Cynicte pénicillé

espèce de mammifères
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Cynictis penicillata · Mangouste jaune, Mangouste fauve

Cynictis penicillata
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Cynicte pénicillé dans le Parc national d'Etosha, en Namibie.
3.6 –0 Ma
17 collections
Du Pliocène supérieur à l’Holocène.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Herpestidae
Sous-famille Herpestinae

Genre

Cynictis
Ogilby, 1833

Espèce

Cynictis penicillata
(G. Cuvier, 1829)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image Yellow Mongoose area.png.

Synonymes

Le Cynicte pénicillé (Cynictis penicillata), plus connu sous les noms de Mangouste jaune et Mangouste fauve, est une espèce de mammifères carnivores, de la famille des Herpestidés (sous-famille des Herpestinés). Seule représentante du genre Cynictis, cette petite mangouste est endémique des milieux ouverts d'Afrique australe.

Ressemblant à un petit canidé aux grandes oreilles arrondies et une queue touffue au bout blanc caractéristique, lui ayant valu le nom de « chien-furet », le Cynicte pénicillé mesure en moyenne une trentaine de centimètres de longueur tête-corps pour un poids variant de 580 à 830 g. Son pelage varie du roux-fauve vif au sud jusqu'à un gris-jaunâtre plus clair au nord de son aire de répartition.

Strictement diurne et fouisseur, il vit en petites colonies sociales dans des réseaux complexes de terriers qu'il partage régulièrement avec d'autres espèces, comme le Suricate. Son régime alimentaire est principalement insectivore (termites, coléoptères, orthoptères), bien qu'il consomme de manière opportuniste de petits vertébrés et des fruits. Il constitue par ailleurs le principal réservoir de la rage sur les hauts plateaux d'Afrique du Sud.

Présente en Afrique du Sud, en Namibie, au Botswana et de façon marginale en Angola, la Mangouste jaune s'adapte bien aux modifications de son environnement provoquées par l'Homme. Classée en Préoccupation mineure (LC) par l'UICN, elle demeure très commune et ne fait face à aucune menace majeure à l’échelle globale.

Dénominations

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Taxonomie

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La première dénomination officialisée par la commission internationale de nomenclature zoologique revient à Georges Cuvier en 1829 dans le premier tome de son ouvrage Le Règne animal sous le nom d’Herpestes albicaudus, où il décrit de façon succincte « une troisième [mangouste] du Cap (H. penicillatus) gris-fauve, à bout de la queue blanc »[6].

La même année, le zoologiste britannique Andrew Smith décrit l'espèce sous le nom de Mangusta Le Vaillantii dans ses Contributions to the Natural History of South Africa (publiées dans The Zoological Journal)[7]. Il la nomme en l'honneur de l'explorateur français François Levaillant et la caractérise par son pelage roux-fauve tirant sur le brun clair, panaché de poils bruns et noirs, ainsi que par l'extrémité purement blanche de sa queue, précisant qu'elle est commune dans les plaine sèches d'Afrique du Sud[7].

En 1833, le zoologiste britannique William Ogilby érige le genre Cynictis et décrit l'espèce sous le nom de Cynictis Steedmanni à partir d'un spécimen récolté par Andrew Steedman près d'Uitenhage en Afrique du Sud[8]. Ogilby le caractérise comme une forme intermédiaire entre le genre Ryzaena et le genre Herpestes, en se fondant sur sa formule dentaire comprenant six incisives, deux canines et dix à douze molaires, ainsi que sur sa digitale pentadactyle à l'avant et tétradactyle à l'arrière, munie de longues griffes adaptées à l’excavation[8]. Il signale également la présence d'un anneau osseux complet autour de l'orbite cranienne, à l'instar des espèces du genre Herpestes[9]. L'espèce type du genre est Cynictis steedmanni (désormais considérée comme un synonyme de Cynictis penicillata), décrite lors de la même présentation[9]. Il note également que l’aspect générale du Cynicte rappelle celui d'un petit renard et rapporte qu'il est désigné par les colons sous le nom vernaculaire de « Meer-kat »[9].

