Anglo-arabe français

race de chevaux française

L’Anglo-arabe français est une race de chevaux de selle à sang chaud, issue comme tous les Anglo-arabes du croisement entre deux races, le Pur-sang et l'Arabe. Les premiers croisements débutent vraisemblablement à la fin du XVIIIe siècle. Ils sont ensuite pratiqués au Haras national du Pin durant les années 1840, puis étendus à deux races autochtones du Sud-Ouest français, dans le Limousin et le Midi.

Anglo-arabe (AA)
Pégase du Tuc, jument Anglo-arabe née en 2003, montée par Karim Florent Laghouag lors du Concours hippique international de Genève en 2014.
Pégase du Tuc, jument Anglo-arabe née en 2003, montée par Karim Florent Laghouag lors du Concours hippique international de Genève en 2014.
Région d’origine
Région Drapeau de la France France
Caractéristiques
Morphologie Cheval de sport
Registre généalogique [PDF] Standard français
Taille Entre 1,58 m et 1,65 m
Poids Entre 450 kg et 550 kg
Robe Généralement bai, alezan ou gris, mais toutes les robes sont admises.
Tête Petite, élégante et fine avec un profil plutôt rectiligne, voire camus.
Caractère Performant, courageux et intelligent. Cheval vif et volontaire, caractère affirmé.
Autre
Utilisation Concours complet, saut d'obstacles, courses, dressage.

Par définition, l'Anglo-arabe français est morphologiquement peu homogène, l'importance d'origines des deux races parentes influant grandement sur le modèle. Il est néanmoins caractérisé par ses allures, sa légèreté, son adresse, son courage et sa forte personnalité. Plusieurs appellations existent au sein de la race française, permettant de distinguer la part plus ou moins importante d'origines arabes chez l'animal, et la présence ou pas d'autres courants de sang mineurs : Anglo-arabe pour les animaux issus de croisements entre le Pur-sang et l'Arabe avec au minimum 12,5 % d'origines arabes, et Anglo part-bred pour les chevaux ayant au minimum 3 % d'origines arabes, en autorisant les croisements avec d'autres races. L'abréviation officielle est AA, mais il est fréquemment surnommé « anglo ».

L'Anglo-arabe reste particulièrement représenté dans le sud-ouest de la France. Cette race s'est fait connaître pour ses performances sportives, en saut d'obstacles jusqu'aux années 1980, et depuis, en concours complet d'équitation. Des courses spéciales, de plat et d'obstacles, lui sont réservées dans différents pays du bassin méditerranéen. Si son élevage pour les courses est resté relativement stable en France depuis une vingtaine d'années, l'élevage de sport traverse une crise. Les nouvelles naissances ont fortement chuté dans les années 2000, au point qu'il est considéré comme « menacé ».

Dénomination

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L'Anglo-arabe tient son nom du croisement entre les deux races de chevaux qui le constituent, le Pur-sang anglais et l'Arabe[1].

L'hippologue et directeur de haras Eugène Gayot a longtemps été considéré comme l'inventeur de la race[Note 1] et du nom d'« Anglo-arabe »[Note 2]. En 1850, il estime que le haras de Pompadour a créé de toutes pièces le « pur-sang Anglo-arabe », qui s'appellera plus tard « pur-sang français »[S 1], défini comme une race particulière, essentiellement présente dans le Midi et le Limousin[S 2]. S'il généralise le nom d'Anglo-arabe, notamment dans ses ouvrages, et le rend générique, ce nom est employé antérieurement dans la région[S 1]. Il figure notamment dans un bulletin en 1846[S 1]. L'emploi du nom d'Anglo-arabe reste occasionnel dans les années 1850, puis est officialisé en 1861[S 1]. La terminologie « pur-sang français » est abandonnée. De nos jours, l'Anglo-arabe est souvent appelé familièrement « l'anglo »[W 1]. Autrefois, il portait aussi le nom de « Tarbais »[2],[3].

La race française de l'Anglo-arabe français est nommée à l'international french anglo-arab[4],[5],[6],[2]. Elle est considérée comme étant d'origine française car la France fut le premier pays à lui créer un registre généalogique, en 1833[7]. Par comparaison, la Grande-Bretagne n'avait toujours pas officialisé cette race dans les années 1990[8]. Des croisements entre Pur-sang et Arabe ont été et sont toujours pratiqués dans bon nombre de pays, sous d'autres noms[9],[7]. L'Hispano-arabe (en Espagne), le cheval de Pleven (en Bulgarie) et le Trakehner allemand sont très proches de l'Anglo-arabe français, dont ils partagent les qualités[10],[3]. En Sardaigne, l'Anglo-arabe sarde a été créé par le même type de croisements[3], tout comme en Russie l'Orlov-Rostopchin[S 3] et le Strelets[11].

Histoire

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Bien que le croisement entre Arabe et Pur-sang soit pratiqué dans de nombreux pays du monde, la sélection pratiquée en France au XIXe siècle a atteint un degré d'excellence tel que l'Anglo-arabe y possède un statut de race à part entière, ce qui n'est pas le cas dans la plupart des autres pays[6]. De ce fait, bien que le Royaume-Uni ait précédé pour pratiquer ce type de croisement[12], l'Anglo-arabe est considéré comme ayant été perfectionné en France[12]. Avec le Selle français, c'est l'une des deux grandes races de chevaux de selle à sang chaud d'origine française[W 2],[13].

L'histoire de l’Anglo-arabe français est liée à la politique menée par l’administration des haras français au cours du XIXe siècle. Si des tentatives de croisement ont eu lieu dans la région de Tarbes et dans le Limousin, menant notamment à la naissance du « cheval tarbais », c’est sous la direction de Raoul de Bonneval, puis d’Antonin Laurent Chébrou de Lespinats et d’Eugène Gayot, que la race est créée et prend son essor. Destiné un premier temps à la remonte militaire, l'Anglo-arabe français a été orienté vers les courses après la Première Guerre mondiale[14]. Il faut attendre le XXe siècle pour voir les premiers chevaux de sport[14].

Prémices

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Les premières tentatives connues de croisement entre Pur-sang et Arabe, en France, sont réalisés à la fin du XVIIIe siècle, grâce aux haras nationaux[15]. La création de haras à Tarbes et à Pau en 1806 vise à fournir les armées de Napoléon Ier[4]. Ces haras sont approvisionnés en animaux de race Barbe, Andalou et Arabe, ils pratiquent de nombreux croisement qui inspirent aussi les éleveurs privés de la région[15]. Napoléon est particulièrement séduit par les qualités de l'Arabe[16],[12].

