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Nombre irrationnel (discussion)

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Je ne sais trop si je dois m'excuser d'intervenir dans ce débat si riche, argumenté, réfléchi...

J'ai découvert cet article par hasard, mis en avant par la page d'accueil ce 18 décembre comme « article labellisé ». J'avoue que sa lecture m'a laissé perplexe.

L'introduction, notamment, m'a fait l'effet d'un coup de massue. L'ayant lue, je me suis demandé ce que j'avais sous les yeux. Ainsi donc, parmi les irrationnels, « on peut distinguer deux sous-ensembles complémentaires ». Oui, mais on peut aussi en distinguer un autre, puis un autre, et même des sous-ensembles dans lesquels il y a à la fois des ceci et des cela. Et alors ?

Reprenons.

Soit on fait un état des lieux : on définit froidement un emboîtement d'ensembles : rationnels, constructibles, algébriques,... bref le diagramme de l'intro, ou celui, plus subtil, de la page d'accueil du 18 déc., avec en supplément une mention des nombres normaux ou autres curiosités (qui n'ont rien à voir, mais bon).

Soit on prend un point de vue historique : les Grecs ont découvert que certaines quantités (longueurs ou surfaces) n'étaient pas commensurables ; on a découvert depuis que certains de ces « irrationnels » n'étaient même pas racines d'équations algébriques, etc.

Ce dernier point de vue aurait eu l'avantage de poser clairement le problème épistémologique de l'« existence » des nombres, et peut-être d'éviter certains anachronismes dans la rédaction : les Grecs n'ont pas « découvert les nombres irrationnels », ils ont découvert l'incommensurabilité de certaines grandeurs, et ce sont les générations ultérieures qui ont décidé de donner le statut de nombres à ces « rapports irrationnels », comme ce fut le cas plus tard pour les « imaginaires », d'abord de simples outils techniques avant d'être admis au statut de nombres.

Sur quoi on peut évidemment disserter longuement sur le fait de savoir qui parmi les Grecs a le premier dit ou pensé ceci ou cela. Encore faut-il être d'abord clairs sur le fait que les Grecs n'avaient pas notre notion de nombre, et ne s'autorisaient pas comme nous à étendre une notion au-delà du champ où elle a été définie.

Il y aurait fort à dire sur le reste de l'article. Un exemple : le problème des autels en Inde. Ce n'aurait pas été long ni compliqué de préciser l'enjeu : pour construire un autel deux fois plus grand en volume que le précédent, il ne faut pas doubler les dimensions, mais les augmenter dans une proportion... à déterminer. Le lecteur ordinaire aurait compris que racine cubique de 2 est un nombre, mais « irrationnel ».

Je suis hors sujet ? Désolé. ----

(coup de gueule non publié) (note ajoutée le 11 janvier 2021)

Ponts sur le Drac

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sur le Drac noir
  • Pont des Foures (route des Chabauds)
  • Pont Peyron (D 475, route des Audiberts)
  • Pont ...

tous trois sur la commune d'Orcières

sur le Drac blanc
  • Pont des Fermons (D 472)
  • Pont des Eyrauds (route des Rolands)
  • Pont de Corbière (D 944, route de Gap à Orcières)

tous trois sur la commune de Champoléon

sur le Drac en Champsaur

ces deux derniers à l'entrée des gorges

sur les gorges du Drac
sur le Drac inférieur

.

Affluents de la Cadière

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La Marthe ou ruisseau de Marthe

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La source géographique de la Marthe se situe à 240 mètres d'altitude, sous le rebord du plateau des plaines d'Arbois, au nord-est de la commune des Pennes-Mirabeau[1]. Cette source est à sec la plupart du temps, et le ruisseau n'en coule qu'en période pluvieuse. De là son cours descend plein ouest jusqu'à atteindre un rebord rocheux, à la hauteur du village des Pennes. Au pied de ce chaos rocheux une source de type vauclusienne dite « source de Marthe » coule en permanence. Le ruisseau passe une cascade (l'une des très rares cascades du département des Bouches-du-Rhône), franchit un défilé taillé dans les marnes, puis continue dans la plaine jusqu'à la limite de la commune de Vitrolles, où elle rencontre la Cadière dans laquelle elle se jette. La longueur de son cours depuis la source théorique est de 4 kilomètres[2], depuis la source de Marthe environ 2,5.

  1. ↑ SANDRE
  2. ↑ SANDRE

Apiers, enclos et murs d'abeilles (discussion)

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Je découvre cet article et je dois dire que je suis tenté de le bousculer un peu. Je ne conteste pas l'intérêt d'un article sur les enclos-apiers de la Côte d'Azur, mais il existe d'autres sortes d'apiers, qui devraient figurer dans un article commun, car ils ont la même fonction de protection des ruches que les enclos. Je pense notamment à l'apier de Cornillon-Confoux, dans les Bouches-du-Rhône, et au Rucher de la Combe à la Serpent, à Corcelles-les-Monts, en Côte-d'Or. Faire de ces murs-apiers des « enclos du pauvre » est franchement malheureux. Mais les intégrer dans l'article nécessiterait une refonte complète. D'autant qu'il faudrait aussi faire place au Rucher de Montagnac, sur la commune de Montfrin, dans le Gard — ce dernier étant encore différent car creusé dans une paroi rocheuse. Bref, du boulot. J'hésite.

Victoire d'Ikaria

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Cette image, dont la statue, œuvre d'Igor Mitoraj, est le sujet principal et unique, me semble contrevenir au droit d'auteur (droit de représentation). Igor Mitoraj est mort en 2014, et ses droits sont gérés par l'ADAGP (www.adagp.fr). Il me semble donc impossible d'attribuer à cette image une licence de libre usage.

Baou-Roux

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Oppidum du Baou Roux
Image illustrative de l’article Fr.Latreille/Brouillon
Vestiges d'une cabane de l'oppidum
(Fouilles Tennevin)
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Département Bouches-du-Rhône
Commune Bouc-Bel-Air
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1992)
Coordonnées 43° 25′ 27″ nord, 5° 24′ 23″ est
Altitude 300 m
Superficie 2 ha
Histoire
Époque ? – 124 av. J.-C.
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Oppidum du Baou Roux
Oppidum du Baou Roux

L'oppidum du Baou-Roux est un ancien oppidum celto-ligure, ou plus proprement salyen, situé sur le flanc nord-ouest du massif de l'Étoile, au nord de Marseille. Occupé dès le septième siècle avant notre ère[1], il a été détruit en 124 av. J.-C. par les Romains[2]. Il n'a été que très partiellement fouillé.

Le site

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Le Baou-Roux est un petit plateau de 2 hectares de superficie, bordé à l'ouest par une falaise d'une quarantaine de mètres de hauteur (un baou en provençal). Avec une altitude voisine de 300 mètres, il domine la plaine de Bouc-Bel-Air, ancienne voie de communication entre la cuvette marseillaise et la vallée de l'Arc. De son sommet les habitants pouvaient apercevoir les hauteurs sur lesquelles se trouvait l'oppidum d'Entremont, ou celles du Camp Marius de Ventabren. L'accès principal se fait par un chemin dit « carraïre arlésienne », sur le versant sud. Deux accès plus difficiles existent sur la face nord, où des marches ont été par endroit taillées dans la roche (postérieurement à l'époque salyenne).

Le plateau bénéficie d'un sol végétal permettant son exploitation agraire. Son exploitation a d'ailleurs été largement poursuivie depuis l'époque salyenne, avec une large réutilisation des blocs de pierre provenant des murailles et murs d'habitations de l'oppidum[3].

Les fouilles

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  • Premières explorations

Le premier document faisant état de recherches archéologiques sur le Baou-Roux est une note de Benoni Blanc, datée de 1856, représentant un fragment de meule provenant « du camp retranché de Sousquières, près de Simiane ».

A la fin du XIXe siècle, la famille Tennevin, propriétaire d'une partie du plateau, commence à recueillir des objets ramassés en surface et à faire des fouilles éparses. En 1903, Félix Tennevin, trouve à 60 cm sous la surface du sol un squelette de femme qui paraissait enterré rituellement et portait huit bracelets en bronze et deux bagues en fer[4].

La même année, le Comte de Gérin-Ricard explore ce qu'il appelle le « castellum de la Chiera », nom qu'il tire de l'étymologie de Sousquières, ou encore « Mons rapaciosus », nom trouvé dans une charte du XIe siècle de l'abbaye Saint-Victor de Marseille.

