Vignoble du Languedoc-Roussillon

région viticole

Le vignoble du Languedoc-Roussillon est une région viticole française couvrant la partie orientale de la région Occitanie, soit les départements de l'Aude, du Gard, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales. Sur ces quatre départements, le vignoble compte 228 000 hectares de vignes de cuve[6] en 2010, dont 89 000 ha exploités en AOC[7]. On y produit des vins très variés : des rouges, rosés et blancs tranquilles, des vins effervescents, mais aussi des vins doux naturels.

Vignoble du Languedoc-Roussillon
Image illustrative de l’article Vignoble du Languedoc-Roussillon
Carte des vignobles du Languedoc-Roussillon en 2008.

Appellation(s) principale(s) languedoc, côtes-du-roussillon, muscat de Rivesaltes, pays-d'oc, saint-chinian, etc.
Type d'appellation(s) AOC / AOP, IG, IGP et VSIG
Pays Drapeau de la France France
Région parente bassin viticole Languedoc-Roussillon
Sous-région(s) Languedoc et Roussillon
Localisation Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales et Gard
Climat méditerranéen, légère influence continentale dans le centre du Roussillon
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 705 heures/an (à Montpellier)[1]
Sol sols argilo-calcaires, schisteux, gréseux, molassiques ou alluvionnaires[2]
Superficie plantée 207 101 hectares (en 2024)[3]
Cépages dominants syrah N[note 1], grenache N, merlot N, chardonnay B, cabernet sauvignon N, cinsault N, sauvignon B, muscat à petits grains B, mourvèdre N, pinot noir N et viognier B[4]
Vins produits rouges, rosés, blancs, vins doux naturels, vins de liqueur et mousseux
Production 11 094 000 hectolitres (en 2023)[5]
Rendement moyen à l'hectare variant selon l'appellation

Le vignoble est très ancien et date d'avant la fondation de la Gaule narbonnaise, ce qui lui permet de revendiquer le plus ancien vin effervescent au monde : la blanquette de Limoux. Les vins du Languedoc-Roussillon, longtemps considérés comme des vins de basse qualité, connaissent, dans les années 1980, un regain de popularité auprès des consommateurs.

Histoire

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Période antique

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La viticulture languedocienne remonterait à l'Antiquité, introduite par les colons grecs (à partir d'Agde, un des comptoirs de Massalia) mais se développe réellement à partir de la conquête de toute la région par les Romains. Textes et fouilles archéologiques ont confirmé qu'à l'ouest du Rhône, avant que ne soit fondée la province de Gaule narbonnaise, une viticulture était développée. Les vignes y étaient alors conduites en gobelets, mode cité par Columelle, tout comme dans les Pouilles, région sous influence grecque[8]. Pline le confirme quand il explique : « Dans quelques contrées, la vigne, peu riche en branches, et grosse parce qu'elle est courte, se soutient sans appui. Les vents s'y opposent dans quelques localités : en Afrique, par exemple, et dans quelques cantons de la Narbonnaise[9] ». Mais la colonisation romaine y imposa rapidement la « méthode étrusque » et la vigne fut conduite et taillée de façon arbustive, en treille, en pergola et, bien sûr, en ayant des arbres comme point d'ancrage[10]. Désormais, aux côtés des rumpotins[11],[12], il y eut aussi des vignes ne dépassant pas la hauteur d'un homme, qui, appuyées sur des échalas, formaient des treilles. Et celles qui s'obstinaient à ramper furent conduites de manière à répandre « leur feuillage touffu assez au loin pour ombrager des cours entières »[9].

Période médiévale

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Lors des grandes invasions, les vignobles sont réputés avoir été délaissés ; le vin serait alors produit à partir des treilles du jardin ou de l'enclos[13]. Et à partir de l'an 900, le Cartulaire du chapitre cathédral de Nîmes, fait nettement la différence entre les vignes basses et les vignes hautes[14]. Le vignoble de plaine va perdurer jusqu'au début du XIVe siècle où la nécessité d'emblaver les terres riches, propices à l'abondance, repoussa la vigne vers les coteaux, moins productifs mais plus qualitatifs[15].

Le développement du monachisme bénédictin entraîne la plantation de quelques vignes sur les coteaux, notamment après la fondation de l'abbaye Saint-Sauveur d'Aniane par Benoît au VIIIe siècle et de celle de GelloneSaint-Guilhem-le-Désert) par Guilhem au IXe siècle. S'y rajoute l'abbaye de ValmagneVilleveyrac) fondée par Raimond Trencavel au XIIe siècle, d'abord bénédictine puis cistercienne. À la fin du XIIIe siècle, les vins du Languedoc commencèrent à être exportés tant par le port de Villeneuve-lès-Maguelonne, que par celui Saint-Gilles et celui d'Aigues-Mortes[16].

