote la présence de documents d'identification et de marques[S 3]. La race chevaline n'est donc pas une réalité biologique évidente mais une catégorie construite, dont la reconnaissance dépend de critères historiques, zootechniques et administratifs, ainsi que de décisions institutionnelles[S 4].
Mythe de la « race pure »
modifier
Les races de chevaux résultent généralement de différents croisements et brassages[8],[1],[S 5]. La notion de race pure ou de race croisée est difficile à définir[1],[S 6], dans un contexte où cette notion de pureté est omniprésente dans le discours relatif aux races de chevaux[S 7], en particulier quand il est question de leur conservation[S 8]. Il existe une valorisation sociale associée à la notion de race pure, considérée comme un standard de race fixe et reposant sur une croyance en la supériorité de la lignée pure[S 6]. Dans les faits, l'être humain continue de créer de nouvelles variantes à partir des races existantes, et par ajout ou recombinaison de lignées[S 6],[8]. La fixité et la pureté des races de chevaux ne sont alors que des idéaux, ces races évoluant « constamment et de manière opportuniste en réponse aux préoccupations humaines en matière d'utilité, d'esthétique et de statut »[S 6]. Ainsi, de nombreux acheteurs potentiels souhaitent un « cheval de race » par affection et fascination envers l'aspect historique, culturel ou esthétique de telle ou telle race[9],[10], ce qui est qualifié par Natalie Pilley-Mirande de « choix volontairement élitiste »[10]. Une mythologie est développée par les associations de races de chevaux et par les amateurs de ces races, autour de la pureté des origines[S 9].
Le cas du Lipizzan, décrit comme une « race pure » mais résultant en réalité de très nombreux croisements, en est une excellente illustration[11],[S 10]. D'après l'anthropologue Regina Bendix, la prétendue « pureté » du Lipizzan est un fait social dû à l'application des valeurs de l'aristocratie royale autrichienne à l'élevage des chevaux[S 11]. La pureté alléguée de cette race de chevaux est même devenue un argument pour soutenir l'eugénisme nazi[S 8].
Le fameux Pur-sang « anglais » est un autre exemple de race prétendument pure, mais constituée sur un brassage originel entre chevaux anglais et orientaux[S 12].
Critères de définition et de différenciation des races de chevaux
modifierTous les chevaux domestiques appartiennent par définition à la même espèce (Equus caballus, le « cheval domestique »)[1],[12],[13]. Le cheval domestique diffère peu de sa forme sauvage[14] et de nombreuses races se ressemblent[8],[12], les différences entre races de chevaux n'étant pas aussi marquées qu'entre les races de chiens[15]. Quelques-unes sont faciles à identifier visuellement (Shetland, Marwari, Pur-sang, Quarter Horse, Arabe, Shire…)[12], mais nombre d'entre elles sont impossibles à identifier sans contexte ni indices géographiques[6]. Les variations relèvent généralement de la taille (amplitude pouvant aller de 65 cm pour le cheval miniature à plus de 1,80 m pour le Shire[8]) et de la corpulence, sans variations importantes au niveau de la forme des oreilles, de celle du museau ou de la longueur du poil[6].
Le Lipizzan illustre bien la difficulté à savoir quand un groupe de chevaux décrit par un même nom constitue une race : les critères historiques ou administratifs ne fournissent pas de mesure objective permettant d'affirmer sans ambiguïté qu'une population animale soit une race distincte[S 4]. La règlementation européenne ne se limite plus au concept de « race », mais introduit aussi celui de « sous-populations », la reconnaissance officielle d'une race n'étant pas automatique[S 4]. Celle-ci peut être décidée par un groupe d'experts sur la base de critères précis concernant l'histoire et le développement d'une population chevaline ; ses caractéristiques morphologiques ; ses performances ou aptitudes productives[S 4].
Problèmes liés à la subjectivité des auteurs de classifications raciales
modifierIl existe des différences dans la définition des races de chevaux en fonction de la subjectivité de l'auteur, un exemple étant les nombreuses encyclopédies de races de chevaux qui décrivent un unique « poney chinois », alors que les autorités chinoises dénombrent des dizaines de races locales[7].
L'historien Peter Boomgaard souligne que les sources historiques consacrées à l'archipel indonésien aux XIXe et XXe siècles recourent peu à la notion de race de chevaux[S 13]. Lorsqu'elles sont mentionnées, l'accent est davantage mis sur leurs ressemblances que sur leurs différences[S 13]. Concernant les chevaux indonésiens, Boomgaard estime que c'est la subjectivité de chaque auteur qui a conduit à distinguer des « races », plutôt que les critères scientifiques[S 13].
Le cheval Barbe, notamment lors des efforts menés pour le réhabiliter à la fin du XXe siècle, est décrit dans une majorité d'ouvrages publiés (par des auteurs occidentaux) comme la résultante d'une filiation artificielle et quasi-exclusive entre tous les chevaux présents au Maghreb depuis plusieurs millénaires, et les chevaux actuels[S 14]. La notion de race « Barbe » revêt ainsi un caractère générique, ce qualificatif étant attribué par des auteurs européens à tout cheval originaire d'Afrique du Nord[16]. Pour le vétérinaire marocain Yassine Jamali, l'unicité du cheval Barbe dans l'ensemble du Maghreb constitue un dogme et un legs colonial, en cachant la diversité réelle de ces populations chevalines[16].