En 1903 encore, G. Vasseur, de la Faculté des Sciences de Marseille, entreprend une campagne de fouilles, dont il publie les résultats dans les Annales de la faculté sous le titre « Note préliminaire sur l'industrie ligure en Provence ».

A la même époque, d'autres chercheurs tels Convert, Faudin, Durand, apportent leurs contributions aux travaux de Gérin-Ricard et de Vasseur.[5]

  • Fouilles Tennevin

Dans les années 1960, Jean-Pierre Tennevin, petit-fils de Félix Tennevin, entreprend des fouilles plus méthodiques, restreintes à un secteur précis au nord-est du plateau. Sous une première couche de terre, il trouve une « table archéologique » contenant une multitude de débris d'amphores, dolia, urnes, d'époques variées, jusqu'aux Ve et VIe siècles av. J.-C., voire préhistoriques. Plus bas, il atteint une surface en terre battue, dallée par endroits, qu'il identifie comme le sol de l'époque terminale de l'occupation salyenne. Sur ce sol, il met à jour des murettes de pierre rectilignes quadrillant tout en espace, délimitant dix-huit « cases » et plusieurs « rues » : un quartier d'une véritable ville[6].

En 1972, J.-P. Tennevin publie le résultat de ses recherches (plans et photos des lieux fouillés, description des pièces archéologiques récoltées) dans la revue des Amis d'Entremont.

  • Fouilles C81

En 1981, une équipe de chercheurs conduite par Jean-Louis Charrière a entrepris une fouille méthodique d'un secteur situé dans la partie ouest du domaine. Le chantier a été clos et les lieux rendus à la nature en juin 1988. En creusant de plus en plus profondément l'équipe C81 a mis à jour cinq niveaux successifs d'occupation des sols, correspondant à cinq périodes d’occupation successives, qu'ils ont pu dater « avec plus ou moins de certitude ».[7]

Pièces archéologiques

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  • Monnaies

Une étude numismatique de 449 pièces de monnaie conservées par J.P. Tennevin a été publié en 1987 dans la Revue archéologique de Narbonnaise[8]. Cette étude confirme qu'aucune occupation permanente du site n'a eu lieu postérieurement à sa destruction en -124.

Sources

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  • Jean-Pierre Tennevin, Le Baou-Roux, Oppidum celto-ligure, préface de François Salviat, les Cahiers de l'Association des Amis d'Entremont et du Pays d'Aix antique, numéro 1, 54 pages, impr. Paul Roubaud, Aix-en-Provence, novembre 1972 (sans ISBN).
  • Jan Peire Tennevin, Lou Grand Baus, fiction historique en provençal, avec traduction française de l'auteur, préface de Fernand Benoit, impr. Mistral, Cavaillon, 1965 (sans ISBN).
  • Fouille sur l'oppidum du Baou-Roux (1981-1996), sur le site asso-archeo-entremont.com

Notes et références

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  1. ↑ Tennevin, p.18
  2. ↑ Tennevin, p.4
  3. ↑ Tennevin, p.10
  4. ↑ Mémoire de l'abbé Chaillan, Académie d'Aix, 1931, cité par J.P. Tennevin, p. 15
  5. ↑ Tennevin, op.cit., pp.15-18
  6. ↑ Tennevin, pp. 23-25
  7. ↑ Fouille sur l'oppidum du Baou-Roux
  8. ↑ Inventaire des monnaies trouvées sur l'oppidum du Baou-Roux (B. du Rh.) de 1907 à 1981, in Revue archéologique de Narbonnaise, année 1987, n°20, pp. 99-141.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Saint Pelade

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Pelade ( ? - 6 janvier 823) est un saint chrétien. Il fut évêque d'Embrun au début du VIe siècle.

Sa vie, son œuvre

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Palladius, ou Pallade, ou Pelade est issu d'une famille embrunaise de haut rang. Élève de Catulin, l'évêque d'Embrun, il le suit dans son exil à Vienne lors de son conflit avec les ariens et le roi Sigismond[1]. En 518, à la mort de Catulin, Pelade lui succède[2]. L'hagiographie voit dans l'évêque Pelade un saint éminent, qui « donnait l'exemple de toutes les vertus », « jouissait du privilège de converser avec les anges »[3], possédait le don de prophétie[1]. On lui doit la construction de nombreuses églises, à Embrun, la Roche-de-Rame, Chorges, le Sauze, et même Marseille[3].

Il décède le 6 janvier 523.

Dévotion

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Vénéré de son vivant, il fait rapidement l'objet d'un culte. Déclaré « saint » par l’Église catholique, il est célébré le 21 juin[1], sauf dans le diocèse de Gap et Embrun, où il est célébré le 7 janvier[4].

Ses reliques ont été volées par un moine bénédictin espagnol, et déposées au monastère Saint-Pierre de Camprodon (Espagne). Elles sont actuellement dans l'église Sainte-Marie de cette même ville[1],[5], où Pelade, sous le nom de Patllari, est fêté le 21 juin[3].

Pelade est le saint patron de l'église de Montgardin (Hautes-Alpes)[3].

L'église de Réallon (Hautes-Alpes) lui est dédiée[6].

Voir aussi

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Saint Pelade sur le site de la Conférence des évêques de France
  2. ↑ Nous suivons ici le site de la CEF. D'autres intercalent entre Catulin et Pelade un certain Gallican, inconnu par ailleurs, et sans précision de date — voir p.ex. Tableau Historique du Département des Hautes-Alpes, de Joseph Roman, Paris/Grenoble 1887, rééd. Gap 1993, (ISBN 2909956024), p.2, ou l'article Liste des évêques et archevêques d'Embrun.
  3. 1 2 3 4 Saint Pelade, patron de Montgardin sur le site paroissesdelavance.fr
  4. ↑ Calendrier liturgique particulier du diocèse de Gap et Embrun sur le site diocesedegap.fr
  5. ↑ Llegenda de Sant Patllari({cat}) sur le site de la ville de Camprodon
  6. ↑ Église Saint-Pelade sur le site alpes-guide.com

Aiguines

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(d'après le site de la commune : https://www.aiguines.fr )

Le musée des tourneurs sur bois

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Le tournage sur bois a pendant plusieurs siècles été au cœur de la vie économique du village d’Aiguines. Afin de mettre en valeur ce patrimoine artisanal exceptionnel, la commune a créé en 1980 un Musée des Tourneurs sur Bois associant le savoir-faire d’hier et la création contemporaine[1].

Car si la boule en bois cloutée n'est plus fabriquée, le métier de tourneur sur bois est resté à Aiguines. Ce qui a changé, ce sont les pièces, leurs fonctions, leurs destinations : l’artisan est devenu un artiste. De l’artisanat à l’art, d’un patrimoine reconnu au développement international d’une production artistique, le musée raconte l’histoire des Tourneurs sur Bois à Aiguines[1].

L'Ecole Escoulen

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Grace à Jean-François Escoulen, tourneur sur bois à la renommée mondiale, la commune a créé en 2004 une école dédiée au tournage sur bois[2].

L’École Escoulen a pour vocation de promouvoir le tournage sur bois contemporain, aussi bien auprès d’un public d’amateurs que de professionnels. Car le tournage sur bois, désormais reconnu comme métier d’art, ne se pratique plus au sein d’un atelier à répéter des gestes mécaniques pour une production en série, mais produit aujourd'hui des pièces artistiques, pièces à façon et petites séries[3].

L’École Escoulen organise également des événements, comme Les Petites Journées d’Aiguines, congrès annuel de tournage sur bois, et Le Grand Atelier, séminaire de collaboration entre métiers d’art[2].

Liens externes

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MARSEILLE avant Foresta

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En , l'installation d'un panneau « MARSEILLE » sur la colline de Batarelle est à l'étude à l'initiative de l'artiste Christophe Fort[1] au bénéfice de la recherche sur le cancer. En pour la promotion de la série Netflix Marseille, le projet est réalisé avec le lettrage de la série.

  1. ↑ Christophe Fort interrogé par Constance Jamet, « Un symbole d'Hollywood importé à Marseille ? », sur lefigaro.fr, .

Compagnie Franco-Indo-Chinoise (Marseille)

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La Compagnie Franco-Indo-Chinoise, ou Compagnie Franco-Indochinoise, est une ancienne société de commerce et de traitement du riz qui possédait une usine au 204 boulevard de Plombières, à Marseille (14e arrondissement). Le bâtiment, datant de 1885, a été réhabilité en 1998. Il est aujourd'hui occupé par la société Avenir Télécom.

