Rivesaltes (VDN)

appellation viticole française

Un rivesaltes[note 2] est un vin doux naturel (VDN) d'appellation d'origine (AOC). Ce vin est produit près de Rivesaltes dans une vaste partie du département français des Pyrénées-Orientales et une petite partie du département de l'Aude, en région Occitanie. Cette appellation d'origine est protégée par l'INAO depuis 1972.

Rivesaltes
Image illustrative de l’article Rivesaltes (VDN)
Vignoble de Tautavel (aire de l'AOC rivesaltes), vu depuis l'entrée de la grotte de la caune de l'Arago.

Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1972
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble du Languedoc-Roussillon
Sous-région(s) Roussillon
Localisation Pyrénées-Orientales et Aude
Saison hivers doux, étés souvent chauds et secs
Climat méditerranéen
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 488 heures (à Perpignan)
Sol pauvre et sec
Superficie plantée 1 083 hectares (en 2023)[1]
Nombre de domaines viticoles 1 787 déclarants de récolte et 174 caves
Cépages dominants grenache N[note 1], grenache gris G, grenache blanc B, macabéo B et tourbat B
Vins produits vins doux naturels 97 % rosé/ambré et 3 % grenat
Production 20 727 hectolitres (en 2023)[1]
Pieds à l'hectare minimum 4 000 ceps/ha[2]
Rendement moyen à l'hectare 19 hl/ha (en 2023)[1]

Histoire

modifier

L'usage de renforcer un vin en y rajoutant une dose d'alcool distillé permettait dès l'époque moderne de l'exporter par bateau sans qu'il tourne rapidement au vinaigre. Au tout début de la Troisième République, dans un contexte pour l'État de difficultés financières, la loi du surtaxe les vins dépassant les 15° d'alcool ; le député des Pyrénées-Orientales Emmanuel Arago fait voter en réaction la loi du en exonérant les vins mutés avec de l'alcool, précisant qu'ils doivent titrer de 15 à 18 %. La loi du , proposée par Jules Pams, lui aussi député des Pyrénées-Orientales, défini pour ce type de produits la notion de « vin doux naturel » (VDN), pour rester donc sous le régime des vins, mais avec une taxe réduite sur l'alcool de mutage. Se rajoute la loi du , proposée par Emmanuel Brousse, député encore des Pyrénées-Orientales, qui limite la production des VDN à quatre cépages : le grenache (grenache noir, grenache gris et grenache blanc), le macabeu, la malvoisie (en fait le torbato, dit malvoisie du Roussillon) et le muscat (muscat blanc à petits grains et muscat d'Alexandrie).

Par le décret du , le rivesaltes est reconnu comme une appellation d'origine contrôlée (AOC) pour des vins mutés (vins doux naturels et vins de liqueur) rouge, rosé et blanc, produits sur dix communes (Rivesaltes, Salses, Saint-Hippolyte, Claira, Opoul, Baixas, Peyrestortes, Calce, Espira-de-l'Agly et Pia), avec huit cépages (muscat, grenache, macabéo, malvoisie, carignan, blanquette, alicante et madère, ces quatre derniers limités à 10 % de l'encépagement) ; le rendement est limité à 35 hl/ha, l'enrichissement interdit ; est possible de rajouter la mention rancio[3]. Toujours en 1936, par un décret du même jour[4], sont créés les VDN « Côtes d'Agly » (concernant onze communes)[note 3] et « Côtes de Haut-Roussillon » (43 communes)[note 4]. En 1956, l'appellation « muscat de Rivesaltes » est créée, couvrant les aires des AOC « Rivesaltes », « Banyuls », « Maury », Côtes d'Agly » et « Côtes de Haut-Roussillon »[5].