Spécificités des critères américains
modifierLes critères qui définissent les races de chevaux aux États-Unis diffèrent de ceux qui prévalent en Europe[S 15]. Alors que les éleveurs européens se focalisent surtout sur des critères de performances, les éleveurs américains peuvent définir des « races » sur la base de la couleur de robe (Appaloosa, Paint Horse…), des allures et de l'élégance (Saddlebred, Morgan), ou de la capacité à sprinter et à rassembler du bétail (Quarter Horse)[S 15]. De plus, l'identité des races américaines se construit comme une mythologie, le plus souvent autour d'un étalon fondateur doué de qualités supérieures, qui serait à l'origine de ladite race[S 15], à l'exemple de Steel Dust pour le Quarter Horse[S 16] et de Figure pour le Morgan[S 2]. La notion subjective de « pureté » est plus importante pour les éleveurs américains que pour les éleveurs européens : les Européens achètent souvent un animal appartenant à une « race » européenne pour l'inclure au registre généalogique d'une autre « race » européenne, alors que cette démarche est évitée par les Américains, qui créent des registres généalogiques bien séparés, visant à garantir la traçabilité et la « pureté » de chaque race européenne[S 17]. Cette démarche est justifiée par un besoin de conserver la « pureté » des animaux exportés vers un biotope climatiquement différent de leur biotope d'origine[S 18]. La différence entre Européens et Américains est aussi bien perceptible chez les éleveurs de chevaux arabes, les éleveurs américains ayant une tendance à fétichiser certaines parties du corps du cheval (notamment la tête) pour en faire un critère racial[S 19]. John Borneman en conclut que cet ensemble de caractéristiques spécifiques à la définition arbitraire des races de chevaux aux États-Unis est constitutif de la création d'une identité américaine[S 20] et d'une forme de totémisme[S 21].
Cas des chevaux « arabes »
modifier
Le concept de « race arabe » est une création européenne de la fin du XVIIIe siècle[17], qui se réfère généralement à des montures élevées sur plusieurs siècles par les Bédouins dans le désert[S 22]. Une mythologie s'est créée autour de cette race, réputée descendre des juments du prophète Muhammad[S 2]. Les représentations orientalistes du XIXe siècle, puis le marketing de la Pyramid Society, ont aussi construit une idée fausse selon laquelle le cheval d'Égypte antique était de la race du Pur-sang arabe[S 23].
L'Arabe égyptien a été créé comme « une race à l'intérieur d'une race », tous les individus décrits comme « purs égyptiens » étant inclus dans l'ensemble plus vaste qu'est la race des chevaux arabes[S 24]. Celle-ci a été définie, non par des éleveurs égyptiens, mais par collaboration entre différents éleveurs très majoritairement euro-américains, qui ont imposé leur vision[S 24]. Cette appropriation culturelle et réinterprétation des notions d'élevage développées par les Bédouins définit des idéaux de pureté généalogique, qui se révèlent nettement influencés par la vision des éleveurs américains[S 24]. Ce mécanisme aboutit à la récupération d'un patrimoine arabe vivant au profit d'éleveurs euro-américains[S 25]. Depuis le début du XXIe siècle, l'industrie mondiale de l'élevage de l'Arabe égyptien s'inscrit dans un conflit entre le monde occidental et le monde musulman[S 25], les éleveurs des pays arabes tentant de récupérer l'autorité permettant de définir la race[S 26]. Illustration de ce conflit autour de la définition d'une race, de petits éleveurs égyptiens n'ont plus de possibilité de faire reconnaître leurs chevaux comme faisant partie de la race du Pur-sang arabe égyptien, ni d'accéder au marché de l'élevage mondial[S 27].
Histoire et évolution
modifier
Tous les chevaux domestiques modernes proviennent de la lignée dite DOM2, qui a émergé dans les steppes eurasiennes vers 2 200 à 2 000 ans av. J.-C. selon une vaste étude génomique publiée dans Nature[S 28],[18]. Dès l'Antiquité, des types de chevaux sont déjà distingués dans les sources écrites, sur la base de leur adaptation à l'environnement[S 29]. Cette adaptation permet aux chevaux domestiques de survivre dans une grande variété de biotopes, allant de la Iakoutie jusqu'au désert du Namib, en passant par l'Himalaya[19],[20]. D'après Dan P. Sponenberg, la plupart des races de chevaux se développent en résultante d'une « forme pour la fonction », des caractéristiques permettant aux chevaux domestiques d'accomplir les tâches que les êtres humains attendent d'eux[21]. C'est ainsi que sur la péninsule Ibérique, la recherche de chevaux de selle ayant une aptitude au dressage donne le Pure race espagnole et le Lusitanien[21], alors que sur l'île de Grande-Bretagne, la recherche de chevaux capables de tracter de très lourds chariots et des charrues finit par donner le Shire et le Clydesdale[22]. Les races de poneys se développent initialement via le besoin d'un animal de travail (ex. : transport) capable de survivre dans des environnements rudes ; cependant, depuis le XXe siècle, la plupart des poneys ont reçu l'influence de l'Arabe et d'autres races, ce qui a transformé leur morphologie[23]. Les raisons potentielles de sélectionner une race de chevaux sont nombreuses et variées, d'autres races étant définies sur leur aptitude à la traction légère, aux sports équestres, ou plus simplement comme animaux de compagnie[24]. Les races de chevaux peuvent trouver de nouveaux usages en phase avec les mutations sociétales[25],[26], comme l'illustrent les races sélectionnées initialement pour le tri du bétail, désormais appréciées comme chevaux de loisir[25]. Le choix d'une race spécifique peut être motivé par la sélection et l'adaptation à une discipline équestre[27].