Sous-espèces

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Liste des sous-espèces de Cynictis penicillata selon ITIS ()[10] :
Sous-espèce (Nom binominal et auteur)Description et remarquesSynonymes taxinomiques
Cynictis penicillata penicillata
(G. Cuvier, 1829)
Sous-espèce nominale.
Cynictis penicillata bradfieldi
A. Roberts, 1924
Cynictis penicillata coombsii
A. Roberts, 1929
  • Cynictis penicillata coombsi A. Roberts, 1929

Phylogénie

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Phylogénie des Herpestidés basée sur les travaux de Veron et al. (2004)[11], Barycka (2005)[12] et Patou et al. (2009)[13] :

Herpestinae
(Herpestinés)




Genre Bdeogale (Bdéogales)



Genre Rhynchogale (Rhynchogale)





Genre Paracynictis


Genre Cynictis (Cynictes)

Cynictis penicillata (Cynicte pénicillé)





Genre Ichneumia (Ichneumies)





Genre Herpestes (incl. Galerella)





Genre Atilax (Atylaces)



Genre Xenogale[13] (Xénogale)




Genre Urva (Urvas)





Description

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Le Cynicte pénicillé est un petit herpestidé au corps élancé et aux oreilles relativement grandes et arrondies, lui donnant un aspect général évoquant un petit renard[9][14]. Il mesure en moyenne 33,3 cm pour la tête et le corps, entre 26,5 à 46 cm, avec une queue touffue mesurant environ 22,8 cm (15 à 29,2 cm)[14]. Son poids moyen est d'environ 589 à 830 g selon les régions, sans dimorphisme sexuel marqué quant à la taille ou la masse corporelle[14].

La coloration du pelage varie fortement selon une variation clinale géographique : les individus du sud de son aire, en Afrique du Sud, présentent un pelage fauve-roussâtre vif, plus long en hiver qu'en été, tandis que les populations du nord, au Botswana et en Namibie, arborent une robe plus courte, gris-jaunâtre et tachetée[14]. La queue se termine par une touffe de poils blancs très visible, qui sert de signal visuel lors des interactions sociales ou de la défense du territoire[15].

Ses membres antérieurs possèdent cinq doigts munis de longues griffes adaptées au fouissage, tandis que les membres postérieurs n'en comptent que quatre[8][16].

Anatomie crânienne et dentition

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 v · d · m  Formule dentaire
mâchoire supérieure
1 4 1 3 3 1 4 1
2 4 1 3 3 1 4 2
mâchoire inférieure
Total : 38
Dentition du Cynicte pénicillé.

Le crâne de la mangouste jaune se caractérise par une boîte crânienne piriforme et une orbite complètement entourée par un anneau osseux[17]. Les canines supérieures sont longues et acérées, la quatrième prémolaire supérieure (PM4) et la première molaire inférieure (m1) formant des carnassières bien développées, tandis que les molaires postérieures sont adaptées à l'écrasement des insectes et aliments mous[18].

Génétique

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Le caryotype du Cynicte pénicillé compte 2n = 36 chromosomes[19]. Il se distingue des autres herpestidés par un nombre élevé de chromosomes métacentriques et par la taille particulièrement réduite de son chromosome Y[19].

Écologie et comportement

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Habitat et répartition

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Cynicte dissimulé dans les broussailles du désert du Kalahari, en Namibie.

La mangouste fauve est endémique de l'Afrique australe[3]. Elle est largement répandue dans la plupart des régions centrales et occidentales d'Afrique du Sud, en Namibie et au Botswana, s'étendant de manière marginale jusqu'à l'extrême sud-ouest de l'Angola[3][14]. En revanche, elle est absente des zones hyperarides du désert du Namib, de la bande de Caprivi en Namibie, du delta de l'Okavango au Botswana, de la quasi-totalité du Zimbabwe, à l'exception d'une observation isolée à l'extrême ouest) ainsi que des régions côtières orientales d'Afrique du Sud[3][20]. Elle est considérée comme probablement éteinte au Lesotho[3].

