Association de Solidarité Franco-Arabe
L’Association de Solidarité Franco-Arabe (ASFA) est une association française qui a œuvré au rapprochement entre la France et les pays arabes en militant pour la « cause palestinienne », particulièrement dans les années 1970 et 1980.
Elle a publié, entre autres, la revue mensuelle en couleur France-Pays Arabes, pendant quarante ans.
Objectifs
modifierL’Association de Solidarité Franco-Arabe (ASFA) a été créée en 1967[1] ; le premier numéro de sa revue France-Pays Arabes est daté de novembre 1968[2] ; le dernier numéro date de 1999. Sa création est l'une des nombreuses initiatives de la même époque et ne doit pas être confondue avec, entre autres, la Chambre de Commerce Franco-Arabe (CCFA), créée peu après sous l’impulsion de la Ligue arabe et d’un ancien ministre du Général de Gaulle[3] ; ni avec le Cercle France-Pays Arabes créé en 1987 sous la présidence de Yves Guéna comme contrepoids à l'ASFA[4].
Complémentaire de l'Association France-Algérie créée en 1963 dans le cadre de la « politique arabe de la France » de Couve de Murville et de Gaulle[5] qui, après la guerre d'Algérie, voulaient renouer avec les États arabes, l'ASFA avait pour but de renforcer les relations politiques, économiques et culturelles entre la France et les pays arabes[6],[7]. Le grand but gaullien était de créer un bloc euro-africain susceptible de contrebalancer les blocs américain et soviétique[8].
L'ASFA avait pour particularité d’exprimer dans ses statuts un soutien à la cause palestinienne, et d’avoir pour cadres des gaullistes très critiques à l’égard d’Israël[9]. Selon ses statuts enregistrés en décembre 1967 :
« L'association a pour but de développer la solidarité de la France vis-à-vis des Arabes victimes du conflit du Proche-Orient et notamment des réfugiés palestiniens ; de lutter contre tout racisme anti-arabe et d'apporter à l'opinion française une meilleure information quant à la situation et à l'évolution dea peuples arabes[1] » — modifié en juin 1974 pour une portée plus générale : « L'Association a pour but de développer la solidarité entre Français et Arabes, et notamment avec le peuple palestinien en lutte pour la reconnaissance de ses droits nationaux[10] »
L’association, domiciliée au 16 puis au 12-14 rue Augereau à Paris 7e près du Champ de Mars[10], était financée plus ou moins indirectement par le Quai d'Orsay[11],[12] et des États arabes[13],[14].
Outre ses nombreuses publications, en vue d'influencer l'opinion publique[7], elle organisait des conférences, des colloques, des voyages d’études et des rencontres entre responsables français et arabes[15]. Elle faisait aussi fréquemment publier dans la presse des articles, des déclarations, des communiqués ou des droit de réponses à l'occasion d'évènements concernant le Moyen-Orient. Elle militait ainsi pour « la cause palestinienne[16] ».
Selon l'historien Thomas Maineult, l'ASFA réunissait « des gaullistes plutôt de gauche, des communistes, certains socialistes, et jouait en quelque sorte le rôle de lobby de la cause palestinienne[17] ». Selon Abdellali Hajjat, la création de l'ASFA a été « la démarche la plus significative » pour nouer des contacts entre l'OLP et la diplomatie française, et pour le soutien des Palestiniens en France[18]. Selon Frémeaux, cette association, « financée, de son aveu même, par le Quai d'Orsay » est restée jusqu'à la fin de XXe siècle l'un des organes les plus actifs de la cause palestinienne en France[11].
Selon Mamarbachi, le parcours des dirigeants et membres de cette association illustre comment la mobilisation contre la guerre d’Algérie et le soutien au FLN des années 1954-1962, s'est muée ensuite en engagement en faveur des Arabes de Palestine, dans une conjoncture particulière, celle de la fin de la décolonisation[19].
Dirigeants
modifier- Président : Louis Terrenoire, homme de confiance du général de Gaulle[20], ancien président du groupe parlementaire UNR[20] et ancien ministre.
- Secrétaire général et directeur de publication : Lucien Bitterlin, ancien des services secrets français contre l'OAS devenu fervent défenseur des luttes arabes[21],[22].
Bitterlin était l'initiateur, Terrenoire, à la demande d'Edmond Michelet, le président pendant onze ans, jusqu'en 1978 lorsque Bitterlin le remplace[23],[24].
Le premier bureau, en 1967, est composé de Terrenoire, Bitterlin, Denise Barrat et Robert Vial vice-présidents, Geneviève Moll et Nicole Vigneras. En 1971, Vincent-Mansour Monteil et Georges Montaron remplacent Denise Barrat comme vice-présidents[1]. En septembre 1978, Bitterlin remplace Terrenoire comme président, Vial devient secrétaire général, Maurice Buttin et Pierre Andreu sont vice-présidents, Gérard Godfroy trésorier[1]. En 1984, Pierre Rondot, ancien des services de renseignement français au Proche-Orient, est vice-président en 1984[1],[25].