La première race chevaline décrite comme telle est celle du Pur-sang, dont les caractéristiques sont consignées dans un registre généalogique (stud-book) en 1791[1] ou 1793[28]. Ce modèle est ensuite repris par d'autres éleveurs équins pour définir des « groupes homogènes de chevaux »[1],[13]. Les éleveurs deviennent plus attentifs au choix des reproducteurs et pratiquent un élevage sélectif[19],[13]. L'usage du registre généalogique se répand au XIXe siècle, notamment en France où le premier est ouvert en 1833[19]. Ces registres sont créés plus tardivement pour les races qui ne sont pas exportées[29]. L'existence de registres différents pour une même race peut conduire à des divergences importantes entre chevaux appartenant théoriquement à cette même race, comme l'illustre le cas du Knabstrup, géré par des associations d'éleveurs concurrentes en Allemagne et au Danemark, chacune tentant de contrôler l'identité de la race[S 30].
L'intérêt financier et la satisfaction émotionnelle ou esthétique expliquent le succès de la notion de race de chevaux parmi les sociétés humaines[S 6],[9], notion qui suscite d'abondants écrits, caractérisés par une recherche de perfection physique[S 6]. La recherche scientifique sur les races de chevaux n'a longtemps concerné que l'« amélioration génétique » et la généalogie des races de course ou de sport, dans un objectif commercial et lucratif[S 31],[S 6]. La préoccupation pour la conservation des races de chevaux rares et menacées d'extinction est beaucoup plus récente, et vise la préservation de la biodiversité équine ainsi que la valorisation du patrimoine vivant[S 31],[30]. Les races rares ou en déprise faute de débouchés économiques peuvent aussi trouver un intérêt dans des secteurs de niche[S 32]. Différents pays ont mis en place des politiques de protection des races de chevaux domestiques menacées d'extinction, en particulier l'Espagne[31].
Classifications
modifierDifférents organismes proposent des classifications des races de chevaux. D'après Kristen Guest et Monica Mattfeld, les tentatives de classification reflètent les évolutions mondiales qui ont débuté avec les grands voyages d'exploration, et ces évolutions liées aux déplacements humains se poursuivent de nos jours[S 2]. Un besoin de normalisation et de types reproductibles s'est développé[S 2]. Ces classifications sont régulièrement remises en question en raison du besoin de faire circuler des chevaux dans des systèmes économiques en expansion, et de celui de créer des hiérarchies « fondées sur des idées de tradition et de supériorité nationale innée reposant sur des frontières artificielles »[S 2]. Les mouvements de nationalisation et de mondialisation influencent directement ces classifications[S 7]. Un exemple en est la création du Selle français, race nationale créée par les Haras nationaux en France à partir de la fusion de toutes les races régionales de demi-sang présentes sur le territoire français[32]. Un autre est celui de la création des races du Percheron, du Shire et du Clydesdale, directement liée au commerce transatlantique de ces animaux et au besoin de les identifier dans des registres généalogiques[S 33].
Depuis l'expansion des études génétiques, des groupes de races ont pu être définis en fonction de leur génome et de la distance génétique qui les sépare[4],[S 34]. De par leur nature d'animaux très mobiles, les chevaux ont subi globalement moins d'isolement génétique que d'autres races animales domestiques[33]. La classification par groupes est donc difficile, de très nombreuses races ayant reçu une importante introgression[34].
L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)[35] distingue le cheval de selle (animaux destinés à être montés), le cheval de trait et le poney. De plus, elle qualifie les races de chevaux élevées dans plusieurs pays de « transfrontières »[5]. De ces trois catégories, celle des chevaux de selle est la plus répandue à l'échelle mondiale, puisqu'elle comprend à la fois les chevaux de sport, les chevaux de chasse, et ceux du tourisme équestre [36]. Une catégorie de trotteurs peut aussi être définie[36].
Durant le XXe siècle, il était fréquent de distinguer le cheval à sang chaud et le cheval à sang froid[37],[34]. Cette notion d'origine germanique (Kaltblüter et Vollblüter) reste souvent invoquée pour décrire des races, bien qu'elle ne corresponde à aucune réalité biologique ou zoologique, s'agissant d'une expression imagée qui désigne le degré d'influx nerveux et le caractère tranquille ou réactif[37],[38]. L'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) distingue ainsi (en 2017) le cheval de sang, le poney et le cheval de trait[5]. Cette notion de « cheval de sang » est souvent utilisée pour désigner un cheval de selle influencé par l'Arabe et le Pur-sang, par opposition aux chevaux de trait[39]. Elle est critiquée pour sa subjectivité et son imprécision, puisqu'elle comprend des races rustiques sans ascendance de Pur-sang ou d'Arabe, telles le Mérens et le Camargue[5].
Les zootechniciens russes et chinois différencient les races naturelles des races fortement sélectionnées, ou races « de haras », chez lesquelles le contrôle sélectif de l'éleveur est plus important que la sélection naturelle[35]. Cette notion de race naturelle rejoint en partie celle de « race de territoire », développée par la Société française des équidés de travail[19].