En 1806, cinq étalons et cinq juments Arabes venus d'Égypte sont envoyés à Pompadour[S 4],[17]. Leur présence conduit à la naissance de l'Anglo-arabe du Limousin[S 5]. Au haras de Tarbes, une sélection d’étalons Arabes (mais aussi turcs et persans[W 3]) est importée dans le Béarn et la Navarre, puis croisée avec ce qui reste de l'ancienne jumenterie navarrine[18],[19]. C’est ainsi que naît le « cheval tarbais » ou « tarbéen », un cheval élancé et endurant, excellent en trait léger et pour la selle[20]. Il possède la taille requise pour la cavalerie légère, mais dépasse rarement 1,52 m[H 1]. Il est possible que des Anglo-arabe soient nés dans la région du Limousin sans être répertoriés, puisque les statistiques du département attestent de la présence du Pur-sang dès 1778, et de l'Arabe à partir de 1789[S 6].

Création et développement de la race au XIXe siècle

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La gravure présente le profil gauche d’un cheval à la robe sombre.
Gravure d'un étalon Anglo-arabe dans l'encyclopédie pratique de l'agriculteur, publiée par Firmin-Didot et Cie, tome 5, 1877.

L'Anglo-arabe est véritablement sélectionné au début du XIXe siècle[7],[21].

Raoul de Bonneval

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Sous l’impulsion de l'administration des haras nationaux[21], vers les années 1840[S 7], Raoul de Bonneval croise le Pur-sang, connu pour sa vitesse, et l'Arabe, perçu comme améliorateur[22]. Il utilise pour cela deux étalons arabes, Massoud et Aslan[4],[23], cheval turc, ainsi que trois juments Pur-sang importées d’Angleterre, nommées Selim Mare, Dear et Comus Mare[4],[21],[24],[25]. Leurs trois filles Delphine, Galatée et Danae, puis leurs descendantes Agar et Quine, sont les génitrices de la première race de chevaux de sport en France[24]. La première jumenterie Anglo-arabe naît au haras du Pin[22]. Le haras de Rosières-aux-Salines compte lui aussi à la même époque plusieurs sujets issus de tels croisements[S 8]. Amenés à Pompadour, ces chevaux sont à la base du développement véritable de la race Anglo-arabe[S 9] ; aussi, Pompadour est cité comme le « berceau de l'anglo »[P 1].

Eugène Gayot et Antonin Laurent Chebrou de Lespinats

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Le développement de la race est surtout le fait d’Eugène Gayot, directeur des haras du Pin et de Pompadour. Il pense que l’Anglo-arabe croisé avec les races autochtones (limousines et tarbaises) doit donner « un cheval moyen qui ne soit ni l’arabe, ni l’anglais qui, tout en s’approchant de l’un et ne s’écartant pas trop de l’autre, n’ait pourtant ni les exigences de celui-ci, ni l’insuffisance de celui-là. »[21]. L'Arabe est en faveur dans les années 1830, en raison de la conquête de l'Algérie par la France qui entraîne une redécouverte de cette race largement mise à contribution à l'époque napoléonienne[S 10]. De plus, le Sud de la France est considéré comme une région idéale pour l'élevage de tels chevaux[S 10]. Eugène Gayot affirme la supériorité des étalons Anglo-arabe sur les autres races locales du Sud-Ouest, disant dans ses ouvrages qu'ils « remplacent avec avantage les demi-sang arabes et les chevaux navarrins purs »[H 2].

De la même manière, Antonin Laurent Chebrou de Lespinats prend en charge les descendants des étalons Arabe Massoud et Nichab depuis leur arrivée du haras du Pin, et s'occupe en 1833 de précieuses juments arabes importées depuis la Hongrie[S 11]. Grâce à ses échanges de reproducteurs, il permet le développement de l'élevage privé dans la région du Sud-Ouest, où l'Anglo-arabe se répand peu à peu[S 11].

Sélection et développement

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Gravure représentant un cheval à la robe claire en train de piaffer ; il est tenu en main par un homme en costume traditionnel qui semble le présenter à un homme corpulent en manteau et en haut de forme.
Le cheval navarrin est l’une des races autochtones croisées au XIXe siècle pour produire de l’Anglo-arabe.

La race rencontre peu de succès dans un premier temps, puisqu'elle n'intéresse qu'un faible nombre d'éleveurs, généralement issus de familles fortunées. Les premières productions sont orientées vers le cheval de courses et le cheval de luxe[S 12],[22]. D'autre part, la concurrence de l'Anglo-normand, un cheval carrossier, pousse nombre d'éleveurs à tenter des croisements avec ce dernier, et les détourne de l'Anglo-arabe. Le libéralisme économique fait que l'État se désengage peu à peu de la production. En 1861, la jumenterie de Pompadour (avec 46 juments et pouliches de la race) est fermée, l'initiative privée étant considérée comme suffisante[S 10]. C'est à la même époque que les premières courses réservées aux Anglo-arabe sont organisées[W 1], dans le Sud-Ouest[22],[19].

La réforme des haras entreprise à travers la loi du entraîne un développement de l'élevage d'Anglo-arabe à destination de la cavalerie légère[S 10]. Le haras national de Pau-Gelos près de Pau, puis, à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, le Limousin, ont contribué à la sélection de ce cheval : un groupe de juments originaires de Tarbes et du Limousin y est accouplé avec des étalons Pur-sang et Arabe[21].

Dans le Palois et près de Tarbes
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Le Pur-sang puis l'Arabe sont croisés avec le cheval navarrin, une race aux origines espagnoles ayant un petit modèle, plutôt plat, mais d’une grande robustesse[22]. Le Navarrin est absorbé par l'Anglo-arabe, en particulier au haras de Tarbes. Le programme d'élevage s'achève officiellement en 1852, mais la race locale garde quelque temps son nom de « cheval de la Navarre »[H 3]. Les registres du dépôt d'étalons de Tarbes, soigneusement tenus, donnent une idée précise du développement de l'Anglo-arabe et de la disparition du Navarrin. En 1830, il compte six étalons Pur-sang, cinq Arabe, vingt-trois arabes croisés et dix-neuf étalons de l'ancienne race navarrine. Vingt ans plus tard, en 1850, les étalons navarrins « purs » ont tous disparu, le haras compte vingt-cinq Pur-sang et vingt-sept Arabe[H 2].

Dans le Limousin
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Dans le Limousin, la forte demande en chevaux de cavalerie ne s'accorde pas avec les choix des garde-étalons des haras, qui privilégient le Pur-sang[S 13]. La création de courses hippiques à Pompadour à partir de 1820 est une motivation pour reprendre l'élevage dans la région[S 14]. Des croisements de type Anglo-arabe sont réalisés avec le cheval limousin qui, lui aussi imprégné de sang espagnol, est plus grand et étoffé que le navarrin[22]. Le haras de Pompadour compte de moins en moins de chevaux limousins au profit de l'Anglo-arabe[H 4]. Parallèlement, les éleveurs de la région emploient de plus en plus de croisements avec le Pur-sang[H 4]. De nos jours encore, les Anglo-arabe du Sud-Ouest sont plus légers dans le modèle que ceux de souche limousine, qui ont plus de taille et de cadre. Des juments nivernaises et normandes ont aussi été utilisées pour produire de l'Anglo-arabe dans cette région[22].

