Aït Waghlis

Tribu kabyle

Les Aït Waghlis (en kabyle : At Weɣlis) sont une tribu kabyle établie sur la rive gauche de la Soummam, et le versant sud du massif de l'Akfadou. Son territoire se compose des communes de Sidi Aïch, et des communes avoisinantes : Chemini, Leflaye, Souk-Oufella, Tibane et Tinebdar[3],[4].

Aït Waghlis
At Weɣlis
Description de cette image, également commentée ci-après
Paysage dans les environs de Sidi Aïch.
Informations
Localisation Vallée de la Soummam
Tribu d'origine Tindenses (?)
Population 58 908[1]
Gentilé Waghlissiens
Branches Aït Mzal
Assameur
Langue Kabyle (var. Taweɣlist)[2]
Religion Islam
Description de cette image, également commentée ci-après
Communes composant la tribu.

Ethnonymie

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L'ethnonyme Weɣlis prend son origine dans le nom kabyle de la panthère, soit la racine berbère γls, et propose deux acceptations :

  • Le nom viendrait des couleurs tachetées de la panthère, que l'on retrouvait sur les tuniques que portaient les Waghlissiens.
  • Il ferait plutôt allusion à la bravoure du fauve, qui serait un attribut des membres de la tribu[5].

Cet ethnonyme pourrait provenir du nom d'un ancêtre éponyme appelé Aghilas.

Le nom de la tribu a ensuite donné naissance aux patronymes Al-Waghlissi, notamment porté par Abderrahmane El Waghlissi, et Oughlis, porté par Yasmine Oughlis[6].

Autres appellations

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Lors de la colonisation française, la tribu prit, dans les documents et ouvrages, différentes appellations, incluant certaines dont le préfixe Aït est arabisé en Beni. On retrouve les appellations suivantes : Beni-Ourlis, Beni-Oughlis, Beni Oughlice, Beni Ouarghlis, Beni Ouglis, Beni Ouaglis, Beni Oualis, Beni Oughlice et Aith Ourlis.

Histoire

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Origine

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Dans l'Antiquité, la tribu des Tindenses, de la confédération des Quinquégentiens, occupait le territoire des Aït Waghlis, ainsi que celui de deux autres tribus kabyles : les Fenaïa et les Aït Ameur. Cependant, on ne sait pas si les membres de la tribu descendent réellement de ceux-ci.

Selon les anciens, la tribu des Aït Weɣlis a été très tôt divisée en deux. Au Nord-est se trouvent les At Menzal (communes de Sidi Aich, Tibane, Leflaye, Tinebdar) tandis qu'au sud-ouest se situent les At Usammar (communes de Chemini et Souk Oufella). Les Aït Weɣlis Usammar auraient fait partie de la confédération des Igawawen qui rassemblait beaucoup de tribus des versants nord du Djurdjura. Les At Menzer ont fait alliance avec des tribus de la vallée de la Soummam. Cela explique les différences linguistiques entre les deux factions. Alors que les Usammar (comme ses voisins: Awzellagen, At Ziki, Aït Idjer) utilisent des explosives comme les tribus de la confédération des Igawawen (tappurt, heggi, axxam k yemɣaren, axxam-aki), les At Menzal prononcent ces phonèmes comme plus largement dans la vallée de la Soummam (tawwurt, heyyi, axxam yemɣaren, axxam-ayi)[7].

Préhistoire

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Dans la préhistoire, la région était déjà occupée. Il existe des grottes dans la région, les plus connues étant celles de Gueldaman à Bou Hamza, Akbou dans lesquelles furent trouvés les objets suivants[8] :

  • Des tessons de poteries portant des décors imprimés et incisés qui ont conservé des résidus de miel, de lait et de matières grasses.
  • De nombreux outils lithiques et osseux
  • Des objets fabriqués à partir d'ivoire d’éléphant, de coquilles d’œufs d’autruche, de carapace de tortue, et de coquillages marins[9]

La présence de ces objets prouve que la région était habitée depuis au moins le Ve millénaire av. J.-C.