Enfin, la notion de type de cheval peut être employée pour désigner des variations morphologiques au sein d'une même race[40], ou pour désigner des ensembles de chevaux réunis par une apparence physique similaire ou une adaptation à un usage particulier, sans être assimilés à des races[S 29]. Pour la docteure en histoire grecque et romaine Carolyn Willekes, cette distinction entre race de chevaux et type est importante[S 3].
Classifications des poneys
modifier
La catégorie des poneys est une « entité zoologique mal définie »[35]. La Fédération équestre internationale (FEI) classe comme poney tout cheval dont la hauteur au garrot est inférieure ou égale à 1,48 m non ferré[41],[13], cette limite étant communément acceptée pour définir un poney[42],[37],[7]. Cependant, certains sujets appartenant à des races classées comme « poneys » atteignent ou dépassent cette limite, et à l'inverse, un sujet appartenant à une race classée comme « cheval » peut être décrit comme « poney » s'il est plus petit que la toise de la FEI[43]. Un Connemara dépassant 1,49 m est ainsi considéré comme un cheval, alors qu'un Arabe de 1,48 m serait considéré comme un poney[44].
De plus, il existe de grandes différences morphologiques et en termes de rusticité entre les individus classés comme poneys sur le seul critère de la taille[42],[35],[45]. Certains poneys comme le Shetland présentent des attributs proches du nanisme : une grosse tête, des membres courts et un gros tour de taille ; d'autres ressemblent à des chevaux miniatures, comme le Falabella et la plupart des poneys de sport de compétition[43]. L'auteur Anthony A. Dent affirme qu'en raison de sa morphologie, le Caspien « n'est pas un poney »[42]. La catégorie « poney » est soumise aux effets de mode : durant les années 1970 et 1980, le Mérens, le Fjord et l'Islandais ont été classés comme poneys en France[44] ; dans le cas du Mérens, qui a depuis rejoint la catégorie des « chevaux de sang »[46], les raisons en furent commerciales et administratives[47]. Le refus de la classification comme poney peut avoir des bases culturelles ; c'est le cas chez les éleveurs de chevaux Camargue et Islandais[35],[45]. L'Islandais est pourtant génétiquement et morphologiquement proche des poneys nordiques[35]. Le cheval miniature, malgré sa taille particulièrement réduite, est classé comme un cheval et non comme un poney[13].
Classifications des chevaux de trait
modifier
Au contraire des poneys, les chevaux de trait forment une catégorie de races plus homogène et précisément définie, par leur aptitude à la traction lourde[19] ainsi que par leur corpulence, toujours importante et souvent associée à une grande taille[48]. Ce groupe de races est en effet caractérisé par sa morphologie bréviligne[37]. Il y a cependant quelques controverses relatives à la notion de cheval de trait léger[49]. De plus, une distinction est à effectuer entre cheval de trait et cheval lourd, le premier étant sélectionné sur son aptitude à la traction, alors que le second l'est sur son aptitude à donner de la viande[50].
Groupes de chevaux dont le statut de race est contesté
modifierLa notion de race est discutée pour certains groupes de chevaux répertoriés par un registre généalogique selon des critères différents de ceux de la morphologie et de l'origine génétique commune. Ces critères peuvent être la couleur de leur robe, la seule aptitude sportive, ou encore une beauté subjective.
Chevaux de couleur
modifier
Au contraire des races bovines, les races de chevaux sont peu définies sur la base de leur couleur de robe[51],[52].
Les États-Unis reconnaissent cependant des races de chevaux de couleur (color breeds), qui peuvent inclure plus ou moins d'autres critères définissant une race (usage et conformation)[S 35]. Deux catégories de chevaux dits de couleur notamment, le Palomino et le Pinto, sont contestées dans leur statut de races, et assimilées à de seuls registres[53].
D'après Borneman, le registre généalogique officiel du Paint Horse inclut des critères d'origine génétique en plus des critères de couleur de robe[S 35]. Une sémiologie spécifique s'applique à la description de la couleur de ces chevaux ; de plus, un récit de race officiel et invérifiable est diffusé, faisant des lointains ancêtres du Paint Horse des animaux originaires d'Europe il y a plus de 20 000 ans, domestiqués ensuite par les Autochtones d'Amérique du Nord[S 36]. Dans les faits, seule la couleur distingue un Paint Horse d'un Quarter Horse, ce qui questionne le statut de race séparée de ce dernier, reposant uniquement sur cette différence de couleur[S 37]. La séparation raciale entre Paint Horse et Quarter Horse est artificiellement maintenue via les critères d'inclusion et d'exclusion de chacun des registres généalogiques, un animal génétiquement 100 % Quarter Horse né avec « trop » de blanc dans sa robe pouvant être rejeté comme Quarter Horse, et accepté comme Paint Horse[S 37].
En France, la même interrogation porte sur la séparation entre le Mérens et le Castillonnais, qui ne diffère du précédent que par une nuance de robe ; ils sont considérés comme des races distinctes, alors qu'ils pourraient relever de deux variations de couleur au sein d'une même race de chevaux ariégeois[40].
Chevaux de sport : disparition des races et évolution vers des marques commerciales
modifier
Il est devenu fréquent de classer les chevaux de sport issus des demi-sangs (dits « Warmblood »), très imprégnés par le Pur-sang, dans le même groupe[4],[S 38],[54], car ils sont génétiquement et morphologiquement très proches les uns des autres en raison de reproducteurs communs[P 1],[49],[6]. Cette dénomination désigne traditionnellement les chevaux des sports équestres olympiques (saut d'obstacles, concours complet et dressage), mais ne rend pas compte de tous les sports pratiqués avec des chevaux[40].