Par le décret du , l'aire d'appellation du rivesaltes est étendue à toute l'aire de l'AOC grand-roussillon (annexant les VDN « Côtes d'Agly » et « Côtes de Haut-Roussillon », qui disparaissent) à l'exception des communes de Banyuls, Cerbère, Collioure et Port-Vendres, pour du vin doux naturel produit avec muscat blanc à petits grains, muscat d'Alexandrie (dit muscat romain), grenache noir, gris ou blanc, maccabéo, tourbat (dit malvoisie du Roussillon), carignan, cinsault, syrah et listan (ces quatre limités à 10 %) ; l'irrigation est interdite ; le rendement à 30 hl/ha[6]. En 1997, l'aire d'appellation concerne 85 communes des Pyrénées-Orientales et neuf de l'Aude ; les VDN blancs peuvent être produits avec muscat blanc à petits grains, muscat d'Alexandrie (les muscat sont limités à 20 %), grenache gris ou blanc, maccabéo et tourbat ; les VDN rouges le sont avec grenache noir (minimum 50 % pour un VDN élevé en milieu oxydatif ; 75 % en milieu réducteur), gris ou blanc, maccabéo et tourbat ; les arbres fruitiers sont interdits dans les parcelles ; sont prévus les mentions « hors d'âge » (après cinq ans d'élevage), « ambré » (blanc en milieu oxydatif) et « tuilé » (rouge en milieu oxydatif), les autres rouges devant être produit en milieu réductif[7]

Le cahier des charges de l'appellation est publié en (la mention « grenat » est créé pour un VDN rouge produit uniquement avec du grenache noir ; la densité de plantation est fixée à 4 000 pieds/ha ; le rendement butoir à 40 hl/ha[8], puis modifié en [9] et en (autorisation de la mention « rosé »)[2].

Étymologie

modifier

Cette appellation tire son nom du village roussillonnais du même nom, Rivesaltes. Son nom, attestée pour la première fois en 923 sous la forme Ribas Altas[10], vient du catalan et signifie « rives hautes » en français[11].

Vignoble

modifier

Aire d'appellation

modifier
Images externes
Carte des communes concernées
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophotos du parcellaire de l'appellation
Bienvenue à Rivesaltes.

L'aire d'appellation s'étend sur un total de 94 communes :

Orographie et géologie

modifier

Climatologie

modifier
Coucher de soleil sur le vignoble de Saint-Genis-des-Fontaines.

Le climat est de type méditerranéen de zone 10. Les hivers y sont doux (quatre jours de gelées par an), les étés sont souvent chauds et secs. La tramontane (Tramuntana) souffle fréquemment (un jour sur quatre, moins depuis quelques années) et amène une certaine fraîcheur en période estivale. La température moyenne annuelle est de 15,9 °C. La température des mois les plus chauds atteint plus de 30 °C. Le Roussillon est l'une des régions les plus chaudes de France. Les précipitations annuelles atteignent 572 mm, soit l'une des moyennes les plus faibles. Il y a près de 300 jours de Soleil par an, en partie en raison du vent.

  • Température record la plus froide : −11,0 °C ()
  • Température record la plus chaude : 40,5 °C ()
  • Hauteur quotidienne de précipitations la plus élevée : 222 mm ()

La station météo de Perpignan (sur l'aéroport de Perpignan-Rivesaltes, à 42 mètres d'altitude : 42° 44′ 13″ N, 2° 52′ 22″ E)[12] est représentative du climat du Roussillon.

Relevés à Perpignan de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 12,7 13,4 16,4 18,7 22,3 26,8 29,5 29,4 25,6 21,2 16,3 13,3 20,5
Moyenne 8,7 9,2 12 14,2 17,8 22 24,6 24,5 20,9 17 12,3 9,3 16
Minimale moyenne 4,8 5 7,6 9,7 13,3 17,2 19,7 19,7 16,1 12,9 8,4 5,3 11,6
Nombre de jours avec gel 3,1 2,6 0,4 0 0 0 0 0 0 0 0,5 2,4 9
Précipitations
Hauteur (mm) 60,1 40,9 51,6 66,1 45,6 23,6 15,1 22,7 43 82,1 72,6 54,9 578,3
Ensoleillement
Heures 140,9 163,6 206,6 219,8 240,7 267,6 299,9 272,9 223,8 175,1 146,8 131 2 488,6
12,7
4,8
60,1
30 mm
60 mm
jan.
13,4
5
40,9
fév.
16,4
7,6
51,6
mars
18,7
9,7
66,1
avril
22,3
13,3
45,6
mai
26,8
17,2
23,6
juin
29,5
19,7
15,1
jui.
29,4
19,7
22,7
août
25,6
16,1
43
sep.
21,2
12,9
82,1
oct.
16,3
8,4
72,6
nov.
13,3
5,3
54,9
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Encépagement

modifier

Ces vins sont élaborés avec cinq cépages principaux : grenache blanc B[note 1], grenache gris G, grenache N, macabeu B, tourbat B (dénommé localement malvoisie du Roussillon) et deux cépages accessoires : muscat blanc à petits grains et muscat d'Alexandrie (dénommé localement muscat romain)[2].