Antiquité

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Au IIIe siècle, la confédération était sous domination romaine mais elle participa, pendant plusieurs siècles, à de nombreuses guerres de résistance ainsi que des razzias sous les ordres de Firmus et Gildon[10].

Dans cette région, de nombreuses ruines datent de l'Antiquité. Notamment, une fontaine à Leflaye, les vestiges d'une voie romaine à la sortie de cette même ville et également des pierres éparses à Tiliouacadi, attestant un centre agricole[11].

Moyen-âge

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C'est au moyen-âge que la tribu des At Waghlis fut son apparition, vers le XIIe siècle, meme si les premières mentions de la tribu remontent aux environs de l'année 1500.

Lors de cette période du Moyen-Age, la région restera indépendante et ne sera pas touchée par les conquêtes musulmanes du fait de la forte résistance. Les habitants sont alors convertis par l'intermédiaire de marabouts. À la suite de la grande révolte berbère, les Ait Waghlis resteront indépendants des Aghlabides. Il faudra attendre la formation du Califat fatimide pour que la tribu fasse de nouveau parti d'un état.

Pendant le XIe siècle et le XIIe siècle, le vallée de la Soummam est sous contrôle de la dynastie kabyle des hammadides et une route, la Triq sultan, reliant l'ancienne (Kalâa des Béni Hammad) et la nouvelle (Béjaia) capitale du royaume, est construite. Cette route passe par le territoire de la tribu en longeant l'Oued Soummam et correspond aujourd'hui à la route N 26[12].

Lors du XVIe siècle et du XVIIe siècle, lorsque Bejaïa était alors occupée par les espagnols puis l'Empire ottoman, la région des Ait Waghlis faisait partie par intermittence des royaumes de Koukou et de Ait Abbas[13],[14].

Au XVIe siècle, celui qui avait épousé Aicha Tazeroukt et fondé le village de Tifrit N'Aït El Hadj dans la tribu des Izeɣfawen était issu de la tribu.

À cette époque, un conflit éclata entre la tribu et les Aït Djennad après que des marchants de la tribu furent dépouillés par ceux-ci. Afin d'apaiser les tensions, Youcef Ou Kaci écrit un poème à propos de la tribu des Aït Waghlis dont les vers sont les suivants :

« Asmi terbeḥ ddunit
ar wanida k-ihwa ddu
Di Letnayen n At Jennad
dinna ay-d ibda laadu
Aweɣlis si zik d aḥṛuṛ
mačči d yiwen ad as yeḥku


Belleh ar-k azenɣ a ttiṛ
abrid ik Akeffadu
Aameṛ Waali deg-Gwewrir
d Ateṛkwi di Baṛeddu
Ulamma nexdem tuḥsift
abrid-a ilezm aɣ laafu.
 »

 Youcef Ou Kaci

« Aux jours heureux d'antan
On pouvait aller où bon semblait
Puis au marché des Aït Djennad
Ont commencé les troubles
Les Aït Waghlis sont de toujours nobles hommes
À qui le dire qui déjà le le sache


Par Dieu oiseau soit mon messager
Va vers l'Akfadou
Puis à Aourir chez Amar Ouali
Turc du Palais du Bardo
Quoique nous ayons commis une faute
Il faut cette fois qu'on nous pardonne. »

Ces vers furent récités par Youcef Ou Kaci sur la place du village et, lorsque celui qui avait hébergé ce dernier la veille révéla son identité, la tension monta mais l'hôte le protégea sous son burnous[15].

Colonisation française

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Lors de la campagne de colonisation française, des combats opposaient la tribu aux hommes du Maréchal Bugeaud en 1841 et certains combattants ont résisté jusqu'à se soumettre, en , au colonel Jean Thibaudin[16].

En 1846, lors de la colonisation de la Kabylie, un témoignage anonyme affirme que la tribu possédait 2500 fantassins ce qui était très élevé comparé à ses voisins, les Ouzellaguen et les Illoula en possédaient respectivement 150 et 800[17].

Le 22 Juin 1851, les Ait Waghlis se soumettent à la France après la défaite de Bou Baghla.