Les Pur-sangs Orange Peel, Precipitation et Rantzau, tous trois descendants d'Eclipse, figurent dans le pedigree de presque tous les bons chevaux de saut d'obstacles actuels[P 1]. La notion de race disparaît progressivement[P 2],[55], au profit de la notion de « cheval de sport »[55], mais aussi de marque et de stud-book[P 2]. Cet aspect influence la préservation des races[S 32]. Les chevaux de sport allemands, héritiers d'une longue histoire, continuent d'exister sous leur nom de race historique, mais leurs stud-books intègrent des objectifs d'élevage sportif modernes qui incluent de nombreux croisements[S 32]. Par conséquent, les différentes « races » de chevaux de sport (Selle français, Holsteiner, Hanovrien, etc.) ne sont presque plus différenciables par leur modèle[S 32].
Depuis les années 2000, particulièrement dans le domaine de l'équitation sportive, des marques et stud-books remplacent progressivement les races[P 2]. Sous l'influence de la concurrence entre les stud-books référencés et classés par la World Breeding Federation for Sport Horses (WBFSH), des sociétés d'élevage ont créé des « races » en utilisant des sigles selon un modèle proche de celui d'une marque commerciale[P 2]. L'Irish Sport Horse (ISH), le cheval de selle luxembourgeois (SCSL) et l'Anglo-européen (AES) sont des exemples de registres généalogiques de chevaux très ouverts et qui, d'après Nathalie Calvo Platero, ne répondent plus à la définition d'une race[P 2]. Le Zangersheide (Z), qui enregistre des chevaux de toutes races selon leurs performances sportives en saut d'obstacles et accepte les chevaux clonés, est un autre exemple[56]. L'Anglo-européen est particulièrement caractéristique de cette tendance, car il accepte une très grande variété de chevaux à l'enregistrement dans son stud-book, tant à objectif sportif qu'à objectif de loisir : des demi-trait bretons y côtoient des chevaux de sport issus de croisements entre différentes souches européennes[57]. Le statut de race du Selle français (SF) est également contesté depuis que des animaux sans origine génétique française sont autorisés dans le stud-book[P 3],[S 39].
Cette tendance s'accentue dans l'Union européenne, la loi autorisant l'éleveur à choisir le stud-book dans lequel il souhaite inscrire son poulain[P 2]. Le cheval est alors assimilé à un produit d'élevage, qui se voit apposer une marque en fonction des préférences des éleveurs[P 2]. Les chevaux issus de clonage, qui sont refusés dans un grand nombre de stud-books, sont de facto limités dans les choix d'inscription[P 2].
Chevaux retournés à l'état sauvage
modifier
Le cheval de Przewalski, dernier cheval considéré comme authentiquement sauvage, n'est pas une race domestique issue de la lignée DOM2, et présente deux chromosomes de plus que les chevaux domestiques actuels[S 40],[S 28],[18].
Dans le cas des chevaux retournés à l'état sauvage, il est fréquent de parler de population plutôt que de race[40]. Ces animaux ont la particularité de se reproduire librement, sans être contraints par l'humain[7].
Le Mustang américain, initialement une dénomination s'appliquant aux chevaux marrons d'Amérique du Nord, est artificiellement décrit et considéré comme une race dans le cadre d'une fascination pour les animaux sauvages ; différents propriétaires de Mustangs ont créé des registres généalogiques en concurrence les uns avec les autres afin d'ériger des sous-populations spécifiques en races[S 33]. Le Chincoteague, population de petits chevaux sauvages américains, est décrit comme une race dans la série de romans populaires pour la jeunesse Misty of Chincoteague (1947) ; c'est la diffusion culturelle de ces romans, portée par la fascination envers les chevaux sauvages, qui a conduit à le considérer comme une race[S 33].
Comptage, répartition et menaces
modifierEn 2004, l'Equine Research Inc. dénombre plus de 300 races de chevaux dans le monde[58]. En 2008, d'après les données de la FAO, on dénombre 784 races chevalines distinctes (y compris les races éteintes), parmi lesquelles 655 sont locales, 62 sont régionales transfrontières et 67 internationales transfrontières. Plus de la moitié des races comptabilisées sont d'origine européenne ; c'est également l'Europe qui fournit les données les plus fiables et précises[59]. L'Arabe et le Pur-sang sont les deux races les plus diffusées dans le monde[59]. À l'échelle mondiale, peu de races sont fortement diffusées, le Quarter Horse et le Shetland étant deux autres exemples[25]. De plus, la majorité des races de chevaux sont de couleur baie[60] et d'assez petite taille, les éleveurs européens ayant la particularité d'élever des chevaux de grande taille[25].
On répertorie 58,7 millions de chevaux dans le monde sur les cinq continents en 2008, ce qui correspond à un ratio de 8,7 chevaux pour 1 000 personnes[59]. En 2013, le comptage de la FAO est très similaire, avec 58,3 millions[14]. Des millions de chevaux dans le monde n'appartiennent pas à une race établie, ou bien ont des origines inconnues[61].