Georges Montaron, directeur du journal Témoignage Chrétien, mettait son imprimerie à la disposition des publications de l'ASFA[26],[27],[28], dont il devient vice-président à partir de 1971.
Autres membres
modifierDans son livre La flamme et le soufre, Lucien Bitterlin nomme de nombreux membres actifs ou partenaires de l'ASFA, souvent des gaullistes de gauche, parfois communistes, ou universitaires, ou écrivains, notamment : Pierre Andreu, Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Jean de Beer, Pierre Bernard, Régis Blachère, Jean-Michel Cadiot, Pierre Cot, Francis Crémieux, Jacques Debu-Bridel, Albert-Paul Lentin, Henri Laoust, pasteur Mathiot et sa femme Elisabeth, Gabriel Matzneff, Edmond Michelet, André Miquel, Geneviève Moll, Vincent-Mansour Monteil, Gilles Munier, Raymond Offroy, Louis Périllier, Maxime Rodinson, Pierre Rossi, David Rousset, Philippe de Saint Robert, René Tavernier, Germaine Tillon...
Activités
modifierL'idée majeure sous-tendant les actions de l'ASFA était, selon son animateur, que « les Arabes formaient un tout... qu'en discréditant la cause palestinienne, on discréditait la cause arabe dans sa totalité, et que la politique arabe de la France était aussi mise en accusation[29] ». La défense des intérêts arabes, et particulièrement de la cause palestinienne, était au centre de ses activités, conjuguée avec la dénonciation d'Israël réputé agresseur des Arabes.
Vis-à-vis des Européens, l'ASFA visait à modifier l'opinion publique[30], surtout celle des décideurs ou gens d'influence, par une campagne de communication très soutenue en dépit de ses moyens limités, et conçue comme une « guerre psychologique[31] ». Cette communication prenait une multiplicité de formes, dont on ne peut donner qu'un échantillon non exhaustif, des exemples seulement, tant ces activités sont nombreuses et, pour certaines, originales voire inventives, comme la pratique de groupes terroristes avec l'organisation d'un prix littéraire :
– combatives : meetings de protestation et affichages[32] ; organisation de « commandos de la paix » dans le sud du Liban[33] ; répliques dans la presse[34] et « en occupant le terrain[35] » ; militance : affichage, distribution de tracts, vente de journaux, manifestations[36] ;
– politiques : communiqués de presse[37],[38] et conférences de presse ; résolutions, comme celle demandant le retrait du Liban des troupes syriennes en 1975[39] ; déclarations[40] ; interventions de Terrenoire à l'Assemblée nationale[41] et auprès de ministres[42]; rencontres avec des présidents arabes[43] et même Khomeiny[44] ;
– judiciaires : constitution de partie civile, assignation de journaux[45] ;
– diplomatiques (diplomatie parallèle, officieuse) : en 1970 pour la reconnaissance de l'OLP par la France et obtenir une sanctuarisation contre ses attentats[46] ; en Érythrée en 1975 (enlèvement d'un ambassadeur, troubles à Djibouti)[47] ; rapports au Quai d'Orsay et à l'Élysée[48], aux ambassadeurs de France locaux[49] ;
– bons offices : organisation d'échanges de lettres entre l'OLP et Georges Pompidou[50], entre Giscard d'Estaing et Arafat[51] ; entre la Syrie et l'Irak[52] ; entre la France et la Libye[53] ; même entre Israël et l'OLP[54] et l'UNRWA et un autre groupe terroriste[55] ; déjeuners entre personnalités arabes et hommes politiques ou journalistes français[56] ; conseil en relation spubliques[57] ;
– journalistiques : le mensuel de l'ASFA, France-Pays Arabes, avec ses reportages ou déclarations pouvant susciter des articles dans la presse, y compris libanaise[58] ; ses suppléments et autres publications de l'ASFA ; les interviews de ses membres, notamment Bitterlin, sur des TV, ou radios, ou dans des journaux, même à l'étranger[59] ; articles dans Témoignage chrétien, dont le directeur était membre de l'ASFA[60], dans Le Monde[61], Le Figaro[34] ;
– par réunion de personnalités : organisation de
colloques[62]
,[63]
,[64] ;
organisation de conférences[65]
,[66]
,[67]
,[68]
,[69]
,[70] ; participation à des conférences et meetings[71],[72] ;
– création de « Comités » : éphémères comme le « Comité de soutien aux pays arabes pour la libération des territoires occupés » créé pendant la Guerre du Kippour[73] ; ou durable comme le Comité Européen de Coordination des Associations d'Amitié avec le Monde Arabe, qui mobilisa des groupes pro-arabes et hostiles à Israël dans toute l'Europe[74] et influença de nombreux cadres et travailleurs sociaux par la distribution gracieuse de ses lettres d'information de 1973 à 1989 ;
– en province : manifestations à Lyon, Montpellier, Nancy, Rennes, Lille, Strasbourg[75],[76],[77], Saint-Quentin-en-Yvelines[78] ;
– à l'étranger : voyages d'étude, pour reportages ou dossiers[47],[79] publiés dans France-Pays Arabes ; à l'invitation de gouvernements arabes[80],[47],[81],[82] ou même de l'OLP[83] ; participations à des Sommets de la Ligue arabe et à des délégations française à des fêtes nationales[84] ;
– en Europe : lancement de l’Association parlementaire pour la coopération euro-arabe[85] ; coordination des associations d'amitiés avec les pays arabes (lettres d'information de 1973 à 1989) ;
– radiodiffusées : interventions sur radio Monte-Carlo[86], dont l'antenne de Chypre relayait les émissions jusqu'en Érythrée[87] et où Bitterlin animait une émission hebdomadaire[88], ou sur France Culture[89], ou sur France Inter[78] ; sur TF1[90] ;
– culturelles : organisation du premier Festival du film arabe de Paris[91] ; d'expositions[92] ; promotion de l'art arabo-musulman[93] ; création en 1969 d'un prix littéraire annuel, le Prix de l'amitié franco-arabe[94],[95] ; numéros de France-Pays Arabes consacrés à la connaissance de l'Islam[96] ;
– honorifique : création en 1969 du Prix Palestine ;
– par sondage d'opinion : dont par l'IFOP[91].