Codification et fixation
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La gravure présente le profil droit d’un cheval à la robe sombre équipé d’un filet.
« Belle de jour », jument Anglo-arabe née en 1892.

En 1833, le stud-book français de l’Anglo-arabe est créé pour inscrire des chevaux Pur-sang, Arabe, et Anglo-arabe[22]. En 1861, un arrêté définit comme « Anglo-arabe » les chevaux issus d'un géniteur Arabe[S 1]. Une loi du fixe le montant des encouragements à la race et le programme de sélection pour les courses, favorisant les meilleurs performers. Cette sélection est assez proche de celle qui est définie pour la race du Pur-sang par le Jockey Club[W 1]. Cette loi fait du Limousin l'une des principales régions productrices[S 15].

Dès 1880 est exigée la règle des 25 % de sang Arabe pour être reconnu Anglo-arabe[22],[21]. Le , un arrêté impose aux étalons de la race participant aux courses spéciales réservées ce minimum des 25 % de sang, étendu à tous les sujets d'élevage le [S 2]. Entré en 1894 aux haras nationaux, l'étalon Prisme (1890-1917) contribue fortement à fixer les caractéristiques de la race[4],[25]. Il est le père de près de 58 étalons[25],[21].

XXe siècle

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Anglo-arabes présentés dans « Les chevaux qui paient », La vie à la campagne, 1930.

Malgré les deux guerres mondiales, l'Anglo-arabe n'a cessé de prendre de l'importance en France du début du XXe siècle jusqu'aux années 1980-1990[21]. Son élevage traverse une crise depuis le début du XXIe siècle[P 2], mais il s'est développé dans d'autres pays.

Réorientation sportive

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Après avoir été populaire comme animal de remonte pour la cavalerie, il est élevé comme cheval de selle polyvalent, puis devient la première race chevaline française destinée aux sports équestres[6]. Cette orientation se fait évidente durant la seconde partie du XXe siècle[P 3]. Les Haras nationaux cessent leurs achats et leurs élevages à destination de la remonte militaire, Pompadour ayant fait saillir 1409 juments par des étalons Arabe ou Anglo-arabe en 1943, tandis qu'en 1950, le nombre de ces juments saillies est tombé à 158. Sur la même période, la moitié des étalons nationaux et huit neuvièmes des juments de la remonte militaire sont réformés[S 16].

Avant le développement du Selle français, l'Anglo-arabe est le cheval de sport français par excellence. Plus rapide que les divers demi-sang présents dans le pays, il est également plus développé que l'Arabe[22]. Il s'illustre particulièrement en saut d'obstacles, après-guerre[24],[26]. Le cheval Anglo-arabe type de cette période est de petite taille, doté d'un très fort coup de saut[Note 3],[26]. Certains étalons marquent particulièrement l'époque, en donnant naissance à des gagnants internationaux, comme Séducteur (né dans la Creuse en 1940), Nithard (né en 1948 au haras de Pompadour en Corrèze), Zéphir (né en 1950 à Sagnat) et Noroit (né en 1957 à Pompadour)[S 17].

De 1940 à 1946, les règles d'admission au stud-book de l'Anglo-arabe sont légèrement assouplies en raison de la perte de nombreux chevaux pendant la guerre[27]. En 1942, le stud-book de la race est ouvert aux chevaux issus de parents eux-mêmes Anglo-arabes, ou d'un croisement entre Arabe et Pur-sang[28]. Le règlement d'élevage de la race, autorisant un cheval à être inscrit au stud-book de l'Anglo-arabe s'il présente au moins 25 % de sang Pur-sang ou Arabe, est redéfini en 1958, et inclut tous les anglos à moins de 25 % de sang Arabe au stud-book du Selle français[29]. Il s'ensuit une diminution rapide des effectifs au profit de l'autre race de sport française, le SF, si bien que cette politique d'élevage est revue. Les juments possédant moins de 25 % de sang d'une des deux races deviennent des « facteurs d'Anglo-arabe », rattachées au livre généalogique de ce dernier. Les poulains qui naissent de ces juments facteurs d'anglo sont automatiquement réinscrits au livre généalogique de la race Anglo-arabe s'ils dépassent les 25 % de sang de l'une ou de l'autre des races parentes[30].

Des années 1970 aux années 1990

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L'Anglo-arabe des années 1970 excelle tant en course hippique d'obstacles qu'en saut d'obstacles[S 18]. La race n'a été orientée vers le complet que plus récemment[24]. Dans les années 1970 et 1980, les acheteurs de la race donnent leur préférence aux chevaux de plus grande taille, provenant généralement du Limousin, au détriment des chevaux du Midi, bigourdans et palois, plus petits. Le Dr Jacques Sevestre s'est opposé à cette tendance, arguant qu'il n'existe aucune corrélation entre la taille et les performances sportives, tandis que la fréquence des accidents augmente significativement avec la taille et le poids du cheval[10]. En 1976, l'Anglo-arabe français est reconnu comme race par la World Arabian Horse Organization (organisation mondiale du cheval arabe, WAHO), grâce notamment à Pierre Pechdo, ce qui permet de « blanchir » certains géniteurs Arabe utilisés en croisement chez la race, dont les origines étaient obscures. Par la même occasion, il fédère les éleveurs d'Anglo-arabe du Limousin et du Midi au sein de la Fédération Nationale des Éleveurs d'Anglo-arabes, qui organise sa première grande manifestation annuelle à Pompadour en 1979[S 19]. En 1983 sont recensés 256 étalons Anglo-arabes, et 1 521 juments produisant pour la race[27]. Le , le stud-book français est partiellement rouvert aux apports de sang extérieurs[21].

En 1993, le recensement de la France transmis à la base DAD-IS de la FAO fait état d'au moins 6 815 anglos présents dans ce pays[W 4]. Les naissances baissent durant les années 1990[31].

XXIe siècle

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L'Anglo-arabe traverse désormais une crise en France[P 2],[19]. Il est beaucoup moins visible sur la scène sportive internationale et ses nouvelles naissances chutent[P 2] face à la concurrence d'autres races sportives plus spécialisées[31],[19]. En 2011, il est considéré comme « menacé »[P 2],[19]. Entre 1976 et 2008, le nombre de naissances françaises a chuté de 50 %[32],[19]. Cette chute régulière des effectifs est devenue problématique pour les éleveurs[P 4], le nombre d'élevages ayant baissé de moitié entre 2001 et 2011. Les raisons sont à chercher dans le désengagement de l'État français via les Haras nationaux (HN), le manque de moyens des éleveurs qui possèdent généralement de petites structures, la faible visibilité de la race à haut niveau de compétition en comparaison avec le Selle français, le manque de cavaliers professionnels de haut niveau dans le Sud-ouest, berceau de l'AA[P 3], et l'utilisation de poulinières Anglo-arabe pour la reproduction chez d'autres races de chevaux de sport[32]. La diminution des effectifs aggrave progressivement le problème, les chevaux intéressants devenant de moins en moins nombreux avec la baisse des naissances[P 3]. Des tensions existent aussi au sein de l'organisme de sélection de la race, l'ANAA (Association Nationale des éleveurs et propriétaires d'Anglo-Arabes)[P 5].

