Vanessa Wagner (pianiste)

pianiste française

Vanessa Wagner, née le à Rennes (Ille-et-Vilaine), est une pianiste française. Révélation soliste instrumental de l'année aux Victoires de la musique classique en 1999, elle mène depuis une carrière atypique qui mêle le grand répertoire pianistique, la création contemporaine et de nombreuses collaborations transversales, notamment avec des musiciens issus de la scène électronique[1]. Décrite par Le Monde comme « la pianiste la plus délicieusement singulière de sa génération »[2], elle est aujourd'hui reconnue comme l'une des principales interprètes du courant minimaliste en France[3]. Elle est par ailleurs directrice artistique du Festival de Chambord, qu'elle dirige depuis sa création au début des années 2010, et du festival de piano du musée des impressionnismes de Giverny, qu'elle a fondé en 2021[3]. Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2014, elle a été nommée Chevalier de la Légion d'honneur au titre de la promotion du 1er janvier 2020[4].

Vanessa Wagner
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Vanessa, Clotilde, Elsa Wagner
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Instrument
Label
Maître
Genres artistiques
Site web
Distinction
Victoires de la musique : révélation (1999), nomination (2026) • Chevalier des Arts et des Lettres (2014) • Chevalier de la Légion d'honneur (2020)

Biographie

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Jeunesse et formation

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Issue d'une famille plutôt tournée vers les lettres que vers la musique, Vanessa Wagner découvre le piano presque par hasard, à la faveur de l'arrivée chez elle d'un instrument hérité de son arrière-grand-mère ; commençant l'instrument vers l'âge de sept ans, elle voit son professeur d'alors, lui-même ancien élève d'Alfred Cortot, repérer rapidement chez elle un don peu commun[5],[6]. Elle obtient son diplôme au Conservatoire de Rennes à l'âge de douze ans avant d'intégrer, quelques mois plus tard, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris[7]. Elle y obtient le premier prix à l'âge de dix-sept ans dans la classe du pianiste Dominique Merlet, puis poursuit son cycle de perfectionnement auprès du pianiste Jean-François Heisser. Elle passe par ailleurs son baccalauréat et suit une année d'études de philosophie, révélant déjà un goût pour la liberté et l'éclectisme qui marquera sa carrière ultérieure[5].

En Italie, au sein de l'Académie de Cadenabbia (Griante), elle se perfectionne en 1995 auprès de Leon Fleisher, Murray Perahia et Alexis Weissenberg[8], ainsi que, selon certaines sources, de Fou Ts'ong et Karl Ulrich Schnabel. Contrairement à de nombreux pianistes de sa génération, elle ne suit pas la voie des concours internationaux : sa carrière se construit progressivement, par invitations successives[9]. Bien que patronyme oblige, elle n'a aucun lien de parenté avec Richard Wagner et confie volontiers préférer Verdi[7].

Carrière de concertiste

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En 1999, Vanessa Wagner est nommée « révélation soliste instrumental de l'année » aux Victoires de la musique classique. Sa carrière internationale s'enrichit ensuite constamment : elle est invitée par de nombreux orchestres placés sous la direction de chefs tels que Charles Dutoit, François-Xavier Roth, Jean-Claude Casadesus ou Theodor Guschlbauer, et se produit dans des salles prestigieuses comme la Philharmonie de Paris, le Grand Auditorium de Radio France, le théâtre des Bouffes du Nord, le théâtre des Champs-Élysées, La Seine musicale, le théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles, l'Oriental Art Centre de Shanghai, le Symphony Hall d'Osaka, la Cité de la musique de Rio, l'Académie Sainte-Cécile de Rome ou le Royal Albert Hall de Londres[10]. Au fil des saisons, elle joue notamment avec l'Orchestre national de France, les orchestres de Lille, de Bordeaux-Aquitaine et de Montpellier, l'Orchestre philharmonique de Munich, ceux d'Osaka, de Liège ou de Budapest, l'Orchestre royal de Wallonie, le SWR de Baden-Baden et Fribourg ou l'orchestre de l'Académie Santa Cecilia de Rome[11]. Elle est également l'invitée de grands festivals comme la Roque d'Anthéron, Présences (Radio France), Piano aux Jacobins, le Festival international d'Aix-en-Provence, la Folle Journée de Nantes, le Lille Piano Festival ou le Festival Radio France Occitanie Montpellier[10],[12]. En 2026, elle est nommée, pour plusieurs éditions, « artiste associée » de la Folle Journée de Nantes[13].