En 1871, la tribu participe activement à la révolte de Mokrani contre l'occupation française.

Le , la commune mixte de Sidi Aich fut fondée puis instituée le par le gouverneur général[18].

En 1907, la tribu des Ait Waghlis était l'une des plus scolarisées d'Algérie avec 9 écoles et 22 classes pour 17 000 habitants[19].

En 1909 ou 1910, l'association des Jeunes Oughlissiens fut fondée. Elle proposait notamment l'installation de lampadaires dans les rues de la tribu[20].

Période de l'Algérie indépendante

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Dans les années 1980, les lieux de la tribu, comme tout le reste de la Kabylie, participent au Printemps berbère[21]. En 2001, le Printemps noir surveint après l'assassinat d'un lycéen par un gendarme à Beni Douala. Les villes et villages de la tribu y participent également et de nombreux manifestants originaire de la tribu y sont tués.

Le , un musée des Aït Waghlis est inauguré[22].

En 2018, de nombreux lycéens de Kabylie participent à un boycott de la langue arabe. De nombreuses écritures arabes présentes sur les panneaux de signalisation sont alors effacées[23].

Chefs de tribu

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  • Yanat Mohand Tayeb ben Mahfoud (1928 - ?)
  • Chabour Mohand Seghir (1936 - 1940)

Géographie

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Carte d'état-major de la Région de Sidi Aïch.

Établie sur le versant sud du mont Akfadou, dans la chaîne du Djurdjura, la tribu des Aït Waghlis occupe le territoire inscrit dans le triangle délimité à l’ouest par la rivière Ighzer Amokrane jusqu’au col d’Akfadou (à la limite avec la tribu des Ouzellaguen), au nord par une ligne partant du col d'Akfadou le long de l’oued Remila (à la limite avec la tribu des Aït Mansour), et au sud par la rivière de la Soummam.

Le territoire de la tribu s'étend sur une vingtaine de kilomètres en longueur, de Semaoun à l'ouest à Tinabdher à l'est, et sur une dizaine de kilomètres en largeur, d'Aourir au nord à Takrietz au sud ; Ighzer n Souk délimitant la partie Ath-Sammer à l'Ouest et Ath Mzal à l'Est. Sidi-Aïch constitue un centre reliant la tribu à ses voisins du flanc méridional de la vallée : At-Yemmel Seddouk, Amalou et Imessissen.

Relief et hydrographie

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La superficie de l'ensemble des communes constituant le territoire de la tribu est égale à 92.05 km2.
Le territoire de la tribu contient le lac d'Agoulmim n'Iker, une partie de l'Asif n Assemam, une partie de la forêt de Yakouren et du massif de l'Akfadou.
L'altitude minimale est de 81 m, le long de l'Asif n Assemam et l'altitude maximale y est de 1 616 m dans la massif de l'Akfadou.

Démographie

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Évolution de la population
Année Habitants Année Habitants
18515 500[24] 1966-
18709 433[25] 197730 565[26]
18737 500[27] 198742 273[26]
18799 104[28] 199853 791
190717 000[19] 200855 413
190918 000[29] 201758 908[1]
193019 000[30] 2022-
195026 271[31]

Au cours du XXe, le territoire des Aït Waghlis a connu des flux migratoires importants vers la région de la Mitidja. Aux alentours de 1930, on estime que 15 000 waghlissis on migrés vers la Mitidja, lors de la période de récolte. Cela correspond à 1 adulte sur 3.
Dans les années 50, les migrants originaires de la tribu correspondait à 63% de la population active masculine, sois 2 adultes en âge de travailler sur 3 (15.7% de la population totale).
La guerre d'indépendance a accéléré l'exode rurale, du à la destruction de nombreux villages. Jusqu'aux années 60, 10 à 12 000 personnes quittèrent le territoire des Aït Waghlis pour aller vivre à Alger ou Béjaïa. De nombreux autres migrèrent vers Sidi-Aïch[32].