L'élevage est réorienté vers les courses et l'endurance[19]. Un rapprochement entre les différents pays d'élevage d'Anglo-arabes s'effectue pour pallier le « déficit d'image » de la race, dû au fait que les chevaux élevés dans d'autres pays que la France étaient comptabilisés comme « autres races » par la World Breeding Federation for Sport Horses[33]. Néanmoins, cette désaffection a profondément atteint le fief dit de l'« Anglo-arabie » autour d'Arnac-Pompadour, ancien site d'élevage de chevaux de sport d'élite[P 6].

Le désengagement des HN, qui annoncent la vente de l'étalon Anglo-arabe Nathan de la Tour, conduisent en 2015 à la création d'une association, Génétiqu'Anglo, dont le but est de sélectionner et de diffuser des reproducteurs[P 7].

Description

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Profil gauche d’un cheval gris clair ; dans son pré, il porte des protections à ses membres.
Étalon Anglo-arabe gris, au modèle.

Comme tous les Anglo-arabe, il est caractérisé par une volonté de combiner les qualités des deux races parentes du croisement : la vitesse et la taille du Pur-sang avec la résistance, la trempe et la légèreté de l'Arabe[1],[3],[13],[34]. En France, l'Anglo-arabe proprement dit devait avoir au moins 25 % d'origines arabes[4],[35],[25],[14],[3], pour moins de 75 %[35]. Le règlement 2025 de la race a aboli cette règle : tout cheval ayant au minimum 12,5 % d'origines arabes, sans ascendance de poney, de cheval de trait ou de cob, peut être enregistré dans l'une des trois sections du stud-book[W 5].

On caractérise généralement l'Anglo-arabe comme un bon cheval de selle polyvalent[28], très athlétique puisqu'issu lui-même de deux races dotées d'excellentes aptitudes sportives[36]. Elwyn Hartley Edwards juge l'Anglo-arabe français comme moins élégant que l'Anglo-arabe britannique, mais plus sportif que ce dernier[12].

Taille et poids

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Il est à l'origine un peu plus grand que l'Arabe, mais sa taille a augmenté, et les sujets de 1,66 m au garrot ne sont plus rares[6], certains Anglo-arabes du Limousin mesurant jusqu'à 1,70 m[34], voire plus[37]. La taille standard se situe au début du XXIe siècle entre 1,58 et 1,65 m[34],[38],[3] (1,55 à 1,67 m selon Maurizio Bongianni[4], et 1,57 à 1,65 m selon Nicola Jane Swinney[35]). Dans les années 1970, l'Anglo-arabe français mesurait en moyenne 1,45 à 1,60 m[30] ; Caroline Silver cite en 1984 une moyenne de 1,60 m ou un peu moins[39]. Daniel Babo cite en 2001 une fourchette de 1,60 à 1,70 m[40], alors que Martin Haller cite en 2003 une fourchette de 1,55 à 1,65 m[16].

Le poids va en général de 500 à 550 kg[34].

Morphologie

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Le modèle est longiligne[4],[2]. Bien que ce modèle puisse varier[39],[14],[13],[34], il est toujours jugé harmonieux[4],[P 8],[40] et équilibré, doté d'un profil délié[40]. Il n'existe pas de standard de race[13],[34].

C’est un cheval doté d'une petite[4],[2],[3],[34] tête fine[30],[40],[34], jugée particulièrement esthétique[40],[16], bien attachée à l'encolure[4]. Le profil de la tête est plutôt rectiligne[3],[34], et tient généralement davantage du Pur-sang que de l'Arabe[8],[41],[24], mais il peut aussi être légèrement concave[4],[2],[3],[42],[34].

Les yeux sont grands et bien ouverts[4],[3],[34]. Le front est large[4],[40],[3],,[34] et les oreilles mobiles et alertes[24],[34], de petite taille[4],[8],[3]. Le Dr Jacques Sevestre remarque que certains anglos peuvent présenter un profil légèrement convexe associé à un bout de nez et des membres fins, ce qui d'après lui dénote une expression des gènes du cheval Barbe présents chez le Pur-sang[30]. Le bout de nez est toujours fin[34].

L'encolure est longue et légère[34], parfois légèrement rouée[30],[3], proportionnée au corps et harmonieusement greffée[4],[2]. Le garrot est toujours très saillant[4],[2],[34], sec[4],[2] et prolongé vers l'arrière[30],[8],[16]. La poitrine est ample et profonde[30],[4],[8],[40],[24],[3],[34] selon une majorité d'auteurs, l'Autrichien Martin Haller la décrivant au contraire comme étroite[16]. L'épaule est longue[3],[40],[34] et moyennement inclinée[30],[4],[40],[21],[34]. Le passage de sangle est profond[28]. Le dos est court[16],[3] ou moyennement long, droit et fort[24],[34] ; cependant Babo le décrit comme long[40].

Le rein est d'une longueur moyenne[30],[34], court et large selon Bongianni et Ravazzi[4],[2]. La croupe est longue[3],[34] et horizontale[30],[4],[41],[34] ; Babo la décrit comme puissante et arrondie[40], et Haller comme « musculeuse et anguleuse »[16]. La queue est portée haut[3]. L'arrière-main est bien proportionnée[43].

Membres et crins

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Les membres sont longs et charpentés[30], forts, secs et bien musclés[21],[34], malgré leur apparence fine[8],[40],[28],[3]. Les tendons sont bien détachés et les articulations sèches[4]. Les sujets des années 1970 présentaient souvent des jarrets clos[44]. Les paturons ont une inclinaison « parfaite »[12]. Le pied est petit, doté d'une corne résistante[4],[16],[3].

La crinière et la queue sont fines et soyeuses[41],[3],[34]. Les tissus sont fins et denses[2],[34].

On rencontre toutes les robes simples chez la race, mais le bai, le bai-brun, l'alezan[37] puis le gris sont les plus fréquentes[38],[34]. La robe noire est plus rare[2],[34]. Les marques blanches, comme les balzanes, sont également assez fréquentes et autorisées sans restriction[38],[28],[34].