Son répertoire, sans cesse renouvelé, couvre un large spectre allant du répertoire baroque et classique (Rameau, Haydn, Mozart) au grand répertoire romantique et post-romantique (Schumann, Schubert, Brahms, Rachmaninov, Scriabine, Debussy, Ravel), jusqu'à la musique du XXe siècle et du XXIe siècle (Berio, Dusapin, Glass)[11]. Elle pratique également le pianoforte et les instruments anciens, qu'elle fait dialoguer avec le piano moderne dans certains de ses programmes et enregistrements[14].

Chambriste recherchée, elle partage régulièrement la scène avec le violoniste Augustin Dumay, avec lequel elle joue depuis plus de dix ans[14]. Dès 2003, elle accompagne la violoncelliste Ophélie Gaillard dans un enregistrement de la Sonate pour violoncelle op. 65 de Benjamin Britten[15]. Elle est artiste en résidence auprès de l'Orchestre national de Bretagne pour la saison 2022-2023[16]. Depuis 2014, elle forme également un duo de pianos avec Wilhem Latchoumia, né de la reconstitution à quatre mains puis à deux pianos de la pièce Amériques d'Edgard Varèse au théâtre des Bouffes du Nord ; ce duo donne naissance aux albums This is America! (2021) et Piano Twins (2024)[17]. Très investie dans la musique de son temps, elle est la dédicataire de plusieurs œuvres des compositeurs Pascal Dusapin, François Meïmoun, François Sarhan, Amy Crankshaw, Gérard Pesson et du compositeur argentin Alex Nante, dont elle crée plusieurs pièces en 2025[3],[5],[14]. Elle prend également part à plusieurs créations chorégraphiques, signées notamment par Emmanuelle Vo-Dinh, Sylvain Groud et Petter Jacobsson[14]. Elle a par ailleurs participé à des lectures musicales, notamment autour du roman Sarah, Susanne et l'écrivain de l'écrivain Éric Reinhardt, aux côtés de la comédienne Julia Faure[5]. En 2026, plus de trente ans après ses débuts, elle est de nouveau nommée aux Victoires de la musique classique[18].

Débuts discographiques et affirmation (1996-2015)

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Vanessa Wagner fait ses débuts au disque en 1996 avec un album consacré à Rachmaninov (dont la Sonate pour piano no 2), paru chez Lyrinx[15]. Elle poursuit chez ce même label avec un récital Scriabine (comprenant la Fantaisie op. 28), puis des sonates de Mozart et de Schumann. Passée ensuite chez Naïve, elle grave un album Debussy (Images, Images oubliées, Estampes) en 2005, puis un disque intitulé Variations en 2009[19].

Au tournant des années 2010, elle s'affirme aussi comme une interprète engagée dans la musique de son temps et le grand répertoire concertant. Elle enregistre, avec Les Siècles dirigés par François-Xavier Roth, le Concerto pour piano de Pierre-Max Dubois (Actes Sud, 2012) et consacre la même année un disque aux Études pour piano de Pascal Dusapin, salué par la critique[19]. Elle participe également à l'opéra O Mensch! de Dusapin (Col Legno, 2013). En 2014 paraît un album Ravel (Aparté), distingué d'un Choc de Classica[19]. Ces enregistrements, échelonnés sur près de vingt ans, témoignent d'un répertoire qui s'élargit progressivement du romantisme vers la création contemporaine, avant que la pianiste ne se tourne plus nettement, à partir du milieu des années 2010, vers le répertoire minimaliste[1].