Méthodes culturales et réglementation

modifier

En fonction de son encépagement, le terroir viticole de Rivesaltes (VDN) peut produire des vins rouges et blancs qui se déclinent ensuite pour chacun en différentes catégories. Mais tous ces vins doivent subir un arrêt de leur fermentation par mutage à l'alcool neutre à 96° dans une proportion variant entre 5 et 10 %[2].

Cave Byrrh à Thuir, structure réalisée par les ateliers de Gustave Eiffel.

Le rivesaltes est une appellation de vin doux naturel, qui se décline en grenat, rosé, ambré ou tuilé[note 5]. Sur son aire de production, les vignerons peuvent aussi fabriquer d'autres VDN que sont le grand-roussillon, le muscat de Rivesaltes et le maury (ce dernier sur quatre communes, qui se fait aussi en vin sec rouge), des « appellations sous-régionales » (selon la hiérarchie mise en place en 2011 par le CIVR et l'INAO) que sont le côtes-du-roussillon (vin sec dans les trois couleurs) et le côtes-du-roussillon-villages (uniquement en rouge), de l'« appellation régionale » languedoc (dans les trois couleurs), plusieurs IGP (pays-d'oc, terres-du-midi, pyrénées-orientales et côtes-catalanes) et du vin sans indication géographique (VSIG, sous le nom de « Vin de France »).

Volumes

modifier

Selon le service des Douanes, les données de production des années récentes sont[1] (un hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 75 cl) :

Annéerivesaltes rosé, ambré ou tuilé rivesaltes grenat
superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
20221 23127 9012344,191121
20231 05120 2011932,452616
202494810 3231153,260111

Vinification et élevage

modifier

Ce vin doux naturel doit titrer entre 15° et 21°. La production moyenne annuelle[Quand ?] est de 350 000 hl. La vinification est faite essentiellement en blanc mais une production de rouges par macération existe aussi. Le vin est élevé en cuve ou dans le bois. Ce vin est caractérisé par une robe ambrée pour les blancs et les rosés (arômes de fruits secs et torréfaction) et pourpre pour les rouges avec des arômes de fruits rouges.

Ses cuvées rouges sont élaborées comme le banyuls, par macération au contact des peaux, et en milieu oxydatif. L'élevage peut ne pas excéder un an, mais est déterminant pour la qualité du vin : cuve et bois développent des bouquets bien différents[2].

Mentions traditionnelles

modifier
Rivesaltes tuilé.

Les vins de l'appellation d'origine contrôlée rivesaltes peuvent faire usage des mentions traditionnelles protégées « ambré » et « tuilé »[2] :

  • « ambré » désigne un vin blanc élevé à la propriété en milieu oxydatif jusqu'au de la deuxième année suivant celle de la récolte.
  • « tuilé » désigne un vin rouge élevé dans les mêmes conditions.

Gastronomie

modifier
Confrérie de Rivesaltes défilant.
Rivesaltes tuilé et dessert.

Le rivesaltes blanc se présente dans des robes très variées, allant du blanc pâle, avec des arômes floraux, aux vieux rancios en passant par les ambrés qui sont marqués par des notes de miel et de fruits secs[14]. Selon les prescriptions de l'INAO le rivesaltes ambré est obtenu par la fermentation des moûts séparés de la pulpe avant le début de la fermentation du vin blanc élevé en milieu oxydatif. Ce vin subit un élevage de deux ans[15], quant au rivesaltes ambré hors d'âge, élaboré avec la même méthode, il doit, quant à lui, être vieilli cinq ans en cave[16]. Le rancio provient toujours d'un terroir favorable à l'obtention du goût « Rancio », il acquiert ses qualités tant par l'élevage que par son vieillissement[17].