Tempérament et entretien

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Extrait du Dictionnaire amoureux du cheval, 2012
[...] il est en demande constante, ne supportant pas l'ennui, gourmand d'oxygène et de chaleur [...] son intelligence est telle qu'il suffit à l'homme de le comprendre pour être moins idiot[45].
— Homéric

L'Anglo-arabe est un animal volontaire, courageux et réactif[13],[3], joueur[13], et réputé d'une grande intelligence[28],[3]. Nerveux, c'est aussi un compagnon loyal[2], capable de générosité dans l'effort[44]. Il est souvent critiqué pour son aspect caractériel et difficile[13]. Ce trait de caractère tend selon Lætitia Bataille à se stabiliser grâce à la sélection[26],[46], bien qu'il reste réputé dans l'ensemble pour être sensible et capricieux[28]. L'Anglo-arabe a beau montrer un caractère globalement plus facile que le Pur-sang[44], il n'en reste pas moins un cheval d'une grande finesse, doté d'une forte personnalité, qui requiert de ce fait un cavalier aguerri[47],[26],[2],[13], du tact, et une main fine[28].

Ses aplombs sont corrects selon Bongianni[4], alors qu'au contraire, Haller estime que ce n'est pas toujours le cas[16]. Souple, il possède une locomotion brillante et un bon équilibre[W 2]. Ses allures sont plus courtes que celles du Pur-sang et il est moins rapide, mais plus souple[43], avec une bonne amplitude de galop[16].

Il est d'un entretien assez facile, bien qu'issu en partie d'une race (le Pur-sang) connue pour sa fragilité. Sur ce point, l'Anglo-arabe tient davantage de l'Arabe et présente généralement une plus grande résistance physique que ses deux ascendants[44].

En France, la race est soumise au suivi sanitaire des chevaux de sport, avec un dépistage de l'anémie infectieuse, de l'artérite virale et de la métrite contagieuse[48]. La vaccination est obligatoire contre la grippe équine et la rhinopneumonie[46]. L'anglo-arabe peut théoriquement souffrir des mêmes maladies génétiques que l'Arabe et le Pur-sang[46].

Fibres musculaires ; diversité génétique

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Plusieurs études ont été effectuées sur les fibres musculaires de l'Anglo-arabe. L'une d'elles révèle que les meilleurs chevaux de course de plat possèdent en moyenne 6 % de myosine rapide supplémentaire au niveau du fessier par rapport aux moins bons compétiteurs[S 20]. Une deuxième, réalisée sur des chevaux de différentes races entraînés à l'endurance, montre que le pourcentage des fibres musculaires de type IIB oxydatif a augmenté de façon significative après l'entraînement des Anglo-arabes, tandis que les fibres de type I et IIA ont augmenté chez les chevaux d'autres races (Arabe et Andalouse), mais pas chez l'Anglo-arabe[S 21]. Une autre conclut que la diversité génétique des Anglo-arabes français est faible, ou bien que le haut pourcentage de myosine rapide dans les muscles est une caractéristique de la race déterminée génétiquement : on mesure l'héritabilité de la myosine et dans ce cas précis, cela n'apporte pas énormément d'information du fait qu'il y a peu de variabilité, ce trait ayant déjà subi de fortes pressions de sélection avant l'apparition de la race[49]. Concernant la diversité génétique, une étude réalisée sur toutes les races de selle françaises montre que le coefficient de consanguinité des AA nés entre 1989 et 1992 est de 1,17 %, soit relativement faible. Il a augmenté de 0,029 % entre 1974 et 1992. L'hétérozygotie de la race est elle aussi faible. Les raisons de cette faible consanguinité sont dues à l'ouverture partielle du stud-book et à la nature composite de la race, créée avec des ressources génétiques variées. L'Anglo-arabe est légèrement plus consanguin que le Selle français, dans la mesure où les races autorisées en croisement sont moins nombreuses[S 22].

Sélection

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Le logo se présente sous la forme d’un cercle sans contour. Le haut du cercle est matérialisé par deux lettres A épousant le cercle. Celui à gauche est bleu, celui à droite est rouge. Au milieu des deux lettres se trouve le dessin d’un buste de cheval noir cabré accolé à des lignes et des courbes. Le nom anaa écrit en bleu, blanc, rouge est placé sous le cheval. Enfin, les mots Anglo-Arabe-France, écrits en bleu, noir et rouge, sont courbés pour dessiner le bas du cercle.
Logo de l'Association Nationale des Éleveurs et propriétaires d’Anglo-arabes.

L’ANAA (Association Nationale des Éleveurs et propriétaires d’Anglo-Arabes), agréée comme organisme de sélection par le ministère de l’agriculture, s'occupe de fédérer les éleveurs, propriétaires et utilisateurs de ces chevaux, de gérer le règlement du stud-book, et d'effectuer la promotion de la race[W 6],[W 5]. L'élevage français de l'Anglo-arabe a deux orientations opposées, l'anglo de type course et celui de type sport[P 9]. Dans le monde de l'élevage, de grands noms ont marqué les lignées françaises et internationales, comme Dionysos II, Fol avril, et Inschallah ex Josselin[50]. Un certain flou autour du programme de sélection de la race est vraisemblablement responsable de la chute des effectifs d'Anglo-arabes[32]. Depuis la fin de la mission des Haras nationaux, les éleveurs se sont tournés vers davantage de jeune génétique et d'introduction de nouveaux courants de sang Pur-sang et Arabe[P 10].

Dans une carrière, un cheval gris clair très fin monté par un homme portant une chemise bleue, un pantalon noir ainsi qu’un casque et des lunettes de soleil, présente un trot allongé.
Étalon Anglo-arabe français monté au haras de Cluny.

Deux grandes sélections se distinguent au sein de la race, celle des chevaux de sport et celle des chevaux de course[W 2]. Les chevaux de sport ont longtemps été choisis sur leur modèle et leurs origines, tandis que les chevaux de course le sont depuis toujours sur leurs performances[P 3]. Du fait de la baisse des effectifs de la race observée en France, le plan de relance adopté en 2009 encourage les saillies des juments en race pure[P 5].

Les éleveurs ont aussi la possibilité d'inscrire les chevaux possédant au moins 50 % d'origines arabes au registre généalogique du Demi-sang arabe[34].

Toutes les techniques de reproduction sont autorisées, sauf le clonage, qui ne l'est que chez les anglos part-bred, sur dérogation[W 5].

Anglo-arabe

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Reproduction infographique de la marque de l’Anglo-arabe utilisée pour marquer aux fers les chevaux de la race : dans un octogone stylisé et non régulier sont entrelacées deux lettres A stylisées en majuscule.
Marque au fer de l'Anglo-arabe.