Musique minimaliste et collaborations transversales

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En 2014, Vanessa Wagner entame un dialogue avec le compositeur mexicain de musique électronique Murcof, en particulier à l'occasion de la première édition de « Beyond My Piano » (« Au-delà de mon piano »), rendez-vous musical donné au théâtre des Bouffes du Nord à Paris[20]. En 2016, elle l'accompagne sur l'album Statea, publié sur le label InFiné et comptant huit titres, dont une reprise de Avril 14th d'Aphex Twin ainsi que des pièces de John Cage, Erik Satie et Arvo Pärt[21].

Elle poursuit cette exploration du répertoire minimaliste et contemporain avec un triptyque publié chez InFiné : Inland (2019), Study of the Invisible (mars 2022) et Mirrored (novembre 2022)[3]. Ces albums réunissent aussi bien les grandes figures du minimalisme et de l'ambient (John Adams, Meredith Monk, Brian Eno, Ryūichi Sakamoto) que des compositeurs contemporains plus récents comme Caroline Shaw, Bryce Dessner ou Nico Muhly[6]. Au fil de ces projets, elle collabore également avec les musiciens électroniques Rone et Molécule, le plasticien Quayola, le danseur et circassien Yoann Bourgeois, le chanteur Arthur H et la comédienne Romane Bohringer[22],[12].

En septembre 2025, elle publie chez InFiné l'intégrale des Études pour piano de Philip Glass, accueillie par un succès critique international unanime (Diapason d'or, Télérama ffff, Album du mois France Musique)[8],[23]. Figurant parmi les premières pianistes françaises à avoir joué la musique de Glass, elle conçoit un programme de concert mettant en regard les Études du compositeur américain et des préludes du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach, soulignant les résonances entre les deux écritures[24]. Ce cycle Glass donne également naissance, en 2026, au spectacle Figures of Glass, projet scénique hybride mêlant piano et lumière conçu avec le collectif Scale, créé notamment au théâtre du Châtelet ; l'œuvre a par ailleurs fait l'objet d'un enregistrement filmé pour Arte Concert et d'une collaboration avec la circassienne Chloé Moglia[25],[18]. Elle en tire, en mars 2026, un disque d'extraits remontés intitulé Figures of Glass (Piano Etudes – Edits)[26].

Direction artistique de festivals

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Vanessa Wagner est depuis sa création la directrice artistique du Festival de Chambord, au château de Chambord, poste qu'elle occupe à l'invitation de Jean d'Haussonville, alors directeur du domaine[27]. Les articles rétrospectifs situent la création du festival en 2010[5],[13], tandis que le site du festival la date de 2011[28] ; la première édition s'est en tout cas déroulée à l'été 2010, avec un concert d'ouverture des Siècles et de la mezzo-soprano Isabelle Druet[27]. Elle y construit une programmation volontairement éclectique, mêlant répertoires anciens et contemporains et utilisant la géographie du domaine (cour, forêt, terrasses) pour des propositions scéniques originales[13]. La quinzième édition du festival se tient du 4 au 11 juillet 2026, avec notamment Les Siècles, la violoncelliste Anne Gastinel, l'Orchestre de l'Opéra royal de Versailles et Renaud Capuçon[28],[13].

Elle est également directrice artistique du festival de piano du musée des impressionnismes de Giverny depuis sa création, en juillet 2021[29]. Le festival en est à sa quatrième édition en mai 2024[10] et à sa sixième en mai 2026[30].

Distinctions

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  • Victoire de la musique, catégorie révélation soliste instrumental de l'année (1999)[31].
  • Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, au titre de la promotion de juillet 2014, sur nomination de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti[32].
  • Chevalier de la Légion d'honneur : nommée au titre de la promotion du 1er janvier 2020 (décret du 31 décembre 2019), en tant que « pianiste, directrice-fondatrice d'un festival de musique »[4] ; la médaille lui est officiellement remise en avril 2023[33].
  • Nombreuses distinctions discographiques (Diapason d'or, Choc de Classica, Télérama ffff/TTTT, Clé d'or de Resmusica, entre autres) détaillées dans la section Discographie ci-dessous[3].