Période moderne

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Séchage de grappes au soleil.

Dès le début du XVIe siècle, la culture de la vigne languedocienne étant devenue plus rentable que celle des céréales, les coteaux et les terrasses devinrent insuffisants. Dès 1520, les vignobles de Frontignan, Mireval et Vic-la-Gardiole redescendirent en plaine[17]. Thomas Platter, étudiant la médecine à Montpellier, en 1595, précise que parmi ces variétés de « vignes grimpantes », il vit à Vendargues, dans le jardin de son logeur Laurent Catalan, des raisins blancs dont « les grains étaient gros et charnus comme des prunes[18] » et qui étaient appelés panses musquées ou vinhas augibiquieras[note 2]. Ce sont ces variétés qui furent implantées à Frontignan, en 1592 d'après les mentions portées sur le registre de compoix[19]. Dès le XVIe siècle, la blanquette de Limoux, vin blanc probablement doux, est un cadeau de prestige offert aux personnages importants du Midi, tel le sieur d'Arques, Jean de Joyeuse[20]. Pour tenter de redonner quelques qualités à ces raisins issus de vignes arbustives, fut appliquée la technique de la passerille, décrite par les auteurs de l'Antiquité, où les raisins séchaient grappes suspendues au soleil. Olivier de Serres, en 1600, indique que ces raisins, des picardans et des muscats, firent l'objet d'un commerce fructueux en particulier à Gigean, Loupian, Mèze, Cournonterral et Montbazin. Ils étaient l'objet d'une préparation spéciale. Après avoir trempé dans une lessive de cendre de sarments, ils étaient enduits d'huile d'olive pour les adoucir puis « mis à sécher au soleil, pendus à des perches ». Après deux à trois jours, ils étaient alors « portés au grenier sur des claies ou tables bien propres et y séjournaient quatre à cinq jours »[21]. Au XVIIIe siècle, Montpellier, où le Conseil de Ville n'hésitait pas à louer les murs des remparts à cet usage, était « décorée d'une manière singulière quand on y mettait à sécher le raisin que l'on avait suspendu à de grandes perches et ces espèces de tapisseries ornaient le devant des maisons[18] ».

Dès la fin du XVIIe siècle, ce fut la « ruée vers la garrigue », c'est-à-dire vers les communs et les vacants. Cette frénésie de planter prit des proportions énormes après le terrible gel de 1709. Les jardins furent même utilisés[22]. Pierre Joseph Garidel, docteur en médecine formé à Montpellier et professeur d'anatomie à Aix-en-Provence, décrit en 1715[23], un cépage qu'il nomme le « muscat de panse[note 3] » qu'il a trouvé tant dans le vignoble provençal ou languedocien mais aussi « dans les enclos autour des villes, dans des endroits que l'on appelle vulgairement tones[note 4] ou treilles[24] ». Le comte Alexandre-Pierre Odart, dans son Exposé des divers modes de culture de la vigne, et des différents procédés de vinification dans plusieurs des vignobles les plus renommés[note 5], décrivit à son tour ce muscat blanc conduit en taille longue qui a été identifié comme le muscat d'Alexandrie[25]. Le vignoble se développe en plaine sous forme d'une part de très petites propriétés destinées à l'auto-consommation, et d'autre part de grandes propriétés latifundiaires, pratiquant la polyculture méditerranéenne (blé, vigne, olivier et élevage ovin transhumant), envoyant leurs vins aux villes locales (Montpellier, Narbonne, etc. reliées par le canal du Midi) et à la flotte du LevantMarseille et surtout Toulon[note 6], par cabotage à partir du port de Cette). Les vins produits sont de basse-qualité, d'où le développement de leur distillation pour faire de l'eau-de-vie dès le XVIIIe siècle (l'alambic est une invention des médecins musulmans, diffusée par l'université de Montpellier), dans le but de rendre le produit plus léger et d'améliorer sa durée de conservation (ce qui permet son transport sur de grandes distances). Les grands domaines appartenant à la noblesse s'étaient orientés vers la viticulture extensive. Ce fut le cas à Candillargues sur les terres labourables appartenant à la famille De La Croix, à Marsillargues avec le marquis de Calvisson. Il y eut surproduction. Et tous ces petits vins issus de vignes arbustives prirent le chemin de la distillerie avec le soutien financier, en particulier, des Bonnier de la Mosson, banquiers à Montpellier[22]. Cet état de fait, organisé ou non, pris une tout autre proportion, dès 1780, avec l'arrivée en Languedoc de l'aramon, cépage gros producteur qui mit « fin à bien des velléités de production qualitative[26] ». À la veille de la Révolution française, environ 50 % des terres sont couvertes de vigne autour de Béziers.