Durant longtemps, les Anglo-arabes (AA) à proprement parler devaient posséder au minimum 25 % d'origines arabes[4],[47]. Parmi eux, étaient distingués les Anglo-arabes au minimum 50 % arabes (dont les anglo-arabes « à 50 % » issus par exemple du croisement d'un Pur-sang anglais et d'un Pur-sang arabe) et les Anglo-arabes ayant au minimum 25 % mais moins de 50 % d'origines arabes (les anglo « à 25 % » issus par exemple du croisement d'un Anglo-arabe à 50 % et d'un Pur-sang)[47]. Ces anglos à 25 % ont une influence Pur-sang plus marquée, et sont plus grands, plus précoces, plus agressifs et plus émotifs[51]. Ces catégories, peu utilisées dans le monde des sports équestres, sont importantes en courses : plus le pourcentage de sang arabe est faible, et donc le pourcentage de sang anglais élevé, plus le cheval est susceptible d'être rapide. Il existe donc des courses de plat séparées pour les Anglo-arabes dits « à 50 % » (ayant plus de 37,5 % de sang arabe) et les Anglo-arabes dits « à 25 % » (ayant entre 25 % et 37,5 % de sang arabe). Les Anglo-arabes de complément, c'est-à-dire ayant moins de 25 % de sang Arabe, ont longtemps couru avec tous les autres chevaux Autre que Pur-sang (AQPS). Désormais, une nouvelle catégorie existe permettant d’intégrer des chevaux ayant entre 12,5 % et 25 % de sang arabe[W 7].

Depuis 2022, tout cheval ayant des ancêtres Pur-sang et arabes et un minimum de 12,5 % d'origines arabes peut porter le nom d'« Anglo-arabe »[W 5]. L’appellation « Anglo-arabe de complément », utilisée jusqu'en 2022 pour désigner les chevaux à moins de 25 % mais plus de 12,5 %, existe toutefois encore dans les faits[W 5].

Anglo part-bred

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Un règlement approuvant l'inclusion d'anglos issus de croisements avec le Shagya ou d'autres races de sport dans une section dite « demi-sang Anglo-arabe » a été publié le [W 8]. Cette inclusion a été qualifiée de « salutaire » par le magazine L’Éperon, dans un contexte de baisse des nouvelles naissances[P 11]. Les croisés Shagya donnent des résultats intéressants en endurance et concours complet[19].

Tout cheval ayant au minimum 3 % d'origines arabes, et des ascendants Arabe et Pur-sang en 4e génération, peut-être inscrit en section part-bred du stud-book[W 5].

Utilisations

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Sports équestres

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L'Anglo-arabe est avant tout un cheval de sport polyvalent, doué pour le saut, résistant et galopeur[37],[17],[7], ce qui conduit Daniel Babo à le qualifier de « décathlonien du cheval de sport »[17]. Son aptitude au saut et au galop, tout comme sa vivacité, son élégance et sa résistance, en font un cheval de compétition adapté à de nombreuses disciplines[17]. Des années 1950 aux années 1990, plusieurs chevaux possédant généralement entre 25 et 45 % d'origines arabes ont foulé les pistes des plus grandes compétitions internationales, et décroché des médailles olympiques[41]. Depuis, l'Anglo-arabe a été marginalisé sur la scène sportive internationale[7].

Concours complet

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Le concours complet est sa discipline de prédilection[17],[52]. Sa rapidité, son endurance et sa réactivité sont appréciées, la race étant présente jusqu'au plus haut niveau de compétition[47],[52], avec une bonne adaptation à l'épreuve du cross[52]. Les cavaliers compétiteurs en complet apprécient aussi sa grande agilité et son respect des barres, qui compensent son manque de force et son caractère parfois susceptible[P 12].

Tourbillon, né en 1941, a fait partie de l'équipe de France de la discipline[50]. Twist la Beige, né en 1985, a été champion d'Europe et performer international sous la selle de Jean-Lou Bigot[50]. Au début des années 2000, Crocus Jacob a réalisé d'excellentes performances sous la selle de Jean-Luc Force bien que l'or olympique lui ait échappé à Athènes en 2004[P 13]. Par contre, Débat d'Estruval, Anglo-arabe de complément monté par Didier Courrèges[P 14], a fait partie de l'équipe de France médaille d'argent à Athènes[W 9].

Dès 1998, sa suprématie en concours complet a été menacée par celle du Selle français[P 15]. En 2013, le stud-book de l'Anglo-arabe se classe au quinzième rang mondial des races dans la discipline[P 3], puis en 2016, remonte au huitième rang[46]. L'Anglo conserve les faveurs des cavaliers de complet[46]. En 2012, deux Anglo-arabes de croisement ont remporté le championnat de France des jeunes chevaux de complet[P 4]. L'Anglo-arabe de croisement est désormais plus réputé en complet que les anglos purs, en raison de la hauteur des obstacles et de la technicité du cross, les courants de sangs disponibles en AA étant moins intéressants[P 5]. Les cavaliers professionnels de complet recommandent d'ailleurs le croisement pour maintenir les performances de la race dans cette discipline, les anglos pouvant manquer de force et d'allures[P 3].

Obstacle

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Ses qualités de sauteurs sont aussi fort appréciables en saut d'obstacles[4],[17],[52]. De nombreux champions français des années 1950, comme Pierre Jonquères d'Oriola[24], jusqu'aux années 1980, par exemple Philippe Rozier, montent des Anglo-arabes[47]. Ali Baba, né en 1941, est l'un des Anglo-arabes de sport les plus connus. Monté par Pierre Jonquères d'Oriola, il a été champion olympique de saut d'obstacles en 1952. Ryon d'Anzex, né en 1983, performer international de saut d'obstacles, a participé aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992[50]. Jiva, sous la selle de Philippe Rozier, a participé aux Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles et a été vice-championne d'Europe par équipe en 1987[P 16]. Mokkaido, né en 1978, et Rheingold de Luyne, né en 1984, sont tous deux performers internationaux de saut d'obstacles et ont participé aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta[50]. Dilème de Cèphe, avec Bruno Broucqsault, a obtenu d'excellents résultats en 2003 et 2004 mais, blessé à Athènes, n'a jamais repris la compétition[P 17].

Désormais, en saut d'obstacles, le Selle français est souvent préféré à l'Anglo-arabe[52], qui manque de taille face à la hauteur des obstacles[46]. La race a quasiment disparu des classements sportifs mondiaux de la discipline[P 18]. Les anglos d'obstacle ont généralement entre 30 et 35 % d’origines arabes[52].

Dressage

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cheval bai se déplaçant au trot sur un carré de dressage, son cavalier ayant revêtu une veste sombre et un pantalon blanc.
Anglo-arabe en concours de dressage en Île-de-France, 2008.

Il plait également en dressage[17], discipline dans laquelle il est bien représenté sur les terrains de concours[47], mais pas à haut niveau, car il ne peut concurrencer la taille et les allures spectaculaires des chevaux du Nord[26], notamment allemands[52].

Le colonel Edmond Wattel (1878-1957), écuyer du Cadre noir, a laissé un profond souvenir à son public grâce au dressage de son Anglo-arabe Rempart, le « cheval de sa vie »[W 10].

Endurance, attelage et autres disciplines

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Cheval noir de face se déplaçant au trot, sa cavalière et lui présentant une tenue classique pour une épreuve d’endurance : un filet et collier de chasse en vinyle, ainsi que des protections en néoprène pour le cheval et un pantalon souple et de grandes chaussettes montantes pour la cavalière ; le tout étant dans les coloris roses.
Anglo-arabe en endurance.