La mangouste jaune affectionne principalement les milieux ouverts et semi-arides : savanes, prairies et formations de buissons du Karoo[3][21]. En raison de son mode de vie fouisseur, elle évite activement les zones aux sols trop durs ou rocheux, ainsi que les forêts humides et montagnardes[3][20][21].

Densité de population

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La densité des populations varie considérablement selon la productivité de l'habitat, la pression de prédation et la compétition interspécifique[3]. Des densités très faibles ont été mesurées dans le parc national de West Coast (6,0 à 7,1 individus/km²), dans la réserve de la rivière Great Fish (4 à 10 ind./km²) ou la réserve de Kuruman River (4 à 14 ind./km²)[3]. Des densités moyennes s'observent en zone agricole près de Heidelberg (23 à 26 ind./km²), tandis qu'un record exceptionnel de 133 à 200 individus/km² a été enregistré près du barrage de Vaal dans l'État libre d'Orange[3].

Structure sociale et terriers

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Essentiellement diurne et grégaire, la mangouste jaune vit en colonies familiales comprenant généralement un couple adulte, des jeunes de l'année et parfois quelques individus subadultes[22]. La taille moyenne des colonies varie entre 2 et 8 individus, bien que des regroupements plus importants puissent être observés[22].

Le Cynicte pénicillé occupe des réseaux complexes de terriers souterrains comprenant jusqu'à 66 ouvertures et s'étendant parfois sur plusieurs niveaux jusqu'à 1,5 m de profondeur[22]. Il partage très souvent son habitat et ses terriers avec le Suricate et l'Écureuil terrestre (Xerus) minimisant la compétition grâce à des régimes alimentaires légèrement différents[22].

Les territoires couvrent une superficie de 5 à 6 ha et sont délimités par le mâle dominant au moyen de sécrétions issues de ses glandes anales et faciales, ainsi que par des dépôts de fèces dans des latrines communautaires[23].

Alimentation

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Le Cynicte est un prédateur opportuniste principalement insectivore[3][22]. Les termites (notamment Hodotermes et Trinervitermes), les coléoptères (adultes et larves), les sauterelles et les orthoptères constituent la majeure partie de son régime alimentaire[22]. Il chasse également de petits vertébrés (rongeurs, reptiles, amphibiens, oiseaux et leurs œufs), des arachnides, ainsi que des fruits (comme ceux de Diospyros lycioides) et des matières végétales en période de disette[3][22].

Reproduction et développement

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La saison des amours a lieu entre juillet et septembre[24]. Après une période de gestation de 42 à 57 jours, la femelle met bas entre octobre et décembre à une portée moyenne de 1,8 à 3,2 jeunes dans un terrier dépourvu de litière[18]. Le sevrage intervient vers l'âge de 10 semaines, et la maturité sexuelle est atteinte vers 1 an[18]. La longévité peut atteindre 15 ans en captivité[19].

Parasites et vecteur de la rage

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Le cynicte est l’hôte principal et le réservoir de la souche de rage sur le plateau intérieur d'Afrique du Sud, là où ses densités de population sont les plus élevées[3][23]. Son mode de vie diurne, social et troglodyte favorise le maintien et la transmission du virus au sein des populations[3][20]. Trente-cinq espèces de parasites (puces, tiques, acariens, poux et helminthes) ont par ailleurs été répertoriées chez ce carnivore[22].

Statut de conservation et menaces

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L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classe le Cynicte pénicillé en « préoccupation mineure » (LC) en raison de sa vaste répartition géographique, de son abondance locale et de l'absence de menace globale pesant sur l'espèce[3].

Aucun déclin majeur n'est enregistré[3]. L'impact de la mortalité routière constitue une menace mineure locale qui reste à évaluer[3]. Dans certaines zones agricoles, notamment près de Heidelberg en Afrique du Sud, l'espèce est parfois considérée comme nuisible en raison de ses terriers qui perturbent les cultures, ce qui entraîne des tirs ponctuels ; ces pratiques n'ont toutefois pas d'impact significatif sur les populations, qui y maintiennent des densités supérieures à celles des zones naturelles[3].