Développement au XIXe siècle

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Les vins languedociens ne sont presque pas commercialisés dans le Nord de la France jusqu'au milieu du XIXe siècle, à cause des difficultés du trajet (seuls les vins chers sont rentables à transporter). Seuls les vins très sucrés et alcoolisés (muscats et grenaches) ainsi que les eaux-de-vie[note 7],[note 8], arrivent jusqu'à Paris.

La révolution industrielle change la donne, grâce à la construction des lignes de chemin de fer. Après une première liaison entre Montpellier et Sète en 1838, puis entre Montpellier et Nîmes en 1845, il faut attendre 1855 pour que la vallée du Rhône soit équipée et permette la connexion au réseau centré sur Paris selon l'Étoile de Legrand. Béziers et Narbonne sont connectées en 1857, Perpignan l'est en 1858. La Troisième République poursuit l'extension du réseau en raccordant les petites villes. Ces infrastructures ont comme conséquence de rendre beaucoup moins cher le transport du vin, par wagon-foudre, ce qui va permettre un développement considérable et très rapide du vignoble languedocien. En 1851, l'Hérault est déjà le premier département français en termes de superficie plantée (avec 117 597 hectares de vignes), devant la Charente-Inférieure et la Gironde, très loin devant le Gard (63 875 ha), l'Aude (52 817 ha) et les Pyrénées-Orientales (35 403 ha, loin des marchés du Nord de la France). Le vignoble du Languedoc-Roussillon, appelé alors le « vignoble du Midi », produit en quantités industrielles un vin de basse-qualité destiné à être vendu à bas prix aux ouvriers, mineurs et petits employés du Nord de la France qui ont désormais les moyens d'en acheter. Ce vin passait par le négoce, entrant souvent dans de multiples assemblages avec ceux venant d'autres régions, parfois il était coupé avec des vins plus foncés et alcoolisés, notamment celui produit en Algérie. La plaine du Languedoc pratique désormais la monoculture, les vignes s'étendant toujours plus loin, notamment vers l'Aude.

Fête du centenaire de la société d'agriculture de l'Hérault en 1899.

En 1851, l'oïdium (champignon se développant sur les feuilles) arrive d'Amérique, mais dès 1857 on découvre un remède chimique : l'aspersion de soufre sur les vignes. En 1867, débarque incognito à Sète, sur des pieds de vigne américains, un puceron minuscule : le Phylloxera vastatrix qui détruit tout le vignoble en deux décennies. La parade est trouvée assez rapidement avec des porte-greffe d'origine américaine eux aussi et donc résistants au puceron. La replantation du vignoble se fait à grande vitesse, presque uniquement en plaine (les coteaux sont abandonnés car donnant des rendements trop faibles), avec les cépages fournissant les plus forts rendements, en irriguant les vignes, en utilisant des engrais et des machines, le tout avec une main d'œuvre immigrée bon marché. Après une courte période d'importations massives de vins espagnols, algériens et italiens, le vignoble du Languedoc reprend son rôle d'« usine à vin rouge » dès les deux dernières décennies du XIXe siècle. Une nouvelle maladie, le mildiou (encore un champignon américain) s'en prend au vignoble, mais il est contenu par l'emploi de produits chimiques (notamment la bouillie bordelaise, un pesticide employé à partir de 1885).

Première partie du XXe siècle

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Le début du XXe siècle correspond à une crise de surproduction de vins. le « gros rouge du Midi », vendu en détail au kilogramme (un « kil' de rouge ») est acheté à des prix trop bas, à cause d'une série de vendanges abondantes (1904 à 1907), d'importations de vins étrangers, sur un marché dont la consommation stagne (faible croissance démographique, lutte contre l'alcoolisme et enrichissement). S'y rajoutent des affaires de vins frelatés, allongés à l'eau, ou fabriqués à partir de raisins secs, ou encore avec du sucre de betterave et des extraits de plantes. La crise débouche sur des manifestations en 1905, qui tournent à l'émeute à Montpellier à Narbonne et à Béziers en 1907. Le gouvernement réagit d'abord en envoyant l'armée, puis en légiférant : création des zones d'appellation d'origine et de la répression des fraudes le , naissance de la déclaration de superficie et de récolte le et des contraintes sur la circulation des vins et alcool le .