En 2008, 22,6 % des races de chevaux répertoriées par la FAO sont en risque d'extinction (en danger ou en danger critique), 11,5 % étant éteintes. 31,8 % sont hors de menace et pour les 34,1 % restantes, le statut est inconnu[59]. Le guide Delachaux, paru en 2014 et 2016, en répertorie 540 subsistantes[62], pour la plupart à petits effectifs[30]. Cela signifie que les races rares et peu diffusées sont vulnérables à des guerres ou des épidémies[30]. La population chevaline mondiale est relativement stable depuis la fin du XXe siècle[30].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 Poncet 2009, p. IV.
- ↑ (en) « Article 15.2 du code de nomenclature zoologique »
[html] : « il n'existe pas de nom scientifique en dessous de la sous-espèce ». - ↑ Rousseau 2016, p. 9 ; 16.
- 1 2 3 Poncet 2009, p. V.
- 1 2 3 4 Bataille et Tsaag Valren 2017, p. XV.
- 1 2 3 4 Rousseau 2016, p. 14.
- 1 2 3 4 Rousseau 2016, p. 17.
- 1 2 3 4 Silver 1984, p. 14.
- 1 2 Silver 1984, p. 19.
- 1 2 Pilley-Mirande 2016, p. 8.
- ↑ (en) Frank Westerman (trad. du néerlandais de Belgique), Brother Mendel's Perfect Horse : Man and beast in an age of human warfare, Random House, , 320 p. (ISBN 978-1-4090-1932-9, lire en ligne).
- 1 2 3 Rousseau 2016, p. 13.
- 1 2 3 4 5 Pilley-Mirande 2016, p. 7.
- 1 2 Porter et al. 2016, p. 421.
- ↑ Rousseau 2016, p. 13-14.
- 1 2 Yassine Hervé Jamali, Le Cheval barbe, Arles/61-Lonrai, Actes Sud, coll. « Arts équestres », , 272 p. (ISBN 978-2-330-13111-1), p. 24 ; 30-32.
- ↑ Institut du monde arabe et Jean-Pierre Digard (dir.), Chevaux et cavaliers arabes dans les arts d'Orient et d'Occident, Éditions Gallimard et IMA, , 304 p. (ISBN 2-07-011743-X, OCLC 53099176, LCCN 2003361313)..
- 1 2 Hervé Le Guyader, « Une domestication au triple galop », Pour la Science, vol. 579, no 1, , p. 80–83 (ISSN 0153-4092, DOI 10.3917/pls.579.0080, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Bataille et Tsaag Valren 2017, p. XVII.
- ↑ Hendricks 2007, p. xiii.
- 1 2 Sponenberg 2003, p. 155.
- ↑ Sponenberg 2003, p. 156-157.
- ↑ Sponenberg 2003, p. 155 ; 170-173.
- ↑ Sponenberg 2003, p. 162.
- 1 2 3 4 Rousseau 2016, p. 11.
- ↑ Ravazzi et Siméon 2010, p. 9 ; 63.
- ↑ Pilley-Mirande 2016, p. 9.
- ↑ Silver 1984, p. 17.
- ↑ Bataille et Tsaag Valren 2017, p. XVIII.
- 1 2 3 4 Rousseau 2016, p. 9.
- ↑ Rousseau 2016, p. 10.
- ↑ Bataille et Tsaag Valren 2017, p. 127-128.
- ↑ Porter et al. 2016, p. 426-427.
- 1 2 Porter et al. 2016, p. 426.
- 1 2 3 4 5 6 Bataille et Tsaag Valren 2017, p. XVI.
- 1 2 Ravazzi et Siméon 2010, p. 9.
- 1 2 3 4 Ravazzi et Siméon 2010, p. 54.
- ↑ Bataille et Tsaag Valren 2017, p. 3.
- ↑ Bataille et Tsaag Valren 2017, p. 4.
- 1 2 3 4 Rousseau 2016, p. 16.
- ↑ (en) « Pony Measuring System », sur FEI, Fédération équestre internationale, (consulté le ).
- 1 2 3 Hendricks 2007, p. xvii.
- 1 2 Bataille et Tsaag Valren 2017, p. XVI ; 209.
- 1 2 Bataille et Tsaag Valren 2017, p. 209.
- 1 2 Rousseau 2016, p. 18.
- ↑ Bataille et Tsaag Valren 2017, p. 100.
- ↑ Michel Chevalier, L'Ariège, Ouest-France, , 210 p. (lire en ligne), p. 75.
- ↑ Rousseau 2016, p. 19.
- 1 2 Hendricks 2007, p. xviii.
- ↑ Bataille et Tsaag Valren 2017, p. 155.
- ↑ Rousseau 2016, p. 30.
- ↑ Porter et al. 2016, p. 422.
- ↑ Rousseau 2016, p. 333-334.
- ↑ Rousseau 2016, p. 15-16.
- 1 2 (en) Bonnie Lou Hendricks, International Encyclopedia of Horse Breeds, Norman, University of Oklahoma Press, , 2e éd. (1re éd. 1995), 486 p. (ISBN 0-8061-3884-X, OCLC 154690199, lire en ligne), xviii..
- ↑ Bataille et Tsaag Valren 2017, p. 150-151.
- ↑ Bataille et Tsaag Valren 2017, p. 16-17.
- ↑ (en) Equine Research Inc., Juliet Hedge et Don M. Wagoner, Horse conformation : structure, soundness, and performance, Guilford (Connecticut), Lyons Press, (ISBN 978-1-59228-487-0, OCLC 56012597), p. 307-308.
- 1 2 3 4 Khadka 2010, p. 1.