Vie personnelle et engagements

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Vanessa Wagner se déclare végétalienne et défend la cause animale. En 2016, elle prête sa voix à une vidéo de l'association L214 dénonçant les conditions d'abattage des bovins, et se présente l'année suivante aux élections législatives de 2017 sous les couleurs du Parti animaliste dans la XIVe circonscription de Paris, où elle recueille 231 voix (0,58 % des suffrages exprimés) ; il s'agit de sa seule incursion en politique[34],[31].

Discographie

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Vanessa Wagner enregistre en parallèle pour le label La Dolce Volta, consacré au grand répertoire, et pour le label InFiné, à travers lequel elle explore un répertoire contemporain et minimaliste[3]. La liste suivante, non exhaustive, reprend les principaux albums de sa discographie, telle que présentée sur son site officiel[19] :

  • 1996 : Rachmaninov (Lyrinx)
  • 1999 : Scriabine (Lyrinx)
  • 2000 : Mozart : Piano (Lyrinx)
  • 2002 : Schumann (Lyrinx)
  • 2005 : Debussy : Images & Estampes (Naïve)
  • 2009 : Variations (Naïve)
  • 2010 : Franz Schubert : Piano (Aparté)
  • 2012 : Pascal Dusapin : Études pour piano (Actes Sud) — 5 Diapason
  • 2012 : Dubois : Concerto pour piano (Actes Sud), avec Les Siècles et François-Xavier Roth
  • 2013 : Pascal Dusapin : O Mensch! (Col Legno)
  • 2014 : Ravel : Piano Works (Aparté) — Choc de Classica
  • 2016 : Statea, avec Murcof (InFiné)
  • 2017 : Mozart, Clementi (La Dolce Volta) — ffff Télérama, Choix Le Monde
  • 2018 : Liszt, Pärt (La Dolce Volta)
  • 2019 : Inland (InFiné)
  • 2021 : This is America! — Adams, Bernstein, Glass, Monk, avec Wilhem Latchoumia (La Dolce Volta) — Choc de Classica, Diapason d'or
  • 2022 : Study of the Invisible (InFiné) — Album du mois FIP
  • 2022 : Mirrored (InFiné)
  • 2024 : Everlasting Seasons — Tchaïkovski, Grieg, Sibelius, Glinka (La Dolce Volta) — Trophée Radio Classique, 5 étoiles Classica
  • 2024 : Piano Twins — Debussy, Ravel, Satie, avec Wilhem Latchoumia (La Dolce Volta) — 5 étoiles Classica
  • 2025 : Philip Glass : The Complete Piano Etudes (InFiné) — Diapason d'or, Télérama TTTT, Album France Musique
  • 2026 : Figures of Glass (Piano Etudes – Edits) (InFiné)

Accueil critique

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La critique française et internationale s'accorde à souligner la singularité du parcours de Vanessa Wagner et la qualité de son jeu, marqué par la richesse du toucher, la variété des couleurs sonores et une sensibilité tenue par une grande rigueur. Le Monde la décrit comme « la pianiste la plus délicieusement singulière de sa génération », formule largement reprise par la suite[14].

Statea (2016)

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La rencontre avec Murcof sur Statea retient particulièrement l'attention de la presse spécialisée, y compris hors du champ classique. Le magazine électronique Resident Advisor analyse l'album comme un travail d'« augmentation », l'électronique de Murcof prolongeant et transformant le piano de Wagner, et relève la façon dont leur relecture d'In a Landscape de John Cage glisse progressivement vers un autre territoire sonore[35]. En France, Télérama salue l'« accord parfait » entre une pianiste et un musicien électronique autour d'Arvo Pärt, Erik Satie et John Cage (ffff)[3], tandis que, pour Les Inrocks, Jérôme Provençal décrit un « résultat inégal » mais traversé de moments de très haute intensité, notamment sur In a Landscape et la Gnossienne no 3 de Satie[36].