L'entre-deux-guerres ne voit pas de grands changements à la situation, le vignoble du Languedoc-Roussillon assure le tiers de la production française de vin en 1922[30], alors que la consommation baisse. En 1934, si la France produit 78,1 millions d'hectolitres de vin en métropole, elle en produit 22 millions de plus en Algérie et en importe 14,7 millions, alors qu'elle ne consomme elle-même que 62 millions d'hectolitres de vin et en exporte seulement 0,8[31]. L'État réagit par quelques mesure qui touchent surtout les vignerons languedociens : taxe sur les gros rendements en 1930 et interdiction des plantations en 1931. Par contre la création de l'INAO et des AOC en 1935 ne les concernent pas. Les Languedociens essayent de diversifier l'offre en proposant des raisins frais, notamment du chasselas dès le mois de juillet et en se regroupant au sein de coopératives (d'abord pour la commercialisation, puis pour la vinification).

Seconde partie du XXe siècle

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Carte des appellations du Languedoc-Roussillon avant 2007 (renommage du coteaux-du-languedoc en languedoc.

Le Languedoc et le Roussillon sont peu concernés par la création des premières appellations d'origine contrôlée (AOC) dans les années 1930, mais sont reconnus comme tels les vins doux naturels et quelques rares vins secs : le muscat de Frontignan, le rivesaltes, le maury et le banyuls en 1936 ; la blanquette de Limoux et le grand-roussillon en 1938 ; le muscat de Lunel en 1943 ; le fitou et la clairette du Languedoc en 1948 ; le muscat de Saint-Jean-de-Minervois en 1949 ; le muscat de Rivesaltes en 1956 et le muscat de Mireval en 1959. À partir des années 1950, plusieurs vins languedociens obtiennent le label « vin délimité de qualité supérieure » (VDQS), considéré comme inférieur à une AOC : la-clape, saint-drézéry, quatourze, corbières et minervois en 1951 ; saint-chinian en 1952 ; picpoul de Pinet en 1954 ; cabrières, coteaux-de-vérargues, faugères, coteaux-de-la-méjanelle, pic-saint-loup, saint-chinian, saint-christol, saint-georges-d'orques, saint-saturnin et montpeyroux en 1955 ; coteaux-du-languedoc (fédérant treize des précédents) en 1960 ; cabardès en 1973 ; et malepère en 1983. Au milieu des années 1970, le vignoble du Languedoc-Roussillon atteint son apogée en terme de surface, avec 430 000 hectares de vignes, et de volume, avec 30 millions d'hectolitres de vin produits[32].

La crise de surproduction s'amplifie en raison de la baisse de la consommation de vins ordinaires. L'État encourage le passage d'un viticulture de masse à une viticulture de meilleure qualité en finançant des campagnes d'arrachage (ciblant les hybrides producteurs directs, ainsi que le carignan et le cinsault), en favorisant des cépages jugés qualitatif (notamment le merlot, le cabernet sauvignon, le grenache et la syrah). La création des vins de pays (VDP) en 1973, notamment le vin de pays d'Oc, permet de valoriser un peu une partie de la production. Plusieurs AOC sont reconnues pour des vins de coteaux, notamment par promotion des VDQS ou des dénominations de l'appellation régionale : collioure en 1971 ; côtes-du-roussillon et côtes-du-roussillon-villages en 1977 ; saint-chinian et faugères en 1982 ; coteaux-du-languedoc, corbières et minervois en 1985 ; crémant de Limoux en 1990 ; cabardès et minervois-la-livinière en 1999 ; corbières-boutenac en 2005 ; malepère en 2007 ; picpoul de Pinet en 2013 ; terrasses-du-larzac en 2014 ; la-clape en 2015 ; pic-saint-loup en 2017 ; l'IGP (le nouveau nom des vins de pays depuis 2009) terres-du-midi pour des vins d'assemblage (l'IGP pays d'oc se spécialisant dans les vins en mono-cépage) en 2018 ; sable-de-camargue en 2022 ; grés-de-montpellier en 2024 ; et montpeyroux en 2026.

Vignoble

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Surfaces

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Le vignoble du Languedoc-Roussillon s'étend sur un total de 184 000 hectares de vignes en 2020 (raisin de cuve comme de table)[33], soit 25 % du vignoble français (d'un total de 733 621 ha). Une particularité est que le vignoble languedocien produit majoritairement du vin sous IGP.