- ↑ Rousseau 2016, p. 12.
- ↑ Rousseau 2016, p. 12 ; 14.
- ↑ Rousseau 2016, p. 8.
Références académiques
modifier- 1 2 Guest et Mattfeld 2019, p. 2.
- 1 2 3 4 5 6 Guest et Mattfeld 2019, p. 4.
- 1 2 3 4 5 Willekes 2016, p. 29.
- 1 2 3 4 (en) Andrej Šalehar, Antonija Holcman, Drago Kompan et Metka Žan, « When the breed is a breed? », Acta agriculturae Slovenica. Suplement, no 31, , p. 77-81 (ISSN 1408-3493, DOI 10.14720/aas-s.2001.31.19449, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Guest et Mattfeld 2019, p. 1 ; 5-6.
- 1 2 3 4 5 6 7 Guest et Mattfeld 2019, p. 1.
- 1 2 Guest et Mattfeld 2019, p. 3.
- 1 2 Guest et Mattfeld 2019, p. 5.
- ↑ Guest et Mattfeld 2019, p. 6.
- ↑ Landry 2019, p. 5.
- ↑ (en) Regina Bendix, « Heredity, Hybridity and Heritage from one Fin de Siècle to the Next », dans Culture and value : tourism, heritage, and property, (ISBN 978-0-253-03567-7, 0-253-03567-8 et 978-0-253-03566-0, OCLC 1105380954, lire en ligne), p. 45-48.
- ↑ Landry 2019.
- 1 2 3 Boomgaard 2008, p. 33.
- ↑ Blandine Husser, « Le cheval Barbe entre France et Algérie : lumières et paradoxes d'une « race-fossile » (1542-1914) », Bulletin de l'Académie Vétérinaire de France, vol. 171, no 2, , p. 117–123 (DOI 10.4267/2042/68964, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 Borneman 1988, p. 30.
- ↑ Borneman 1988, p. 33-34.
- ↑ Borneman 1988, p. 32-33.
- ↑ Borneman 1988, p. 33.
- ↑ Borneman 1988, p. 34-36.
- ↑ Borneman 1988, p. 40-45.
- ↑ Borneman 1988, p. 46-47.
- ↑ Lange 2016, p. 39.
- ↑ (en) Lonneke Delpeut et Hylke Hettema, « Ancient Arabian horses? », dans Current Research in Egyptology 2019, Archaeopress Publishing Ltd, (DOI 10.2307/j.ctv1zcm219.19, lire en ligne
[PDF]), p. 180. - 1 2 3 Lange 2019, p. 200.
- 1 2 Lange 2019, p. 201.
- ↑ Lange 2019, p. 209.
- ↑ Lange 2019, p. 205 ; 209.
- 1 2 ..
- 1 2 Willekes 2016, p. 30.
- ↑ Guest et Mattfeld 2019, p. 8.
- 1 2 Bodó, Alderson et Langlois 2005, p. 7.
- 1 2 3 4 Bodó, Alderson et Langlois 2005, p. 11.
- 1 2 3 Guest et Mattfeld 2019, p. 7.
- ↑ Bodó, Alderson et Langlois 2005, p. 12-13.
- 1 2 Borneman 1988, p. 36.
- ↑ Borneman 1988, p. 36-37.
- 1 2 Borneman 1988, p. 38.
- ↑ Bodó, Alderson et Langlois 2005, p. 12.
- ↑ Ludivine Vu Phuong, Le cheval de race Selle Français : passé, présent, avenir. Médecine vétérinaire et santé animale, École nationale vétérinaire d'Alfort, (lire en ligne [PDF]), p. 100-104.
- ↑ (en) Ludovic Orlando, « Ancient Genomes Reveal Unexpected Horse Domestication and Management Dynamics », BioEssays, vol. 42, no 1, , p. 1900164 (ISSN 1521-1878, DOI 10.1002/bies.201900164, lire en ligne, consulté le ).
Références de presse
modifier- 1 2 Amélie Tsaag Valren, « Chevaux de sport : que reste-t-il des races ? », Cheval Savoir, no 64, (lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Calvo Platero 2014, p. 12-13.
- ↑ Fanny Lattach, « les défis du selle français », Cheval Magazine, no 526, , p. 28-36.
Annexes
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- [Bataille et Tsaag Valren 2017] Lætitia Bataille et Amélie Tsaag Valren, Races équines de France, Paris, Éditions France Agricole, , 2e éd. (1re éd. 2008), 304 p. (ISBN 2-85557-481-1, OCLC 971243118, BNF 45194192).
. - [Hendricks 2007] (en) Bonnie Lou Hendricks, International Encyclopedia of Horse Breeds, Norman, University of Oklahoma Press, , 2e éd. (1re éd. 1995), 486 p. (ISBN 0-8061-3884-X, OCLC 154690199, lire en ligne).
. - [Khadka 2010] (en) Rupak Khadka, Global Horse Population with respect to Breeds and Risk Status, Université d'Uppsala, Faculty of Veterinary Medicine and Animal Science - Department of Animal Breeding and Genetics, , 71 p. (lire en ligne).

- [Pilley-Mirande 2016] Natalie Pilley-Mirande, Choisir son cheval : Quelle race pour quelle discipline ?, Vigot frères, (ISBN 978-2-7114-2425-2).
. - [Poncet 2009] Pierre-André Poncet, Le Cheval des Franches-Montagnes à travers l'histoire, Société jurassienne d'émulation, , 485 p. (ISBN 978-2-940043-40-8 et 2-940043-40-X).