L’endurance est adaptée à l’Anglo-arabe[17],[13], mais pour cette discipline, il convient de privilégier les chevaux avec des origines arabes dominantes[46], autour de 75 %[53]. Ainsi, Otimmins Armor a été sacré champion du monde par équipes dans cette discipline aux Jeux équestres mondiaux de 2014, avec son cavalier Denis Le Guillou[46]. En 2024, les finales d'endurance pour jeunes chevaux de 6 ans ont un podium 100 % Anglo-arabe[P 19]. La race décroche aussi une médaille d'or aux mondiaux de la discipline, à Monpazier[P 19].

Quelques-uns concourent en attelage en France[17],[W 11], notamment en attelage sportif[52]. Frédéric Bousquet déclare apprécier leurs qualités de « soumission, locomotion et allures »[W 12]. On retrouve aussi quelques anglos en horse-ball et en polo[52].

Courses hippiques

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Il existe également des élevages orientés vers les courses hippiques[17],[52],[54]. De par son physique athlétique, l'Anglo-arabe s'illustre aussi bien dans les courses de galop que dans les courses d'obstacles[W 2],[55]. Dans le quart Sud-ouest de la France, il existe un programme bien doté de courses dans ces deux disciplines[26],[52], les hippodromes de Pau, de Tarbes et de Pompadour proposant des courses réservées[55]. Il se mesure souvent avec succès aux autres races de chevaux (Pur-sang et Selle français de type AQPS) dans les courses d'obstacles[26]. L'AQPS Sizing France, vainqueur du prix de l'Yonne à Auteuil et possédant 3,125 % d'origines arabes, descend d'un étalon arabe tunisien[W 13].

Les courses d'Anglo-arabes françaises sont divisées en deux catégories, celle des anglos de complément possédant entre 12,5 % et 37,5 % d'origines PS, et celle des anglos à plus de 37,5 %[Note 4]. Elles se sont exportées dans d'autres pays, en particulier autour du bassin méditerranéen, par exemple au Maroc depuis 1995[W 1]. Contrairement au secteur des chevaux de sport, l'effectif des Anglo-arabe de course en France est relativement stable dans les années 2000, estimé à 400 chevaux environ début 2013[P 3]. En 2025, il est cependant lui aussi en crise à cause de la baisse des naissances, de l'ordre de 18 % cette même année[P 20].

L'un des meilleurs élevages d'Anglos de course se trouve en Corrèze, à Troche[P 21].

Croisements

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Gros plan sur la tête d’un cheval gris foncé en train de brouter.
Jeune mâle selle français dont le père est anglo-arabe.

L'Anglo-arabe est aussi très fréquemment utilisé en croisement avec d'autres races de chevaux de sport. Il a ainsi largement participé au développement du Selle français[24],[56],[14],[S 23]. Il est reconnu par les autres stud-books européens comme améliorateur de race[3], notamment pour les chevaux de sport allemands[14],[P 18].

Il est recherché pour son élégance, sa réactivité, mais surtout son apport de sang[W 2] qui donne de l'influx nerveux à sa descendance[57]. Ainsi l'étalon français Zeus, né en 1972, a eu une forte influence après son exportation[P 18]. Inschallah (ex Josselin), né en 1968, a longtemps été l'un des géniteurs les plus recherchés en Allemagne[P 18]. Cacir a quant à lui influencé l'élevage en Rhénanie-du-Nord-Westphalie[P 18].

Dopé Doux, cheval multi-titré enregistré comme Selle français et monté par Marie-Christine Duroy, est issu d'une mère anglo[58]. Gazelle de la Brasserie, jument issue d'une mère Anglo-arabe et enregistrée au stud-book du demi-sang suisse, a participé aux jeux olympiques d'été de 2012 à Londres[P 4]. En France, durant les années 2000 les étalons AA employés en croisement diminuent, tandis que les juments croisées avec le SF augmentent[57]. La situation peut s'expliquer du fait que les chevaux issus d'une mère anglo sortent davantage en compétition et sont plus performants que ceux issus d'un père anglo[57].

Au moment de la réduction de consanguinité de cette race menacée d'extinction, l'Anglo-arabe est entré en croisement avec le Landais[59].

Instruction, équitation d'extérieur, loisirs et réforme

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D'après son association de race, l’Anglo-arabe peut également être un bon cheval de selle en équitation d'extérieur ou de loisir[W 2],[17]. Il convient aux personnes qui recherchent un cheval de loisir fin[36]. Dans les faits, il est peu apprécié en raison de sa réputation tenace d'animal caractériel[P 3]. Si Daniel Babo estime qu'il a toute sa place dans les centres équestres comme cheval d'instruction[17], d'après une éleveuse et propriétaire de centre équestre interrogée sur ce sujet, ces derniers les refusent le plus souvent pour l'enseignement des cavaliers débutants[P 5], probablement à cause d'une mauvais réputation[60]. La réforme de ces chevaux, surtout ceux issus des courses au tempérament plutôt « chaud », peut s'avérer problématique pour une utilisation par les débutants[P 5]. Les professionnels assurent cependant que l'Anglo-arabe convient bien aux cavaliers maîtrisant leurs aides[P 5].

Il est enfin utilisé comme cheval de chasse à courre[37],[3].

Diffusion de l'élevage

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Dans un pré, une jument baie et son poulain alezan laissent voir leur profil droit mais regardent le photographe.
Poulinière Anglo-arabe et son poulain.

L'Anglo-arabe est désormais (en 2025) une race à petits effectifs, avec une baisse continue des nouvelles naissances[P 19]. En 2013, il ne représente que 4 % de tous les chevaux de selle en France[54]. Des concours d'élevage sont organisés en septembre à Fontainebleau, Saumur, Uzès et Pompadour, les rencontres internationales de la race ayant lieu en octobre au haras national de Tarbes (et à l'hippodrome voisin[P 22]) et au mondial du Lion[P 9].