Localités

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Le territoire de la tribu est réparti sur six communes relevant de deux daïras de la wilaya de Béjaïa :

Villages de la tribu par fraction et par commune
Assameur (Usamar) Aït Mzal (At Mzal)
Chemini Souk Oufella Sidi Aich Leflaye Tibane Tinabdher
  • Agueni
  • Aït Chemini
  • Aït Ouragh
  • Aït Soula
  • Aït Zadi
  • Bouchachiou
  • Boumlal
  • Djenane
  • Ihaddaden
  • Ilmaten
  • Imaliouène
  • Laazib Mellah
  • Larbaa
  • Louta
  • Semaoun
  • Sidi Hadj Hassiène
  • Sidi Yahia
  • Taghrast
  • Taguemount
  • Takourabt
  • Tazroutz
  • Tidjounane
  • Tighilt
  • Tihouna
  • Takhlijt
  • Tissira
  • Ighzer N'Chebib
  • Remila
  • Aït Chetla
  • Aït Oubelaïd
  • Ighil Idek
  • Maksene
  • Maxen
  • Mezgoug
  • Takerabt
  • Takourabt
  • Taourirt
  • Tizi Laraïf
  • Tighilt Taouraght
  • Aghalad Laalam
  • Aïchouchène
  • Birmatou
  • Chebirdou
  • Igoudien
  • Iguer Amar
  • Irouflène
  • Lazib N'Ait Atmane
  • Lazib N'Ait Touati
  • Tadoukant
  • Tala Ouzrou
  • Tala Tagout
  • Tighouzratine
  • Tighzert
  • Tigzirt

Toponymie

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Les localités de la tribu ont en majorité des noms locaux, bien que certaines d'entre elles ont subi une influence étrangère puisque l'on retrouve quelques toponymes arabes, seuls ou mélangés à des toponymes locaux.

Nous pouvons également noter la présence forte de toponymes faisant référence à des entités naturelles tels que Tizi qui signifie col, Tala qui signifie source ou fontaine ou encore Ighil/Tighilt qui signifie terrain gras.

Nous retrouvons aussi des noms faisant référence à des hommes, avec l'utilisation de la particule kabyle Aϊt signifiant « gens de, descendants de, ceux de, fils de, la tribu de,… etc. » suivi d'un prénom (Cemini, Sula, Chetla,...).

Enfin, d'autres toponymes se référent à des lieux. C'est notamment le cas des toponymes qui possèdent le mot kabyle εzib signifiant « ferme, maison isolée à la compagne »[33],[34].

Culture

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Dialectes du Kabyle.

Les Ait Waghlis parlent exclusivement le kabyle. Le dialecte parlé sur leur territoire est le dialecte kabyle oriental central, également parlé par les Ait Aidel et At Khiar[35].

La variante locale des Aït Waghlis est appelé Taweɣlist[2].

Cette tribu a la particularité, avec quelques autres tribus, d'utiliser la consonne labiale sourde [p][36].

Coutumes et traditions

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Les Aït Waghlis sont connus dans la région pour leur pouvoir (qudra) de soigner (ou de traiter) les fractures du corps que leur attribue la coutume[37]. Cette pratique perdure aujourd'hui chez une famille du village d'Ath Soula (axxam n'tbib). Les Aït Waghlis étaient passés maîtres dans le travail du palmier nain (ddum, igezdem en kabyle)[38].

La tribu est l'une des cinq tribus d'Afrique du Nord qui fabriquaient ces chapeaux de pailles de taille démesurés portés pendant l'été appelés mz'alla[39]. Les femmes de la tribu étaient tatouées au cou avec le tatouage numéroté 4 sur l'image ci-dessous (1) pour montrer leur appartenance à la tribu[40]. De nombreux paternes, propres à la tribu, sont utilisés sur les poteries de la tribu. Notamment les paternes 1 à 14 de l'image ci-dessous (2), utilisés dans le village Ait Daoud. Nous voyons également, sur la troisième image, des poteries originaires de la tribu et qui présentent les paternes mentionnés précédemment[41].

Les Aït Waghlis, comme de nombreuses autres tribus kabyles, fabriquaient des coffres (4)[42].