Histoire

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A l’époque coloniale, la position géographique de Marseille, son port, les activités portuaires et plus généralement l’ensemble des activités économiques font de Marseille le port privilégié du commerce avec l’Indochine. La part de l’Indochine dans les importations de riz à Marseille atteint 45.380 tonnes en 1900, alors que l’industrie rizière y est présente depuis 1860. Jusqu’en 1940, 80 à 96 % du riz reçu à Marseille sera indochinois. Le riz est bien sûr destiné à l’alimentaire mais il est aussi utilisé pour l’amidonnerie et la brasserie[1].

En 1910 deux génois, les frères Pellas, déjà propriétaires d'une usine à Modane (Haute-Savoie), quartier Sainte-Anne, s'installent à Marseille, place Marceau, où ils créent les Rizeries de la Méditerranée. Début 1928, les Rizeries de la Méditerranée fusionnent avec les Rizeries du Havre, la nouvelle société prenant le nom de Compagnie Franco-Coloniale des Riz, siège maintenu à Marseille. Minoritaires, les frères Pellas sont évincés fin 1929 lorsque la Compagnie Franco-Indo-Chinoise (FIC), fondée en 1912[2], absorbe la société[3]. La FIC, dont le siège est parisien, possédait une usine à Marseille au 178[4] boulevard de Plombières[3], qui produisait entre autres des aliments composés pour les animaux[1].

Alors qu'en 1936 l'usine de Marseille n'avait pas été affectée par les mouvements sociaux, une grève de plus de 45 jours a eu lieu en mars-avril 1938, avec occupation des locaux et piquets de grève[3].

En 1954, la FIC construit une usine à Port-Saint-Louis-du-Rhône.

Le Viêt Nam, le Laos et le Cambodge deviennent indépendants par les accords de Genève de 1954. Malgré cette rupture, la FIC continuera son activité, restée bénéficiaire, jusqu'à la fin des années 1950. Le bâtiment du boulevard de Plombières est resté ensuite à l’abandon. Entièrement réhabilité en 1998, pour plus de 3,5 millions d’euros, par le cabinet d’architectes Lévy & Magnan, chantier financé par l'agence Marseille Aménagement, il a accueilli le siège de la société de développement informatique Avenir Télécom[5], qui a déposé son bilan en 2016[3].

Une Compagnie Franco-indochinoise de Commission et d'Exportation avait été créée à Paris en 1927, administrée par des membres de la Société Indochinoise de Transports, dont le siège était à Saïgon.

Une nouvelle Compagnie Franco-indochinoise, ayant pour objet l'Administration d'entreprises, a été créée à Paris en 1957[6], immatriculée RCS en 1985[7]. Elle est considérée par l'INSEE comme ayant cessé son activité en 1985[8].

Pellas frères

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La Société Rizeries de la Méditerranée, établissement Pellas frères a été créée en 1910,pour une durée de 25 ans, par dévolution des biens de la société italienne Fratelli Pellas DI. C. N., comportant notamment une usine située à Marseille, place Marceau, et un ensemble de biens dont une usine situés à Modane, lieudit Sainte-Anne. Elle a son siège à Marseille.

En 1921 elle met en service une usine boulevard de Plombières [?]

En 1927, elle fusionne, à égalité de capital, avec la société des Rizeries françaises, du Havre, pour former la Compagnie Franco-Coloniale des Riz, dont le siège reste à Marseille. Les frères Pellas sont membres du CA, Nicodemo VP.

En novembre 1928, après quelques démissions, le conseil d'administration est renouvelé. Les frères Pellas ne sont plus administrateurs.

Le 30 octobre 1929, l'AGE de la F-C du Riz vote l'absorption de la Société par la Compagnie Franco-Indochinoise.

  1. 1 2 Compagnie Franco-Indochinoise des Riz, 1885, Avenir Telecom 1989 sur le site tourisme-marseille.com
  2. ↑ annuaire_df_1948 sur le site dfih.fr
  3. 1 2 3 4 Cie_franco-indochinoise (pdf) sur le site entreprises-coloniales.fr
  4. ↑ numéro attesté par divers documents officiels ; il pourrait y avoir eu une renumérotation du boulevard
  5. ↑ Siège Avenir-Télécom - Rizeries franco-indochinoise sur le site annelevy.com
  6. ↑ Compagnie Franco-indochinoise sur le site societe.com
  7. ↑ [Export_Portail_Data_COMPAGNIE_FRANCO_INDOCHINOISE_Du_09-03-2023-1.pdf Data_COMPAGNIE_FRANCO_INDOCHINOISE] ?
  8. ↑ avis de situation SIRENE sur le site de l'INSEE

Sources

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  • Le site https://www.entreprises-coloniales.fr donne une liste détaillée d'informations concernant la FIC et Pellas frères, année après année, en provenance de sources diverses (presse nationale ou indochinoise notamment), dont certaines rapportées par des auteurs spécialisés.

Montessori

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L'école bilingue Montessori au Mont d'Or, située à Albigny-sur-Saône, est une école maternelle et élémentaire privée hors contrat, laïque et associative. Elle propose une pédagogie Montessori pour des enfants de 2 à 11 ans. Les classes 2-6 et 6-11 ans sont bilingues anglais-français. L'école bilingue Montessori au Mont d'Or a ouvert en 2010 avec une quinzaine d'enfants de 2 à 6 ans[1]. Elle accueillait à la rentrée 2015 une cinquantaine d'enfants de toutes les communes environnantes[2].

2024 (nombre)

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2024 est l'écriture dans le système décimal d'un nombre naturel. Il se lit « deux mille vingt-quatre ».

Dans le système binaire, 2024 s'écrit 11111101000 (1024+512+256+128+64+32+8), qu'on pourra écrire 111_1110_1000 pour une transcription directe dans le système hexadécimal : 7E8.

Propriétés arithmétiques

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2024 est un nombre pair, car son dernier chiffre (4) est pair. Il n'est pas multiple de 3, car la somme de ses chiffres (2+0+2+4=8) ne l'est pas, ni multiple de 5 car son dernier chiffre n'est ni 5 ni 0.

Les seuls entiers premiers qui divisent 2024 sont 1, 2, 11 et 23. La décomposition en facteurs premiers de 2024 est : 23x11x23. Les diviseurs de 2024 sont tous les nombres de la forme 2px11qx23r, où p vaut 0, 1, 2 ou 3, q et r valent 0 ou 1 (on rappelle qu'un nombre à la puissance 0 vaut 1) ; ils sont donc au nombre de 4x2x2=16, en comptant 1 et 2024 lui-même ; soit :

1, 2, 4, 8, 11, 22, 23, 44, 46, 88, 92, 184, 253, 506, 1012, 2024

2024 est un coefficient binomial, égal au nombre de choix possibles de 3 éléments dans un ensemble de 24 éléments : , soit ici  ; il figure en 4e position sur la ligne 24 du triangle de Pascal :

1 23 253 1771 . . .
1 24 276 2024 10626 . . . (note : 2024 = 253+1771)
1 25 300 2300 . . .
Image du nombre tétraédrique de hauteur 5

2024 est un nombre tétraédrique, c'est-à-dire égal à la somme des n=22 premiers nombres triangulaires, ou si on préfère au nombre de cellules d'une pyramide à base triangulaire (un tétraèdre régulier) de hauteur n (ici 22) comportant à chaque niveau p (de 1 à n) un nombre de cellules égal au pe nombre triangulaire :

1 + 3 + 6 + 10 + ... + 253 = 2024


2024 n'est pas un carré, car dans sa décomposition en facteurs premiers les exposants ne sont pas tous pairs. Le carré le plus proche est 2025 = 452 = 34x52.

Selon le théorème des deux carrés de Fermat, 2024 ne peut pas être la somme de deux carrés, car 11 et 23, ses deux facteurs premiers congrus à 3 modulo 4 (11=2x4+3, 23=5x4+3), figurent dans sa décomposition en facteurs premiers avec un exposant impair (1).