Dans chacun des départements, la part des surfaces en vigne sur le total de la surface agricole utilisée est majeure : 44,7 % dans l'Hérault (le deuxième, après la Gironde), 33,7 % dans le Gard, 29,5 % dans l'Aude et 29,2 % dans les Pyrénées-Orientales, selon le recensement agricole 2020[34].

Superficies 2024 produisant du vin, en hectares[35]
DépartementsVignes en AOPVignes en IGPVignes en VSIGTotal
Aude16 36141 7623 17461 297
Gard[note 9]17 94829 5472 64650 141
Hérault14 50158 5774 88677 963
Pyrénées-Orientales10 7035 8901 10617 699

Climatologie

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Le climat du Languedoc-Roussillon est méditerranéen : il se caractérise par des hivers doux, des étés chauds et secs et des précipitations rares et concentrées sur la période hivernale. Les vents dominants sont la tramontane, vent sec et froid qui chasse les nuages, et le marin, vent humide qui au contraire amène les nuages. Il peut parfois être très violent. La comparaison entre les moyennes de 1961-1990 et celles de 1991-2020 montrent le réchauffement actuel.

La station météorologique de Nîmes-Courbessac (sur l'ancienne BA 726, à 59 mètres d'altitude : 43° 51′ 24″ N, 4° 24′ 22″ E)[36], dans le Gard, se trouve à la limite septentrionale du Languedoc.

Montpellier

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La station météo de Montpellier-Fréjorgues (sur l'aéroport de Montpellier-Méditerranée, à 1 mètre d'altitude : 43° 34′ 34″ N, 3° 57′ 52″ E)[39], dans le département de l'Hérault, se trouve dans la partie centrale du Languedoc, à 20 kilomètres, mais elle est en plaine.

Carcassonne

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La station météo de Carcassonne-Salvaza (sur l'aéroport Carcassonne Occitanie Sud de France, à 126 mètres d'altitude : 43° 12′ 55″ N, 2° 17′ 43″ E)[41] se trouve dans le département de l'Aude, à l'extrémité occidentale du Languedoc.

Perpignan

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La station météo de Perpignan (sur l'aéroport de Perpignan-Rivesaltes, à 42 mètres d'altitude : 42° 44′ 13″ N, 2° 52′ 22″ E)[44], dans le département des Pyrénées-Orientales, se trouve à la limite méridionale du Languedoc-Roussillon.

Encépagement

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Les cépages pour faire du rouge sont surtout le cabernet sauvignon N[note 1], le carignan, le cinsault, le merlot, le mourvèdre, le grenache noir, le pinot noir et la syrah.

Les cépages blancs les plus utilisés sont le bourboulenc, la clairette, le chardonnay, le chenin, le grenache blanc, le grenache gris, le maccabeu, la malvoisie, la marsanne, le muscat blanc à petits grains, le muscat d'Alexandrie, la roussanne, le sauvignon blanc, le viognier, le mauzac cultivé à Limoux depuis le XVIe siècle[47].

Selon l'Interprofession Pays d'Oc, l'encépagement languedocien est ainsi ventilé en 2022 : syrah 30 451 hectares, grenache noir 26 111 ha, merlot 24 861, chardonnay 15 604, cabernet sauvignon 13 995, cinsault 9 189, sauvignon blanc 8 218, muscat blanc à petits grains 4 980, mourvèdre 4 091, pinot noir 3 680, viognier 3 708 et grenache blanc 3 460 ha[4]. Le vignoble languedocien est celui en France qui a le plus planté de « variétés d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA)[48].

Appellations

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Le Languedoc et le Roussillon sont les plus grands vignobles français producteurs de vins sans indication géographique (VSIG, ex vins de table) et sous indication géographique protégée (IGP, ex « vin de pays »), complétés par une gamme de vins sous appellation d'origine contrôlée (AOC) et d'eau-de-vie sous indication géographique (IG : la fine du Languedoc, la fine Faugères et le marc du Languedoc). Il y avait dans le Languedoc le dernier vin délimité de qualité supérieure (VDQS), le « côtes-de-la-malepère », qui est passé AOC sous l'appellation malepère[note 10] le .

Coopérative du Sieur d'Arques à Limoux.
Vignoble de Saint-Chinian.
Cabrières, Pic de Vissou.
Le vignoble de Pic Saint-Loup vu de La Vieille.
Vignoble de Frontignan.
Vignoble à Argelès.
Vignoble des côtes-du-roussillon-villages, vu depuis l'entrée de la grotte de la Caune de l'Arago, sur la commune de Tautavel.
Vignoble producteur de muscat de Rivesaltes à Rasiguères.