Économie

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La ville de Sidi Aich possédait autrefois le marché le plus important de la vallée de la Soummam. La commune importait et exportait de nombreuses denrées et produits. Les produits exportés étaient constitués par les biens suivants :

  • Scouffins, paniers, nattes, azembils (couffins en palmier nain), couvertures de laine, cuillères et plats en bois, couteaux et pupitres kabyles, cardeurs, socs, charrues, cruches et marmites, peaux de chèvre (sèches et fraiches), peaux de mouton, sel, olives, huile d'olive, figues (fraîches et sèches), caroubes, oranges, citrons, grenades, nèfles, noix, oignons verts, févettes, djelbouns, pois, pois chiches, poivrons (verts ou rouges), cuir, laine en toison, volailles, œufs, suif, viande, miel, cire, noix de galle, savon noir, moutons, chèvres, bœufs et vaches.

Les produits importés étaient également nombreux :

Cette tribu est passée maitre dans l'art de construire les ruches à miel, la culture des oliviers et des céréales, du lin et des fruits de diverses espèces. Ils fabriquent aussi des toiles de lin, des étoffes de laine et beaucoup de savon[43].

Mentions dans la littérature

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Parmi les poèmes écrits par Youcef Ou Kaci, l'un, nommé l'Amour heureux (Tayri) mentionne la tribu[44] :

« A tiziri
Țnadiɣ-ț tețnad'iyi
A tiziri
Bɣiɣ-t ula d nekkini
A Sut Yaεla
Ziɣ lemḥibba terna kra
A Sut Weɣlis
Ma ɣliɣ
nedheɣ s yisem-is
Izime r aras
Γli-yas deg rebbi ḥku-yas
Tusbiɣt ṇ-ṭiṭ
Ayen illan deg-gul teẓṛiṭ-ṭ
Nnan taεyiḍ
Ger tebbucin telleɣwiḍ
A taḥmimuct
Ma ixaq fk-as taqemmuct
A mm imezran
Ṭṭes kan mazal itran »

 Youcef Ou Kaci

« Clair de lune
Je la cherchais, elle me cherchait aussi
Clair de lune
Moi aussi, je le veux
Fille des At Yaala
Vrai l'amour y est pour quelque chose
Fille des At Waghlis
Quand je tombe, c'est son nom que j'appelle
Agneau brun
Tombe dans son giron et conte-lui
Fille aux yeux peints
Ce qu'il y a dans mon cœur, tu le sais
Tu étais fatigué m'a t-on dit,
Entre les seins tu as flanché
Fille fardée
S'il est triste, donne-lui tes lèvres.
Fille aux longs cheveux
Dors seulement, il y a encore des étoiles (au ciel) »

Personnalités

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Politique et militaire

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Religion

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  • Abu Abdallah Mohamed Ibn Ibrahim El-Waghlisi, savant et imam.
  • Abderrahmane El Waghlissi (1303-1384), savant et imam malékite.
  • Cheikh El Hadj Hassaïne : fondateur de la plus ancienne Zawiya (Ecole religieuse) de la région, en 1340. Le village Sidi Hadj Hassaine porte aujourd'hui son nom.
  • Cheikh Mohand Saïd ou Sahnoune Amokrane (-1889), fondateur de la zawiya Taghrast à Chemini vers 1870.
  • Cheikh Taher At Waghlis (1852-1920), savant musulman, homme de lettres, enseignant, inspecteur des bibliothèques de Syrie et Jérusalem, membre de l'Académie arabe de Damas.
  • Cheikh Abdelghani Aouissat (1959-), savant, originaire de Chemini.