Caractère institutionnel
modifierL'ASFA n'est pas une simple association de particuliers. Elle est créée par des hommes du pouvoir pour contribuer à la promotion d'une politique du gouvernement français, et être un lieu de rencontre avec des émissaires de gouvernements étrangers[97] en vue de faciliter des accords diplomatiques ou des coopérations commerciales ou militaires. Voulue par le chef d'État, le général de Gaulle, présidée par un ancien ministre, Louis Terrenoire, cette association est un instrument de « la politique arabe de la France », et elle est soutenue, voire influencée, au moins discrètement, par le ministère français des Affaires étrangères[11]. Son mensuel en quadrichromie, qui met en valeur les actions de présidents de pays arabes, est aussi financé par eux, ainsi que les colloques et voyages de ses membres et proches sur les rives de la mer Méditerranée. Son partenariat avec l'action du Témoignage chrétien de Georges Montaron et de milieux protestants lui confère également une assise dans l'institution de l'Église et la chrétienté.
Durant ses nombreux voyages en Algérie, Tunisie, Liban, Jordanie, Louis Terrenoire est reçu par des ministres, voire à leur invitation[98].
Quand en 1974 son animateur, Lucien Bitterlin, s'engage à partir des locaux de l'ASFA dans la coordination de comités Palestine via son Comité Eurabia, il reçoit deux lettres d'entente des Premiers ministres de France et des Pays-Bas[99].
Enfin Lucien Bitterlin n'est pas sans relations avec des policiers français et des agents de la surveillance du territoire[100], étant un ancien de services parallèles (barbouzes en 1962). Il recevait à l'ASFA des ambassadeurs et émissaires arabes[97], et rencontrait même des acteurs engagés dans le terrorisme international, dont le très dangereux Abu Nidal[101],[102]. Ses entretiens avec des personnalités durant ses voyages dans les pays arabes donnaient le plus souvent lieu à rapport à l'ambassadeur de France local, ou au Quai d'Orsay, voire à l'Élysée[103].
L'implication institutionnelle la plus riche de conséquences pour toute l'Europe fut le rôle moteur de l'ASFA, avec ses partenaires britanniques, dans la création (selon le vœu du président français Georges Pompidou et de son ministre des Affaires étrangères Michel Jobert) de l’Association parlementaire pour la coopération euro-arabe (APCEA) en 1974 à Paris[104],[105],[106], association européenne de parlementaires qui dès juin 1975 pose les bases du Dialogue euro-arabe (suivi du Partenariat Euromed en 1995 et de l'Union pour la Méditerranée en 2008) par sa « Déclaration de Strasbourg » qui « réclame des gouvernements européens un aménagement des dispositions légales concernant Ia libre circulation et le respect des droits fondamentaux des travailleurs immigrés en Europe : ces droits doivent être équivalents à ceux des citoyens nationaux[107] ».
Publications
modifierL’ASFA a édité pendant quarante ans une revue illustrée intitulée France-Pays Arabes, dont Geneviève Moll a été rédactrice en chef jusqu'en 1976[73]. Cette revue, de belle facture, en quadrichromie et mensuelle, traitait des évènements politiques dans les pays arabes, des relations franco-arabes, de la politique proche-orientale et de questions économiques et culturelles, ainsi que de ses propres activités. De 1968 à 2008, 319 numéros ont été publiés[108]. De mars 1990 à mai 1999, la revue insérait les bulletins d'information EURABIA sous forme d'un encart de 4 pages, « EURABIA » étant ajouté en sous-titre sur sa couverture.
Des suppléments étaient aussi édités : 74 numéros de France Palestine entre 1975-1978 (BNF 34379113) ; Les Dossiers de France Jérusalem en 1982 (BNF 34421049) ; des Documents d'information (BNF 35464723), et d'autres[109] ; même une brochure prenant parti lors d'une élection : L’ASFA pour Valéry Giscard d’Estaing, lors de la campagne présidentielle de 1974[26]. L'ASFA publiait aussi des textes de Bitterlin, comme Actualisation des droits nationaux du peuple palestinien en 1979 (BNF 34657399), ou L'Information arabe en Europe : l'enjeu d'une guerre psychologique en 1980 (BNF 36600872).