L'espèce est bien représentée dans de nombreuses aires protégées d'Afrique australe, telles que le parc national d'Etosha, le parc transfrontalier de Kgalagadi, le parc national de West Coast, le parc national des Zèbres de montagne, le Parc national des Éléphants d'Addo ou la réserve de la rivière Great Fish[3].

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. Chenu 1874, p. 29.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 UICN, consulté le .
  4. 1 2 3 Auguste Ménégaux (dir.) (ill. Wilhelm Kuhnert), La Vie des animaux illustrée : Les Mammifères, Paris, J.-B. Baillière et fils, 1902-1904, 525 p., in-4, p. 334
  5. Chenu 1874, p. 55.
  6. Cuvier 1829, p. 158.
  7. 1 2 Smith 1829, p. 437-438.
  8. 1 2 3 Ogilby 1833, p. 48-49.
  9. 1 2 3 4 Ogilby 1833, p. 49.
  10. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  11. G. Veron, M. Colyn, A.E. Dunham, P. Taylor et P. Gaubert, « Molecular systematics and origin of sociality in mongooses (Herpestidae, Carnivora) », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 30, no 3, , p. 582-598 (PMID 15012940, DOI 10.1016/S1055-7903(03)00229-X, Bibcode 2004MolPE..30..582V)
  12. E. Barycka, « Evolution and systematics of the feliform Carnivora », Mammalian Biology, vol. 72, no 5, , p. 257-282 (DOI 10.1016/j.mambio.2006.10.011)
  13. 1 2 M. Patou, P.A. Mclenachan, C.G. Morley, A. Couloux, A.P. Jennings et G. Veron, « Molecular phylogeny of the Herpestidae (Mammalia, Carnivora) with a special emphasis on the Asian Herpestes », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 53, no 1, , p. 69-80 (PMID 19520178, DOI 10.1016/j.ympev.2009.05.038, Bibcode 2009MolPE..53...69P, lire en ligne Accès libre)
  14. 1 2 3 4 5 Taylor et Meester 1993, p. 2.
  15. Taylor et Meester 1993, p. 2, 5.
  16. Taylor et Meester 1993, p. 1-2.
  17. Taylor et Meester 1993, p. 1, 3.
  18. 1 2 3 Taylor et Meester 1993, p. 3.
  19. 1 2 3 Taylor et Meester 1993, p. 5.
  20. 1 2 3 Taylor 2013.
  21. 1 2 Taylor et Meester 1993, p. 3-4.
  22. 1 2 3 4 5 6 7 8 Taylor et Meester 1993, p. 4.
  23. 1 2 Taylor et Meester 1993, p. 4-5.
  24. Taylor et Meester 1993, p. 3, 5.

Bibliographie

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  • Jean-Charles Chenu, Encyclopédie d'histoire naturelle. Mammifères : Table alphabétique, Paris, Librairie de Firmin Didot Frères, Fils et Cie, (lire en ligne)
  • Georges Cuvier, Le règne animal distribué d'après son organisation, pour servir de base à l'histoire naturelle des animaux et d'introduction à l'anatomie comparée, vol. 1, Paris, Chez Déterville, (DOI 10.5962/bhl.title.49223, lire en ligne), p. 158
  • (en) Andrew Smith, Contributions to the Natural History of South Africa, vol. 4, (lire en ligne), p. 437-438
  • (en) William Ogilby, On the Characters of Cynictis, a new genus of Carnivora, intermediate between Ryzæna and Herpestes, vol. 1, (lire en ligne), p. 48-49
  • (en) P. J. Taylor et J. Meester, « Cynictis penicillata », Mammalian Species, no 432, , p. 1-7 (DOI 10.2307/3504293, lire en ligne)
  • (en) P. J. Taylor, « Cynictis penicillata Yellow Mongoose », dans Mammals of Africa, vol. V: Carnivores, Pangolins, Equids and Rhinoceroses, Londres, Bloomsbury Publishing, , 301–304 p.

Voir aussi

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Liens externes

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Pour le genre Cynictis

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Pour l’espèce Cynictis penicillata

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