Selon le Théorème des trois carrés, 2024 est somme de trois carrés, car il s'écrit 41x506, et 506 n'est pas congru à 7 modulo 8. Exemple (assez trivial) d'une telle mise en forme :

2024 = 1024 + 900 + 100 = 322 + 302 + 102

(dans le texte affiché, qqn a mis un autre exemple)

2024 est somme de 4 carrés, comme tout entier naturel. Comme il n'est pas de l'une des formes 2x4m, 6x4m et 14x4m, il peut s'écrire comme somme de 4 carrés non nuls. On en trouve une forme en remplaçant 302 par 182 + 242 (homothétie de rapport 6 sur le triangle de Pythagore) dans l'écriture ci-dessus de 2024 en somme de 3 carrés :

2024 = 322 + 182 + 242 + 102

(dans le texte affiché, qqn a mis un autre exemple)


2024 est la somme des carrés des 11 premiers nombres pairs :

22 + 42 + ... + 222 = 2024

Curiosités

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La somme de tous les diviseurs stricts de 2024 vaut 2296, qui est supérieur à 2024. On dit que c'est un nombre abondant. On peut obtenir le total exact de 2024 en additionnant seulement un certain nombre de ses diviseurs ; par exemple 4+8+11+46+184+253+506+1012 = 2024. On dit que c'est un nombre semi-parfait (un nombre parfait est égal à la somme de tous ses diviseurs stricts ; exemple 6 = 1+2+3).

2024 peut s'écrire de multiples façons comme somme de deux nombres premiers :

2024 = 7+2017 = 13+2011 = 31+1993 = ... = 937+1087

2024 peut s'écrire de 3 manières et de 3 manières seulement comme somme de nombres entiers consécutifs :

  • de 2024 = 8x253 = 8x(126+127) on déduit que 2024 est la somme de 16 nombres consécutifs dont 126 et 127 sont les nombres médians (les nombres équidistants des extrêmes totalisant 2 à 2 253) :
119+120+...+125+126+127+128+...+134 = 2024
  • de 2024 = 11x184 on déduit que 2024 est la somme de 11 nombres consécutifs dont 184 est le nombre médian (les autres ayant des écarts à 184 qui se compensent 2 à 2) :
179+180+...+183+184+185+...+189 = 2024
  • de même de 2024 = 23x88 on déduit
77+78+...+87+88+89+...+99 = 2024

2024 est la somme de tous les produits pxq où p et q sont des entiers naturels tels que p+q=23 (ordre tétraédrique de 2024 +1)[3] :

1x22 + 2x21 + 3x20 + 4x19 + ... + 21x2 + 22x1 = 2024

2024 est le nombre de termes distincts du développement du polynôme formel (x+y+z+t)21.

2024 est le nombre de triplets (u,v,w) satisfaisant les conditions 1 ≤ u ≤ v ≤ w ≤ 22, ou encore le nombre de triplets satisfaisant les conditions 0 < u < v < w < 25.

2024 est le nombre de matrices 2x2 dont tous les termes appartiennent à {0, 1, ..., 21} et dont la somme des termes est 21 ; idem dont la somme des termes est 63 [3].

Lien externe

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Articles connexes

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2025 (nombre)

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(Contribution non publiée, un autre m'a doublé : voir 2025 (nombre))

2025, ou 2 025, est l'écriture dans le système décimal d'un nombre naturel. Il se lit « deux mille vingt-cinq ».

Dans le système binaire, 2025 s'écrit 11111101001 (1024+512+256+128+64+32+8+1), qu'on pourra écrire 111_1110_1001 pour une transcription directe dans le système hexadécimal : 7E9.

Propriétés arithmétiques

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2025 est un nombre impair, car son dernier chiffre (5) est impair. Il est multiple de 3, car la somme de ses chiffres (2+0+2+5=9) l'est, et multiple de 5 car son dernier chiffre est 5. 1, 3 et 5 sont les seuls diviseurs premiers de 2025. La décomposition en facteurs premiers de 2025 est : 34x52. Les diviseurs de 2025 sont tous les nombres de la forme 3px5q, où p ∈ {0, 1, 2, 3, 4} et q ∈ {0, 1, 2} (on rappelle qu'un nombre à la puissance 0 vaut 1) ; ils sont donc au nombre de 5x3=15, en comptant 1 et 2025 lui-même ; soit :

1, 3, 5, 9, 15, 25, 27, 45, 75, 81, 135, 225, 405, 675, 2025.

Sans surprise ils sont tous impairs.

2025 est la somme des 45 premiers nombres impairs : 1 + 3 + 5 + ... + 89 = 2025. Démonstration : en ajoutant 1 à chacun des termes de la somme, on obtient 2 x (1 + 2 + ... + 45), qui vaut 45x46 ; la somme vaut donc 45x45 (cette propriété s'étend à tous les carrés).

2025 est un carré, chacun de ses diviseurs premiers figurant un nombre pair de fois dans sa décomposition en facteurs premiers : 2025 = 34x52 = 92x52 = 452.

2025 est un nombre premier de Pythagore, c'est-à-dire congru à 1 modulo 4 ; il est donc somme de deux carrés, et ce de manière unique. Sachant que 45 est lui-même somme de deux carrés (32+62), l'identité de Diophante assure que 45x45 l'est aussi ; on obtient : 2025 = 272+362.

2025 n'a pas 4 comme diviseur, et n'est pas congru à 7 mod.8 ; le théorème des trois carrés assure que 2025 est somme de trois carrés non nuls. De telles formes peuvent par exemple être obtenues à partir de 2025 = 25x81 en décomposant 81 en 62+62+32 ou 72+42+42 :

2025 = 302+302+152 = 352+202+202

Pour obtenir une écriture de 2025 comme somme de 4 carrés, il suffit d'ajouter +1 à une écriture de 2024 comme somme de 3 carrés :

2025 = 2024 + 1 = 322 + 302 + 102 + 12

Autre exemple : de 1024 = 961 + 63 (différence entre deux carrés consécutifs), on déduit

2025 = 1024-63 + 64 + 900 + 100 = 312+82+302+102

Curiosités

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D'après le théorème de Nicomaque, 2025 est la somme des cubes des 9 premiers entiers :

13 + 23 + ... + 93 = (1+2+...+9)2 = 2025.

Le nombre de diviseurs de 2025 est 15, nombre qui est l'un des diviseurs de 2025. On dit que 2025 est refactorisable[4]. [5].

La somme des 14 diviseurs stricts de 2024 est 1726, valeur inférieure à 2025 : 2025 est dit nombre déficient.

Comme tout carré impair, 2025 est un nombre octogonal centré, ici d'ordre 21, c'est-à-dire le nombre total de points de 21 octogones concentriques auxquels on ajoute un point central.

2025 peut s'écrire de 7 façons comme somme d'entiers consécutifs (à l'ordre près). Précisément, à toute factorisation de 2025 de la forme pxq avec p≤q correspond une écriture de 2025 comme somme de p entiers consécutifs dont le terme médian vaut q (on rappelle que p est nécessairement impair) :

2025 = 3x675 = 674 + 675 + 676
2025 = 5x405 = 403 + 404 + 405 + 406 + 407
2025 = 9x225 = 221 + 222 + ... + 225 + ... + 229
...
2025 = 27x75 = 62 + 63 + ... + 75 + ... + 88
2025 = 45x45 = 23 + 24 + ... + 45 + ... + 67

Époque moderne

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Au début du XVIe siècle, la ville d'Aix ne dispose pour son alimentation en eau que de quelques sources et une vingtaine de puits. Un événement va donner à la ville la perspective de se donner de nouvelles sources d'alimentation. En 1559, Adam de Craponne réussit à amener l'eau de la Durance à la ville de Salon en creusant un canal de 30 kilomètres depuis la Roque d'Anthéron. La question est immédiatement posée de faire de même pour Aix. Ce sera long et difficile, une des difficultés principales étant que pour que l'éventuel canal arrive dans la ville, à une altitude de 200 mètres au moins, la prise d'eau sur la Durance devra se faire au mieux au défilé de Chanteperdrix, voire plus en amont, et le canal devra ensuite traverser ou contourner plusieurs massifs importants.

Le projet de Craponne

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Sollicité, Adam de Craponne soumet au Conseil de la ville, en octobre 1565, un projet dont il détaille le financement mais ne précise pas le tracé. Malgré l'avis favorable de la commission chargée de l'étudier, aucun début de réalisation n'a lieu. Par contre le projet de Craponne est repris comme référence dans plusieurs déclarations d'intentions au cours du siècle suivant. Ainsi en 1662 une commission du roi Louis XIV adressée au sieur Colomby, avocat au Parlement d'Aix, préconisait « un canal de la Durance qui pût venir jusqu'à Aix et de là se jeter à l'étang de Berre (...) »[6]. Pourtant rien n'est fait.