Autre supplément, en septembre 1973, le n° 1 d'une revue intitulée « Europe Pays arabe » (BNF 34489972) ; il n'aura pas de suite, mais il témoigne d'un double tournant pour l'ASFA : d'une part, en introduisant le « Comité européen de coordination des associations d'amitié avec le monde arabe (EURABIA) » ainsi que ses 10 premiers partenaires européens (ce Comité est présenté comme l'auteur de cette revue) ; d'autre part, en témoignant du début de la coopération entre l'ASFA et l'Angleterre : John Reddaway (en) y est cosignataire avec Bitterlin de l'Avant-propos, et il participe deux mois plus tard au lancement de l’Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe (APCEA)[110].
Autre supplément : L'Association de Solidarité Franco-Arabe : Un bilan pour l'avenir, France-Pays Arabes, numéro hors-série, 1981, 90 pp. (SUDOC 095456465).
Les publications du « Comité EURABIA » peuvent aussi être considérées comme des suppléments, puisque ce comité était domicilié dans les locaux de l'ASFA, ne possédait pas d'existence juridique autonome, que leur directeur de publication, Lucien Bitterlin, était secrétaire général puis président de l'ASFA, et que finalement les bulletins EURABIA ont été insérés dans France-Pays Arabes après 1989.
Un texte majeur de Bitterlin pour connaître les activités de l'ASFA de 1967 à 1987 est son livre La flamme et le soufre paru en 1988.
Critiques
modifierL'action de l'ASFA a évidemment essuyé des critiques de la part de ceux qu'elle appelait les « Sionistes »[111],[112], dont elle mettait en cause le droit à l'existence, soit en relayant les thèmes de la Ligue arabe, soit en professant que judaïsme et sionisme sont « antinomiques[113] ».
Des critiques ont aussi émané d'acteurs arabes, quand par exemple l'ASFA refusait de prendre parti dans des conflits entre États arabes, notamment la guerre du Sahara occidental où l'Algérie avec le Front Polisario s'opposait au Maroc. Ces critiques eurent pour conséquence un tarissement des soutiens et des problèmes financiers[114].
Il y eut aussi des attentats contre l'ASFA[115]. Cet intrusion du terrorisme dans ses propres locaux confirmait la fragilité, sinon l'échec, de la sanctuarisation de la France par accord avec l'OLP obtenue grâce à l'entregens de l'ASFA en 1970[116],[117], mais rompue trois ans plus tard seulement, dès 1973[118].
L'interview d'Abu Nidal par Bitterlin[101], et son livre sur Hafez el-Assad[119], ont causé des remous au sein du pouvoir français et, semble-t-il, un lâchage du Quai d'Orsay[4], entraînant d'autres pertes de ressources, durement ressenties[120].
Quant aux bases de l'action de l'ASFA, deux points se sont avérés critiques. D'une part le postulat que « les Arabes formaient un tout[29] », d'autre part le bien-fondé de la « politique arabe de la France ».
Le postulat de l'unité arabe était un axiome accepté par l'ASFA, conforme au panarabisme alors dominant avec le nassérisme (Égypte) et le baasisme (Syrie, Irak). Mais les guerres entre États arabes qui éclatent à partir de 1975 font vaciller puis éclater l'unité arabe. Terrenoire démissionne de la présidence de l'ASFA en 1978 pour cette raison[121]. Bitterlin reconnaît avoir dû se battre « avec les Arabes, malgré les Arabes[122] » à cause « des luttes fratricides arabo-arabes » rendant difficile l'action de l'AFSA et même faisant douter de sa justesse[123]. Le déclenchement de la guerre Iran-Irak à partir de 1980 aggrave encore l'éclatement en opposant sunnites et chiites, et en inaugurant le dépassement du panarabisme par le panislamisme.
Quant à la « politique arabe de la France », son bien-fondé a été contesté et sa critique concerne l'ASFA puisqu'elle en a fait la promotion. L'échec de cette politique[124], tel que suggéré par plusieurs auteur[125] serait aussi celui de l'ASFA. La volonté de jouer un rôle dans un processus de paix au Moyen-Orient reste un vœu[126]. Enfin le rôle de l'ASFA comme promoteur d'une politique d'immigration très ouverte[127] a pu être décrié dès 2002[128].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Préfecture de police de Paris, Bureaux des associations : statuts datés du 21 novembre 1967, enregistrés le 6 décembre.
- ↑ Catalogue de la Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Présentation de la CCFA (consulté le 19-05-2026).
- 1 2 Journal Le Monde, 27 juin 1987.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 294, affirme que la création de l'ASFA a « été encouragée en 1967 par le général de Gaulle en personne ».
- ↑ Le jeu de la France, p. 210 : « L’Association de solidarité franco-arabe, fondée par M. Louis Terrenoire, accomplit, pour sa part, une œuvre efficace dans la ligne définie par le général de Gaulle ».