Répertoire romantique et duo de pianos

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Ses enregistrements du grand répertoire sont également distingués. L'album Everlasting Seasons, consacré à Tchaïkovski, Grieg, Sibelius et Glinka, reçoit le Trophée Radio Classique et cinq étoiles de Classica, Diapason relevant une lecture des Saisons d'une grande charge émotionnelle[19]. Le duo formé avec Wilhem Latchoumia autour du répertoire américain (This is America!) puis de Debussy, Ravel et Satie (Piano Twins) est salué pour sa complémentarité : Le Monde évoque une association idéale entre la « souplesse féline » de Latchoumia et la « plasticité sculpturale » de Wagner, Télérama parlant d'un « couple idéal » et Libération d'un « disque étourdissant »[19].

L'intégrale des Études de Philip Glass (2025)

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C'est toutefois l'intégrale des Études de Philip Glass qui suscite l'accueil le plus large, en France comme à l'étranger. Télérama la juge « envoûtante et magistrale » (TTTT)[37], et l'enregistrement est distingué d'un Diapason d'or et retenu comme album du mois par France Musique[8]. La presse internationale n'est pas en reste : le magazine américain PopMatters loue la capacité de la pianiste à naviguer avec constance dans ces pièces à multiples facettes et parle d'une expérience d'écoute « merveilleuse »[38] ; Bandcamp Daily, qui en fait son « album du jour », souligne une virtuosité vertigineuse doublée d'une réelle profondeur d'atmosphère et d'émotion[39]. Comparant sa version à celles de Glass lui-même et de Víkingur Ólafsson, le site américain biberfan estime qu'elle « rehausse sans dénaturer », respectant l'intention du compositeur tout en révélant de nouvelles dimensions de l'œuvre[40]. ResMusica qualifie l'entreprise de « grand voyage »[41].

Rayonnement international

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Si sa carrière est d'abord française, Vanessa Wagner se produit régulièrement à l'étranger. En récital ou avec orchestre, elle a notamment joué à Rio de Janeiro, Londres, Tokyo, Singapour et Luxembourg[42]. Le projet mené avec Murcof autour de Statea donne lieu, à partir de 2016, à une série de concerts internationaux : le Barbican et Kings Place à Londres, la Jazzhouse de Copenhague, les Folles Journées de Tokyo, le festival Antigel à Genève ou encore l'Ankara Piano Festival[42],[43]. Ses enregistrements pour InFiné et La Dolce Volta sont diffusés et chroniqués à l'international, en particulier dans la presse anglo-saxonne (PopMatters, Bandcamp Daily, BBC Radio 3, International Piano), ce qui contribue à faire connaître son travail sur le répertoire minimaliste au-delà des frontières françaises[19],[38].