Le projet Floquet

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La grande peste de 1720 relance le besoin de procurer à la ville d'Aix une alimentation en eau convenable. Le 4 février 1724 l'assemblée des États de Provence déplore que « depuis longtemps la Provence et surtout les villes d'Aix et de Marseille soupirent après le canal tiré des rivières de Durance et de Verdon » et « supplient le Roi de bien vouloir agréer ce canal »[6].

Malgré les objections des ingénieurs désignés pour travailler sur le sujet, Jean-André Floquet, architecte hydraulique, dépose en 1734 un projet inspiré de ceux de Craponne et Colomby, visant à amener l'eau de la Durance de Mirabeau à Aix et de là à l'étang de Berre par l'Arc. Puis il ajoute qu'il pourrait tout aussi bien faire aller le canal d'Aix jusqu'à Marseille. Après délibération du Parlement en 1737, il est officiellement décidé de construire un canal de la Durance à Aix et Marseille, qui sera nommé « Canal de Provence », puis, en 1750, « Canal de Richelieu en Provence ».

Ce couplage de la desserte des villes d'Aix et Marseille est une révolution à la fois dans les rapports entre les deux villes et dans la conception même du tracé du futur canal. Car pour atteindre Marseille le canal doit passer le seuil de Plan de Campagne, et pour cela il doit avoir atteint Aix à une altitude nettement supérieure. Floquet prétend y parvenir en maintenant la prise sur la Durance à Mirabeau, au prix cependant du percement de deux importants souterrains (5 et 2,5 km).

Ce n'est qu'en 1752 que la compagnie créée à cet effet par Floquet commence les travaux, mais elle se trouve rapidement en difficultés financières. En 1771 Floquet meurt, et les travaux sont suspendus. Dans les décennies suivantes, de nombreuses tentatives sont faites pour relancer le projet, quitte à le modifier plus ou moins sérieusement. Aucune n'aboutira, et le projet Floquet sera définitivement condamné en 1834 par la décision de la vile de Marseille de se doter de son propre canal.

Le Barrage Zola

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Le 31 mars 1838, François Zola, ingénieur italien établi à Marseille, dépose auprès de la ville d'Aix un projet particulièrement novateur : il propose d'utiliser les eaux de la Cause, petit affluent de l'Arc qui sinue dans des gorges au-dessus du Tholonet, non pas en prenant l'eau au fil du courant selon l'usage, mais en la stockant dans trois barrages successifs qui se rempliront à la saison des pluies et restitueront l'eau à la saison sèche, assurant la continuité de l'alimentation en eau de la ville. Avantage non négligeable, le site est situé à moins de 10 kilomètres de la ville, et la construction d'un canal d'amenée sera aisée, donc économique, suivant plus ou moins le tracé de l'ancien aqueduc romain de Saint-Antonin.

Cette technique du « barrage réservoir » est à l'époque un pari audacieux, mais la commission d'enquête le valide, le Ministère donne un avis favorable, et le contrat définitif est signé le 19 avril 1843, et validé par ordonnance royale du 31 mai 1844[6].

La construction d'un premier barrage commence en janvier 1847, mais François Zola meurt le 27 mars d'une pneumonie attrapée sur le chantier. Les travaux sont arrêtés et ne peuvent reprendre qu'en juillet 1853 dans le cadre d'une Société du Canal d'Aix nouvellement créée, et se terminent dans les délais initialement prévus fin 1854. Après deux ans de contrôles de sécurité, et le creusement d'un canal d'amenée de 7 kilomètres dont seulement 65O mètres en souterrain et deux aqueducs, dont celui dit du Petit Roquefavour, la connexion est effectuée avec un anneau de distribution ceinturant les boulevards de la ville[6].

Cependant il n'y aura pas d'autre « barrage Zola », la ville ayant donné la priorité à la recherche d'une alimentation par l'eau du Verdon, plus abondante quoique plus coûteuse à amener. Par contre, par un curieux retournement de circonstances, un grand frère lui a été donné un siècle plus tard à deux kilomètres en amont : le barrage de Bimont, pièce maîtresse du canal de Provence.

Le canal du Verdon

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Alors même que le canal Zola est en cours de réalisation, il apparaît déjà qu'il ne suffira pas à alimenter Aix et son terroir. La municipalité veut un canal d'un débit suffisant pour non seulement alimenter la ville (et ses fontaines) en eau potable mais aussi assurer l'irrigation du terroir environnant, le fonctionnement de tous engins à entrainement hydraulique et même le transport par flottaison. De Tournadre est chargé d'élaborer un tel canal. Son avant-projet, en 1856, prévoit une prise sur le Verdon en aval de Quinson et un aboutissement à 320 mètres d'altitude sur le plateau de Saint-Hippolyte, d'où partiront 8 branches desservant les différents bassins secondaires (dont celui d'Aix-ville). Un décret de l'empereur du 20 mai 1863 concède à la ville d'Aix « l'établissement et l'exploitation d'un canal dérivé du Verdon pour l'irrigation, la mise en jeu d'usines et la distribution générale d'eau aux habitants. »

Cette fois le projet sera réalisé. Les travaux de la branche-mère commencent en 1865 et se terminent en 1875. Elle mesure 82 kilomètres, dont 20 en souterrains, et comporte 3 importants viaducs, dont celui de Parrouvier (144 mètres de long, 21,5 mètres de tirant d'air). Sur la dérivation desservant la ville d'Aix, le viaduc de la Calèche est long de plus de 1100 mètres.

La mise en exploitation complète du canal du Verdon est effective au 1er avril 1877.

Ainsi, à la fin du XIXe siècle, malgré un débit insuffisant (4,5 m3/s au lieu des 6 m3/s du projet initial) et quelques incidents notables (écroulement du viaduc de Parrouvier en 1890), les habitants d'Aix ont l'eau potable à domicile -- en mode de distribution « à la caisse »: l'eau est amenée par gravité en haut de chaque maison ou immeuble, et se distribue dans les caisses situées dans chacun des appartements, où les occupants prélèvent selon leurs besoins, et surtout selon la quantité disponible (ce système perdurera dans les vieux quartiers jusqu'au milieu du XXe siècle).

le XXe siècle

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Le projet Rigaud

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Dès le tournant du siècle, la recherche de l'accroissement de la desserte en eau de la région fait l'objet de nouvelles demandes. Non seulement Aix et les cantons voisins (Gardanne, Lambesc, ...), mais aussi Marseille, qui veut disposer d'une ressource de secours en cas de problème majeur sur son canal[7].

En 1908, le projet dit Roulan-Dalloyau propose de régulariser le cours du Verdon en créant sur son cours des réserves accompagnées de chutes produisant de l'électricité, tout en fournissant un débit prélevé de 18 m3 s. Mais, outre son coût, ce projet ambitieux réduirait par trop le débit aval de la Durance[6]. La guerre le fait oublier. Il faut attendre une loi du 5 avril 1923 pour qu'un cadre législatif détermine les droits de chacun des départements concernés.

En 1926, le Conseil général des Bouches-du-Rhône rachète le canal du Verdon à la société gestionnaire en difficulté financière, met son exploitation en régie, et confie à Joseph Rigaud, ingénieur des Travaux publics, la mission de proposer un projet. Reprenant l'idée qui avait conduit Zola à la construction de son barrage, Rigaud localise plusieurs sites de stockage possibles dans le voisinage d'Aix (Bimont, Roques-Hautes, le Montaiguet), qui permettraient, une fois remplis, de lancer le chantier de l'agrandissement du canal du Verdon en amont sans couper l'alimentation de la ville, ce qui permettrait, in fine, d'alimenter tout le pays d'Aix, Marseille et quasiment tout l'est du département[8]. Mais les études préalables sont longues, et la guerre éclate avant que quoi que ce soit ait été réalisé.

