Galériscus de Jackson

espèce de mammifères
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Bdeogale jacksoni

Bdeogale jacksoni
Description de l'image Defaut 2.svg.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Herpestidae
Sous-famille Herpestinae
Genre Bdeogale
Sous-genre Galeriscus

Espèce

Bdeogale jacksoni
(O. Thomas, 1894)

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT  : Quasi menacé

Répartition géographique

Description de l'image Jackson's Mongoose area.png.

Synonymes

  • Galeriscus jacksoni O. Thomas, 1894 (Protonyme) [1]
  • Bdeogale jacksoni Coetzee, 1971 [1]

Le Galériscus de Jackson ou Bdéogale de Jackson (Bdeogale jacksoni) est une espèce de mammifères carnivores, de la famille des Herpestidés (sous-famille des Herpestinés).

Décrit initialement en 1894 par Oldfield Thomas comme étant une sorte de Mustélidés, il fut rattaché par la suite aux autres bdéogales assez récemment. Cet herpestidé se caractérise par un pelage allant du gris au brun, une distinctive queue touffue blanche et une absence de pouce. Elle mène un mode de vie nocturne et solitaire dans les forêts et zones de bambous d'Afrique de l'Est (Kenya, Ouganda et Tanzanie), se nourrissant principalement d'insectes et de petits rongeurs. Considérée comme quasi menacée en raison de la perte continue de son habitat forestier, l'espèce bénéficie toutefois d'une présence recensée au sein de plusieurs parcs nationaux et aires protégées.

Dénominations

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Taxinomie

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En septembre 1889, F. J. Jackson découvre et capture un spécimen à Mianzini dans le Masaï Mara, d'abord identifié comme un animal semblable à un blaireau et pressenti comme une nouvelle espèce, bien que le crâne n'ait pu être retrouvé [5]. En raison de caractéristiques remarquables telles que l'absence totale de pollex et d'hallux, c’est-à dire le pouce aux mains et aux orteils, un trait partagé avec les Bdéogales et les Suricates parmi les carnivores, Oldfield Thomas crée en 1894 le nouveau genre Galériscus (Galeriscus) et décrit l'espèce type : le Galériscus de Jackson (Galeriscus jacksoni), qu'il rattache initialement aux Mustelidés par analogie morphologique avec le grison (Galictis) [6], avant que ses affinités réelles avec les herpestidés ne soient clarifiées par la suite. L'auteur souligne l'importance de cette découverte, les descriptions de nouveaux genres de carnivores étant devenues de plus en plus rares en cette fin du XIXème siècle [7]. Ce n’est que bien plus tard que l’espèce fut classée parmi les Bdéogales, en 1971, mais Mammal Diversity Database ()[1] le classe toujours dans le groups des Galériscus, mais en tant quue sous-genre qu’il partage avec le Bdéogale nigripède. Aucune sous-espèce n’a été décrite selon Mammal Diversity Database ()[1], le taxon est monotypique selon ITIS ()[8].

Phylogénie

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Phylogénie des Herpestidés basée sur les travaux de Veron et al. (2004)[9], Barycka (2005)[10] et Patou et al. (2009)[11] :

Herpestinae
(Herpestinés)



Genre Bdeogale (Bdéogales)
Sous-genre Galeriscus
(Galériscus)

Bdeogale jacksoni (Galériscus de Jackson)



Bdeogale nigripes (Bdéogale nigripède)



Sous-genre Bdeogale
(Bdéogales proprement dits)

Bdeogale crassicauda (Bdéogale à queue épaisse)



Bdeogale omnivora (Mangouste de Sokoke)





Genre Rhynchogale (Rhynchogale)





Genre Paracynictis



Genre Cynictis (Cynictes)





Genre Ichneumia (Ichneumies)





Genre Herpestes (incl. Galerella)





Genre Atilax (Atylaces)



Genre Xenogale[11] (Xénogale)




Genre Urva (Urvas)





Description

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Le Bdéogale de Jackson pèse environ 3 kg pour une longueur corporelle moyenne de 97 cm [12]. À l'instar d'autres Bdéogales, il possède quatre doigts par patte au lieu des cinq habituels [12]. Sa couleur de pelage varie du gris au brun, et tous les individus se caractérisent par une longue queue touffue de couleur blanche [12]. La fourrure est noire au niveau de la poitrine et des pattes, une particularité qui lui vaut parfois le nom de « mangouste à pattes noires », bien que ce nom vernaculaire doive être réservé à l'espèce distincte qu’est le Bdéogale nigripède (Bdeogale nigripes) [12]. Le pelage du jacksoni se distingue par une coloration marquée d'un jaune prononcé sur les côtés du cou et de la gorge [12].

