Jacques Honoré Barentin

Jacques Honoré Barentin, seigneur de Lamothe, Hardivillers, Maisoncelle, Les Belles Ruries, est un magistrat et un administrateur français, né le 23 novembre 1629 et mort à Paris le 28 février 1689. Il fut notamment conseiller au Parlement, président au Grand Conseil, intendant des généralités de Poitiers et de Limoges.

Jacques Honoré Barentin
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Biographie

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Issu de la famille Barentin, Jacques Honoré Barentin, est le fils de Charles Barentin, seigneur d'Hardivillers, Maisoncelle, Charonne, conseiller à la Chambre des Comptes de Paris, et de Madeleine de Kerquifinem, dame d'Hardivillers. Sa sœur, Marguerite Barentin († 8 février 1704 à 77 ans) épouse en 1645 Charles de Souvré, marquis de Courtanvaux, puis Urbain de Montmorency Laval, marquis de Boisdauphin et Sablé († Paris 6 décembre 1661). Elle est la mère d'Anne de Souvré, mariée en 1662 avec François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, ministre de la guerre de Louis XIV.

Jacques Honoré Barentin fut reçu conseiller au Parlement de Normandie en 1647 et passa conseiller au Parlement de Paris en 1650. En 1655, il fut nommé maître des requêtes, puis en 1665, premier président du Grand Conseil[1].

En 1665, il fut nommé Intendant de la Généralité de Limoges, jusqu'en 1667, et intendant de la généralité de Poitiers, jusqu'en 1669.

En exerçant ces fonctions, il se signala par les sentences rendues dans le cadre des recherches de noblesse ordonnées par Louis XIV, qui furent surnommées Barentines [2],[3]. Ces recherches de noblesse ayant donné lieu à des tracasseries jugées excessives, le Roi en fut informé et ordonna en décembre 1670 la suspension de ces recherches, auxquelles le Conseil d'État mit fin en 1674[3].

Il entreprit aussi de réformer les Eaux et Forêts de ses deux généralités.

Château de Malmaison : pavillon nord et aile mansardée nord, vus côtés parc, construits en 1686-1688 par Jacques Honoré Barentin

Il reprit ensuite ses fonctions de président du Grand Conseil : il mourut subitement en y siégeant, le 28 février 1689[1].

En 1686, après la mort de son beau-père, Charles Perrot de Malmaison, en 1685, il entreprit des travaux de réaménagement et d'agrandissement au château de Malmaison : on lui doit la construction du pavillon nord en symétrie du pavillon sud, celle de l'aile mansardée qui jouxte chacun des deux pavillons, celle du grand escalier du château. Il donne au château de Malmaison la distribution intérieure qu'il a conservé depuis : appartement de Madame au rez de chaussée de l'aile sud, appartement de Monsieur à l'étage de l'aile sud, salle à manger, vestibule et salle de billard dans le corps de logis central, salons dans l'aile nord[4].

Il fut inhumé à Paris, dans la sépulture familiale, dans l'abbatiale du couvent des Grands-Augustins[5],[6].

Effigies

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Mariages et descendance

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Marié deux fois, il épousa :

  1. en 1655, Claude Louise de Boislève († 1er juillet 1665), fille de Claude Boislève, seigneur de Lezigny, conseiller du roi en ses conseils, intendant des Finances, et de Louise Dauger. elle était la nièce de Gabriel de Boislève, évêque d'Avranches.
  2. en 1670 Madeleine Perrot, dame de Malmaison, Lamothe († Paris 13 août 1713), fille de Charles Perrot, seigneur de Malmaison, conseiller au Parlement de Paris, et de Françoise de Laubespin, dame de Lamothe. Elle apporta à son époux les domaines de Malmaison, près de Paris, et de Lamothe, près de Brioude, en Auvergne. Veuve, elle se remaria avec Louis de Damas, seigneur de Cormaillon[10].

Dont du premier mariage :

Dont, du second mariage :

Références

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  1. 1 2 Michel Popoff, Prosopographie des Gens du Parlement de Paris (1266-1753), Saint Nazaire le Désert, Références, , 1151 p., p. 503-505
  2. M. Prevost, Dictionnaire de Biographie Française, tome cinquième, Paris, Letouzey et Ané, , col. 438-439
  3. 1 2 Augustin de La Bouralière, Maintenues de Noblesse prononcées par MM. Quentin de Richebourg et Desgalois de La Tour, intendants de la généralité de Poitiers 1714-1718, tome premier (XXIIe de la collection), Poitiers, Société des Archives Historiques du Poitou, (lire en ligne), p. VII-XXV
  4. Gérard Hubert, Malmaison, Paris, Editions de la Réunion des Musées nationaux, , 86 p., p. 8-9
  5. Aubin-Louis Millin, Antiquités nationales ou Recueil de monuments pour servir à l'histoire générale et particulière, tome 3, Paris, Drouhin, (lire en ligne), p. 35-36
  6. Emile Raunié, Epitaphier du Vieux Paris, tome premier, Paris, Imprimerie nationale, , 392 p. (lire en ligne), p. 185-186
  7. « Portrait de Jacques Honoré Barentin », sur archive.org (consulté le )
  8. « Jacques Honoré Barentin », sur sudoc.abes.fr (consulté le )
  9. « Jacques Honoré Barentin », sur alamy.com (consulté le )
  10. Francisque Micolon, Une Dame de Lamothe, la Présidente Barentin, Brioude, Almanach de Brioude, 19 p.
  11. « Marie Elisabeth de Barentin », sur hyacinthe-rigaud.com (consulté le )
  12. Stephan Perreau, « François Amable de Monestay de Chazeron », sur hyacinthe-rigaud.com (consulté le )

Annexes

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