L'extension du canal du Verdon

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Le Conseil général approuve définitivement le projet le 7 novembre 1945, et les travaux sont inaugurés le 28 avril 1946. La première tranche de travaux (qui sera finalement la seule réalisée) consiste à percer une galerie souterraine depuis un point du canal situé à l'ouest de Venelles (lieudit la Campane) jusqu'au vallon de la Cause en amont du barrage Zola (lieudit Bimont), construire à Bimont un barrage-réservoir, et tracer depuis ce barrage un canal jusqu'au sud de la plaine de Gardanne (lieudit les Sauvaires), sur un parcours de 11 kilomètres, comportant notamment 5 grands siphons, dont un de 1500 mètres franchissant l'Arc en amont d'Aix (lieudit Longesse). La galerie de la Campane et le barrage de Bimont sont achevés en 1952 et mis en service en 1953, le réseau de Gardanne en 1957. Des extensions depuis les Sauvaires sont ensuite réalisées en direction de Fuveau et Trets à l'est, et de Simiane et le massif de l'Étoile à l'ouest, en vue d'un éventuel prolongement vers Marseille.

Le Canal de Provence

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Tandis que les travaux d'extension du canal du Verdon se poursuivent, les départements du Var et des Bouches-du-Rhône, rejoints plus tard par la ville de Marseille, travaillent en commun à un projet d'une toute autre ampleur. Il s'agit de construire au départ du Verdon un canal entièrement nouveau qui, profitant des techniques modernes, sera pour l'essentiel constitué de galeries, constituant un trajet plus court avec moins de déperdition d'énergie. Le gabarit est prévu pour alimenter à la fois tout l'est de Bouches-du-Rhône et tout l'ouest du Var. Concernant Aix, un embranchement est prévu à la prise de la Campane en direction du plateau de Saint-Hippolyte, au sud de Venelles, d'où la répartition est organisée entre les secteurs de la ville comme elle l'était précédemment.

Les premières études s'effectuent en 1952. Un accord de principe est signé à Paris en novembre 1956, immédiatement entériné par les instances départementales, et un peu plus tard par la ville de Marseille. Ces trois collectivités créent la Société du Canal de Provence, qui sera chargée de la réalisation du projet. Le 23 décembre 1959 le Commissariat au Plan donne un avis favorable, mais le décret de concession n'est finalement signé que le 15 mai 1963 — un siècle exactement après celui du canal du Verdon. Les travaux s'échelonnent sur plusieurs dizaines d'années. Le canal du Verdon est progressivement abandonné. Cependant la branche de Gardanne est restée active de Bimont jusqu'après Simiane, d'où un raccordement lui permet de se déverser dans le Vallon Dol.


  1. ↑ « École Montessori au Mont d'Or », sur ecolemontessori.fr (consulté le ).
  2. ↑ « École Montessori au Mont d'Or - Albigny-sur-Saône - Lyon », sur Ecole Montessori au Mont d'Or - Albigny-sur-Saône - Lyon (consulté le ).
  3. 1 2 Tetrahedral (or triangular pyramidal) numbers sur The On-Line Encyclopedia of Integer Sequences (OEIS.org)
  4. ↑ Odd refactorable numbers sur OEIS.org
  5. ↑ 2024+1 (Cette nouvelle année est-elle intéressante ? Episode 16), dans le blog Choux romanesco, Vache qui rit et intégrales curvilignes, de Jérôme Cottenceau.
  6. 1 2 3 4 5 Michel Jean, L'Alimentation en eau du Pays d'Aix, Éditions Crès, Marseille, 2006, (ISBN 978-2-75370048-2), pp.56-59 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « MJ » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  7. ↑ « Que l'aqueduc de Roquefavour s'écroule, qu'un souterrain s'éboule, et la ville de Marseille est pour de longs jours privée d'eau. » Joseph Rigaud, Les Eaux du Verdon à Marseille, Aix et sa région, 1932, cité par Michel Jean, op.cit. p.99.
  8. ↑ J. Rigaud, L'extension du canal du Verdon pour Marseille, Aix et les 50 communes de la région Est du département des Bouches-du-Rhône, 31 décembre 1935, cité par Michel Jean, op.cit., p.105

Sophie Galabru

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Sophie Galabru est une philosophe et écrivaine française.

Née en 1990, elle est la fille de Jean Galabru et la petite-fille de Michel Galabru.

Parcours

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Après des études secondaires au lycée Louis-le-Grand, au cours desquelles elle suit pendant 2 ans les cours de théâtre de son père, elle s'inscrit en Sorbonne pour une formation en philosophie. Elle réalise sous la direction de Renaud Barbaras une thèse, publiée en 2020, intitulée Emmanuel Lévinas : le temps à l’œuvre[1],[2]. Reçue à l'agrégation de philosophie en 2018, elle intègre le Laboratoire Pays Germaniques (UMR 854) CNRS/ENS tout en enseignant la philosophie dans un lycée des Yvelines[3] et à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne[4].

Écrits

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  • Je ne sais pas dire non !, dialogue avec Michel Galabru, 2011.
  • Le temps à l’œuvre - Sur la pensée d'Emmanuel Lévinas, thèse d'Université, préface de Renaud Barbaras, 2020
  • Le visage de nos colères, Flammarion, 2022, prix lycéen du livre de philosophie.
  • Faire famille - Une philosophie des liens, Allary éditions, 2023
  • Nos dernières fois - Défier la nostalgie, Allary éditions, 2025

Entretiens

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  • Les saines colères de Sophie Galabru, la petite-fille, entretien avec Thierry Richard pour Ouest France, le 18 juin 2022[5]
  • La retraite, une conception déprimante et à rebours de ce qu'il faut proposer pour cultiver une forme de vitalité, entretien diffusé dans l'émission Matin première de la RTBF, le 27 février 2025[6].
  • Une dernière fois n'est pas forcément une fin absolue, entretien avec Pascale Fournier, in La Vie n°4147 du 20 février 2025, pp. 66-68.

Sophie Galabru a réalisé plusieurs vidéos sur Youtube dans la collection Brut philo, dont :

  • La colère, une émotion vitale[7].
  • Comment vivre nos dernières fois[8].

Notes et références

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Historique de la RN 8 (Marseille - Toulon)

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Lors de la définition par Napoléon Ier du réseau des « routes impériales », en 1811, il fut créé une route impériale n°9 de Paris à Marseille et Toulon ayant un tracé confondu jusqu'à Aix-en-Provence avec celui de la route impériale n°8 de Paris à Florence (alors appartenant à l'Empire napoléonnien) via Lyon, Aix-en-Provence, Nice et Gênes[1]. De fait, la route impériale n°9 n'avait donc un parcours propre que d'Aix à Toulon, ce qui en faisait la plus courte des routes impériales de première classe.

Après le rétablissement de la monarchie, le réseau est redéfini, et les routes impériales n° 8 et 9 deviennent routes royales n° 7 (celle-ci limitée à la nouvelle frontière du royaume) et 8 (inchangée)[2]. Les changements de régimes politiques ultérieurs n'ont pas modifié ces numérotations, et ces routes sont devenues routes nationales 7 et 8, et le sont restées jusqu'à leur déclassement en routes départementales au XXe siècle.

Variantes de la RN 8 (Marseille -Toulon)

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Avant le construction des autoroutes, il était possible d'aller d'Aix à Toulon en évitant la traversée de Marseille, en empruntant la RN 7 d'Aix au Canet-de-Meyreuil, puis la RN 96 jusqu'à Aubagne ou Gémenos, où on retrouvait la RN 8. Le kilométrage était équivalent, et les encombrements nettement moindres.

Depuis qu'un maillage d'autoroutes a été construit, deux trajets par autoroute reprenant approximativement les anciens itinéraires sont disponibles :

  • d'Aix au convergent de Septêmes par l'A 51, puis l'A 7 jusqu'à l'échangeur des Arnavaux, l'A 507 jusqu'à l'échangeur Florian, et enfin l'A 50 jusqu'à Toulon
  • d'Aix à l'échangeur du Pas-de-Trets par l'A 8, puis l'A 52 jusqu'à Aubagne, et enfin l'A 50 jusqu'à Toulon.

Ce second itinéraire est moins encombré que le premier, mais comporte un péage.

Par ailleurs il est possible de joindre Marseille à Toulon par la route du bord de mer (D 559, via Cassis, la Ciotat, Bandol, Sanary).

Tramway d'Aubagne

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Le réseau actuel du tramway d'Aubagne est composé de deux lignes :

  • la ligne T, inaugurée en 2014, qui dessert les quartiers ouest depuis la gare SNCF, sur 2,8 km
  • le Val'tram, nouvelle ligne dont la mise en service sera effective fin 2025, reliant la gare d'Aubagne à la Bouilladisse en suivant l'itinéraire de l'ancien chemin de fer de Valdonne sur 14 km.

