Wikipédia:Sélection/Tatars
Tatars baltiquesLes Tatars (ou Tartares) baltiques forment une minorité tatare en Lituanie où leur communauté représente environ 5 000 personnes (0,13 % de la pop.), en Estonie (2 500 personnes soit 0,2 %) et en Lettonie (3 400 soit 0,15 %). La voïvodie de Podlachie, en Pologne, comprend également quelques villages tatars (notamment Bohoniki et Kruszyniany).
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Tatars de la VolgaLes Tatars de la Volga sont un peuple turc originaire de la région de la Volga. Divisés en plusieurs sous-groupes, ils constituent la deuxième plus grande ethnie de Russie[1] et 53 % de la population du Tatarstan. |
Tatars de CriméeLes Tatars de Crimée sont constitués de peuples turcs et de descendants de Mongols installés au XIIIe siècle dans la péninsule de Crimée. D'abord intégrés à la Horde d'Or, entre les XVe et XVIIIe siècles ils ont constitué le khanat de Crimée gouverné par un descendant de Gengis Khan, qui soumit puis incorpora la Horde d'Or (1502). Mais dès 1475 il était devenu un protectorat de l'empire ottoman, puis fut finalement défait par Potemkine et incorporé à l'Empire russe en 1792.
Victimes en 1944 d'une déportation massive ordonnée par Staline, et quoique beaucoup aient pu y revenir à partir de 1989, les Tatars ne représentent actuellement qu'environ 10 % des environ 2 400 000 habitants de l'actuelle république de Crimée, conséquence de cette « politique ethnocidaire » qu'ils ont subie.
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Tatars de RoumanieLes Tatars de Roumanie (en roumain Tătarii din România, en tatar Dobrucа tatarları) forment l’une des minorités ethniques légalement reconnues de ce pays. Selon le recensement de 2011, 20 282 Tatars vivent en Roumanie, principalement dans le județ de Constanța, où ils représentent 3,1 % de la population. Avec le județ de Tulcea qui le borde au nord, le județ de Constanța compose la partie roumaine de la région historique de la Dobrogée. |
Déportation des Tatars de CriméeLa déportation des Tatars de Crimée est une opération de nettoyage ethnique planifiée par le gouvernement de l'Union soviétique et exécutée en 1944 sur les ordres de Staline et Beria. Expulsés de la Crimée, les Tatars ont majoritairement été déportés vers la république socialiste soviétique d'Ouzbékistan. En tatar de Crimée, cet évènement est appelé « Sürgünlik », qui signifie « exil ».
En 1944, sous prétexte d'une collaboration d'une partie des Tatars de Crimée avec les Nazis pendant l'occupation allemande de la Crimée de 1941 à 1944 (collaboration attestée pratiquement parmi tous les peuples soviétiques) sous l'occupation allemande, le gouvernement soviétique expulse les Tatars de la Crimée sur l'ordre de Joseph Staline et Lavrenti Beria. La déportation commence le 18 mai 1944 dans tous les lieux habités de la Crimée. Plus de 32 000 membres du NKVD participent à cet effort. Les futurs déportés reçoivent un préavis de 30 minutes pour ramasser leurs effets personnels, avant d'être embarqués dans des trains et amenés hors de la Crimée. 238 500 Tatars de Crimée sont déportés, 151 136 expédiés en république socialiste soviétique d'Ouzbékistan, 8 597 en république socialiste soviétique autonome des Maris, 4 286 en République socialiste soviétique kazakhe, les 29 846 restants vers des oblasts de la république socialiste fédérative soviétique de Russie. Pendant la déportation, la plupart des Tatars de Crimée qui combattent dans les rangs de l'Armée rouge sont démobilisés et envoyés dans des camps de travail en Sibérie et dans les régions montagneuses de l'Oural. |
Moustafa DjemilevMoustafa Djemilev (tatar de Crimée : Mustafa Abdülcemil Cemilev, Мустафа Абдульджемиль Джемилев, russe : Мустафа́ Абдулджеми́ль Джеми́лев, ukrainien : Мустафа́ Абдульджемі́ль Джемі́лєв), né le à Ay-Serez en Crimée (alors RSFS de Russie à l'époque), est une personnalité politique ukrainienne. Il est un chef de file reconnu du Mouvement national des Tatars de Crimée et un ancien dissident soviétique admiré pour son principe de non-violence. |
- ↑ (en) « Kazan Tatars See No Future for Themselves in Putin’s Russia », The Interpreter,