- 1 2 Bitterlin, L'information arabe en Europe : enjeu d'une guerre psychologique.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 92 : citation du Président somalien, qui reprend le thème de De Gaulle.
- ↑ Marc Hecker, 2013.
- 1 2 Préfecture de police de Paris, dossier Ass: 13.315 P.
- 1 2 3 Frémeaux, 1995.
- ↑ La flamme et le souffre, p. 211 : fonds secrets ; Quai d'Orsay jusqu'en 1974.
- ↑ La flamme et le souffre, p. 211 : « la France ne pouvait pas prendre en charge leur propagande ».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 84 : « La revue France-Pays Arabes obtenait des contrats de publicité grâce à un accord passé avec l'Algérie mais aussi la Tunisie, l'Irak, la Syrie ». — Voir aussi p. 164, 212.
- ↑ Voir le détail dans les numéros de France-Pays Arabes.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 39 : « Tout au long de ces vingt dernières années [1967-1987], nous n'avions cessé de militer pour la cause palestinenne ».
- ↑ Radio France, « 1974, le virage français » (en ligne).
- ↑ Abdellali Hajjat, Les comités Palestine (1970-1972). Aux origines du soutien de la cause palestinienne en France, Revue d’études palestiniennes, 2006, 98, pp.74-92 (en ligne) : « La démarche la plus significative est la création à la fin de l’année 1967 de l’Association de solidarité franco-arabe (ASFA), animée par Lucien Bitterlin... L’ASFA joue un rôle fondamental pour nouer des contacts entre l’OLP et la diplomatie française ».
- ↑ Mamarbachi, 2023, p. 51. — p. 114 : « La référence à l’Algérie et au Vietnam élargit la définition de la cause palestinienne pour la rendre acceptable ».
- 1 2 Lacouture, p. 62.
- ↑ Abou Diab Khattar, Lucien Bitterlin - La flamme et le souffre, Politique étrangère, n°43-3, 1988, p. 760 : Bitterlin reconnait « vouloir marcher aux côtés des Arabes qui n'acceptent pas les batailles perdues » (en ligne).
- ↑ Philippe de Saint Robert, Au temps des “amitiés franco-arabes”, sur france-irak-actualite.com (en ligne).
- ↑ De Gaulle, Israël et les Palestiniens, p. 14.
- ↑ Ancien président de l'Association de solidarité franco-arabe, M. Terrenoire explique les raisons de sa démission, Le Monde, 18 août 1978.
- ↑ France-Pays Arabes, n° 122, novembre 1984, p. 49.
- 1 2 Les citadelles du lobby proarabe, p. 418.
- ↑ Caterina Bandini, Catholiques français et chrétiens palestiniens : pour une sociologie relationnelle de la solidarité, note 15 (en ligne).
- ↑ Jérôme Bocquet,Georges Montaron - Témoignage chrétien et la Palestine, dans D. Avon et A. Messaoudi De l'Atlas à l'Orient musulman : Contributions en hommage à Daniel Rivet, Paris: Karthala, p. 171-187 (en ligne).
- 1 2 Lucien Bitterlin au journal télévisé de TF1 le 4 août 1978, à l'occasion de l'assassinat l'Ezzedine Kalak (en) par un commando d'Abu Nidal (La flamme et le soufre, p. 175).
- ↑ La flamme et le soufre, p. 114 : Étant avec les maquisards Érythréens, « je pensais aussi à la lutte qu'il allait falloir mener pour essayer de faire passer dans l'opinion...».
- ↑ Titre d'un livre de Bitterlin. Voir aussi La flamme et le soufre, p. 129 : « la guerre psychologique a pour principe de ne pas laisser le terrain libre à l'adversaire ».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 130, 166.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 131.
- 1 2 Le jeu de la France, p. 295 : Lettre de Philippe de Saint Robert à Monsieur le Directeur du Figaro en réponse à un article du Révérend Père Riquet.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 98.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 205, 252 et passim.
- ↑ Liens externes, Articles du journal Le Monde.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 129 sur l'impact des communiqués et l'influence de l'opinion.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 154.
- ↑ Louis Terrenoire, au nom de l’ASFA, « à la suite de la campagne menée dans la presse contre l’exécution à Bagdad de treize condamnés à mort pour espionnage, dont neuf juifs le 1er fevrier 1969 » (Le jeu de la France, p. 273).
- ↑ La flamme et le soufre, p. 34.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 125.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 200, Amine Gemayel au Liban ; p. 227, 261, Hafez el-Assad en Syrie ; p. 228, en Irak avec Tarek Aziz ; p. 277-281, Kadhafi en Libye ; p. 258, Yasser Arafat à Beyrouth.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 208, à Neauphle-le-Château ; n° 80 de France-Pays Arabes.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 125, 156 – y compris contre le Gault et Millau « qui s'était rallié à une description quelque peu “désobligeante” des Arabes de Marseille ».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 46-50, 56, 78.
- 1 2 3 La flamme et le soufre, p. 86 sq., 113 : dans la Corne de l'Afrique à l'invitation de la Somalie.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 117, 276.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 89, 136 et passim, diplomates américains, p. 117.