Ce réseau est placé sous l'autorité de la Métropole Aix-Marseille-Provence, via sa filiale Transports du Pays de l'Étoile (TPE).

Le Monastier (Lozère)

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Le Monastier est une ancienne commune du département de la Lozère.

Elle a fusionné avec Pin-Moriès en 1974, puis avec Chirac le pour former la commune nouvelle de Bourgs sur Colagne.

Géographie

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Le Monastier est situé à l'ouest du département de la Lozère, le long de la Colagne, affluent du Lot, à 6 km au sud-ouest de Marvejols, entre les Monts d'Aubrac au nord-ouest et le Causse de Sauveterre au sud-est. Le chef-lieu est à 610 mètres d'altitude.

Etymologie

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Le Monastier dérive du latin monasterium, via l'occitan monestièr, signifiant monastère. Il s'agit ici du monastère Saint-Sauveur-de-Chirac, construit à la fin du XIe siècle, et dont il ne reste aujourd'hui que l'église, devenue église paroissiale du Monastier.

Histoire

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Le village du Monastier s'est développé à partir du XIIe siècle autour du monastère Saint-Sauveur-de-Chirac, le long de la route reliant Marvejols à la Canourgue, qui deviendra au XVIIIe siècle une partie de la route nationale 9.

Le véritable développement de la commune s'est effectué au XIXe siècle lors de la construction de la ligne de chemin de fer reliant Clermont-Ferrand à la côte languedocienne, dite ligne des Causses. En 1884 est inaugurée une section de ligne « de Séverac-le-Château à Mende avec embranchement du Monastier à Marvejols » (la ligne ne sera établie au nord de Marvejols qu'en 1887). Les services de Séverac à Mende devant rebrousser au Monastier, la gare du Monastier est établie comme gare de bifurcation (et parfois gare terminus), avec ce que cela suppose d'équipements techniques, développant l'activité de la commune.

Au XXe siècle, c'est le tourisme qui soutient l'activité de la commune.

Communications et transports

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  • L'autoroute A75 (Clermont-Ferrand - Béziers) comporte un échangeur au Monastier. La Route nationale 88 a été aménagée en 2x2 voies et raccordée à l'A 75.
  • La gare SNCF est desservie par les trains régionaux TER Occitanie, ou autocars IiO de substitution, en provenance ou à destination de Marvejols, Saint-Chély-d'Apcher, Mende, la Bastide-Saint-Laurent-les-Bains et Nîmes.

Lieux et monuments

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Voir aussi

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[[Catégorie:Ancienne commune en Lozère]]

La route territoriale 30 corse

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Histoire

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La route nationale 197, créée au XIXe siècle pour relier Calvi au centre de l'île, a fait au XXe siècle l'objet de plusieurs modifications d'itinéraires. Elle a notamment bénéficié de la création en 1998 de la route de l'Ostricone, dite la Balanina, réduisant sensiblement le temps de parcours entre l'Île-Rousse et Ponte-Leccia, où elle de connectait avec la RN 193 Bastia-Ajaccio.

C'est ce dernier itinéraire qui a été retenu pour définir la route territoriale 30, l'itinéraire antérieur par Belgorère se voyant attribuer le code RT 301.

Itinéraire

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La Balanina près de Pietralba

La croix de Quasquara

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En 2022, le maire de Quasquara a fait ériger une croix monumentale en bois au bord de la route à l'entrée du village. Une habitante du village, habituelle opposante au maire (elle s'était présentée contre lui aux dernières élections), avait demandé au maire de faire disparaître cette croix. Devant son refus, elle a fait appel en avril 2023 au tribunal administratif, lequel lui a donné raison en octobre 2025[3], au nom de la loi du 9 décembre 1905 qui interdit à toute autorité publique d'ériger aucun monument à caractère religieux sur un terrain public.

Entre temps l'affaire avait eu en Corse un large écho, et de nombreux soutiens au maire se sont manifestés[4]. Un rassemblement devant la croix a été organisé en avril 2024, et une pétition a recueilli plus de 10000 signatures. Pour autant « l'affaire » semble en voie de résolution. Le maire de la commune, tout en maintenant son refus d'abattre la croix, déplore que l'affaire prenne une telle ampleur alors qu'elle relève plutôt d'un différent local[5]. Le cardinal Bustillo a émis une mise en garde contre les tentatives d'exploitation de l'affaire à des fins idéologiques ou politiques : « la croix, on la sert, on ne s'en sert pas »[6]. Le Préfet de Corse, rappelant que « l'esprit de dialogue et de concorde doit prévaloir », a rencontré le maire et a annoncé que « les services de l’État accompagneront » la démarche de la commune « permettant d'assurer que l'implantation de la croix s'inscrive dans le cadre légal »[7].

Notes et références

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Itinéraires alternatifs à la RN 199

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Le profil de la RN 199 était particulièrement difficile. Divers itinéraires alternatifs étaient susceptibles d'intéresser les automobilistes.

Exemples (selon le réseau avant le déclassement de 1972):

  • de Bastia à Saint-Florent : RN 193 jusqu'à Biguglia, puis RN 843 (31 km au lieu de 23 par la RN 199)
  • de Bastia à l'Île-Rousse : RN 193 jusqu'à Ponte-Leccia, RN 197 jusqu'à Belgodère, RF 3 jusqu'à Lozari où on reprend la RN 199 (88 km au lieu de 69)
  • de Bastia à Calvi : RN 193 jusqu'à Ponte-Leccia, puis RN 197 jusqu'à Calvi (121 km au lieu de 93)
  • de Bastia à Porto : RN 193 jusqu'à Francardo, puis RF 9 (134 km au lieu de 174, mais franchissement du col de Verde, alt. 1289 m.)
  • de Porto à Sagone : RF 9 jusqu'à Evisa, puis RN 195 jusqu'à Savone (56 km au lieu de 44)

Routes connexes à la RN 197

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  • La dénomination D 71 a été créée en 1972 pour désigner deux sections déclassées de la RN 197 : de Lumio à Belgodère par Muro, et de Ponte-Leccia à Prunete. Bien qu'éloignées l'une de l'autre, ces deux sections de route ont conservé leur numéro commun.
  • La dénomination D 81 a été créée en 1972 pour désigner deux sections déclassées de la RN 199 : de Bastia à Lozari, et de Calvi à Ajaccio. La première de ces deux sections a ensuite été réduite à l'Ostriconi lors de la construction de la Balanina (RN 1197 puis RN 197). Bien qu'éloignées l'une de l'autre, ces deux sections de route ont conservé leur numéro commun.
  • Le nom de Route nationale 1197 a désigné de 1988 à 2010 la route créée dans la vallée de l'Ostriconi, variante de la RN 197 plus rapide entre Ponte-Leccia et Lozari. En 2010, la RN 197 a adopté cet itinéraire, et le nom de RN 1197 n'a pas été réaffecté.
  • Une première Route nationale 2197 a désigné un court tronçon abandonné de la D 81 autour de la pointe ouest de l'Ostriconi lors de la construction de la RN 1197 en 1988[1]. Cette appellation a ensuite désigné, de 2010 à 2014, le tracé de la RN 197 de Ponte-Leccia à Lozari par Belgodère abandonné au profit de la route de l'Ostriconi. En 2014, elle est devenue Route territoriale 301.
  1. ↑ Carte IGN au 1/100000 n°73 Bastia-Corte, édition 2004, pli D3

Réseau routier de la Corse

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Situation au milieu du XXe siècle

