Yohan Pawer

influenceur d’extrême-droite et président du collectif Eros

Yohan Pawer (/jɔ.an pa.wɛʁ/), pseudonyme de Yohan Aigrisse, est un influenceur et militant d'extrême-droite français.

Yohan Pawer
Yohan Pawer en 2013.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Yohan Aigrisse
Pseudonyme
Yohan Pawer
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique
Reconquête (2022)
Membre de
Éros (depuis 2024)

Ancien membre de Reconquête, Yohan Pawer gagne en notoriété en 2023 pour son opposition aux lectures drag, au nom de la protection de l'enfance. Il est connu pour avoir fondé Éros, association LGBT homonationaliste, en 2024. Celle-ci est proche du Collectif Némésis, partageant plusieurs membres et la même idéologie. Yohan Pawer a aussi d'autres liens avec des personnalités de la mouvance identitaire. Plusieurs plaintes conséquentes à ses actions militantes ont étés déposées.

Biographie

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Activité politique

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Yohan Aigrisse, dit Yohan Pawer, est candidat suppléant du parti Reconquête, aux élections législatives de 2022, dans la onzième circonscription du Val-de-Marne. Influenceur web, Pawer se fait connaître , pour s'opposer à la lecture d'un livre par des drag queens à des enfants. Il est alors invité dans plusieurs médias d'extrême-droite, affirmant vouloir protéger les enfants[1].

Collectif Éros

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Fondation

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Profitant de sa notoriété nouvelle, Yohan Pawer fonde le collectif Éros en , afin de rassembler les « gays patriotes ». Le chroniqueur Jeremy Marquie devient le vice-président[1], tandis que Georgette Makay, dite Camille, est porte-parole. S'inspirant du collectif fémonationaliste Némésis, il se revendique comme le « petite frère » de celui-ci. Des membres d'Éros appartiennent aussi à Némésis, telle que Mila Orriols[2].

Le Nouvel Obs note que les noms des deux collectifs font référence au dieu de l'amour et à la déesse de la vengeance dans la mythologie grecque, et que leurs méthodes militantes sont les mêmes[3] : durant le même mois, le collectif perturbe la marche des fiertés à Paris avec cette dernière et Vincent Lapierre, journaliste et ancien proche d'Alain Soral. Ils sont enfarinés et exfiltrés du cortège[4].

Réception médiatique et associative

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Plusieurs médias et associations LGBT pointent du doigt ou dénoncent une instrumentalisation des violences faites aux minorités sexuelles par l'extrême-droite, à des fins racistes et l'islamophobes[1],[3],[5]. Yohan Pawer se présente lui comme de droite[6] et veut aussi « lutter contre les dérives idéologiques woke et LGBT », telles que la GPA ou la transidentité[5].

Dans son rapport de 2025, SOS homophobie nomme Éros comme un exemple d'homonationalisme. L'association dit avoir reçu plusieurs signalement de vidéos où Yohan Pawer « se met à la chasse aux personnes arabes sur Grindr ou s’indigne de « l’islamisation de la France », dans l’idée que les personnes musulmanes sont intrinsèquement un danger pour les personnes LGBTI et pour la France »[7].

Entourage politique

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Après les élections de 2022, Yohan Pawer est resté proche d'Éric Zemmour, fondateur de Reconquête. Il reconnaît Renaud Camus, théoricien du « grand remplacement », comme une autre référence majeure, n'hésitant pas à le citer dans ses propos[1],[8]. Il est aussi décrit comme proche du policier et militant Bruno Attal, ainsi que Jean Messiha et de Mila Orriols[1]. Pawer affirme avoir de « bons liens » avec Sarah Knafo, femme politique et compagne d'Éric Zemmour[5].

Selon Marianne en , Yohan Pawer participe à des « beuveries » organisées par Anaïs Maréchal, belle-sœur par alliance de Marion Maréchal et directrices des ressources humaines de Némésis. Celles-ci ont lieu au domaine familial de Montretout, où le journaliste Vincent Lapierre et des militants de Frontières sont aussi aperçus[9].

Polémiques

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En , la ville de Nice et plusieurs associations LGBT portent plainte contre le collectif Éros, après que Yohan Pawer eut accusé le Nice Rainbow Festival « d’exposer des enfants à des contenus inappropriés, allant jusqu’à évoquer de la nudité, des livres pornographiques et de l’éducation sexuelle inadaptée »[10].

En , Yohan Pawer aurait été contacté par des parents d'élèves et leurs enfants du collège public Saint-André de Bordeaux, contre la création de toilettes mixtes. Il filme la principale, à l’insu de cette dernière, et tronque ses propos. Des élèves, visibles de dos, sont reconnus par leurs camarades ayant visionné la vidéo. Devenue virale, le rectorat de Bordeaux réagit en démentant le projet de toilettes mixtes. Il avait été proposé dans le cadre d'un sondage pédagogique par des élèves de quatrième, sur l'égalité fille-garçon. La principale dépose plainte, tandis que l'influence annonce envisager porter plainte pour diffamation, affirmant d'avoir des preuves que le projet existait bien[11],[6].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 « L’extrême droite joue la carte raciste pour récupérer les votes gays et lesbiens », sur StreetPress (consulté le )
  2. « Streetpress — Cartofaf — Collectif Eros », sur cartofaf.streetpress.com (consulté le )
  3. 1 2 « Qui est Yohan Pawer, à la tête d’Eros, ce collectif d’extrême droite qui veut participer à la Pride ? », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  4. « Le groupe « gay patriote » Eros veut s’incruster à la Pride parisienne », sur StreetPress (consulté le )
  5. 1 2 3 « C'est quoi le collectif Eros ? », sur lejdd.fr, (consulté le )
  6. 1 2 « Une vidéo Instagram déclenche une polémique autour d’un simple exercice scolaire sur des toilettes non genrées », sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, (consulté le )
  7. SOS Homophobie, Rapport sur les LGBTphobies 2025, Issoudun, SOS homophobie, (ISBN 978-2-917010-49-5, lire en ligne), p. 187
  8. Bérangère Lepetit, « « Mais qui sont ces gens ? » : l’étrange apparition du collectif Eros lors de la Marche des fiertés », Le Parisien, (lire en ligne)
  9. Édouard Roux et Valentine Daru, « Liens avec l'ultradroite, autoritarisme interne, signes nazis... Enquête au coeur du collectif féminin Némésis », sur www.marianne.net, (consulté le )
  10. Stop Homophobie, « Polémique autour du Nice Rainbow Festival : la ville et plusieurs associations saisissent la justice », sur Association STOP homophobie, (consulté le )
  11. « À Bordeaux, un influenceur d’extrême droite invente une fake news et provoque l’émoi dans un collège », sur SudOuest.fr, (consulté le )

Voir aussi

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