- ↑ Mamarbachi, 2023, p. 115 : « C’est au siège de l’ASFA à Paris qu'il (le délégué de l'OLP) adresse une lettre au président de la République, Georges Pompidou, par laquelle il s’engage à ce qu’aucun attentat ne se produise en France ».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 155. — Et le Polisario, p. 165.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 228.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 234.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 236.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 266.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 206.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 226 : à l'ambassadeur d'Irak.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 134.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 134, 199 et passim.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 226.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 269, note 13 ;
et ci-dessous en Liens externes. - ↑ « L'Europe peut-elle contribuer à un réglement de paix au Proche-Orient ? », colloque euro-arabe, octobre 1977 (voir Philippe Rondo, Politique étrangère, n° 43-5, p. 631, et Le Monde, 24 septembre 1977).
- ↑ « Lumières arabes sur l'Occident médiéval » : colloque Civilisations arabe et européenne, deux cultures complémentaires, Montpellier, du 12 au 14 mai 1977 (aperçu des Actes sur Gallica).
- ↑ « Une Expérience de développement : de la Libye à la Jamahiriya », colloque international, Paris, 23-24 octobre 1985 (SUDOC 015988473).
- ↑ « Les Réfugiés arabes de Palestine », Paris, 28 Mars 1968 (sudoc).
Conférence de Youakim Moubarac, « Musulmans, chrétiens et juifs à l’épreuve de la Palestine », Paris, 2 juin 1970 - ↑ Mamarbachi, 2023, p. 114 : mars 1969, « conférence-débat » au Palais d’Orsay à Paris « La résistance palestinienne est-elle légitime ? ».
- ↑ « Conférence mondiale des chrétiens pour la Palestine », Beyrouth, mai 1970 : initiative de Georges Montaron qui devient vice-président de l'ASFA l'année suivante (relation de Jacques Elul).
- ↑ « Rôle de l'Europe pour un règlement de paix au Proche-Orient », 20-22 septembre 1977, hôtel Hilton de Paris, plus de 200 personnalités françaises et étrangères
(La flamme et le soufre, p. 163 ; Philippe Rondo, Politique étrangère, n° 43-5, p. 631 ; Le Monde, 24 septembre 1977). - ↑ « Les réfugiés arabes de Palestine », conférence donnée à Paris, le 28 mars 1968 (BNF 35180973).
- ↑ « L'Histoire de la Jordanie de la Première Guerre mondiale à 1950 », conférence faite à l'AFSA, 20 novembre 1970 (BNF 35188584).
- ↑ La flamme et le soufre, p. 45 : meeting « Indochine-Palestine même combat » du Front des Jeunes Progressiste en juin 1970 à Paris ;
p. 210 : « La femme en Algérie », en 1980 au Foyer Chaillot-Galliera (catholique) ;
p. 249 : meeting à La Mutualité pour deux maires palestiniens reçus par Chirac ;
p. 252 : pour le directeur de la mission de la Ligue arabe à Paris, dont à la Bourse du Travail ;
p. 275 : soutien aux Libyens, 1986. - ↑ La flamme et le soufre, p. 205 : à l'ENA, à Sup de Co, au MRAP, dans des MJC....
- 1 2 La flamme et le soufre, p. 31.
- ↑ Voir liste dans Europe Pays arabe (BNF 34489972).
- ↑ ’’La flamme et le soufre’’, p. 96 : « grâce aux délégués de l'ASFA en province, Jean Adelle à Metz, Jean-Paul Chagnollaud à Nancy, Pierre Deschemaeker à Lille, Phillipe Daumas à Montpellier, Genusso à Strasbourg, Robert Vial à Lyon, nous avons multiplié les réunions publiques très souvent tenues avec le reorésentant de l'OLP ».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 97 : L'ASFA tient un « stand arabe » à la Foire internationale de Rennes en 1975 et y organise un colloque sur l'énergie et les matières premières ; « le drapeau palestinien... flottait sur la Foire de Rennes ».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 127, 204.
- 1 2 La flamme et le soufre, p. 202.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 97 : L'AFSA accompagne en 1975 la visite officielle de Giscard d'Estaing en Algérie et au Maroc.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 37 : Délégation de l'ASFA invitée en Irak en novembre 1969, jugée « très utile » à la relance des relations entre la France et l'Irak ;
p. 59 : de nouveau l'année suivante, Bitterlin y rencontre Georges Habache du FPLP. - ↑ La flamme et le soufre, p. 97 : en 1969 Égypte, Liban, Jordanie, Syrie « via la Ligue arabe, les Ministères, les audiences officielles ».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 136-137 : deux délégations de l'ASFA pour entretiens politiques en Syrie en 1976.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 43 : en 1969, camp en Jordanie organisé par Mahmoud Hamchari.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 215, 218, 259 et passim.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 84, et 292 : Créée en 1974, l'Anglais Robert Swann en devient le secrétaire général ; au moins au début il agissait « en marge » d'un comité de l'ASFA.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 58, 134.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 172.