Le rivesaltes rouge dégage des notes de cerises et de fruits confits tandis que les tuilés sont marqués par notes grillées et de fruits secs[18]. Toujours selon les normes de l'INAO, le rivesaltes grenat doit être obtenu par macération du moût durant tout ou partie de la fermentation d'une vendange rouge comprenant 75 % de grenache noir. Depuis le décret ministériel du ce vin doit être issu exclusivement du cépage grenache noir[2]. Il doit être élevé en milieu réducteur pendant un an et rester au moins trois mois en bouteille[19]. Le rivesaltes tuilé s'élabore à partir d'une vendange rouge, dans laquelle la proportion de grenache noir atteint 50 %. Ce vin est élevé pendant deux ans en milieu oxydatif[20], le qualificatif de hors d'âge s'obtient après un élevage en cave de cinq ans[21].

Commercialisation

modifier
Vente en vrac sur le lieu de production à Rivesaltes

La commercialisation, sur le marché intérieur, se fait à partir des cafés, hôtels, restaurants, cavistes, grande distribution, salons pour les particuliers et les professionnels.

À l'exportation, les plus importants marchés se trouvent en Europe, en Amérique du Nord et dans l'Asie du Sud-Est.[réf. nécessaire]

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec une minuscule, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute une majuscule au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.
  3. L'aire de l'AOC « Côtes d'Agly » s'étendait de 1936 à 1972 sur : Estagel, Vingrau, Planèzes, Montner, Latour-de-France, Cases-de-Pène, Espira-de-l'Agly, Tautavel, Saint-Paul-de-Fenouillet, Rasiguères et Lesquerde[4].
  4. L'aire de l'AOC « Côtes de Haut-Roussillon » concernait de 1936 à 1972 : Caixas, Camélas, Castelnou, Fourques, Llauro, Llupia, Passa, Pollestres, Canohès, Ponteilla, Sainte-Colombe, Saint-Jean-Lasseille, Terrats, Tordères, Tresserre, Trouillas, Villemolaque, Thuir, Bages, Brouilla, Ortaffa, Banyuls-dels-Aspres, Montauriol, Vivès, Perpignan, Villeneuve-de-la-Raho, Canet, Cabestany, Saleilles, Saint-Genis, Sorède, Collioure (sur la partie non comprise dans l'aire du banyuls), Argelès-sur-Mer, Saint-André, Laroque-des-Albères, Montesquieu, Villelongue-dels-Monts, Le Boulou, Les Cluses, Maureillas, Reynès, Céret et Saint-Jean-Pla-de-Corts[4].
  5. La couleur tuilée est un rouge brique ou acajou tirant vers l'orangé ou le brun ocre.

Références

modifier
  1. 1 2 3 4 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée « RIVESALTES » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  3. « Décret du 6 août 1936 portant définition de l'appellation contrôlée « Rivesaltes » », publié au JORF du p. 8762.
  4. 1 2 3 « Décrets du 6 août 1936 concernant les appellations d'origine « Côtes d'Agly » et « Côtes de Haut-Roussillon » », publié au JORF du p. 8763-8765.
  5. « Décret du 29 août 1956 relatif à la définition contrôlée « muscat de Rivesaltes » », publié au JORF du .
  6. « Décret du 19 mai 1972 définissant l'appellation contrôlée « Rivesaltes » », publié au JORF du p. 5126.
  7. « Décret du 29 décembre 1997 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Rivesaltes » », publié au JORF no 302 du .
  8. « Décret n° 2009-1339 du 29 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Corbières », « Corbières-Boutenac », « Crémant de Bordeaux », « Faugères », « Languedoc », « Minervois », « Minervois-La Livinière » et « Rivesaltes » », publié au JORF no 0252 du .
  9. « Décret n° 2011-479 du 2 mai 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Rivesaltes » », publié au JORF no 0102 du .
  10. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, , p. 1895.
  12. « 66136001 – PERPIGNAN – AERODROME » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Fiche 66136001 Perpignan » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  14. Rivesaltes blanc
  15. Rivesaltes ambré
  16. Rivesaltes ambré hors d'âge
  17. Rivesaltes rancio
  18. Rivesaltes rouge
  19. Rivesaltes grenat
  20. Rivesaltes tuilé
  21. Rivesaltes tuilé hors d'âge

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier
  • Charles Pomerol, sous la direction de, Terroirs et vins de France. Itinéraires œnologiques et géologiques, Éd. du BRGM, Orléans, 1990 (ISBN 2715901062)
  • Alain Laborieux, Muscats, des vins, des terroirs, une histoire, Éd. Sud Espace, Montpellier, 1997 (ISBN 2-906334-55-3).

Liens externes

modifier

Articles connexes

modifier