Littérature et journalisme

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Musique

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  • Allaoua Zerrouki (1915-1968), auteur compositeur interprète, poète Kabyle. Originaire de la tribu par son père.
  • Marcel Mouloudji (1922-1994), chanteur, auteur compositeur interprète, peintre et acteur français qui en était originaire par son père.
  • Oudjani Nouara (Louiza) (1943-), chanteuse originaire de Takorabt.
  • Azerzour (1945-2017), chanteur et auteur compositeur interprète algérien d'expression kabyle.
  • Rachid Ferhani (1945-), chanteur d'expression kabyle, surtout connu pour sa chanson Assa tsa'maghra.
  • Djamel Allam (1947-2018), chanteur d'expression kabyle, originaire de la tribu par son père.
  • Hamid Tibouchi (1951-), peintre et poète.
  • Hadi Kessili (1952-), auteur compositeur interprète d'expression kabyle connu sous le pseudonyme Hadi Aouaghlis. Originaire du village de Djenane.
  • Hamsi Boubeker (1952-), chanteur, enseignant et peintre, originaire de Mezgoug.
  • Abdenour Amour (1952-), auteur compositeur interprète d'expression kabyle.
  • Boudjemâa Agraw (1952-), chanteur, auteur compositeur interprète.
  • Zahir Adjou (1956-2023), guitariste et compositeur, fondateur des groupes Ideflawen et Debza.
  • Majid Soula (1956-), musicien et producteur de musique kabyle.
  • Rachid Taha (1958-2018), chanteur et musicien dont le père, Ali Chérif Taha, est originaire de la tribu.
  • Hocine Lasnami (1958-), auteur compositeur interprète.
  • Mahfoud Mohamed, chanteur originaire de Tinebdar. Son nom d'artiste est Mohamed Aït Ouaghlis.
  • Akli Hamadou, chanteur du groupe Aït Waghlis, il est originaire du village de Mezgoug.
  • Bouaraba Mohand Ouidir (1947-2015), connu sous le nom de scène "Da Belaïd", il est comédien.
  • Farid Benyaa (1953-), artiste peintre, né à Sidi-Aich.
  • Khadidja Hamsi (1937-2021), artiste et styliste, originaire de Mezgoug, Tibane. Elle est connue pour avoir fait la promotion de la culture amazighe.
  • Yasmine Ferhani, présentatrice et journaliste sur Canal Algérie et Dzaïr. Mannequin et ambassadrice de la beauté en Algérie. Ses parents sont originaires de Leflaye.
  • Rachid Yal (Boukirat), chanteur compositeur, originaire du village Izghad.
  • Makhlouf Boukirat, chanteur, compositeur, poète, originaire du village Izghad.
  • Rabah Semmache : Chanteur.
  • Karim Tahar (1931-), boxeur et chanteur, il est surnommé le Tino Rossi kabyle.
  • Mohand Amokrane Maouche (1925-1971), fondateur et premier président de la FAF de 1962 à 1967[49].
  • Ali Brakchi (1934-2021), athlète franco-algérien, spécialiste du saut en longueur.
  • Ahmed Oudjani (1937-1998), footballeur international algérien évoluant au poste d'attaquant.
  • Mourad Abdelouahab (1948-2008), entraineur de football, originaire du village Larbaa Ihaddaden.
  • Meziane Zaghzi (1962-), footballeur international algérien évoluant au poste d'attaquant.
  • Mourad Rahmouni (1963-), footballeur international algérien et joueur à la JS Kabylie évoluant au poste d'arrière droit.
  • Chérif Oudjani (1964-), footballeur international algérien évoluant au poste d'attaquant. Sa famille est originaire de Takorabt.
  • Hakim Amaouche (1972-), footballeur algérien, frère de Yacine Amaouche.
  • Kheireddine Madoui (1977-), footballeur international algérien puis entraineur. Il est le fils de Madjid Madoui, originaire du village de Iabdounène.
  • Yacine Amaouche (1979-), footballeur international algérien qui évoluait au poste d'attaquant.
  • Sofiane Younes (1982-), footballeur algérien qui évolue au poste d'ailier. Né à Alger, il est originaire du village Birmatou.
  • Faouzi Rahal (1985-), footballeur évoluant au poste d'attaquant.
  • Lyes Saïdi (1987-), footballeur algérien.
  • Salim Hanifi (1988-), footballeur algérien.
  • Tassadit Aïssou (1989-), joueuse de volley-ball.
  • Lahna Khasrani (1991-), athlète, spécialiste de la marche.
  • Rafik Boulaïnseur (1991-), footballeur algérien qui évolue au poste d'attaquant au NC Magra.