AOC du Languedoc

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Ils représentent environ 39 000 ha[Quand ?]. Le rendement moyen en AOC est de 45 hl/ha[Quand ?]. Il varie selon les produits. Ce vignoble a connu une profonde restructuration avec un développement des cépages méditerranéens comme le grenache, le mourvèdre ou la syrah, vedette des nouvelles plantations.

Chiffres 2014 :

Appellation Vignoble Blanc Rouge et rosé Vin effervescent Total Rendement
AOC - VDN - Vin effervescenthectarehectolitrehectolitrehectolitrehectolitrehl / ha
Blanquette de Limoux[49]670------33 49033 79050
Limoux méthode ancestrale[50]156------6 4126 41250
Crémant de Limoux[51]482------25 62225 62250
Limoux[52]1563 4872 925---6 41250
Cabardès[53]383---17 345---17 34550
Corbières[54]13 03410 220549 780---560 00050
Corbières-boutenac[55]1 429---5 117---5 11745
Languedoc[56]513324361110693/79045---21379941
Fitou[57]2 562---93 463---93 46345
Minervois[58]4 2894 000166 000---170 00050
Minervois-la-livinière[59]2 600---7 000---7 00045
Malepère[60]461---19 964---19 96450
Muscat de Frontignan[61]2005 000------5 00030
Muscat de Mireval[62]2886 856------6 85630
Muscat de Saint-Jean-de-Minervois[63]1885 365------5 36530
Muscat de Lunel[64]3578 209------8 20930
Faugères 1 904 802 72 311 73 113
Picpoul de Pinet 1 350 82 000 82 000 55
Terrasses du Larzac
La Clape
Coteaux-du-languedoc

Cette AOC, à titre dérogatoire, est utilisée jusqu'au , date à laquelle elle est complètement remplacée par l'appellation Languedoc. Elle regroupe les dénominations suivantes :

Chiffres clés 2013 :

Coteaux-du-languedoc Vignoble Blanc Rosé Rouge Total Rendement
AOC - rouge - rosé - blanchectarehectolitrehectolitrehectolitrehectolitrehl / ha
Cabrières173---372233007002240.6
Clairette du Languedoc603 6000------3 600---
Faugères1 90480272 311---73 113---
Grés-de-montpellier------------------
La Méjanelle------------------
Montpeyroux------------------
Pézenas------------------
Pic-saint-loup------------------
Quatourze3 1291 365124129---125 494---
Saint-chinian3 1291 365124129---125 494---
Saint-christol------------------
Saint-drézéry------------------
Saint-georges-d'orques------------------
Saint-saturnin------------------
Sommières------------------

AOC du Roussillon

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Les appellations, leurs superficies et leurs chiffres de production sont[65] :

Type de vin Dénomination Superfície
(hectares)
Volume
(hectolitres)
Vin de table 1 65793 566
IGPCôtes-catalanes6 833407 557
Côte-vermeille5328
Pyrénées-orientales42524 061
AOCCollioure55818 745
Côtes-du-roussillon5.910231.924
Côtes-du-roussillon Les Aspres561.596
Côtes-du-roussillon villages1.57751.109
Côtes-du-roussillon villages Caramany1174.252
Côtes-du-roussillon villages Lesquerde542.226
Côtes-du-roussillon villages Tautavel26110.219
Côtes-du-roussillon villages Latour-de-France1584.784
VDNBanyuls1.01619.611
Banyuls grand cru2324.001
Grand-Roussillon1.12030.622
Maury60812.752
Muscat de Rivesaltes5 936119.830
Rivesaltes4.89196.439

Vins sous IGP

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À côté du vignoble AOC, des cépages réputés ont été plantés dans le but de produire des vins de cépages sous indication géographique protégée (IGP). Les rendements sont souvent supérieurs. Leur production donne des vins fruités et typés, frais et légers.

Ils sont commercialisés sous leur nom de vin de pays de zone (local) ou de département ou régional (pays-d'oc ou terres-du-midi).

Les cépages implantés sont ceux de la zone AOC ou des cépages connus venus de régions prestigieuses pour les vins mono-cépage.

Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. Ces deux qualificatifs désignent le muscat d'Alexandrie.
  3. Ces panses muscades ou vitis pergulana étaient composées de muscats d'Alexandrie.
  4. L'ancien tone a donné tonnelle.
  5. Dans cet ouvrage paru en 1837, le comte Odart explique que « sa saveur musquée est tellement exaltée que l'appétence est à son terme après en avoir mangé quelques grains ».
  6. À bord des vaisseaux et frégate de la marine de guerre royale française, les membres des équipages ont droit à 75 centilitres de vin par jour et par homme.
  7. Parmi les 13 286 bouteilles de la cave du château de Malmaison, se trouvaient pour représenter le vignoble du Languedoc 211 bouteilles de frontignan, 13 de lunel et 49 de « vin de Thavelle »[27].
  8. Exemple avec la maison Soupé & Cie, marchands de vin à Paris, Versailles et Sèvres, fournisseurs du roi et de la duchesse de Berry : ils proposent une carte des boissons avec 69 vins différents, 22 liqueurs, neuf eaux-de-vie, deux bières, de l'eau de fleur d'oranger et de l'eau de Seltz. Parmi l'orléans à 60 centimes la bouteille, le « Mâcon Ordinaire » à 75 centimes, le volnay à 3 francs, le clos-de-vougeot à 8, l'« Aÿ mousseux » à 5, le « Condrieux » à 2, le « St-Emilion » à 1, le Château Margaux à 6, le « Lafitte » à 9 et le « Constance » à 20 et le « Tokay » à 48, on ne trouve aucun vin rouge du Languedoc, mais trois muscats (de Frontignan à 2 francs, de Lunel et de Rivesaltes à 6), un « Grenache » (à 2 francs) et l'« eau-de-vie de Montpellier » à 1 f et 50 c (soit moins cher que la bière anglaise, alors que l'armagnac est à 2 francs et que le meilleur cognac est à 5 francs)[28].
  9. La partie orientale du vignoble du Gard (le Gard rhodanien) fait partie du vignoble de la vallée du Rhône. Les statistiques ici concerne l'ensemble du départment.
  10. Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec une minuscule, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute une majuscule au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.