Notes et références

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  1. 1 2 « Vanessa Wagner », sur ladolcevolta.com (consulté le )
  2. ↑ Formule reprise notamment sur le site officiel de l'artiste et par plusieurs salles et festivals partenaires, « About — Vanessa Wagner », sur vanessawagner.net (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 « About — Vanessa Wagner », sur vanessawagner.net (consulté le )
  4. 1 2 « Décret du 31 décembre 2019 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur Légifrance (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 « La pianiste Vanessa Wagner, directrice artistique du Chambord Festival », sur Transfuge, (consulté le )
  6. 1 2 « Vanessa Wagner », sur Deezer (consulté le )
  7. 1 2 « Vanessa Wagner, pianiste rebelle et curieuse », sur RTBF Actus (consulté le )
  8. 1 2 3 « La pianiste Vanessa Wagner, de la bulle classique à la sphère minimaliste », sur Le Monde, (consulté le )
  9. ↑ « Vanessa Wagner : « Je ne pourrais pas jouer du Chopin toute la vie » », sur French Morning (consulté le )
  10. 1 2 3 « Festival de piano — Récital surprise par Vanessa Wagner », sur Musée des impressionnismes Giverny (consulté le )
  11. 1 2 « Vanessa Wagner — Biographie », sur Brussels Piano Festival (consulté le )
  12. 1 2 « Vanessa Wagner », sur Festival Radio France Occitanie Montpellier (consulté le )
  13. 1 2 3 4 « Vanessa Wagner : « À Chambord, il faut répondre à la modernité historique avec notre époque » », sur Transfuge, (consulté le )
  14. 1 2 3 4 5 « Vanessa Wagner », sur Orchestre national de Bretagne (consulté le )
  15. 1 2 (en) « Vanessa Wagner », sur Apple Music (consulté le )
  16. ↑ « Vanessa Wagner », sur JDS (consulté le )
  17. ↑ « Piano Twins, un parcours français par Vanessa Wagner et Wilhem Latchoumia », sur ResMusica, (consulté le )
  18. 1 2 « Vanessa Wagner, portrait aux cent reflets sous les auspices de Philip Glass », sur Cult, (consulté le )
  19. 1 2 3 4 5 6 7 « Discography — Vanessa Wagner », sur vanessawagner.net (consulté le )
  20. ↑ « Au-delà de mon piano... », sur 88 notes pour piano solo, Jean-Pierre Thiollet, Neva Éditions, 2015, p. 224-225 (consulté le )
  21. ↑ (en) « Murcof x Wagner* – Statea », sur Discogs (consulté le )
  22. ↑ « Vanessa Wagner », sur Piano aux Jacobins (consulté le )
  23. ↑ « Vanessa Wagner et Wilhem Latchoumia, en concert à l'Abbaye aux Dames », sur Abbaye aux Dames de Saintes (consulté le )
  24. ↑ « Vanessa Wagner », sur La Vague classique, Six-Fours-les-Plages (consulté le )
  25. ↑ « Figures of Glass — Vanessa Wagner + Collectif Scale », sur Théâtre du Châtelet (consulté le )
  26. ↑ « Figures of Glass (Piano Etudes – Edits) », sur Bandcamp (consulté le )
  27. 1 2 « 1er Festival de Chambord : sous le signe de la transversalité », sur Concertclassic (consulté le )
  28. 1 2 « Festival de Chambord 2026 », sur chambord.org (consulté le )
  29. ↑ « Festival de piano — Récital par Célimène Daudet », sur Musée des impressionnismes Giverny (consulté le )
  30. ↑ « Festival de piano — Récital dans les galeries par Vanessa Wagner », sur Musée des impressionnismes Giverny (consulté le )
  31. 1 2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "frwiki"
  32. ↑ « Vanessa Wagner, directrice artistique du Festival de Chambord, Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres », sur Festival de Chambord (consulté le )
  33. ↑ « Vanessa Wagner », sur La Vague classique, Six-Fours-les-Plages (consulté le )
  34. ↑ « Abattoir de Limoges : L214 diffuse les images insoutenables de fœtus jetés à la poubelle », sur LCI (consulté le )
  35. ↑ (en) « Murcof x Vanessa Wagner - Statea », sur Resident Advisor, (consulté le )
  36. ↑ Jérôme Provençal, « Murcof et Wagner : quand électronique et (néo)classique se rencontrent », sur Les Inrockuptibles via Internet Archive, (consulté le ).
  37. ↑ « Glass Etudes — Vanessa Wagner », sur vanessawagner.net (consulté le )
  38. 1 2 (en) « Vanessa Wagner Beautifully Interprets Philip Glass », sur PopMatters, (consulté le )
  39. ↑ (en) « Vanessa Wagner, « Philip Glass: The Complete Piano Etudes » », sur Bandcamp Daily, (consulté le )
  40. ↑ (en) « Vanessa Wagner plays Glass », sur biberfan, (consulté le )
  41. ↑ « Les Études de Philip Glass par Vanessa Wagner : le grand voyage », sur ResMusica, (consulté le )
  42. 1 2 « Vanessa Wagner », sur Festival 1001 Notes (consulté le )
  43. ↑ (en) « French pianist Vanessa Wagner collects solo piano studies of graceful minimalism », sur Keyi Magazine, (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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