Écologie et comportement

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Répartition et habitat

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L'espèce est connue uniquement au centre et au sud du Kenya, dans le sud-est de l'Ouganda, ainsi que dans les monts Udzungwa en Tanzanie [13]. Elle a été observée depuis les basses terres jusqu'aux forêts de montagne et aux zones de bambous, s'élevant jusqu'à 3 300 m d'altitude [13]. La présence de restes de rongeurs des genres Dasymus et Otomys dans son estomac suggère qu'elle chasse fréquemment dans les hautes herbes autour des zones marécageuses [13].

Activité et comportement

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Le Bdéogale de Jackson est un animal nocturne et solitaire, dont le mode de vie à l'état sauvage reste en grande partie méconnu [12]. Ses canaux de perception reposent sur la vision, le toucher, l’ouïe et l’odorat [12]. Il joue un rôle de régulateur sur les populations de fourmis et d'autres invertébrés tout en constituant une source de nourriture potentielle pour de grands carnivores et les rapaces [12].

Alimentation

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Essentiellement carnivore et insectivore, le régime des adultes est composé pour plus de moitié de rongeurs du genre Dasymus et Otomys, complétés par des insectes, avec une affection marquée pour les fourmis légionnaires, des lézards et des oiseaux [12]. Le régime des juvéniles comprend quant à lui de la charogne, des œufs et divers petits rongeurs [12].

Reproduction et cycle de vie

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La période de gestation est d'environ 60 jours [12]. Les mâles et les femelles n'interagissent pas en dehors des périodes de reproduction, et le mâle ne participe pas à l'élevage des jeunes [12]. La femelle s'investit seule dans la protection et le nourrissage des petits[12]. La longévité de l'espèce est estimée à environ 10 ans dans la nature et peut atteindre 19 ans en captivité [12].

Menaces et conservation

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L'espèce est classée comme « quasi menacée » (NT) par l’UICN en raison d'un déclin de population estimé entre 20 et 25 % sur les dix dernières années, principalement causé par la perte continue de son habitat forestier [13]. Plusieurs populations bénéficient toutefois d'une protection au sein d'aires protégées, telles que le parc national des Aberdares et le parc national du mont Kenya dans le pays du même nom, ainsi que le parc national des monts Udzungwa en Tanzanie [13].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. ↑ Henry de Varigny, Histoire et mœurs des animaux : Singes, prosimiens, chiroptères, carnivores, vol. I : Mammifères, Paris, J. Rueff, , p. 495
  3. ↑ Jonathan Kingdon, Mammals of East Africa (ungulates-carnivores-primates), Princeton University Press, , 79 p.
  4. ↑ UICN, consulté le .
  5. ↑ Thomas 1894, p. 522.
  6. ↑ Thomas 1894, p. 522-523.
  7. ↑ Thomas 1894, p. 524.
  8. ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  9. ↑ G. Veron, M. Colyn, A.E. Dunham, P. Taylor et P. Gaubert, « Molecular systematics and origin of sociality in mongooses (Herpestidae, Carnivora) », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 30, no 3,‎ , p. 582-598 (PMID 15012940, DOI 10.1016/S1055-7903(03)00229-X, Bibcode 2004MolPE..30..582V)
  10. ↑ E. Barycka, « Evolution and systematics of the feliform Carnivora », Mammalian Biology, vol. 72, no 5,‎ , p. 257-282 (DOI 10.1016/j.mambio.2006.10.011)
  11. 1 2 M. Patou, P.A. Mclenachan, C.G. Morley, A. Couloux, A.P. Jennings et G. Veron, « Molecular phylogeny of the Herpestidae (Mammalia, Carnivora) with a special emphasis on the Asian Herpestes », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 53, no 1,‎ , p. 69-80 (PMID 19520178, DOI 10.1016/j.ympev.2009.05.038, Bibcode 2009MolPE..53...69P, lire en ligne Accès libre)
  12. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Myers, P., R. Espinosa, C. S. Parr, T. Jones, G. S. Hammond, and T. A. Dewey. The Animal Diversity Web (online). Accessed at https://animaldiversity.org, consulté le .
  13. 1 2 3 4 5 UICN, consulté le .

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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