Cinéma et télévision

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  • Hachemi Souami (1941-), journaliste et présentateur du journal télévisé de la Télévision algérienne RTA en français puis directeur de la Chaîne 2 en kabyle puis de la Chaîne 3.
  • Mourad Chebine, journaliste, présentateur de l'émission "Rencontre avec la presse" à la Télévision algérienne.
  • Azzedine Meddour (1947-2000), réalisateur de longs métrages, notamment du film: La Montagne de Baya.
  • Djaffar Gacem (1966-), réalisateur de télévision, scénariste et producteur.
  • Hamid Kacimi (1968-)
  • Yasmine Oughlis (1981-), animatrice à la télévision française.
  • Mustapha Kessaci (1982-), journaliste et producteur sur la chaîne El Djazairia One
  • Omar Ahreb, comédien, né à Larbaa Ihaddaden.
  • Lynda Allouche (1988-), miss Kabylie 2010.
  • Blekacem Boukirat (Boukhyar), compagnon du Cheikh Aheddad, originaire du village Izghad, chargé s'établir la liste des soldats moudjahidine pour préparer la révolution de 1871, expatriés en série avec le fils de Cheikh Aheddad Aziz.

Notes et références

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  1. 1 2 MONOGRAPHIE WILAYA DE BEJAIA, ANIREF, , 26 p. (présentation en ligne), p. 11.
  2. 1 2 Mahmoud Amaoui, Le processus de grammatisation du Kabyle, Université Mouloud Mammeri, (lire en ligne), p. 33
  3. 1 2 Camille Lacoste-Dujardin, Dictionnaire de la culture berbère en Kabylie, Paris, La Découverte, , 394 p. (ISBN 2-7071-4588-2), p. 55.
  4. Yacine Ould Zakres, « Sur les traces des Aït Waghlis : parcours de mémoire », El Watan, no 6551, , p. 16 (ISSN 1111-0333, lire en ligne).
  5. Youcef Allioui, Les Archs, tribus berbères de Kabylie : Histoire, résistance, culture et démocratie, L'Harmattan, , 406 p. (ISBN 978-2-296-01363-6, présentation en ligne), p. 250
  6. M. A. Haddadou, « Ces prénoms que vous portez : Noms de lieux devenus prénoms (I) », Infosoir, (lire en ligne).
  7. Rapport de la commission chargée de l'application du Sénatus consulte le 25 novembre 1869, présidée par M. Augeraud, colonel commandant la Subdivision de Sétif, Province de Constantine, extrait en ligne [archive].
  8. Djamil Aïssani, REPERES : l’environnement historique et social de la tribu des Ath Waghlis, Gehimab, , 20 p. (lire en ligne), p. 1
  9. Younes Rezkallah, Le néolithique de la grotte de Gueldaman (Babors, Algérie), CNRPAH, (lire en ligne)
  10. Laporte, J.-P., « Kabylie : La Kabylie antique », Encyclopédie berbère, Éditions Peeters, no 26, , p. 4000–4015 (ISBN 2-7449-0452-X, ISSN 1015-7344, DOI 10.4000/encyclopedieberbere.1400, lire en ligne, consulté le )
  11. Ruines Romaines de l'Algérie : Kabylie du Djurdjura, Imprimerie de J. Claye, , 189 p. (présentation en ligne), p. 114.
  12. , REPERES : l’environnement historique et social de la tribu des Ath Waghlis, p. 3
  13. , REPERES : l’environnement historique et social de la tribu des Ath Waghlis
  14. Edmond Pellissier, Annales Algériennes, Camoni, , 376 p. (présentation en ligne), p. 354.
  15. Mouloud Mammeri, Poèmes kabyles anciens : Textes berbères et français, Librairie François Maspero, (ISBN 978-9961-834-48-0, lire en ligne), p. 86
  16. 1 2 lien=https://books.openedition.org/pup/49638?lang=fr#ftn78
  17. « Awal », sur data.over-blog-kiwi.com (consulté le )
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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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