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  • Routes nationales (cf. textes de création et modifications) :
    • RN 193 Ajaccio - Bastia, 153 km, créée en 1836 (aujourd'hui RT 50)
    • RN 193b Ajaccio-centre - la Parata, 12 km, créée en ?? (aujourd'hui D 111)
    • RN 194 Sartène - col de Verde - Vivario, 118 km, substituée en 1933(?) à la RN 196bis (créée en 1862) (aujourd'hui D 69)
    • RN 195 Sagone - Evisa, 32 km, créée en 1836 (aujourd'hui D 70)
    • RN 196 Ajaccio - Sartène - Bonifacio, 139 km, créée en 1836 (aujourd'hui RT 40)
    • RN 197 Calvi - Belgodère - Ponte-Leccia [+- Cervione], 65[+71] km, créée en 1836, prolongée en 1862 (aujourd'hui D 71)
    • RN 198 Bonifacio - Porto-Vecchio - Bastia [+ - Macinaggio] [+ - Saint-Florent], 170[+38+72] km, créée en 1839, prolongée en 1854 et 1862 (puis réduite en 1972) (aujourd'hui RT 10[+D 80])
    • RN 199 [+Bastia -] Saint-Florent - Calvi - Ajaccio, 250 km, créée en ??, allongée en 1933 (aujourd'hui D 81/RT 30/D 81a/D 81)
    • RN 200 Corte - Aléria, 48 km, créée le 16 juin 1856 (aujourd'hui RT 50)
    • RN 842 Santa-Severa - Luri - Pino, 16 km, créée en 1931 (antérieurement D 6, aujourd'hui D 180)
    • RN 843 Biguglia - Saint-Florent, 21 km, créée en 1931 (antérieurement D 5, aujourd'hui D 62/D 82)
    • RN 844 L'Île Rousse - Calenzana - Calvi, 38 km, créée en 1931 (antérieurement D 12, aujourd'hui D 151)
    • RN 845 Barchetta - [Campile] - La Porta - Nocario, 32 km, créée en 1932, modifiée en ?? (aujourd'hui D 515)
    • RN 846 Vescovato - Col Saint-Antoine (Casabianca), 24 km, créée en 1931 (antérieurement D 9, aujourd'hui D 237)
    • RN 847 Folelli - Piedicroce, 22 km, créée en 1931
    • RN 848 Taglio-Isolaccio - Cervione, 23 km, créée en 1932 (aujourd'hui D 330)
    • RN 849 Vico - Sarrola-Caracopino, 50 km, créée en 1932
    • RN 849b Vico - Guagno-les-Bains, 11 km, créée en 1931 (anciennement D 1, aujourd'hui D 23)
    • RN 850 Santa-Maria-Sichè - Frasseto - Bains de Guitera, 23 km, créée en 1931 (anciennement D 2, aujourd'hui D 83)
    • RN 851 Pisciatella (Cauro-ouest) - Grossetto-Prugna - Col d'Aja-Bastiano - Pila-Canale - Sollacaro - Col de Celaccia, 43 km, créée en 1931 (anciennement D 8, aujourd'hui D 302)
    • RN 852 Bicchisano - Petretto - Aullène - Quenza - Zonza, 41 km, créée en 1931 (anciennement D 11, aujourd'hui D 420)
    • RN 853 N 198 (Porto-Vecchio) - Figari (N 196), 22 km, créée en 1931 (anciennement IC 22, aujourd'hui D 859)
    • RN ??? Col de Cardo (RF 10) - Pinzalone (RF 6) - Lugo-di-Nazza ? - ??, 2,5+? km, créée en 1932 (aujourd'hui D 344a/D 44?)
  • Routes départementales (données, ponctuelles et discutables, relevées sur une carte Michelin n°90 de 1948):
    • D 1 Guagno-les-Bains - Guagno - forêt de Libio, 8,5+? km (aujourd'hui D 23 depuis Vico - cf. RN 849a)
    • D 3 Abbazia - Pietrapola (Prunelli), 8 km (aujourd'hui D 145 ; une nouvelle D 3 ailleurs)
    • D 65 Sartène - Foce, 10? km (inchangée depuis)
  • Routes forestières (données, à peu près exhaustives, relevées sur 2 cartes Michelin n°90 de 1948 et de 1970):
    • RF 1 Cauro - Bastelica, 15 km (aujourd'hui D 27)
    • RF 2 Pinarello - Ste-Lucie-de-Porto-Vecchio - Taglio-Rosso - ??, 8+? km (aujourd'hui D 168a) ; RF 2a Ste-Lucie-de-Porto-Vecchio - Conca, 4 km (aujourd'hui D 168)
    • RF 3 Lozari - Belgodère - (N 197) - Olmi-Cappella - Mausoléo - forêt de Tartagine, 8+32 km (aujourd'hui RT 301/D 963)
    • RF 4 Solenzara - col de Bavella - Zonza - Levie - Ste-Lucie-de-Tallano - (N 194) - (N 196), 62+1 km (aujourd'hui D 288)
    • RF 5 Porto-Pollo - Petreto(-Bicchisano) - Olivese - Guiterra-les-Bains - Cozzano, 62 km (aujourd'hui D 757) - poursuivait initialement jusqu'à Vivario, section de 58 km reprise par la RN 196bis puis RN 194 ; embr. RF 5A Vergajo - Zicavo 4,5 km
    • RF 6 Casabianda (Aléria) - Vezzani - Vivario, 44 km (aujourd'hui D 343); embr. RF 6A Maison-Pieraggi - Saint-Antoine, 2 km
    • RF 7 Calzarello - Migliacciaro - Abbazia - Poggio-di-Nazza, 18 km (aujourd'hui D 244)
    • RF 8 Galéria - (N 199) - vallée du Fango - Manso, 4+16 km (aujourd'hui D 351)
    • RF 9 Porto - Evisa - col de Vergio - Calacuccia - Francardo, 78 km (aujourd'hui D 84)
    • RF 10 Ghisonaccia - Ghisoni, 27 km (aujourd'hui D 344); embr. RF 10A PInzalone - Salastraco, 2,5 km (aujourd'hui D 44)
    • RF 11 Porto-Vecchio - l'Ospedale - Zonza, 40 km (aujourd'hui D 368)
    • RF 12 (N 198) - Solaro - forêt de Tova ?, 8(+?) km (aujourd'hui D 145)
    • RF 13 (Calvi - N 197) - Suare - Bonifato, 18 km (aujourd'hui D 81/D 251)
  • Chemins d'intérêt commun (données, très partielles, relevées sur une carte Michelin n°90 de 1948):
    • IC 3 Bastellicaccia - gorges du Prunelli - Bastelica
    • IC 59 (N 198) - Chera - (Sotta) - Carbini - Levie, 45 km (aujourd'hui D 59)

Route nationale 196

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Route nationale 196
Cartouche de la route
Historique
Classement 1836
Déclassement 2014 ( > T 40 )
Caractéristiques
Longueur 124 km
Direction nord-ouest / sud-est
Extrémité nord-ouest Ajaccio
Intersections N 193 à Ajaccio
N 851 à Pisciatello
N 850 à Apa
N 851 au col de Celaccia
N 852 à Petreto-Bicchisano
N 194 à Sartène
N 853 au Col de la Testa
N 198 à Bonifacio
Extrémité sud-est Bonifacio
Réseau Route nationale
Territoire traversé
1 région Corse
1 département Corse-du-Sud
Villes principales Ajaccio, Propriano, Sartène, Bonifacio
Notes
RN 194 et 850 à 853 : de 1932 à 1972

La route nationale 196 ou RN 196 est une ancienne route nationale française reliant Ajaccio à Bonifacio, en Corse-du-Sud.

Histoire

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La route d'Ajaccio à Bonifacio, créée par la loi du et classée dans le domaine des « routes royales » sous le numéro 196[1], a été construite entre 1837 et 1845[2],[3]. Elle est devenue route nationale sous la République, en conservant son numéro.

Son itinéraire est resté le même depuis sa création, sous réserve d'ajustements locaux, et de trois modifications importantes :

  • Départ d'Ajaccio :

Initialement, la RN 196 se détachait de la RN 193 dans Ajaccio, aux environs des Salines, soit à 3 kilomètres du point de départ de celle-ci, et traversait en ligne droite le Campo-del-Oro. En 1957, la route a été déviée par une large courbe au nord pour permettre l'allongement des pistes de l'aéroport. En 1974, la RN 193 a été détournée via l'aéroport, en empruntant sur 5 kilomètres l'itinéraire de la RN 196, et reportant le départ de celle-ci au rond-point de la Gravone, créé à cet effet.

Notes et références

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  1. ↑ Loi portant que les routes de la Corse y désignées sont déclarées routes royales, Bulletin des lois du royaume de France, IXe série, Tome 12. [lire en ligne]
  2. ↑ Ciccolini Félix - Le réseau routier de la Corse au XIXe siècle in Atlas ethno-historique de la Corse - la cartographie comme moyen d'expression de la variation culturelle - Rapport final à la mission du patrimoine ethnologique
  3. ↑ Route nationale 196 sur wikisara

[[Catégorie:Route nationale en Corse-du-Sud|196]]

(nouveau)

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