- ↑ Mamarbachi, 2023, p. 111.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 106, o172.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 175.
- 1 2 La flamme et le soufre, p. 163.
- ↑ Mamarbachi, 2023, p. 115 : exposition sur la « résistance palestinienne » en avril 1970 à Paris avec documentation fournie par le Fatah.
- ↑ Paul Balta, Claudine Rulleau, La politique arabe de la France, de De Gaulle à Pompidou, Paris: Sindbad, 1973, p. 138 : L'ASFA apporte son concours à une université de Strasbourg en janvier 1972 pour une « exposition sur les rapports entre la pemture moderne et l'art arabo-musulman ».
- ↑ Académie Française.
- ↑ Le Monde, Prix de l'amitié euro-arabe, 25 novembre 1988.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 64.
- 1 2 Les citadelles du lobby proarabe.
- ↑ Journal Le Monde,M. Louis Terrenoire à Alger, 30 juillet 1968 (en ligne).
- ↑ Lettres signées, l'une par Pierre Messmer, 9 mars 1974, l'autre par Joop den Uyl, 11 mars 1974. Texte de ces lettres dans la Lettre d'information EURABIA n°19, avril 1974.
- ↑ Siramy, 25 ans dans les services secrets, chapitre 4 : le colonel Joseph Fourrier, adjoint au chef du contre-espionnage à la DGSE, assurait que Bitterlin était « un agent de la DST » et « en excellents termes avec des membres de la police ».
- 1 2 Entretien avec Abu Nidal, France-Pays Arabes, n° 124, février 1985.
- ↑ Plenel, p. 931.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 117.
- ↑ « APCEA (Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe) », sur medea.be (consulté le )
- ↑ Lettre d'information EURABIA n°19, avril 1974.
- ↑ Jean-Pierre Bensimon, Les origines de la politique arabe de l’Europe, Controverses, n° 3, octobre 2006, p. 286.
- ↑ Résolution adoptée le 8 juin 1975 à Strasbourg (texte en ligne en français et en anglais).
- ↑ La collection est conservée à La Contemporaine, Nanterre (Catalogue en ligne.
- ↑ Autres publications sur Sudoc.
- ↑ Reddaway, diplomate anglais coprésident avec Christopher Mayhew de Middle East International (en), contribuera aux n° 17, 18, 29 des Bulletins Eurabia, lesquels publient en français un grand nombre de textes issus de Middle East International. — Époque de renouveau des relations franco-britanniques : le Royaume-Uni est entré dans la CEE au début de 1973.
- ↑ Déclaration de l'ambassade d'Israël en France contre un éditorial de Terrenoire commentant les assassinats d'athlètes à Munich : « Faire l'apologie complaisante d'un meurtre est abominable. Rejeter sur les victimes la responsabilité du crime est infâme. M. Louis Terrenoire vient de démontrer qu'il savait allier l'abomination à l'infamie » (La flamme et le soufre, p. 36).
- ↑ Mamarbachi, 2023, p. 115 : Plusieurs conférences de l’ASFA sont annulées ou perturbées par des associations de défense de la communauté juive. La LICRA dénonce dans un communiqué que les membres de l’ASFA font « involontairement et par regrettable ignorance, le jeu de l’antisémitisme et du racisme ».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 43 : conclusion n° 1 de l'exposé de Terrenoire à la Conférence internationale des chrétiens à Beyrouth en mai 1970 ;
cf. p. 206-208 : proximité avec Ruth Blau de la secte Neturei Karta et avec Emmanuel Levyne. - ↑ La flamme et le soufre, p. 125, 201, 253, 274 et passim.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 98 : Le 11 mars 1975, par explosif après fouille des tiroirs et classeurs ;
p. 253 : siège de l'ASFA à Lyon incendié. - ↑ Mamarbachi, 2023, p. 114 : « C’est par l’intermédiaire de l’ASFA que le délégué de l’OLP est mis en relation avec les autorités à Paris».
- ↑ La flamme et le soufre, p. 46-50, 56.
- ↑ Plenel, p. 931 : 1973, commando de 5 Palestiniens dans l’ambassade d'Arabie saoudite en France réclamant la libération d'un organisateur de la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich en 1974 ; prise d'otage de l'ambassadeur de France à La Haye appuyée par deux grenades au Publicis-Saint-Germain faisant deux morts.
- ↑ Hafez el-Assad : le parcours d'un combattant, Paris: Éd. du Jaguar, 1986 (BNF 34904801).
- ↑ La flamme et le soufre, p. 196, 293.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 175, « sa façon de manifester sa désapprobation totale au déchirement du monde arabe ».
- ↑ La flamme et le soufre, 4e page de couverture.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 125, 144, 199, 268.
- ↑ La flamme et le soufre, p. 214 : un conseiller de l'ambassade des Émirats arabes unis en 1977 : « les Arabes estiment que l'Europe n'a plus aucun rôle à jouer... Ce qui compte, ce sont les États-Unis ».