- [Porter et al. 2016] (en) Valerie Porter, Lawrence Alderson, Stephen J. G. Hall et Dan Phillip Sponenberg, Mason's World Encyclopedia of Livestock Breeds and Breeding, CAB International, , 6e éd., 1 107 p. (ISBN 1-84593-466-0, OCLC 948839453).
. - [Ravazzi et Siméon 2010] Gianni Ravazzi et Victor Siméon (trad. Cécile Breffort), L'Encyclopédie mondiale des chevaux de race : Plus de 150 races de chevaux de selle et poneys, Éditions De Vecchi, (ISBN 978-2-7328-9546-8).
. - [Rousseau 2016] Élise Rousseau (ill. Yann Le Bris), Guide des chevaux d'Europe, Delachaux et Niestlé, (ISBN 978-2-603-02437-9).
. - [Sponenberg 2003] (en) Dan P. Sponenberg, « The Proliferation of Horse Breeds », dans Horses Through Time, Roberts Rinehart, , 236 p. (ISBN 1570983828 et 978-1570983825).

Articles académiques
modifier- [Bankoff et Swart 2008] (en) Greg Bankoff et Sandra Swart, Breed of empire : The "Invention" of the Horse in Southeast Asia and Southern Africa 1500-1950, Copenhague, National Institute of Agrobiological Sciences, (ISBN 87-7694-014-4, OCLC 753966176, LCCN 2012448079, lire en ligne
[PDF]).
.
- [Clarence-Smith 2008] William Gervase Clarence-Smith, « Southeast Asia and Southern Africa in the Maritime Horse Trade of the Indian Ocean, c. 1800–1914 », dans Breed of empire : The "Invention" of the Horse in Southeast Asia and Southern Africa, , 21-32 p.
- [Boomgard 2008] Peter Boomgaard, « Horse Breeding, Long-distance Horse Trading and Royal Courts in Indonesian History, 1500–1900 », dans Breed of empire : The "Invention" of the Horse in Southeast Asia and Southern Africa, , 33-50 p.
- [Bodó, Alderson et Langlois 2005] (en) Imre Bodó, Lawrence Alderson et Bertrand Langlois, Conservation genetics of endangered horse breeds, Wageningen Academic Pub, , 187 p. (ISBN 90-76998-79-5 et 978-90-76998-79-4, ISSN 0071-2477, lire en ligne), « 116 de EAAP publication ».

- [Borneman 1988] (en) John Borneman, « Race, Ethnicity, Species, Breed: Totemism and Horse-Breed Classification in America », Comparative Studies in Society and History, vol. 30, no 1, , p. 25–51 (ISSN 1475-2999 et 0010-4175, DOI 10.1017/S0010417500015036, lire en ligne, consulté le ).

- [Derry 2003] (en) Margaret Elsinor Derry, Bred for perfection : shorthorn cattle, collies, and arabian horses since 1800, Johns Hopkins University Press, (ISBN 0-8018-7344-4 et 978-0-8018-7344-7, OCLC 916524725, lire en ligne).
- [Guest et Mattfeld 2019] (en) Kristen Guest (dir.) et Monica Mattfeld (dir.), Horse Breeds and Human Society: Purity, Identity and the Making of the Modern Horse, Routledge, (ISBN 978-0-429-65692-7, lire en ligne).
- [Landry 2019] (en) Donna Landry, « Habsburg Lipizzaners, English Thoroughbreds and the paradoxes of purity », Horse Breeds and Human Society, , p. 27–49 (DOI 10.4324/9780429024009-4, lire en ligne, consulté le ).

- [Lange 2019] (en) Christoph Lange, « The making and remaking of the Arabian horse – from the Arab Bedouin horse to the modern Straight Egyptian », dans Horse Breeds and Human Society: Purity, Identity and the Making of the Modern Horse, Routledge, (ISBN 978-0-429-65692-7, lire en ligne
). 
- [Landry 2019] (en) Donna Landry, « Habsburg Lipizzaners, English Thoroughbreds and the paradoxes of purity », Horse Breeds and Human Society, , p. 27–49 (DOI 10.4324/9780429024009-4, lire en ligne, consulté le ).
- [Lange 2016] (en) Christoph Lange, « Purity, Nobility, Beauty and Performance: Past and Present Construction of Meaning for the Arabian Horse », dans The meaning of horses : biosocial encounters, Routledge, (ISBN 978-1-138-91455-1 et 1-138-91455-X, OCLC 912379205, lire en ligne).

- [Silver 1984] Caroline Silver (trad. de l'anglais), Tous les chevaux du monde en couleur : Un multiguide nature, Éditions Bordas, (ISBN 2-04-012574-4, OCLC 1136121878, BNF 34845648), « Anglo-arabe ».
. - [Willekes 2016] (en) Carolyn Willekes, The Horse in the Ancient World : From Bucephalus to the Hippodrome, I.B. Tauris, , 288 p. (ISBN 1-78453-366-1, BNF 45090001).
.
Articles de presse
modifier- [Calvo Platero 2014] Nathalie Calvo Platero, « Et si les races devenaient des marques ? », Cheval Magazine, no 507, , p. 12-13.

Liens externes
modifier- (en) « Breeds Currently Recorded In The Global Databank For Animal Genetic Resources » [PDF], Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, .