Références

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  1. 1 2 « Fiche 34154001 Montpellier » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  2. « Le vignoble du Languedoc », sur vinsvignesvignerons.com (consulté le ).
  3. « Les chiffres-clés de la filière Viti-Vinicole 2024 » [PDF], sur franceagrimer.fr (consulté le ), p. 8.
  4. 1 2 « Pays d’OC IGP : Chiffres clés » [PDF], (consulté le ).
  5. « Viticulture. Production viticole 2024 : une baisse marquée à 37 millions d’hectolitres », sur agreste.agriculture.gouv.fr, .
  6. Surface cultivée en 2010 pour tous vins confondus, source : FranceAgriMer (page 13)
  7. Surface cultivée en 2010 éligible et revendiquée en AOC, source : FranceAgriMer (page 6)
  8. Laborieux 1997, p. 32.
  9. 1 2 Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, t. IX, p. 187.
  10. Laborieux 1997, p. 33.
  11. Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, t. IX, p. 185.
  12. Le rumpotinum de Columelle, texte latin
  13. Laborieux 1997, p. 58.
  14. Laborieux 1997, p. 60.
  15. Laborieux 1997, p. 78.
  16. Marcel Lachiver, Vins, vignes et vignerons. Histoire du vignoble français, Paris, Fayard, 1988, p. 81.
  17. Laborieux 1997, p. 109.
  18. 1 2 Laborieux 1997, p. 113.
  19. Laborieux 1997, p. 137-138.
  20. AD 11 - 23C2 Extrait des comptes du clavaire de Limoux, 1544
  21. Laborieux 1997, p. 112.
  22. 1 2 Laborieux 1997, p. 144.
  23. Pierre Joseph Garidel, Histoire des plantes qui naissent aux environs d'Aix-en-Provence et dans plusieurs autres endroits de la Provence.
  24. Laborieux 1997, p. 36.
  25. Laborieux 1997, p. 42.
  26. Laborieux 1997, p. 146.
  27. Serge Grandjean, Inventaire après décès de l'impératrice Joséphine à Malmaison, Paris, Réunion des musées nationaux, , 295 p., p. 80 à 83 (BNF 33052531).
  28. Collectif, La cave de Joséphine : le vin sous l'Empire à Malmaison, Paris, Réunion des musées nationaux, , 144 p. (ISBN 978-2-7118-5614-5).
  29. Portrait de la famille Mitjavile, vers 1900 (consulté le ).
  30. 22 millions d'hectolitres de vin sont produits dans le Languedoc, sur 66 millions d'hectolitres produits sur l'ensemble de la France en 1922. Source : Nouvel atlas Larousse, Paris, éditions Larousse, .
  31. « Vin », dans Dictionnaire encyclopédique Quillet, Paris, librairie Aristide Quillet, .
  32. « Vignoble et histoire – Année 1970 : la révolution qualitative du Languedoc », sur paysdoc-wines.com (consulté le ).
  33. « Chiffres clés sur les bassins viticoles – Recensement agricole 2020 » [PDF], sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  34. « Part des vignes dans la superficie agricole utilisée (SAU) en 2020 », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  35. « 2024 - Relevé par département de la production des vins » [xlsx], sur douane.gouv.fr, (consulté le ).
  36. « 30189001 – NIMES-COURBESSAC » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  37. « Archives climatologiques mensuelles de Nîmes-Courbessac de 1961 à 1990 », sur infoclimat.fr (consulté le ).
  38. « Fiche 30189001 Nîmes » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  39. « 34154001 – MONTPELLIER-AEROPORT – AEROPORT MONTPELLIER MEDITERRANEE » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  40. « Archives climatologiques mensuelles de Montpellier-Fréjorgues de 1961 à 1990 », sur infoclimat.fr (consulté le ).
  41. « 11069001 – CARCASSONNE – SALVAZA » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  42. « Archives climatologiques mensuelles de Carcassonne-Salvaza de 1961 à 1990 », sur infoclimat.fr.
  43. « Fiche 11069001 Carcassonne » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  44. « 66136001 – PERPIGNAN – AERODROME » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  45. « Archives climatologiques mensuelles de Perpignan-Rivesaltes de 1961 à 1990 », sur infoclimat.fr (consulté le ).
  46. « Fiche 66136001 Perpignan » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  47. L. turetti, G. Chaluleau, Histoire d'un vignoble Limoux, Villemur-sur-Tarn, Loubatières, , 160p. (ISBN 978-2-86266-766-9)
  48. « Les variétés résistantes », sur observatoire-cepages-resistants.fr (consulté le ).
  49. L'AOC Blanquette de Limoux sur le site de l'INAO
  50. L'AOC Limoux méthode ancestrale sur le site de l'INAO
  51. L'AOC Crémant de Limoux sur le site de l'INAO
  52. L'AOC Limoux sur le site de l'INAO
  53. L'AOC Cabardès sur le site de l'INAO
  54. L'AOC Corbières sur le site de l'INAO
  55. L'AOC Corbières-boutenac sur le site du Comité Interprofessionnel des vins du Languedoc
  56. L'AOC Coteaux du Languedoc sur le site de l'INAO
  57. L'AOC Fitou sur le site de l'INAO
  58. L'AOC Minervois sur le site de l'INAO
  59. AOC Minervois-la-livinière sur le site du Comité Interprofessionnel des vins du Languedoc
  60. L'AOC Malepère sur le site de l'INAO
  61. Muscat de Frontignan sur le site de l'INAO
  62. Muscat de Mireval sur le site de l'INAO
  63. Muscat de Saint-Jean-de-Minervois sur le site de l'INAO
  64. Muscat de Lunel sur le site de l'INAO
  65. Données économiques de 2004 du CIVR, Conseil interprofessional des vins du Roussillon [doc]

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jean-Claude Bousquet, Vignobles & géologie en Languedoc et en Roussillon, Orléans, BRGM éditions, , 248 p. (ISBN 978-2-7159-8519-3).
  • Stéphane Le Bras, Le négoce des vins en Languedoc : l'emprise du marché (1900-1970), Tours, PUFR, 2019.
  • Laurence Turetti et Georges Chaluleau, Histoire d'un vignoble Limoux, éditions Loubatières, 2018, 160 p.
  • Jean-Marc Bagnol, « Quand la république célébrait les grands crus du Languedoc : la VIIe Fête nationale des vins de France (1er-4 juillet 1939) », Revue Etudes Héraultaises, no 39, , p. 193 à 204 (lire en ligne).
  • « Les grands militants viticoles languedociens au XXe siècle : De la défense du vin à la mobilisation socio-culturelle », dans Militantisme et histoire, Presses universitaires du Midi, , p. 231-246.
  • Alain Laborieux, Muscats, des vins, des terroirs, une histoire, Montpellier, Éd. Sud Espace, (ISBN 2-906334-55-3).
  • Jules Sion, « Le vignoble du Languedoc et du Roussillon », Annales de géographie, no 248, 1935, p. 200-203 [lire en ligne (page consultée le 31 octobre 2015)].

Liens externes

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Articles connexes

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