- ↑ Voir les études de Pierre Vermeren : Déni français (SUDOC 240950534), France-Algérie : de 1962 à nos jours (SUDOC 296588768) — Damien Beauchamp : La fin d’une illusion : la politique arabe de la France (Commentaire, n° 58, été 1992) — Alexandre del Valle etc.
- ↑ Leveau, Mythes et réalités, p. 364.
- ↑ Voir, d'une part, la Déclaration de Strasbourg de l’APCEA (juin 1975 : demande « l’aménagement des dispositions légales concernant la libre circulation et le respect des droits fondamentaux des travailleurs immigrés en Europe ; ces droits doivent être équivalents à ceux des citoyens nationaux »),
et d'autre part, la Déclaration conjointe euro-arabe en 14 points du Dialogue euro-arabe à Damas (décembre 1978 : « égalité des travailleurs émigrés avec les citoyens des pays hôtes »).
Sources, pour l'APCEA : Déclaration de Strasbourg, et pour la Déclaration de Damas : Archives Direct et Saleh A. Al-Mani, The Euro-Arab Dialogue : A Study in Associative Diplomacy, Londres, Frances Pinter, (lire en ligne), p. 69 et 84. - ↑ Bat Ye'or, Le Dialogue Euro-Arabe et la naissance d’Eurabia, 2002 (lire en ligne).
Bibliographie
modifier- Paul Balta et Claudine Rulleau, La politique arabe de la France de De Gaulle à Pompidou, éditions Sindbad, mars 1973 (en ligne).
- Lucien Bitterlin, La flamme et le soufre, préface de Philippe de Saint-Robert, Paris, VegaPress, (présentation en ligne) ; réédité par Actes Sud en 1999.
- Lucien Bitterlin, L'Information arabe en Europe : enjeu d'une guerre psychologique, France-Pays Arabes, Paris 1980, 23 pp. (communication au Dialogue des journalistes euro-arabes, Bagdad, janvier 1980 (BNF 36600872).
- Jacques Frémeaux, Le Monde arabe et la sécurité de la France depuis 1958, Paris, PUF, (présentation en ligne).
- Marc Hecker, « Un demi-siècle de militantisme pro-palestinien en France : évolution, bilan et perspectives », Confluences Méditerranée, nos 86-3, , p. 200 (lire en ligne, consulté le ).
- Institut du monde arabe, Le Prix de l'amitié franco-arabe: 1969-1997 : Des femmes et des hommes pour la reconnaissance mutuelle des cultures, Paris, 1997.
- Rémy Leveau, « Mythes et réalités de la politique arabe », Politique étrangère, vol. 62e année, no 3, (lire en ligne).
- Thomas Maineult, La cause palestinienne en France de 1967 à la fin des années 1980 : acteurs, réseaux, mouvements, Institut d'études politiques de Paris - Sciences Po, 2024, 382 pp. (SUDOC 284298301)
- Alexandre Mamarbachi, « De l’Algérie à la Palestine, genèse d’une cause tiers-mondiste », Matériaux pour l’histoire de notre temps, nos 147-148, p. 105-111, (lire en ligne, consulté le )
- Ali Ouertatani, « Les citadelles du lobby proarabe en France », Outre-terre, no 9, (lire en ligne, consulté le ).
- Edwy Plenel, « La France et le terrorisme : la tentation du sanctuaire », Politique étrangère, vol. 51, no 4, (lire en ligne).
- Pierre Siramy et Laurent Léger, 25 ans dans les services secrets - Témoignage, Paris, Flamarion, , ch. 4 : De l’URSS à l'Égypte, des amitiés suspectes… (aperçu en ligne).
- Philippe de Saint Robert, Le jeu de la France en Méditerranée, Paris, Julliard, (présentation en ligne).
- Louis Terrenoire, De Gaulle et l'Algérie, Paris: Fayard, 1964.
- Louis Terrenoire, De Gaulle, Israël et les Palestiniens, Paris, Témoignage chrétien, (présentation en ligne).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Articles du journal Le Monde : de, ou sur, l'ASFA — de, ou sur Louis Terrenoire — de, ou sur Lucien Bitterlin.
- Lucien Bitterlin, Une lettre de l'ASFA, Le Monde, 25 avril 1974, dans laquelle il évoque la lettre du 9 mars 1974 par laquelle le Premier ministre Pierre Messmer marquait son accord avec les objectifs du Comité Eurabia, et dans laquelle l'ASFA se félicite que « que l'opération des commandos palestiniens de Kyriath-Shmoneh a eu un grand retentissement dans l'opinion occidentale ».
- Alexandre Mamarbachi, « Emergence, construction et transformations d’une « cause » : sociologie historique des dévouements en faveur de la « cause » des Palestiniens 1960–2010 (thèse, p. 127) », sur bdr.parisnanterre.fr, (consulté le ), p. 525.
- Louis Terrenoire, Le général de Gaulle ne concevait pas de règlement au Proche-Orient sans la France, Le Monde, 21 novembre 1973.
- Louis Terrenoire, De Gaulle, Israël et les Palestiniens, Paris: éd. Témoignage chrétien, 1989 (aperçu en ligne).
- 20 ressources supplémentaires sur WorldCat.