Effectifs de l'Anglo-arabe en France
Année Effectif total Étalons en service Naissances / an Nombre d'élevages[Note 5]
1993 6 815[W 4]
1999 188[31] ~1 500[31] > 1 700[31]
2001
2006 129[61] ~1 139[61] 1 406[61]
2013 116[54] 520[54] 744[54]
2014 < 1 000[3]
2018 28 406[Note 6],[W 4]
2020 28 549[W 4]

Les zones d'élevage traditionnelles se situent dans le Sud-ouest de la France[7], autour des haras de Pau, Saintes, Tarbes, Villeneuve-sur-Lot, Aurillac, Rodez, Uzès et Pompadour[31],[25]. Ce dernier a longtemps été le sanctuaire de cette race[W 14],[31], en gérant une jumenterie nationale consacrée à l'élevage de l'Arabe et de l'Anglo-arabe. La race est également élevée en assez grand nombre dans les circonscriptions de Compiègne, d'Angers et du Pin, et même en Corse[25]. Il existe des étalons Anglo-arabe dans toutes les circonscriptions[61]. Certains élevages sont très anciens, c'est le cas de Dumont-Saint-Priest, qui a acquis ses premières juments en 1855, et élève depuis plus de 150 ans des Anglo-arabes de type limousin[S 24]. De manière générale, le Limousin s'est spécialisé dans les chevaux de sport équestre (en particulier de saut d'obstacles) tandis que dans le Midi, ce sont surtout des Anglo-arabe de course qui sont élevés[S 25], particulièrement ceux très influencés par le Pur-sang[51], plus légers et plus rapides[37]. La région autour de Laloubère, dans la banlieue de Tarbes, est d'ailleurs surnommée « l'anglo-arabie »[P 22].

En 2008, 80 % des poulinières sont saillies pour donner des anglo-arabes[61],[W 2]. Un nombre croissant de poulinières AA sont mises en croisement au profit d'autres races[P 3], ce qui prive l'Anglo de nouvelles naissances[54].

Notes et références

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  1. ↑ Il n'en est pas réellement l'inventeur, mais en reste le principal propagateur, voir le chapitre idoine.
  2. ↑ Le nom peut s'écrire avec une majuscule, une minuscule, voire deux majuscules à l'international.
  3. ↑ Le coup de saut définit l'aptitude pour le saut d'obstacles.
  4. ↑ Les chevaux possédant moins de 12,5 % d'origines arabes sont classés avec les AQPS.
  5. ↑ Toute personne détenant au moins une jument mise à la reproduction est comptée comme gérant un élevage.
  6. ↑ Les chiffres à partir de 2018 se basent sur le nombre de chevaux enregistrés par l'IFCE.

Références

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  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 Bongianni 1987, p. 20.
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Références académiques

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  5. ↑ de Blomac et Barrière 2006, p. 138.
  6. ↑ de Blomac et Barrière 2006, p. 97.
  7. ↑ Charles Cormier date la naissance des premiers Anglo-arabes à 1852, mais il s'agit d'une erreur. Voir de Blomac et Barrière 2006, p. 183.
  8. ↑ de Blomac et Barrière 2006, p. 307.
  9. ↑ Raoul de Bonneval, Les haras français p. IX, cité par de Blomac et Barrière 2006, p. 307.
  10. 1 2 3 4 de Blomac et Barrière 2006, p. 218.
  11. 1 2 de Blomac et Barrière 2006, p. 308.
  12. ↑ de Blomac et Barrière 2006, p. 217.
  13. ↑ Pierre Vallin dans de Blomac et Barrière 2006, p. 178.
  14. ↑ Pierre Vallin dans de Blomac et Barrière 2006, p. 182.
  15. ↑ de Blomac et Barrière 2006, p. 183.
  16. ↑ Abrégé de la production de l'Anglo-arabe en France de 1950 à 1968, cité par de Blomac et Barrière 2006, p. 331.
  17. ↑ de Blomac et Barrière 2006, p. 332.
  18. ↑ « Spécial Anglo-arabe » dans Plaisirs équestres, avril 1972. « Spécial Anglo-arabe » de L’Éperon, août 1980. Cités par de Blomac et Barrière 2006, p. 332.
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  20. ↑ E. Barrey, J. P. Valette, M. Jouglin, C. Blouin et B. Langlois, « Qualités des fibres musculaires et performances sportives chez le cheval Anglo-Arabe », EquAthlon, no 29,‎ , p. 56-59.
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  22. ↑ (en) S. Moureaux, A. Ricard, J. C. Mériaux et E. Verrier, « Inbreeding and probabilities of genes'origin in five French race and ridinghorse breeds », Genetics Selection Evolution, vol. 28, no 1,‎ , p. 83-102 (ISSN 0999-193X, lire en ligne).
  23. ↑ Daniel Roche dans de Blomac et Barrière 2006, p. 16.
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Références historiques anciennes

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  2. 1 2 Eugène Gayot, La France chevaline, vol. 2, Paris, Imprimeurs-Unis, , html (lire en ligne Accès libre), p. 78.
  3. ↑ Journal des haras, chasses, courses de chevaux, des progrès des sciences zooiatriques et de médecine comparée, Bibliothèque de l'État de Bavière, (lire en ligne Accès libre [PDF]), p. 156-157.
  4. 1 2 Pierre Joigneaux, Le livre de la ferme et des maisons de campagne, Masson, , p. 512.

Références de presse

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  9. 1 2 Mayrand 2013, p. 38.
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  11. ↑ J. Martin, « Une ouverture salutaire pour l'anglo-arabe », L’Éperon, no 332,‎ , p. 65-67.
  12. ↑ Thomas Carlile dans Mayrand 2013, p. 41.
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  17. ↑ Marc Verrier, « Adieu Dilème, petit cheval au grand cœur ! », Grand Prix magazine,‎ (lire en ligne Accès libre [html]).
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Références institutionnelles et Web

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  7. ↑ « Interview : un anglo course, comment c'est fait ? » Accès libre [html], sur France-Sire, (consulté le ).
  8. ↑ Pierre Schwartz, « RÈGLEMENT RELATIF AU STUD-BOOK FRANCAIS DU CHEVAL ANGLO-ARABE ET AU REGISTRE DU DEMI-SANG ANGLO-ARABE », Haras nationaux, (consulté le ).
  9. ↑ « Débat d’Estruval s’en est allé » Accès libre [html], France Complet, (consulté le ).
  10. ↑ « Général Wattel » Accès libre [html], sur Les amis du Cadre noir (consulté le ).
  11. ↑ [vidéo] L'Anglo-arabe en France sur Dailymotion, 5.50 min
  12. ↑ « Frédéric Bousquet et ses anglos en démo au salon de l'agriculture », Fédération Anglo-arabe de Midi-Pyrénées, (consulté le ).
  13. ↑ « Sizing France : cet anglo caché descend d'un arabe tunisien ! », Anglo Course (consulté le ).
  14. ↑ [vidéo] L'Anglo-arabe en France sur Dailymotion, 2.50 min.

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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Livres et travaux spécialisés sur l'anglo-arabe

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Encyclopédies

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Ouvrages universitaires

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  • [de Blomac et Barrière 2006] Nicole de Blomac et Bernadette Barrière, Cheval limousin, chevaux en Limousin, Limoges, Presses Universitaires de Limoges, , 380 p. (ISBN 978-2-84287-404-9). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles

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  • [Mayrand 2013] Lise Mayrand, « L'anglo-arabe, éclipse partielle », Cheval Magazine, no 496,‎ , p. 38-41. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Weymans 2000] Jean-Noël Weymans, « Un pur sang français, l'anglo arabe », Cheval Loisirs, no 95,‎ , p. 12-17. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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